Id., iv
3. Lecoy de la Marche, Les Relations politiques </<> la France avec le royaume de Majorque, t. I, p. 3oo et suiv.
ROGER-BERNARD ET LES COMTÉS DE PAILLARS ET d'l'RGEL 301
renouveler L'accord fait jadis avec Pierre III et de reconnaître la vassalité de ses domaines à titre de fiefs honorés. Une clause spéciale au roi de Majorque le dispensait personnellement de certains services féodaux, mais elle n'était pas applicable à ses successeurs.
Tandis que Jacques II s'occupait ainsi de ces diverses affaires, Roger-Bernard réussit à en traiter une des plus importantes avec ses cousins Ermengaud et Alvare : le départ ' de ceux-ci pour la Sicile fut apparemment la circonstance dont il profita. Ermengaud lui céda2 les châteaux et lieux de Monmagastre, Tiurana. Pugverd. Uliola et Alters 9 juin 1298j, de même que ses autres alleux du comté d'Urgel. Alvare lui abandonna, de son côté, et pareillement en franc-alleu, les châteaux et lieux d'Ager. Castello de Farfania, Claramont, Milla, Tartareu, Osse. Hivare, Buxor et Montassor ainsi que tout le vicomte d'AVer en général même date).
Ces actes, valables seulement dans le cas où ces seigneurs mourraient sans enfants mâles légitimes, établissaient pour les fils du comte de Foix la préférence sur les filles à naitre d'Ermengaud ou d' Alvare. Celles-ci ne pourraient rien demander au delà de leur légitime, à la descendance mâle de Roger- Bernard1. Comme complément de ces dispositions, Ermengaud et Alvare chargèrent4 Raimond de Gardia et Bernard de
1. L'histoire y constate leur présence. Zurita, Anales, t. I, fos 38o v°-