‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 263 sur 358 · Bibl. nat., coll. Doat, vol. 170, f · texte numérisé non relu

Bibl. nat., coll. Doat, vol. 170, f

Fluvia, leurs procureurs généraux, du soin de remettre à notre comte, après leur mort, les biens dont ils lui faisaient ainsi la cession.

Roger-Bernard assigna, par contre, à ses cousins (même date) une rente de 10.000 sous tournois, à prendre sur les revenus de Gastelnau et de la Bastide de Sérou '. Cette négociation faisait le plus grand honneur à son habileté ; c'était en quelque sorte sa réponse aux intrigues du roi avec Guillelme de Moncade. Ce beau rêve ne devait pas se réaliser cependant : sa mort survint longtemps avant celle de ces seigneurs ; et quand son fils Gaston essaya plus tard de mettre la main sur le comté d'Urgel, il ne put vaincre l'opposition du roi d'Aragon.

Nouvelles hostilités dans le comté de Pmlhirs.

Roger-Bernard profita de l'absence de Jacques II pour envahir de nouveau le comté de Paillars 2 et s'emparer des châteaux de Barroz, Leberçuy et Escalon. Il assiégeait ceux de Lort et d'Aguilareyn quand Bernard de Sarria marcha contre lui pour l'empêcher de conquérir le pays tout entier. Cet officier entra même, paraît-il, dans le vicomte de Castelbon ; mais les hostilités furent alors arrêtées grâce à une trêve conclue par l'intermédiaire de Raimond-Foulques de Cardone.

Cette suspension d'armes fut toutefois rompue par notre comte et par Arnaud d'Espagne, ainsi qu'on peut l'inférer de l'excommunication dont ils furent frappés par l'évêque de Saragosse. Ce prélat motivait une pareille mesure sur un privilège accordé à Jacques II contre les perturbateurs de l'ordre

1. Arcli. dép. de Tarii-el-Garonne, Somme de l'Isle-Jourdain, f° 456 v°.

Page 1