‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 278 sur 358 · Cf. Arch. d'Aragon, coll. des Carias reaies, n · texte numérisé non relu

Cf. Arch. d'Aragon, coll. des Carias reaies, n

lii'GER-BERNARD III ET LES DOMAINES DE MONCADE 325

au témoignage ' d'une lettre adressée au monarque par Bernard-Roger de Erill (i mars 1302, n. st.) Il était donc urgent de lui expédier des secours.

La guerre allait également s'engager, sans doute, du côté de la Cerdagne lorsqu'elle fut brusquement arrêtée par la mort de Roger-Bernard. Ce seigneur expira2, en effet, à Tarascon, le 3 mars 1302, achevant ainsi, les armes à la main, sa longue et orageuse carrière.

Caractère bouillant et chevaleresque, il avait pass.' toute sa vie dans les combats, sans craindre, plus d'une fois, de se jeter dans les entreprises les plus téméraires. 11 en était sorti heureusement, grâce à des circonstances favorables, mais grâce surtout à son énergie opiniâtre et à son activité prodigieuse. Ses brillantes qualités exerçaient une espèce de fascination sur les hommes qui l'approchaient et l'imposaient, en quelque sorte, à la noblesse catalane comme un chef obligé. Il avait, du reste, au suprême degré le sens politique et savait fort bien profiter des événements pour atteindre son but unique et constant : l'indépendance et l'agrandissement de ses états. Il réussit, de cette manière, à conserver intactes les franchises de ses possessions, à recouvrer le vicomte deCastelbon, après l'avoir perdu dans une crise terrible, à incorporer enfin à ses domaines le Béarn lui-même. S il ne put, avant de mourir, assurer à son fils les terres de Guillelme de Moncade, il engagea, du moins, l'affaire de telle sorte que Jacques II dut bientôt reconnaître les droits du jeune Gaston.

i. Arch. d'Aragon, coll. des Cartas reaies, n° 1341. 2. Vaissète, t. X, note x, p. ol-*ô2.

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