‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 277 sur 358 · Id., iv · texte numérisé non relu

Id., iv

't. Aie h . d'Aragon, coll. des Carias reaies, iv 1336.

ftOGER-BERNARD III ICI LES DOMAINES DE MONCADE 323

les prélats refusent de laisser entrer leurs hommes dans la rille. sous prétexte qu'ils ny sont pour rien si le roi dépouille celui-ci de V héritage de Guillelme.

Cependant Roger-Bernard envoya [ au monarque ses lettres de défi (Foix, 30 décembre 1301) ; c'était le prélude des hostilités; puis il s'occupa, dès le mois de janvier, de réunir- des troupes à Ax dans la haute Ariège, afin d'être prêt à franchir les Pyrénées, aussitôt que la saison le permettrait.

Jacques IIS de son côté, réclama3 incontinent l'appui de son oncle le roi de Majorque. Il attachait le plus grand prix au concours de ce prince, car son adversaire devait passer sur les terres de celui-ci pour envahir les possessions de Guillelme. Jacques de Majorque témoigna, du reste, des meilleures intentions à l'égard de son neveu et lui envoya4 deux députés afin de s'arranger avec lui (24 janvier 1302, n. st.).

Le souverain aragonais se trouvait alors à Valence ; c'est de cette ville °, en effet, qu'il requit (27 janvier) Bernard de Camppendut de Aenir l'aider contre Gaston, fils du comte de Foix, et Raimond-Foulques, vicomte de Cardone. 11 était, d'ailleurs, fort bien représenté en Catalogne par Jacques, son fils aîné. Récemment nommé aux fonctions de procureur général de ce pays, l'infant s'entendit avec Pierre de Fenouillet, lieutenant du roi de Majorque, pour mettre obstacle aux projets d'invasion de Roger-Bernard0 : celui-ci avait comme objectif la ville de Vich7, tandis qu'Arnaud d'Espagne devait envahir, de nouveau, le pays de Paillars. dès que l'hiver serait achevé.

Pièces j iux/ ., n" 141 .

Ci', ta., n- 144.

Cf. I<1., n" 142.

Id.} il,.

IL, qo 143.

Cf. 7'/.. n" 144.

Cf. ta., n" 140.

Notre comte ne se laissa pas intimider, toutefois, par ces dispositions ; ayant été informé, effectivement, par Pons de Caramany ', viguier de Cerdagne, que le roi de Majorque lui interdisait de traverser ses domaines, il répondit à ce souverain par une lettre de défi et prévint l'officier ci-dessus qu'il saurait bien se créer un passage de vive force. A cette nouvelle, Pierre de Fenouillet se hâta de partir pour la Cerdagne, afin d'empêcher Roger-Bernard de pénétrer par la vallée de Querol. Mais, comme il n'avait pas de forces suffisantes pour garderie chemin du Capcir, il députa Laurent Plasensa, notaire de Perpignan, auprès de l'infant Jacques et lui fit demander des secours. Celui-ci répondit à ce désir en prescrivant- à Bertrand de Canellis, son conseiller et procureur, de quitter immédiatement Villafranca et de se diriger sur Berga avec les chevaliers et les hommes disponibles ; il lui ordonna, en outre, de ne pas manquer d'avertir Pierre de Fenouillet, dès son arrivée dans cette ville, et de se concerter avec lui sur les moyens d'organiser la défense.

L'infant compléta ces préparatifs en faisant publier en Catalogne l'ordre d'appel à l'armée royale. Il en prévint son père (4 février 1302, n. st.) et lui envoya, en même temps, un long rapport3 sur toute cette affaire.

Cependant les ennemis du roi dirigèrent leur première attaque contre le comté de Paillars. Arnaud d'Espagne et Roger de Comminges y commencèrent4 le siège du château de Lort (26 février 1302, n. st.), avec l'aide des gens du comte de Foix. Cette place était, du reste, insuffisamment approvisionnée, n'ayant des vivres que pour 15 jours après Pâques,

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