‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 288 sur 358 · AFFAIRES DE CERDAGNE ET D?ANDORRE .'H · texte numérisé non relu

AFFAIRES DE CERDAGNE ET D?ANDORRE .'H

franchises (22 mars 1303), exemptant de toute amende L'effusion de sang- commise par des enfants de moins de douze ans, et réglant que la quistie ne serait payée désormais qu'à un seul receveur, et l'obéissance due qu'à un seul saiy et à un seul viguier. Il fixa les droits à percevoir par les courriers à l'aller et au retour, et dispensa les femmes mariées de paraître en justice, si leurs maris voulaient répondre pour elles.

Ces dispositions dénotent bien les abus dont les Andorrans avaient à se plaindre. La multiplicité des officiers, notamment, pouvait prêter à de nombreuses exactions ; aussi la réduction de leur nombre dut-elle être fort bien accueillie par eux.

Gaston Ier eut, cette année même, une affaire assez sérieuse avec ' le roi de France. Il ne craignit pas, en effet, de s'opposer, d'une manière très ferme, à la levée du cinquantième réclamé par les commissaires royaux à l'occasion de la guerre de Flandre. Les terres de son comté, prétendait-il, étaient exemptes de tout subside ; ayant, du reste, servi lui-même dans la dernière campagne il avait satisfait à toutes ses obligations.

Les agents de la couronne ne se contentèrent pas de cette réponse, mais procédèrent au recouvrement du subside, malgré les protestations du comte. Leur conduite provoqua des émeutes et des troubles violents, à la suite desquels le sénéchal de Carcassonne saisit le pays de Foix. Gaston n'en arriva pas, cependant, à perdre tout à fait l'amitié du roi ; celui-ci-, effectivement, lui donna en commende, pour deux ans (13 décembre 1305), la terre de Saint-Gaudens et le pays de Nébouzan, domaines qui avaient été mis sous séquestre pour cause de quelques désobéissances de la comtesse Marguerite.

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