GUERRES M SUJET DES POSSESSIONS DE MONCADE
et la Camille d'Armagnac. L'on sait, pourtant, que ces dernières prirent assez d'acuité pour nécessiter l'intervention du pape Clément V, alors de passage à Poitiers : celui-ci chargea1 Gonzalve, évêque de Zamora et Hélie, abbé de Noaillé, de se rendre sur le théâtre de la guerre. Arrivés sur les lieux, les légats du Souverain Pontife enjoignirent aux parties, sous peine d'excommunication, de cesser les hostilités et de retirer immédiatement leurs troupes. Gaston, n'eut garde, du reste, d'obéir, aussi fut-il excommunié par les susdits personnages. Il se présenta, néanmoins, devant le pape à Poitiers et se fit2 relever des censures encourues, après lui avoir promis d'exécuter ses ordres (24 avril 1308).
Les querelles de notre comte avec le roi de Majorque se terminèrent cette même année3, grâce à l'intervention de la reine Eselarmonde et de Raimond-Foulques, vicomte de Cardone I ■'! octobre) . L'accord fait à ce suj et stipulait les articles ci-après : Etait déclarée nulle la sentence de Pierre de Fenouillet et d'Arnaud de Saga portant confiscation, au profit du monarque, des biens de Gaston tenus en fief de ce dernier. Jacques devait restituer à son neveu les châteaux qui lui étaient inféodés, contre l'obligation prise par celui-ci d'envoyer un procureur à ia Noël, au plus tard, avec la mission de livrer toutes ces forteresses au mandataire royal, dans un délai de dix jours après réquisition régulière. Ces places seraient ensuite rendues au comte, au bout du même temps. Gaston s'engageait à confirmer les reconnaissances féodales qu'il avait faites au souverain le 3 novembre 1303. Les hommes de Quer devaient enfin donner satisfaction à Jacques pour les griefs qui avaient motivé le siège et la prise du château de ce nom.
i. Vaissète, l. IX, p. 308.