Villanueva, Viaae ////.. t. XI, p
GUERRES Al' SOJET DES POSSESSIONS DE MONCADE 3i7
gnac; il se rendit1 donc à la cour de France (commencement de 1309 et pria Philippe le Bel de juger son affaire. Il fut accompagné dans ce voyage par Raimond, vicomte de Cardone, qui avait donné le gage de duel à Bernard d'Armagnac, sous prétexte que celui-ci avait enfreint le premier la paix de Toulouse. Mais ce seigneur prétendit que l'acte de Raimond n'était pas recevable ; que la cour, tout au moins, devait aussi admettre son propre gage de défense, vu qu'il avait été attaqué par le comte de Foix au mépris du même traité.
Bernard de Gomminges, vicomte de Turenne et allié de Bernard d'Armagnac , offrit , de son côté , le gage de duel : il reprochait aux gens de Gaston de Foix d'avoir assiégé, pris et brûlé une ville appartenant à son père.
La cour ayant prescrit une enquête sur les lieux prononçaensuite son arrêt (26 avril 1309) ; le comte de Foix n'eut pas à s'en féliciter. Elle confirma, effectivement, les articles de la paix de Toulouse et annula les gages susdits, parce que l'ordonnance sur les duels défendait de les recevoir quand les preuves ne faisaient point défaut. Raimond de Cardone fut condamné à une peine pécuniaire, pour avoir donné son gage, contrairement à l'ordonnance ; et le comte de Foix, à une amende de 1.200 livres à raison des dommages causés aux gens des bastides royales de Beaumarchais et de Marsiac. Celui-ci dut, en outre, payer 30.000 livres en compensation des excès commis par lui et en verser 6.000 autres au comte d'Armagnac.
Cet arrêt, très dur pour Gaston de Foix, fut cependant mitigé, par la suite, dans ses clauses relatives aux amendes. Il imposa, du reste, aux parties l'obligation de se donner un
i. Vaissète, t. IX, p. 319-321.