‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 297 sur 358 · kl., p · texte numérisé non relu

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asseurement mutuel. Le comte d'Armagnac, Gaston de Fézensaguet et Bernard de Comminges s'y prêtèrent ' immédiatement. Mais Gaston voulut excepter de cet acte les terres de Catalogne, Marguerite, sa mère. Constance et Mathe, ses tantes, ainsi que leurs domaines. La cour n'ayant pas admis, toutefois, ces réserves, le comte refusa de s'exécuter et fut enfermé au Châtelet. Il en sortit bientôt, il est vrai, et finit par donner au roi-, suivant les coutumes de France, l'asseurement prescrit (Senlis, 20 mai). Gaston en excepta néanmoins sa mère , de même que Constance et leurs terres ; et il protesta, de plus, qu'il entendait conserver intacts ses droits sur les possessions deGuillelme. Philippe repoussa" cette protestation ; il permit cependant, par une dérogation spéciale au style du parlement, de l'insérer dans l'acte. Le monarque compléta ces mesures en enjoignant'1 au sénéchal de Toulouse (H juin) de veiller à la parfaite exécution de la paix ainsi conclue.

Gaston vit donc échouer, une fois encore, les démarches qu'il avait tentées auprès de la cour de France pour faire reconnaître ses droits sur la succession de Moncade; il n'en resta pas moins fermement décidé à les faire valoir par tous les moyens possibles. Sa ténacité fut récompensée, car il réussit à gagner, à la pointe de l'épée, ce qui lui avait été refusé par la procédure judiciaire.

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