‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 308 sur 358 · Id., ih · texte numérisé non relu

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vivres dans la partie de la ville dépendant de la Mitre, à condition que Gaston de Foix et Raimond-Foulques ne pussent en tirer profit : la prudence lui conseillait de maintenir les mesures prises à leur égard, jusqu'au moment où il aurait terminé ses arrangements avec eux. Gaston I'r. du reste, ne tarda point à s'entendre avec le monarque ; on peut en juger par la convention (25 octobre J) que celui-ci fit avec Guillaume-Arnaud de Pont, procureur du comte, relativement à la remise du château de Vich et de la Partida de Moncade entre les mains de Bernard-Guillaume de Portella. Ce seigneur fut chargé de tenir la forteresse susdite au nom du roi et de notre comte, avec l'obligation de la rendre à Jacques II huit jours avant la première réunion des cortès prochaines. Le souvevain promit, d'ailleurs, de ne porter aucun préjudice aux droits de possession et de propriété de Gaston.

Cet accord fut exécuté, à coup sûr; Jacques prescrivit'2, en effet (2 novembre), à Bérenger de Rajadell, viguier d'Ausone, de livrer à Bernard-Guillaume de Portella la partie de la ville de Vich qu'il tenait pour le roi. Il lui manda3, en outre, de même qu'au bailli de Gurb d'assister le personnage précité dans la défense de cette seigneurie4. Le monarque aragonais ne paraît pas, au reste, avoir été mêlé à la solution des dernières difficultés que suscita l'exécution réelle de l'échange. Mais avant de parler de celles-ci, nous avons à dire un mot des négociations de notre comte avec le roi de Majorque, au sujet des biens de Gaston de Béarn dans l'île de ce nom.

i. Arch. d'Aragon, reg. 238, f° 233 v°.

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