‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 309 sur 358 · H., ib · texte numérisé non relu

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4. Ainsi que nous le verrons plus loin, le roi fit rendre au comte, l'année suivante, le château et la partie de la ville de Vich qui devait lui revenir.

Les droits de celui-ci dataient de l'expédition de Jacques le Conquérant (1229) ; Guillaume de Moncade, son père, y avait pris part et reçu, selon la promesse du roi, un lot de terres proportionné au nombre de chevaliers amenés par lui. Or le vicomte établit1, en mourant, que ses propriétés insulaires devraient être vendues et le prix, attribué, pour partie, au payement de ses dettes envers Luc Bergund de Bordeaux, un de ses exécuteurs testamentaires, et, pour le surplus, aux collègues de ce dernier dans le Béarn.

La vente eut lieu effectivement, et ce fut Guillelme de Moncade qui racheta ' ces domaines, moyennant la promesse d'employer la somme représentative de leur valeur, soit 80.000 sous, à l'extinction des dettes et obligations de son père (29 mai 1292). Cette dame ne paraît pas, toutefois, s'être grandement souciée de ces biens car elle ne prêta 3 au roi de Majorque aucun hommage ni aucun des autres services féodaux dus pour ceux-ci. Aussi le souverain en prononça-t-il4 la confiscation, par la raison qu'ils étaient tombés en commise, et prescrivit-il (18 janvier 1303, n. st.) à Dalmau 5 de Guarriga, son lieutenant, de les faire administrer par Guillaume Ebrini, citoyen de Majorque.

Ils restèrent, depuis cette époque, au pouvoir de Jacques Ier, sans que Gaston de Fézensaguet paraisse en avoir joui après la

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