‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 311 sur 358 · Id., n · texte numérisé non relu

Id., n

mort de sa tante. Le comte de Foix, en effet, eut à s'adresser au roi, son oncle, quand il ouvrit les pourparlers sur ce chapitre. Il lui fit1 demander, par ses procureurs-, Bernard de Burco et maître Garcie Arnaud d'Orthez, chanoine de Tarbes, de lever la mainmise dont ces propriétés avaient été frappées et de les délivrer aux exécuteurs testamentaires de Gaston de Béarn : l'évêque d'Oloron et A. de Denguin ; ceux-ci accompliraient les dernières volontés du défunt et vendraient les biens en question, pour en affecter le produit au payement des dettes3 laissées par lui.

Gaston avait-il le secret espoir de racheter ces domaines, ainsi que Guillelme l'avait fait naguère? On ne le sait pas. Le roi de Majorque, en tout cas, refusa de s'en dessaisir; il consentit 4 cependant à payer aux susdits procureurs une somme de 6.000 livres, en souvenir du feu vicomte et par égard pour son neveu lui-même. Celui-ci dut, par contre, lui abandonner ses droits sur la ville et la banlieue de Majorque, la ville et la vallée de Soller, les paroisses d'Alarons, Robines, Senceylers et tous autres lieux de File en général. Il fut expressément stipulé que la somme ci-dessus serait remise aux héritiers de Luc Bergrind, dans le but d'éteindre les dettes de Gaston de Béarn envers ce personnage.

Les négociations du comte de Foix avec son oncle ne furent ainsi pas complètement inutiles ; si elles ne lui procurèrent, il est vrai, aucun avantage direct, du moins elles eurent pour résultat de le mettre à l'abri des demandes ulté-

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