‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 314 sur 358 · I.I., ib · texte numérisé non relu

I.I., ib

demeure? ou bien la réquisition du procureur de Gaston d'Armagnac est-elle un indice que les formalités à remplir ne lavaient pas été complètement? La dernière conjecture nous paraît plus vraisemblable, étant donné surtout le rapprochement à faire avec les deux textes suivants : la requête ' d'Arnaud de Pont (8 janvier) au vicomte et la réponse longuement motivée de celui-ci. Arnaud rappelait à Gaston d'Armagnac ce qui s'était passé à Arzens et lui demandait d'accomplir, de son côté, les conventions jurées par lui.

Le vicomte repoussa cette requête pour différentes raisons : on ne lui avait présenté aucun instrument public lui permettant de constater l'exécution par le comte de ses divers engagements. Cependant il n'était pas difficile de le trouver lui-même ou l'un de ses procureurs. L'on aurait dû faire la tradition réelle des forteresses qui lui étaient assignées et il ne tenait pas à lui qu'elle n'ait eu lieu.

Il n'était pas, non plus, assuré du consentement de Constance' et de Marguerite ; le traité renfermait toutefois, à ce propos, une clause formelle. L'on avait, en outre, négligé d'émanciper préalablement les enfants de son cousin, ainsi que cela était également prescrit.

Le château de Capcieux, avec ses dépendances, avait déjà été adjugé par la cour de France à Mathe, sa mère, et il y avait au sujet de cet arrêt un procès pendant entre la comtesse d'Armagnac et le comte de Foix.

Les places cédées par celui-ci étaient, enfin, grevées d'une

Page 1