Cf. Id.. n
Il ne pouvait, cependant, ignorer l'approbation formelle donnée au récent traité par cette princesse elle-même ; nous l'avons mentionnée plus haut. Aussi Gaston d'Armagnac adressa-t-il * au sénéchal (20 avril) une protestation fortement motivée contre les procédés du comte. Alphonse de Rovray lui2 répondit (23 avril) qu'il en avait agi ainsi à la prière de ce dernier et il lui promit de faire comparaître les sergents inculpés ainsi que la comtesse de Foix, afin d'examiner l'affaire et de rétablir les choses dans l'ordre convenable.
Le comte ne voulut pas, néanmoins, se désister de ses prétentions injustes. Gaston de Fézensaguet dut3, en conséquence, protester (15 mai) devant le sénéchal de Toulouse contre les excès commis par son cousin et lui demander de citer ce dernier, se déclarant prêt à provoquer en duel son contradicteur. Mais comme cette affaire concernait un duel, le sénéchal refusa d'en connaître 4 et la renvoya au parlement; sur quoi le vicomte manifesta le désir d'aller lui-même soutenir ses droits devant le monarque.
Il n'eut pas à regretter l'intervention royale caria sentence5 lui fut absolument favorable et ordonna (22 juin) l'entière exécution des accords conclus précédemment. Force fut donc à Gaston de Foix de se soumettre.
Le roi d'Aragon, en attendant, tenait toujours en sa possession l'importante ville de Vich ; il ne voulait, sans doute, la faire remettre au comte qu'après l'apaisement complet des difficultés de ce dernier avec son cousin. Ce fut aussi le 11
1. Arch. du château de Léran, fonds d'Armagnac, liasse 3e, n° 38, ancien numérotage.