‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 318 sur 358 · Bibl. nat., coll. Doat, vol. 179, f · texte numérisé non relu

Bibl. nat., coll. Doat, vol. 179, f

août (134 1 ) seulement qu'il prescrivit ' au viguier d'Ausone de la lui rendre.

Gaston d'Armagnac, de son côté, n'entra -que le 18 novembre (même année) en jouissance effective des terres auxquelles il avait droit. Bertrand-Jourdain lui en fit la remise à Arzens, après s'être assuré que les baronies de Moncade et de Castelvieil avaient été réellement délivrées au comte.

Telle fut la fin de ces longues et laborieuses négociations. Malgré les quelques concessions faites au vicomte de Fézensaguet, Gaston de Foix n'avait pas acheté trop cher les domaines de Guillelme de Moncade : sa nouvelle acquisition couronnait dignement l'œuvre de la politique habile et persévérante de ses ancêtres au delà des Pyrénées. Sorti des montagnes de l'Andorre et de l'Urgellet, le pouvoir de nos comtes s'étalait maintenant sur les coteaux fertiles et les riches plaines de la Catalogne; il s'étendait des bords de la Méditerranée aux Pyrénées, à travers les diocèses de Tarragone, Barcelone, Vich et Gérone. Ces seigneurs comptaient, de la sorte, parmi les plus importants vassaux du roi d'Aragon, tandis qu'en France ils figuraient au nombre des grands feudataires de la couronne et étaient alliés par les liens du sang à la maison royale elle-même.

Nous achèverons de donner une idée de leur puissance en terminant ce travail par un aperçu géographique sur leurs possessions en Catalogne.

Page 1