‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 34 sur 358 · Vaissète, t. V, col · texte numérisé non relu

Vaissète, t. V, col

en avons la preuve clans le règlement ' qu il conclut avec sa cousine Ermengarde, avant de partir pour la croisade : il lui céda toutes ses prétentions sur les comtés de Garcassonne et de Razès, mais retint ses droits à Arzens, Alairac, Preixan et Foncian, lieux dépendants du premier de ces comtés 21 avril 1095). Cet accord fut complété parla promesse de Roger 22 avril) à Ermengarde et à son fils de n'aliéner ses domaines qu'en leur faveur et de les instituer ses héritiers, s'il venait à mourir sans enfants légitimes 2. Un engagement 3 semblable fut pris par Bernard-Aton à l'égard de Roger de Foix (6 mars 1112), sans aucune réserve de la suzeraineté du comte de Barcelone.

Ainsi, malgré les traités de 1067, se resserraient, en toute liberté, les vieux liens des deux branches de l'ancienne maison de Garcassonne, preuve certaine que l'indépendance du comté de Foix n'eut rien à souffrir de la conclusion de ces fameuses conventions. A cette époque, du reste, les comtes de Barcelone se trouvaient engagés dans des affaires si considérables, qu'il ne leur était guère facile de faire valoir des droits problématiques sur le pays de Foix. Maître du comté de Bésalu depuis l'année 1111 4, l'heureux Raimond-Bérenger III s'était fait ' assurer par le testament de Bernard-Guillaume, dernier comte de Gerdagne, la possession des comtés de Cerdagne et de Berga, du Gonflent, du Capcir et d'une partie du Razès. Son mariage 6 avec Douce, héritière de la Provence et du Uévaudan, des vicomtes de Millau et de Carlad (février 1112),

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