Vaissète, t. V, col
■2. /</., ih., col. 1058.
:î. /</., ib.. col. H>7-2.
Raimond V; L'année suivante ', Roger III, comte de Foix, à qui succédait Roger-Bernard, son lils; Roger de Béziers, vicomte de Carcassonne, le 12 août 1150. Meilleure occasion ne pouvait se présenter pour Raimond-Bérenger IV de restaurer sou influence dans une grande partie de la France méridionale. Ce moment coïncidait, du reste, avec l'apogée de sa puissance : en Provence il venait de forcer ' les principaux vassaux de ce pays à prêter hommage à son neveu Raimond- Bérenger II (Mit) ; en Espagne, il avait mis le sceau à sa réputation militaire par la prise de Tortose sur les Sarrasins (1148), et enfin, suprême triomphe de sa politique, il avait assuré à sa maison la couronne d'Aragon en épousant Pétronille :i, tille de Ramire, roi d'Aragon.
L'on comprend quel devait être son ascendant dans le Midi delà France; aussi, à la mort de Roger de Béziers, Raimond Trencavel, son frère et successeur, s'empressa-t-il de déserter la cause du jeune comte de Toulouse. Vainement une tradition, déjà longue de trente années, rattachait-elle sa famille à la maison de Toulouse, le prestige de Raimond-Bérenger l'emporta sur le souvenir. En guerre alors avec son frère Bernard- Aton, vicomte de Nîmes, il préféra le parti de la prudence et chercha un appui auprès du brillant comte de Barcelone; il consentit ' à ternir de lui le Carcasses et le Razès, ainsi que toutes ses autres terres (novembre 1150).
( le succès de Raimond-Bérenger fut bientôt suivi d'un autre; moins d'une année depuis sa mainmise sur le vicomte de Carcassonne, il réussit à arranger le mariage de son neveu
1. La (laie précise (le sa mort n'est pas connue, niais elle doit être -.ans doute de ce moment (Vaissète, t. III. |>. 78'*). •2. Id., il,., ]>. 72:).
:i. 1<I., il,.. |>. 699, note 0.