Marca hisp., col. 131 f
2. D'après un document cité par Diago, le comte do Foix (Cf. Ant. de Bof. Historia de Cataluna, I. III, p. 40-47), se départissant de la prudence ordinaire de sa famille, aurait fait en Provence la guerre au comle de Barcelone et à son neveu. Vaincu par eux, il aurait conclu la paix au mois de mai 1 loi et remis entre les mains de Raimond-Bérenger les châteaux d'Eyras et de Foix, pour les tenir en fief de lui, et payé, en outre, 10.000 sous en dédommagement. Le texte sur lequel s'appuie l'historien catalan n'existe plus malheureusement; il n'y a donc pas moyen de vérifier l'exactitude de ce récit qui inspire, avec raison, de sérieux doutes à D. Vaissète (t. III, p. 785, 786). Aucun acte subséquent ne l'ail, du reste, allusion à l'hommage qui aurait été prêté en cette occasion par le comte de Foix à celui de Barcelone.
3 Marca hisp., col. 1311-1312.
impunie la trahison de son vassal. Fait ' prisonnier par Raimond \r (10 oct. 1153), Trencavel dut expier dans une dure captivité son hommage à la maison de Barcelone; il ne put obtenir son élargissement qu'après avoir formellement reconnu 2 la suzeraineté du comte de Toulouse (1154).
Mal en prit également à Guillaume VII de Montpellier d'avoir fait cause commune avec Trencavel; il tomba aussi entre les mains de Haimond V.
Moins entreprenant, au contraire, Roger-Bernard, comte de Foix, préféra sans doute sa sécurité personnelle à l'intérêt de son beau-père ; il ne paraît pas, en effet, qu'il ait songé à lui porter secours.
Il s'abstint pareillement d'entrer dans la ligue redoutable formée, quelques années plus tard, contre Raimond V, par Raimond-Bérenger, Raimond-Trencavel, Ermengarde, vicomtesse de Xarbonne, Guillaume de Montpellier, Henri II, roi d'Angleterre, mari d'Eléonore, héritière du duché de Guienne ( I I 58) 3. La prudence l'inspira heureusement, car la puissante intervention du roi de France en faveur de son beau-frère, le comte de Toulouse, rétablit la fortune compromise de ce dernier; la ligue '* fut ainsi obligée de se dissoudre. Le comte de Barcelone vint, d'autre part, à mourir (6 août 11G2), laissant le royaume d'Aragon à Raimond, son fils aîné. Agé seulement de 10 ans '. Cet événement acheva de ramener autour de Raimond V la plupart de ses ennemis ; par un retour frappant des choses humaines, le nouveau roi d'Aragon était alors visà-vis du comte de Toulouse dans une situation analogue à celle