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PREMIÈRES RELATIONS t')
où. quatorze ans auparavant, celui-ci s'était trouvé lui-même vis-à-vis de Raimond-Bérenger IV. Dès le 8 juin 1163, en effet, Trencavel * conclut la paix avec Raimond; le traité fut souscrit par deux de ses anciens alliés. Ermengarde, vicomtesse de Narbonne, et Guillaume de Montpellier, et par Roger- Bernard de Foix en plus. Ce dernier, dont l'historien du Languedoc dit avec beaucoup de raison qu'il « fut plus occupé du gouvernement de son domaine que des exercices militaires », ne pensa pas, sans doute, trop s'aventurer en se rapprochant ainsi du comte de Toulouse : la jeunesse du roi d'Aragon lui permettait de ménager Raimond V, alors dans la splendeur de la gloire. Roger-Bernard, du reste, se contenta de vivre en bonnes relations avec ce dernier ; l'on ne voit nulle part, en etïet, qu'il l'ait suivi'2 dans ses guerres en Provence ou ailleurs. Raimond n'en tint pas moins à conserver son amitié, si l'on en juge par le fait ci-après.
L'assassinat de Raimond-Trencavel par les bourgeois de Béziers (15 oct. 1167), venait de ramener l'intervention du roi d'Aragon dans le Carcasses. Désireux de venger la mort de son père, Roger, fils du vicomte, avait fait alliance avec ce monarque et lui avait prêté hommage. Raimond V le punit de cette infidélité en le dépouillant de ses possessions et en les