‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 54 sur 358 · Villanueva, Viage lit t., t. X. p · texte numérisé non relu

Villanueva, Viage lit t., t. X. p

alleux du comte situés à Loria, à Santa Coloma, à Andorre, à Ordinau et dans tous les autres lieux de la vallée d'Andorre.

Ce fait est clair et intéressant en lui-même ; nous ne croirions pas, cependant, en montrer toute l'importance, si nous ne cherchions à dégager les motifs qui déterminèrent Borrel à agir ainsi. La chose ne sera pas difficile, si l'on examine la situation dans laquelle il se trouvait alors. Maître du comté de Barcelone depuis Fan 967, il avait été forcé de porter ses préoccupations plus particulièrement de ce côté : la lutte contre les infidèles s'y poursuivait sans relâche; l'on a vu, en commençant, comment il reprit sur les Sarrasins la ville de Barcelone, tombée entre leurs mains (1)85). Il ne serait donc pas surprenant qu'il ait eu le désir de grouper davantage ses possessions, par suite, d'abandonner les plus éloignées, celles où le maintien de son influence était le plus difficile. Le haut comté d'Urgel, l'Andorre spécialement, se trouvait évidemment dans ce cas ; aussi sommes-nous convaincu que Borrel dut sacrifier, sans trop de regrets, quelques-uns de ses droits dans ces régions peu fortunées ; il lui importait davantage de fortifier son autorité dans celles où sa présence était indispensable.

On peut remarquer que ce seigneur fit cession *, cette même année, de la vallée de Castelbon au vicomte Guillaume 2, le fondateur du vicomte de ce nom. Y a-t-il, entre ce fait et le précédent, plus qu'une simple coïncidence? Nous en sommes persuadé; l'on peut y voir une manifestation nouvelle de la tendance que l'on vient de signaler.

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