‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 66 sur 358 · Pièces just., n · texte numérisé non relu

Pièces just., n

3. Il convient de rapprocher de ce document divers autres actes de concession gracieuse consentis par les comtes d'Urgel en Andorre à partir de la fin du xc siècle. En 1007, Ermengaud Ier avait donné au monastère de San Cerni la moitié du cens qu'il y percevait et la totalité de ses droits d'alhergue dans cette vallée (/(/., n" I); Ermengaud III avait abandonné à l'église d'Urgel la paroisse de la Massana (cf. plus haut); Ermengaud IV lui avait cédé (1083) le droit sur les marchés, dont il jouissait en Andorre. (Arch. capit. d'Urgel, cart., vol. I, n° 504).

toutefois, la plus vraisemblable, étant données les habitudes de l'époque. Il est à remarquer, en effet, qu'un grand nombre des donations des comtesd'Urgelà l'église contiennent en même temps l'aveu des excès commis à son préjudice ; le document de 1133 n'est pas différent des autres sous ce rapport f.

Quoi qu'il en soit de cette interprétation, la donation d'Ermeng-aud VI semble avoir mis fin à toutes les prétentions plus ou moins justes 2 des comtes d'Urgel à l'exercice de certains droits 3 en Andorre.

La situation matérielle du diocèse était alors des plus brillantes : ses revenus avaient augmenté à tel point que l'évêque Pierre-Bérenger (1 123-11 il ) 4 put élever le nombre des chanoines de iO à i5. Des abus survinrent même à la suite des richesses; Bernard-Roger dut les réformer et décider que le chapitre ne devrait jamais compter plus de 45 membres 5. Il fallut également instituer (vers 1131) 12 prieurs, un pour chaque mois de l'année, afin de recueillir les rentes ecclésiastiques et de les répartir convenablement. Une seule personne avait suffi auparavant à remplir cette fonction; la nécessité de prévenir les abus motiva, pour lors, cette mesure.

Miron-Guitard 6 de Caboet mourut probablement vers 1150;

1. Les précautions de toutes sortes par lesquelles les donateurs de ce temps-là cherchent à garantir leurs libéralités montrent suffisamment à quels dangers elles étaient exposées.

2. La bulle du pape Gélase II (1009) avait encore confirmé à l'église d'Urgel la possession de l'Andorre « vallem Andorra cum omnibus finibus suis. )> (Marca hisp., col. 1207.)

3. Arnaud de Castelbon, comme nous le verrons plus loin, reçut du comte d'Urgel l'investiture d'un château en Andorre; nous expliquerons toutefois qu'il n'y a aucune conséquence à tirer de ce fait isolé et brutal.

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