Id. , n
n'auraient pas satisfait aux réclamations du comte et de l'évêque. Ces derniers, à leur tour, promirent au roi de ne traiter avec Arnaud et les siens que de concert avec lui (avril L190).
L'intervention royale décida probablement le vicomte à se remettre d'accord avec Ermengaud ' d'Urgel. Le fait est que leurs débats furent terminés par deux traités conclus 2 le 2 octobre 1190. Il y est surtout question des forteresses nouvelles édifiies par Arnaud; d'où l'on est fondé à penser que l'origine de ce conflit peut bien se rattacher à cette affaire. L'on y voit, en effet, Arnaud occupé de toutes parts à la construction de nouveaux châteaux; cette tendance ne laissait pas que de créer une situation grosse de querelles entre son suzerain et lui.
Dans le premier de ces documents, Ermengaud VIII autorise le vicomte à rebâtir le château de Ciutat et lui donne à cet effet 200 morabotins ; il lui promet, de plus, en cas d'insuffisance de cette somme, de la lui parfaire suivant l'arbitrage de la comtesse Elvire et de l'abbé de San Cerni. L'ouvrage réparé, Arnaud remettra au comte le château de Castelbon avec ses dépendances, excepté le fort de San Andreu. Il en sera de même de la roche de Beren ainsi que des places nouvelles, à savoir Castello, Castelnou, Vilamitjana, Campmajor, et de toutes les autres, à moins qu'il ne prouve que ses prédécesseurs avaient reçu la permission de construire librement des forteresses.
Ermengaud donne 3 encore à Arnaud (même jour) le puig d'Asfa près de la Sègre et lui permet d'y bâtir un château, à la condition de le lui livrer à toute réquisition. Il se réserve, d'ail-
t. Le différend avec l'évêque ne parait pas avoir cessé aussitôt.