V. d. DE Pttbagore
Temps dépensé à manger et à la messe
n'est jamais perdu.
A)icien adaje .
« Rieu n'est plus ordinaire dans les hospices, nous dit Pinel, que des cas d'une aliénation produite par une dévotion trop exaltée, des scrupules portés à un excès destructeur ou des terreurs religieuses (1) >
D est vrai, dit à son tour Krafft-Ebing, que « beaucoup de ceux qui perdent la tèle à confesse ou pendant le sermon, sont des idiots mélancoliques (2) ».
Aussi, doit-on louer l'Eglise, d'avoir réglementé le degré de fréquence de l'assistance aux offices. On
(1) Pk-^il, St'.r l'aliénation mentale, p. 43. (2j KRArFi-EfiisG, Psychiatrie, p. 76.
RELlfilON ET MEDECINE
La confession est un frein au péché, car elle humilie ; elle est un calmant moral. Il est d'observation courante qu'épancher ses tristesses dans le cœur d'un ami adoucit et soulage.
En définitive, le III* commandement possède une grande action préventive pour les maladies de divers ordres. De plus, en donnant le calme et la sérénité du cœur, il facilite la possession de la santé en favorisant les diverses modalités de la nutrition : absorption, sécrétion, excrétion. La paix de l'âme est nécessaire au fonctionnement harmonieux des diverses fonctions organiques,
Enfin, les fidèles qui s'en tiennent strictement, soit à la lettre, soit à l'esprit des prescriptions de ce commandement, n'ont pas à redouter d'être atteints ou de voir leurs proches affligés de ihéomanie, cette névrose spéciale à certains mystiques au cerveau fragile que Ton a soumis à des pratiques religieuses excessives, qui est caractérisée soit par la peur de l'enfer, soit par une crainte exagérée du péché.