CERCLE DE NOTRE POLITIQUE
£t pendant que nous nous associerons ainsi les hommes du passé , nous resserrerons les liens qui nous unissent aux libéraux et au juste-milieu. Car de plus en plus nos plans d'amélioration populaire seront précis et applicables, et de plus
e& plus notre caractère conservateur et notre volante de mé^ nager les intérêts du présent seront manifestes.
Ainsi le cercle de notre politique sera complet; les partis seront rangés autour de nous, chacun enfermé dans son camp y et chez chacun d'eux nous aurons une tête de pont par laquelle nous pourrons, nous, aller à eux, et eux se rappro^ cher de nous. Nous passerons ainsi de Tun à Pautre , dissipant les préventions par lesquelles ils se repoussent , expliquant Tune à Tautre ces natures diverses et les exaltant tous pour Torganisation pacifique où chacun pourra puiser à pleines, mains bonheur, richesses et lumières.
liïÉCESSITÉS DES {-OEItfUUlS POUTIQUES. — L£S KOTEES.
Mais ce n'est pas tout que de sentir la nature de chaque peuple et d'apprécier sainement la vertu propre h chaque parti. Il ne s'agit pas seulement de hs juger impartialement, il faut assigner h leur ardente activité un but qu'ils puissent poursuivre et en vue duquel ils puissent s'associer.
Ce qui fait le vice de la politique de tons les partis , c'est qu' aucun d'eux n'a une œwre précise à indiquer aux populations* Tous font de Tidéologie , et de la plus vaporeuse, de hk plus mystique. Us ont la bouche pleine des mots d'amélioration , de conservation , d'ordre ; de liberté , de légalité , d'autorité ; maïs tout cela est incomplet , tout cela est creux ; car. ils n'ont pas la notion d'une œuvre » d'un fait, d'une destina:, tien sociale par rapport à qui doivent être défiais tous leji. termes sur. lesquels ils discutent sans fin avec tant de persévér. rance et de finesse*
De même ce qui fait le vice de la politique des gouvememene c'est qu'aucun d'eux n'a conscience d'une œwre générale en vue de laquelle on puisse coordonner les peaptes. Us repousseal. la guerre et l'émeute , mais ne sachant indiquer h leurs gouvernés aucun but de la taille àes nations européennes, ils lais*
lêhi sàds t^côaleiûent d^ardentes passions quidégënèreniai en goûts anarchiqucs et en fièvre belliqoease.
Or nooS) grâce à Dieu , nous n'en sommes plus à ren(
▼eler en fait de politique gcncraîe , le rôve de l'abbé de Saii
Pierre. Nous avons plus qu'un vague sentiment ; nous pos
dons une co>xeption avec sa formule et sajigure (i); ne
pouvons tracer notre carte méditerranéenne, comprend
l^Europe entière , une partie de l'Afrique et de l'Asie. (
aujourd'hui en dehors de nous a une politique seulement <
ropécnne*découlant ainsi d'une pensée unique ? Qui poun
traduire ainsi ses principes politiques par une carte de g(
graphie ? Considérant les peuples méditerranéens dans 1<
ensemble, nous avons à leur proposer une œm^re gigantesq
c'est l'établissement d'un système de chemins de fer dont n<
avons esquissé le principal réseau , qui changera toutes le
relations, et triplera leur vie en les rapprochant prodiglet
ment les uns des autres : travail superbe en qui se résume i
complète régénération industrielle , et dont l'exécution est
cessaireinent liée à une reconstitution pacifique et success
de tout Tordre social, afin que le monde, organisé jusqu
pour la goerre , c'est-à-dire pour la destruction et la v
lence, s^brganise définitivement pour le travail, c'est-à-c
pour la production et la paiï.
£n fait àe politique plus sfécialemQXïi française ^ nous av de niêmé âne pensée nette : c'est la transfonnation de l'an en un vaste système d'éducation professionnelle pour la m< de la population. Les réglmens avec leurs costumes , 1 musique , leur religion du drapeau , deviendraient alors grandes écoles d'arts et métiers où les travailleurs trouverai un fonds précieux de sentimens d'honneuf et d'habitudes pouctaalité. Le plan d'organisation de l'armée figurerait 1' cyclopédie de l'industrie, ef provisoirement les travaux cr
(0 \oii- le Gm>B5 du \ 2 février. ^j:
teors n^excluerûîeni pas les exercices militaires, pas plus que leA étodes scicnlifiques de PEcoIe polytechnique n'excluent maintenant Tapprcntissage de la manœuvre ; ainsi l'impôt du sang serait changé en une initiation féconde ; ainsi le travail serait organisé et ennobli ; ainsi parmi les travailleurs il y aurait association de SENTIMENS, d'idées et d'efforts j c'est-à-dire HB-