DES PLANCHES
SECTION PREMIÈRE (Tome Ier, Livre Ier).
Fig» i. (Pi. I). Brahm, le Dieu suprême, principe de l'univers, à l'instant qui précède sa révélation première. Le manteau dont il s'enveloppe presque entier, son pied ramené vers sa bouche, et la figure ovale ou circulaire qui en résulte, sont autant d'emblèmes de l'Etre irrévélé, éternel, infini, plongé dans la méditation de sa propre essence. Voyez vol. I, liv. I, p. i5ii55. Comparez ci-après, fig. /»6. — ^Ni/das Mùller, Glauben, fVissen und Kunst der alten Hindus, vol. I, tab. I, n° I '. ».(I). Brahm -Maya ou Maha-Maya, Brahmâ-Viradj , etc., la grande apparition, la première révélation de l'Être, sous la forme de V Hermaphrodite ou de l'androgyne. Le neutre est devenu mâle en s'unissant à Sacti, son énergie créatrice développée : c'est le type divin du premier homme et de la première femme unis l'un à l'autre. La chaîne des êtres créés, figurée par un collier de perles, est suspendue à la main et au pied du premier mâle, qui semble tendre encore à se replier
1 Les difficultés ou même les doutes que pourraient faire naître plusieurs des nombreux sujets que nous devons à la riche collection publiée par cet auteur, seront discutés, éclaircis ou levés dans le Dictionnaire placé à la téta de ce volume IV.
iv. *
sur lui-même; Maya, au contraire, dans l'attitude de la danse, développe, comme en se jouant, les prototypes des créatures tracées sur son voile magique (analogue à la fameuse ceinture de Vénus- Aphrodite). Vol. I, liv. I, p. i56, 268 sqq. Compar. fig. 110. — N. Mùller, tab. I, 5.
3.(1). Brahm et Sacti ou Parasacti, distincts l'un de l'autre et se montrant à demi au-dessus du voile qui les enveloppe et dérobe aux regards leur union mystique. On aperçoit au-dessous l'œuf du monde, qui en est le fruit, entouré du serpent, symbole de l'éternité. Le principe .mâle est ici visiblement identifié avec le soleil. Vol. I, ibid., et p. 149. N. Mùller, tab. I, 3.
4.(1). Oum, la seconde révélation de l'Être unique, le Dieumonde, corps mystique de Brahm et type idéal de la Trimourti. Presque tous les symboles principaux qui caractérisent le panthéisme brahmanique, sont rassemblés dans cette singulière figure, que nous avons choisie entre un grand nombre d'analogues dans la collection de N. Mùller, tab. II, 16 (voy. la note ci-dessus), vol. I, p. 149 sqq., i56 sqq.; 271, note ; et notes 5, 6, i3 sur le liv. I, fin du vol.
5.(11). Le Lingam, symbole de la génération universelle, adoré par les représentants des deux sexes, posés avec lui sur le globe du monde. Une flamme le surmonte, et le disque du soleil semble rayonner au milieu. Vol. I, p. 146-149 sq., i58, etc.— N. Muller, tab. H, i65.
6.(11). L'Yoni, sous la forme d'un triangle, au centre du lotus. Ibid. — Peinture du Musée Borgia dans le P. Paulin de S. -Bar • thélemy, Systema Brahm., tab. V.
7.(11). La vache, symbole du monde ou du principe femelle de la nature, en adoration devant YYoni-Lingam placé sur sa base terrestre. Ibid. — N. Mùller, tab. II, 164.
8.(11). Le Lingam salué par un éléphant, emblème de la sagesse et de la vertu forte. Ibid. — N. Mùller, ibid.f i63.
9.(11). Trois Yoni-Lingam d'une forme particulière et tels que les Sivapatis ou Sivaïtes les portent ordinairement en amulettes ou en signes distinctifs de leur secte. Ibid. , et note 4 sur le liv. I, fin du vol. — N. Mùller, tab. I, 74.
io.(II). Lingam entre deux serpens entrelacés de branches d'arichi et de margosier, tel qu'il sert aujourd'hui encore à la cérémonie appelée Nagapoudja (adoration du serpent), variété du Lingapoudja. Cette alliance du Lingam et du serpent est fort remarquable, l'emblème de la vie avec celui de la santé, idée que fortifie encore l'addition du croissant, symbole de Bhavani-Ganga, et celle des triangles enlacés l'un dans l'autre, ou de l'étoile à cinq branches. Ibid., et p. 210, 293, coll. 53. Voy. aussi Sonnerat, Voyage, I, p. 253 sq — N. Mùller, tab. II, 58.
11. (II). Richabha ou Vrichabha, Brahma-Siva- Lingam des Bouddhistes. Ibid. et p. 293-298. Compar. fig. 3i, 35, 36, et Langlès, Monum. de ffflnd., I, p. 210 et la planche. — N. Mùller, ibid., i32.
i2.(II). Yonioxx Bhaga, surmontée de l'abeille, en sa qualité de
madheri (suave). Compar. fig. 6 N. Mùller, ibid., i54.
i3 .(II). Parasacti-Bhavani, mère de la Trimourti, représentée par trois œufs dans une fleur de lotus qui forme le sein de la déesse : la forme triangulaire rentre dans le sens général de l'image. Voy. vol. I, p. i5o sq., i54 sq. — N. Mùller, tab. IV, 35.
14 •(!!)• Trimourti ou Trinité en un seul corps à trois têtes : Brahmâ, l'ancien, avec sa longue barbe, forme la figure principale et porte dans une main la chaîne des êtres, dans l'autre l'urne qui contient l'eau féconde; Vichnou, la plus jeune et la plus aimable des trois figures, est de ce même côté; de l'autre est Siva9 avec cette expression de fierté barbare qui distingue ordinairement sa physionomie. Il faut remarquer encore la jambe repliée de Brahmâ et ces liens nombreux qui semblent charger la triple divinité : ne serait-ce point un emblème de l'intelligence enchaînée et contrainte dans la matière où elle est descendue? Vol. I, p. i5o sqq., 157 sq., etpassim. Compar. ci-dessus, fig. 2, et les fig. ci-après.— E. Moor'es Hindu Panthéon, tab. 82, d'après une très-ancienne statue de granit dans Yîndia House.
i5.(II). Trimourti en trois personnes distinctes sortant d'un lotus
4 Il EL l(; I ON DE L INDE.
colossal, symbole de Bhavani-Yoni, la grande matrice : la tige du lotus est portée par l'œuf-monde, qui flotte sur les eaux; et le soleil générateur, image de Brahm ou de l'unité première, anime cette grande scène. Ib'uL Pour les détails des figures, voy. ci-après. — N. Mùller, tab. IV, 41.
I0>-(II). Trimourti figurée par trois soleils portés sur les trois branches d'un même arbre : ces trois soleils ne sont qu'un seul soleil. Vol. I, p. 157. Comp. fig. i5. — N. Mùller, II, 44-
«? -(III). Sacti-Trimourti, Trinité des énergies ou forces divines. Saraswati ou Brahmi, épouse de Brahmâ, est au milieu avecune coiffure de perles, un voile et une couronne dans la main : Lakchmi ou Sri, épouse de Vichnou, embrasse sa sœur de la main droite, et tient dans la gauche la coupe iïamrita ou d'ambroisie ; deux enfants pareils à deux amours se jouent autour d'elle : Bhavani ou Pareati, épouse de Siva, couronnée de tours ou de créneaux, porte l'arc d'une main, une flèche de l'autre; un lotus croît à ses pieds. Il faut convenir que, si cette image est bien authentique, elle rappelle invinciblement, par un triple et frappant rapport, la Minerve- A théné, la Vénus- Aphrodite, et la Junon-Héra, ou Rhéa-Cybèle, ou Diane- Artémis [Dévi-Bhavani-Parvati) de la mythologie classique ; nous n'ajouterons pas, avec M. N. Mùller, les trois Grâces et les trois Vertus cardinales. Voy. vol. I, p. 157 sqq. et passif». Compar. les fig. ci-après. — N. Mùller, tab. I, 114.
8.(111). Sancara-Narâyana ou Hara-Heri ( Siva - Vichnou) , alliance mystique du dieu conservateur et du dieu destructeur et régénérateur, ou de l'eau et du feu, les deux grands principes du monde physique. Siva-Sancara, le dieu des montagnes, du feu, de la destruction et de la génération, a dans ses trois mains la flamme, le chèvre- tin, le glaive ; de sa tête jaillit le fleuve céleste, Ganga ; sur sa poitrine est une tète de mort; une peau de tigre couvre sa nudité, et il repose sur le bœuf ou taureau Nandi, son vahanam ou sa monture; le trisoula ou trident est à ses côtés. Vichnou-Narâyana, le dieu pénétrant qui se meut sur les eaux, porte sur la poitrine le diamant Castra/a, dans ses mains la roue, le lotus, la tortue;
ses parties inférieures sont revêtues d'écaillés de poisson, et c'est encore un poisson qui lui sert de monture. Vol. I, p. 167 sqq.» J79i l8a S(IcI-î !93 sq., 296 sq., et les fig. ci-après.— N. Mùller, tab. IV, 69.
-i9.(HI). Brahmâ-Swa, alliance mystique du créateur et du destructeur en tant que régénérateur et changeant les formes. Siva est à peu près comme dans la figure précédente, sauf le serpent qui lui est propre ici. Brahmd, volonté ou parole divine incarnée, dieu de la création, de la terre avec ses quatre points cardinaux, etc., est reconnaissable à ses quatre tètes, et tient d'une main la chaîne des êtres, de l'autre les olles ou feuilles sacrées des Védas. Un lotus épanoui reçoit dans son calice les extrémités des deux personnes divines réunies en un seul corps, comme dans la figure précédente et dans la suivante. Ibid.y p. 157 sqq., 243 sq. — N. Muller, ibid.9 68.
2o.(III). Brahmâ-Vichnou, le créateur et le conservateur unis l'un à l'autre, et portés sur un oiseau moitié cygne 011 plutôt oie, Hamsa [anser), moitié aigle, Garoudha, reposant luimême sur l'œuf-monde au milieu des eaux. Vichnou tient d'une main la conque ou buccin, sanhha. Voy., du reste, les deux figures précédentes, et vol. I, ibid.— ~$. Muller, ibr'd., 67.
21. (III). Ardhanari-Iswara ou Hara-Gauri, union mystique de Siva-Mahadéva et de Parvati-Bhavani dans Y Hermaphrodite, mâle et femelle, assis sur un lotus épanoui, symbole de l'alliance du feu et de l'eau, au sommet du Cailasa ou du mont Mérou; le tigre est du côté de Siva, le bœuf du côté de Parvati, et Ganga épanche entre deux ses eaux célestes dans le terrestre bassin du Gange. Le sablier, tamou, rappelle encore Cala et Cali ou Mahacali, le dieu et la déesse du temps, le jour et la nuit, le temps et l'éternité, etc. Vol. I, p. i57 sqq. Comp. fig. 2 ci-dessus; et pour divers détails, 18, 2/1-28, etc. — Moor'es Hindu Panthéon, tab. 88.
22. (IV). Brahmd, le créateur, première personne de la Trimourti, porté sur son Hamsa, et tenant près de lui Saraswati, son énergie, déesse de la parole, de la science et de la musique. L'un et l'autre élèvent une main en signe de bénédiction.
Voy., du reste, vol. I, p. i5o, 1 57, 243 sqq.; et compar. cidessus, fig. i/|, i5, 17, 19, 20 — N. Mûller, tab. IV, 62.
23. (IV). Vichnou, le conservateur, seconde personne de la Trimourti, porté sur Garoudha, à forme d'aigle, et accompagné de son énergie, Lakchmi, déesse de l'abondance, de la prospérité et de la beauté. Vichnou tient le sceptre du monde, le lotus, le cercle et la conque ; Lackhmi, un jeune enfant dans son sein et le vase àHamrita. Au-dessous d'eux est la mer de lait, d'où sortit la déesse avec plusieurs autres trésors ou dons célestes, entre lesquels on remarque Dhanvantari, dieu de la médecine, qui recueillit Yamrita (ambroisie); c'est une scène cosmogonique. Vol. I, p. 184 sq., 194 sqq., 198, note. Compar. cidessus, fig. 14 > i5, 17, 20; ci-après, 61, 70-75, 104. — N. Mùller, ibid,, 63.
23 a. (IV). La grande abeille bleue, consacrée à Vichnou, reposant sur un lotus. Ibid., p. 195. — N. Mùller, tab. II, 70.
23 b. (IV). Le pénitent Markandeya, doué de l'immortalité, nageant dans la mer de lait, pour sauver le monde. Ibid., p. i85, note, 1 66. Conf., ci-après, fig. 35; 'LMSGuks,Monum. de VHind., I, p. 174. — N. Mùller, tab. I, 173.
24. (IV). Siva, le destructeur-régénérateur, troisième personne de la Trimourti, sur le Cailasa avec Parvati, son épouse, déesse de la vie et de la reproduction. Le dieu porte sur sa tête une espèce de soleil (peut-être aussi la cinquième tête de Brahmd)) surmonté du jet céleste de Ganga; il a pour attributs le trisoula, le chevrotin des montagnes, le serpent, le lotus montrant ses fèves sacrées. La déesse tient aussi le lotus, mais fermé; près d'elle sont les créatures rassemblées; plus bas repose le bœuf Nandi et s'épanchent les eaux du Gange. Ibid., p. i5g sqq., 240; et ci-dessus, fig, 14, i5, 17, 19, 21. — N. Mùller, tab. IV, 64.
25.(11). Ganga-Ijime tenant l'urne, koumbha, dont elle verse les eaux sur la tête couronnée d'un lotus de «Sfra-Soleil, reposant comme Indra (fig. 83-85), sur l'éléphant, symbole de la force paisible, et se jouant avec un tigre apprivoisé qui exprime les feux amortis de l'astre brûlant, tbid., p. 164 sq. Conf. la fig.
précéd. et la plupart de celles auxquelles renvoie l'explication, avec la note 7 sur le livre I, fin du vol. — N. Mùller, ibid,, 66.
26. (IV). Mahadéva-Roudra-Cala, destructeur et vengeur, avec Dévi-Roudrani-Cali, déesse de la vengeance, de la mort et des larmes, tous deux armés et exerçant aux enfers leur terrible pouvoir : leurs attributs sont parlans. Ibid., p. 160 sq., i65. Comp., entre autres, fig. 21. — N. Muller, ibid,, 65.
27 .(V). Siva-Mahadéva-Iswara sur le Calaisa, ayant près de lui Parvati-Bhavani-Isnani, et environné de toute la cour céleste, dont il reçoit les hommages : on y voit au premier rang, d'un côté Ganésa et Carùkeya, ses deux fils, reconnaissablés, celui-ci à ses six têtes humaines, celui-là à sa tête unique d'éléphant; de l'autre, Vichnou, porté sur Garoudha (entièrement homme avec des ailes d'aigle, et rappelant ainsi Ganymède) et Brahmâ à quatre têtes. Derrière sont les Gandhurvas, musiciens et musiciennes des cieux, etc. Pour saisir l'ensemble et tout le sens de cette grande scène, il faut encore remarquer le soleil qui se montre à demi au sommet du Mérou; l'attitude penchée du dieu qui semble enivré ou endormi, et auquel Parvati présente le breuvage d'immortalité (l'ambroisie, amrita); les serpens, emblèmes de la santé, de la vie, de l'éternité, qui enlacent tous ses membres, et la chaîne de la création, que tient sa main droite; le fleuve des fleuves jaillissant de sa tête et s'épanchant plus bas de la bouche de la vache; le bœuf Nandi à l'opposé; le palmier ou le figuier sacré, aswattha, ombrageant de son vaste feuillage l'olympe hindou, et les lotus croissant de toute part clans le bassin du Gange. Voy. vol. I, p. 1/48 sq., i58 sq., 161 sq., 164, i66ri,68;et notes 2, 7, 11 sur le liv. I, fin du vol. Compar. ci-dessus efe cj-après, passim. — Moor'es Hindu Panthéon, lab. 18. 28. (VI). Dévi ou Bhavani, nommée encore Sacti, la grande déesse ,et la mère des dieux, recevant les hommages, d'abord des trois personnes de la Trimourti, placées dans l'enceinte sacrée d'une pagode, dont elle occupe le sanctuaire; ensuite de Ganésa, qui en occupe l'entrée et tient le vina ou luth indien; enfin d'Indra aux cent yeux, et à'Indrani ou Satchi, son épouse, qui
8 RELIGION DE l'jNDE.
sont en dehors des deux eôtés. Le lotus est partout reproduit dans les ornemens, ainsi que le Lingam et le bœuf. Vol. I, p. i56 sq., 16/1, 166, 168 note, 246; et la note 8 sur le liv. I, lin du vol. Cornpar. les fig. ci-dessus, passim, et notamment 13,14,27. — Moor'es Hindu Panthéon, tab. 32. 29. (VII). Siva-Mahadéva-Iswara à cinq têtes de diverses couleurs, celle du milieu blanche (les cinq élémens). Il porte dans» deux de ses mains Xagny-astra ou trait de feu ; l'une des deux autres, élevée en signe de bénédiction, fait voir le carré mystérieux. Vol. I, p. 161 et passim. Compar. plusieurs fig. ci-dessus, et ci-après, 76. — Recueil des dessins du Brahmane Sami, déposés au cabinet des estampes de la Bibliothèque royale de France, n° 7 1 .
3o.(VII). Siva-Mahadéva assis sur le grand serpent Ananta ou Sécha à trois têtes, symbole du temps; au bas est un de ses adorateurs, dont la proportion peut faire juger de la taille gigantesque du dieu. Ibid., p. 161 sq., 178 note, 190. Compar. ci-dessus passim, et surtout figures 24, 29; ci-après, 36, 4?» 69. — Même Collection, n° 87.
• 3i .(III). Bhavani-Ganga montée sur Siva- Lingam ; le croissant de la lune paraît sur la coupe de YYoni, et la déesse est couronnée de tours. Ibid., p. 148 sq., 162-164. Compar. fig. 11, 17, 24, 25, etc. — TN". Mùller, tab. I, 92. 32. (IV). Bhavani-Parvati montée sur une vache, comme on la voit quelquefois sur un taureau sauvage. Voy. la fig. précéd. — N. Muller, ibid., 86.
33. (IV). Bhavani portée sur un lion qui peut représenter Siva, de même que ce dieu est représenté par le taureau et par le Lingam, Voy. les deux tig. précéd N. Muller, tab. II, 137.
1 34. (VIII). Bhavani- Dourga- Dévi , l'énergie divine, la déesse redoutable aux méchans, montée sur un lion et combattant, avec les armes que portent ses six bras, un taureau ou buffle monstrueux qui est une forme du chef des Asouras ou démons, appelé Mahicha et Mahichasoura. Vol. I, p. i65, et la note 8 sur le liv. I, fin du vol. Compar. les trois fig. précéd. et passim, — N. Muller, tab. II, 59.
35. (VIII). Markandeya-Iswara , incarnation de Siva, embrassant \e Lingam, source de vie, tandis que les liens de la mort l'entraînent dans l'abîme. Ibid. , p. 166. Compar. fig. 23 b, 5-n et 36; et Langlès, Mon. de l'Hind., p. 178. — N. Mùller, tab. 1,75. Cet auteur, p. 555 sq., propose une explication toute différente de cette figure, mais qui nous paraît beaucoup trop hardie.
36 . ( VIII ). Kalastri - Lingam ou Kandopa - avatara , incarnation de Siva sous la forme du chasseur Kandopa faisant son offrande de fleurs au Lingam à tête humaine, dont il trouve les yeux malades. Déjà il en a remplacé un par un des siens, et il va s'arracher l'autre, quand un bras sort du Lingam et retient le sien. Le serpent Sécha s'est roulé autour de l'image sacrée qu'il surmonte et protège avec quatre tètes. Tout ici, comme dans l'image précédente, a rapport à l'alternative de la vie et de la mort, au dépérissement et au renouvellement de la nature, à la conservation du grand principe de la production et de la reproduction universelles. Ibid., et chap. 2, \,passim. Compar. fig. 35, etc. — N. Mùller, ibid., 76, et p. 556 sq.
37. (VII). Ganésa ou Poleiar, Poléar, fils de Parvati , chef de la troupe céleste [Gana); dieu de l'année, du succès, des nombres, de l'invention, et de toute sagesse , en général. 11 porte la tête humaine que Siva, son père putatif, lui abattit, et qui fut remplacée par une tête d'éléphant. Dans l'une de ses quatre mains est le trait de feu; dans une autre, un fer de pique. Vol. I, p. 166 sq. Compar. fig. 27, 28, 38, 40. — Collection du Brahmane Sami, n° 104. Voyez ci-dessus , fig. 29.
38. (VIII). Ganésa avec sa tète d'éléphant, dans une riche chapelle, et assis sur le rat-géant, sa monture ordinaire, contre lequel il brisa l'une de ses défenses en voulant le dompter. Il porte dans ses mains une maSsue et des liens, un sceptre et un cercle; son gros ventre est de forme sphérique. Remarquons encore les lions qui surmontent la chapelle, et le palmier fécond qui croît près du dieu. Ibid., ibid. — N. Mùller, tab. III, 97. 39. (VIII). Soiibramahnya, Scanda ou Cartilœja, second fils de Parvati et âe Siva, chef des armées célestes, dieu de la guerre