‹ Religions de l'antiquité (volume 2)Chapitre 11 sur 18 · RELIGIONS DE IA GRECE ET DE L ITALIE ANCIENNES · texte numérisé non relu

RELIGIONS DE IA GRECE ET DE L ITALIE ANCIENNES

j). 400-407, coll. p. 22G, 3 17, 376. — Vase de la collection du prince Chigi. Zoëga , Abhandlungen , éditées par Welcrer , lab. V, i3, et p. 81 et 386 sqq. Compar. le sujet semblable dans la Collection of Vases, Altars, etc., by Henry Moses , pi. 4i.

409 £ (CV bis). U Amour pressant sur sa poitrine un papillon. Tom. III, p. 400 sq. — Description of ancient terra cottas in the Briùsh Muséum, pi. XXXV, 73.

409 c (CV bis). Buste de femme, avec la tête voilée par-derrière , et sur la poitrine un papillon qu'elle saisit par les ailes : probablement Psyché, ou tout au moins une allusion à l'âme et à sa sortie du corps. Ibid. — Pierre gravée, dans Leonardo Augustini, éd. Jac. Gronov., part. I, tab. 74.

409 d (CV bis). Psyché, à qui Hermès Psychopompe, ou Guide des âmes, attache les ailes de Y Amour enchaîné. Tom. III, p. 398- 407 , passim, coll. tom. II , p. 683 sq. — Camée, dans Vivenzio , Gemme antiche, tab. II.

409 c (CV bis). Narcisse, assis sur le bord d'une fontaine, sa lance renversée à la main , et contemplant dans les eaux son image ; près de lui, Éros ou Y Amour, éteignant son flambeau contre terre. Voy. tom. III, p. 384-390. — Pitt. d Ercol.,N , 28.

4 10 (XCI). Les trois Charités ou Grâces, vêtues, telles que Socrate (le fils de Sophronisque ou un autre?) les avait sculptées à Athènes, et qu'elles se voyaient près des Propylées. Elles sont ici rapprochées de la chouette, attribut de MinerveJ, perchée sur une diote ou vase à deux anses. Voy. tom. II, p. 666, coll. 762 sq. Compar. les Grâces d'ancien style, pi. LXVI bis, 2 5o n; et la chouette, diversement accompagnée sur d'autres médailles athéniennes, portant à la face la tête CCAlhéna, fîg. 34 1 b et c , coll. 34i «) avec l'explicat. — Hunter, Num. popul., IX, 5.

4n (XCI). Les Grâces vêtues et drapées, imitation de l'ancien style (fîg. 2 5o n, et 4 10). On lit autour : Sous le préteur Alexandre, monnaie des Germéniens (de Germe en Galatie). Même tome , p. 666. — Médaille de Caracalla, au Cabinet du roi.

412 (XCI). Verre peint sur lequel on voit les trois Grâces nues et les bras entrelacés, ayant chacune des bracelets et des périscélides (fîg. 407); celles des extrémités tiennent une bandelette, et chacune a près d'elle une fleur. On voit autour une inscrip-

EXPLICATION 1)F. S PI.AKCHES. 171

tioa moitié grecque, moitié latine, la partie grecque écrite en caractères latins. On y trouve d'abord les noms des Grâces, différents des noms vulgaires, et également significatifs : Gelasia [doux sourire), Lecori (pour Decori? beauté brillante), Comasia [aimable convive). Le reste de l'inscription, pieté [buvez), zesete [vivez, c'est-à-dire, j ouïssez, fig. 4°7)* multis annis vivatis ( vivez de nombreuses années), fait penser que, sous l'emblème de ces trois Grâces, ou a voulu représenter ce qui fait le charme d'un banquet, Xagaité^ la beauté, Yamahilité.'M.iiiAv. Même tome, ibid. Compar. fig. 3i3, et surtout 690, où les Grâces se rapprochent des Heures (fig. 25o o, q, r, et p. 125 cidessus). — Fabretti, Inscript, ant., p. 53g.

412 a (XCI). Les Grâces nues, sur la main droite à' Hercule, coiffé du mufle de la dépouille du lion de Némée, du reste nu luimême, et tenant son arc de la main gauche. Compar. fig. 690. Millin. (Les passages des auteurs s'accordent à faire voir ici plutôt une imitation de la statue colossale d' Apollon à Délos, ouvrage d'Àngélion et de Tectseus. Confér. tom. III, pag. 197, n. 7, et O. Mùller, Archœologie, § 359, 4«) — Millin, Pierres gravées inédites.

4i3 (CVI). Hermès ou Mercure, dans l'ancien style, avec la barbe cunéiforme, les cheveux retombant en tresses, la courte chlamyde rejetée en arrière, les ailes, appelées talonnières, aux pieds, et un long caducée à la main. On lit auprès le nom du graveur, Aetion. Voy. tom. II , pag. 687, et compar. pi. LXVI, 7.H0, l, et LXVI ter, 25o q. — Millin, Pierres grav. inéd.

4i4(CVI). Hermès-Mercure poursuivant Hersé; il est barbu et il tient le caducée. Tom. II, ibid., et pag. 761, 763. Compar. fig. précéd. — Millin, Peintures de vases, I, pi. LXX.

4i5 (CVII). Hermès messager, imberbe, coiffé du pétase, vêtu de la chlamyde et tenant son caducée ; on lit dans le champ de cette belle intaille le nom de l'auteur, Dioscoride. Même tome, p. 681 sq., 687. Compar. fig. 260 q. — Bracci, Memor., II, 65.

416 (CVII). Hermès Enagonios, dieu des Gymnases, appelé faussement Y Antinous ; il est représenté comme un éphèbe d'une beauté mâle, ayant la chlamyde roulée autour du bras gauche, et sa statue est appuyée contre un tronc de palmier, emblème

€7'2 RELIGIONS DE I.A GRECE ET DE l/lTALIK ANCIENNES.

de victoire. Même tome, pag. 685, 688. Compar. fig. suiv. — AAm. Pio-Clem., I, 7.

417 (CVI). Hermès fort rapproché du précédent par le caractère général de la figure, et dont la pose est à peu près la même. Ou a rétabli à la tête les ailes, qui étaient indiquées par deux trous sur le devant de la chevelure, et daus la main gauche le caducée dont il restait un fragment. Tom. II, ibid. — Musée du Louvre, n° 297. Bouillon, I, 26.

4i8(CXLVIII). Nous avons rapproché, sous ce n°, deux statues d'Hermès ou de Mercure, bizarrement confondues par Millin. La première (a) est encore un Hermès Enagonios, dieu de la palestre, comme les deux précédents, dont il rappelle la pose, mais en même temps dieu de la musique, des luttes de l'esprit comme de celles du corps. L'on voit, en effet, sous l'un de ses pieds, la tortue qui le caractérise comme inventeur delà lyre; il porte, de plus, des ailes à la tête et aux pieds, et le caducée, ailé également , dans la main gauche, à titre de messager des dieux. Le pilastre orné d'arabesques, sur lequel il s'appuie, est du genre de ceux qui soutenaient les barrières des Xystes et des Gymnases, ainsi que Vjsconti l'a remarqué. — La seconde statue (b), dont la pose est différente, semble représenter Hermès, à la fois comme dieu de la parole ou de l'éloquence(/og«w) , et de la musique. Il a le bras droit élevé, dans l'attitude d'un orateur; sa chlamyde est posée sur son bras gauche, dont il tenait probablement le caducée, et retombe jusqu'à terre; à ses pieds, comme à ceux du précédent, on voit la tortue. Sur la carapace de cet animal se lit une inscription grecque, qui attribue cette statue, appelée vulgairement le Germanicus, et supposée le portrait d'un personnage romain plus ancien , ce qui n'est pas sûr, à l'œuvre de Cléomënès , fils de Cléoménès, Athénien. Tom. II, ibid. — Piroli, Musée Napoléon, I, 5/»; et Musée français, tome IV, 2e partie (Musée du Louvre, n° 712).

/ii9(CVII). Mercure, assis sur un rocher, se repose après avoir exécuté les ordres des dieux ; il n'a plus son pétase, mais il porte encore ses talonnières aux jambes, remarquables par leur longueur. Même tome, p. 688. — Statue. Bronzi d'ErcoL, II, 29.

/|2o CVI). Mercure enfant tient une bourse} et met, d'un air malin,

EXPLICATION DES PLANCHES. i;3

le doigt sur sa bouche , comme pour obtenir le silence sur les larcins qu'il a faits. Même tome , p. 689. — Statue. Mus. Pio- Clem.y I, 5.

42i(CIII). Hermès Psychopompe (conducteur des âmes), tenant le caducée et coiffé du pétase ailé, vêtu d'une ample cblamyde retroussée sur son bras , amène X ombre d'une jeune fille devant Hadès-Pluton et Proserpine , souverains des enfers, ou, selon Visconti , Cronos -Saturne et Rhéa , souverains des lies des Bienheureux, assis sur un même trône. (Les deux hippocampes ou chevaux marins que l'on voit au-dessus de cette scène semblent , en effet , annoncer le séjour des âmes dans l'Océan, au-delà de la mer. Compar. pi. CLIII, fig. 5gi b, avec l'explicat. ) Derrière la jeune fille est une figure de femme voilée, que l'on croit représenter Nœnia, la déesse de la mort, et qui est peut-être Télétex l'initiation personnifiée, la déesse des mystères, avec lesquels ce sujet paraît être en rapport. Voy. t. II, p. 638, 683 sq., 689, et tom. III, p. 268 sq., 298, etc. Compar. fig. 554. — Bellori, Sepolcr. de Nasonii, VIII.

421 a (CVH). Hermès Psychopompe, tenant un long caducée, et dont le pétase retombe derrière sa tête, du reste entièrement nu, mène ou plutôt porte une âme aux enfers , par-delà des espèces de vagues indiquées au bas de la pierre, pour signifier soit les eaux, soit les ténèbres. Tom. II , p. 683, 689. Compar. la fig. précéd, — Millin, Pierres gravées, XXX.

45.2 (CVI). Hermès , instituteur des sacrifices, à la fois Hiérocéryx et Criophoros, le pétase retombant sur l'épaule, le caducée sous le bras, les talonnières aux pieds , la chlamyde rejetée en arrière, porte d'une main un vase en forme de corbeille, ou une corbeille même (caneon , canoun), remplie de toute sorte d'offrandes, et de l'autre conduit par les cornes un bouc vers l'autel où il doit être immolé. La présence du Silène couronné de lierre, que l'on voit à mi-corps, avec le thyrse et la bandelette sacrée, indique les fêtes de Bacchus et a probablement trait aux mystères. Tom. II, p. 675 sq., 686, 689, et tom. III, p. i4osqq., 224, etc. — Millin, Peintures de vases, I, 5i.

422 a (CVI). Hermès monté sur un bélier; au-devant un épi, Tom. II, ibid. — Buonarroti, Medagl. ant., Ui.

J.iJ.f\ RELIGIONS DE LA GRÈCE ET DE L'ITALIE ANCIENNES.

/|23(CVII). Génies de Mercure ou Jmours , portant les attributs du dieu. Celui qui figure Hermès est dans un petit chariot; il a des ailes aux tempes, et il tient la bourse et le caducée; deux béliers le conduisent, dirigés par un autre Génie , armé d'un fouet. Derrière le chariot est un troisième Génie, qui présente une bandelette à celui qui occupe le char; et devant les béliers on voit deux autres Génies qui tiennent chacun un pedum, symbole à' Hermès JSomios, gardien des troupeaux. Même tome, p. 675 sq., 680, 687, 689. Compar. fig. 25i , et l'explication, p. 126 ci-dessus. — Bas-relief antique sur ivoire. Buonarroti, Medagl. ant. , 1 .

4a 4 (CVII). Bélier de Mercure, chargé de la bourse du dieu. Même tome, p. 675 sq., 689. Compar. fig. 420, 423.

425 (CVI) . Hermaphrodite endormi, connu sous le nom de Y Hermaphrodite Borghèse; le matelas est moderne, et il a été sculpté par le Bernin dans sa jeunesse. Voy. tom. II , p. 690, coll. t. I, p. 55. Compar. la fig. suiv. et 333 a , pag. 149 sq. ci-dessus. — Musée du Louvre, n° 527. Bouillon, I, 63.

4 2 6 (CVI). Hermaphrodite debout, paraissant réfléchir sur le mystère de sa propre nature, composée des deux sexes, comme ses formes de leurs beautés réunies, par l'alliance d'Hermès et d'Aphrodite. Il tient dans sa main droite un cylindre , peut-être le reste d'une haste sur laquelle cette main s'appuyait ; sa tête, qui reproduit celle de Vénus avec ses longs cheveux bouclés, est coiffée d'une pièce d'étoffe carrée; et la chlamyde de Mercure, en retombant de côté , laisse à découvert son corps , mélange de grâce féminine et de mâle vigueur. Ibid. — Caylus, Recueil d'antiquités, III, 28.

4 -i 7 (C VIII). Dionysos (Bacchus) Phales ou Phallen, représenté par une tête barbue du dieu, ceinte d'une bandelette, érigée sur un cippe ou un pilier carré du genre des Hermès, Comparez pi. CXXXI, 238 a et c, où Dionysos et Hermès lui-même sont ainsi représentés et ont l'un et l'autre le phallus pour attribut. Voyez aussi tom. III, p. 60 et 149, coll. tom. II, p. 686. Le dieu est ici lavé, devant une prêtresse qui tient un rameau, par un de ses rustiques adorateurs, ceint d'une peau de chèvre, et que servent deux femmes portant des vases. On peut appeler

l'homme un Tityre et les femmes des Thyades. Tom. III, p. 129 sq., i3a sqq. — Bas-relief du Museiun IForsleyanum, I, i5*

4*8 (CVIII), Dionysos ou Bacchus , barbu et couronné de lierre, vêtu d'une tunique talaire et d'un péplus, tenant d'une main des pampres, de l'autre une large coupe (Karchcsion), entre deux vieux Satyres, qui semblent former une danse comique (la Kordax). Tom. III, p. 88, 247, 33a, coll. i35 sq. Compar. principalement fig. 472 et 473 ci-après. — Peinture de vase d'un style très ancien , approchant de la caricature. Millingen, Vases grecs de Coghill, pi. 37.

428 a (CVIII). Le Dionysos phrygien, surnommé Bassareus, coiffé du bonnet caractéristique de cette nation, barbu, vêtu de la longue et ample bassaride, et tenant d'une main le thyrse, de l'autre une coupe, dans laquelle Méthé , l'ivresse personnifiée, tenant également un thyrse et une coupe, lui verse à boire d'un cratère placé derrière elle. Deux vieux Satyres, porteurs de thyrses, et faisant un geste comique, accompagnent cette scène. Même tome, p. 224 sqq., coll. p. i55 et 62. — Bas-relief en style hiératique, dans Stuart, Antiq. d'Athènes, II, 2, vign.

428 b (CVIII). Bacchus, Cupidon et une Bacchante. Bacchus, sous la figure d'un homme barbu, presque entièrement nu, a seulement un manteau jeté par-dessus ses épaules, et il embrasse le jeune Cupidon reconnaissable à ses ailes; à côté danse une Bacchante, au son du tambourin, qu'elle tient élevé au-dessus de sa tète et qu'elle frappe avec ses mains. Creuzer. (Nous pensons que Hirt a raison de signaler ici plutôt le vieux Silène, couronné de lierre, caractérisé par son nez épaté, par son corps trapu, par son ample manteau , par l'ivresse qu'expriment ses traits comme toute son attitude. Mais, avec Zoëga et M. Creuzer, nous appellerons le Génie ailé qui le soutient Èros ou V Amour, le même que Cupidon, et non pas Comos ou Cornus, autre Génie qui présidait aux banquets. Voy. tom. III, p. i36, 189, 140 sqq., 296 sq., coll. 125 sq., avec les renvois à nos autres planches, surtout fig. ^94, 495). — Brilish Mus., Terra cottas , pi. V, n° 6, coll. Hirt, Bilderbuch, II, p. 126, et Zoëga, Bassirilievi, n° 79.

429(CXII). V ancien Bacchus ou le Bacchus indien, dans la di»

I76 REMUIONS DE LA GRÈCE ET DE l/lTALIE ANCIENNES.

gnité idéale de sa personne, et dans la magnificence tout orientale de son costume. Ses longs cheveux boucles sont retenus par le bandeau appelé mitre; sa barbe majestueuse descend jusque sur sa poitrine; il est vêtu d'une ample et longue tunique, qui tombe jusqu'à ses pieds chaussés du cothurne, et d'un manteau ou péplus non moins ample , drapé par-dessus son bras gauche; de son bras droit élevé il tient un sceptre; sur le bord du manteau on lit en caractères grecs le mot Sardanapalos , qui prouve qu'on avait cru reconnaître, dans cette figure du divin monarque de l'Orient, le voluptueux roi de Ninive. Voy. tom. III, p. 79 sqq., 87 sq., 247. Compar. fig. suiv. et 428, 428 a, 443 b, 472, 473, 477, etc. — Mus. Pio-Clem., I, 41.

429 « (CXI). Le même Bacchus ancien ou asiatique, barbu, couronné de lierre, vêtu de la longue robe flottante, et s'appuyant de la main gauche sur un sceptre, tandis que de la droite il épanche une coupe. Même tome, ibid., et p. 3 19 sq. — Médaille des Cilbiens de la Lydie. Eckhel, Sylloge, p. 48, coll. Creuzer, Dionysus, p. 260 et tab. IV, 3.

43o (CX.VII). Tête idéale de Bacchus barbu , ceinte d'une large mitre, sur laquelle serpente une guirlande de lierre. Même tome, p. 88 et 95. — Médaille d'argent de la ville de Naxos en Sicile, et non pas de l'île de Naxos. Compar. le revers, même planche, fig. 496, avec l'explicat., p. 206 ci-après. Landon, Numism. d'Anachars,, II, pi. 79, et p. 77 sq.

43i (CXXVIII). Seconde naissance de Diony sus -Bacchus. Jupiter, couronné de fleurs, tient un foudre ailé en forme de flèche, et un sceptre surmonté d'un aigle; il paraît éprouver de vives douleurs. Bacchus sort de sa cuisse, couronné de laurier, et il tient déjà le pedum. Une déesse qui a la tête ceinte d'un diadème et une bulle d'or au cou, complètement vêtue du reste, reçoit l'enfant dans ses bras. Derrière elle est Apollon presque nu, tenant une branche de laurier. Derrière Jupiter on voit une déesse ailée, vêtue d'une tunique longue, avec une ceinture et des bandes croisées sur la poitrine, la tête diadémée et une bulle au cou, comme la précédente; elle tient à la main droite un stylet, dont elle semble marquer quelque chose, dans sa main gauche un vase à parfums ; près d'elle est une espèce de panier è

EXPLICATION Î>ES PlAffCHES. Ï77

anses, peut-être le licnon , qui doit servir de berceau au nouveau-né. Le nom de cette déesse , inscrit au-devant de sa tête ( Muran ) , indique Mœra ou la Parque , qui préside à la naissance et en marque l'instant. Tinia, le même mot que Tina, se rapporte à Jupiter plutôt qu'à Bacehus. Thalna, appliqué à la première déesse, rappelle, par les fonctions et par le costume, rilithyie ou la Lucine-.D/«7?<? , Thana, qui reçoit Minerve (fig. 337 et pag. i5o sq. ci-dessus); par l'identité du nom, l'Aphrodite-Vénus ou encore la Dioné, qui soutient Jupiter dans ses bras {ibid.): on la prend d'ordinaire pour une des Heures, et ce pourrait être aussi bien une des Grâces ( Thallo et Tkalie). Jpulu est évidemment Apollon. Sur le manche de cette patère, ou plutôt de ce miroir étrusque, se voit encore une figure ailée, au-dessus de laquelle on croit lire, en caractères gréco-italiotes très altérés, une inscription dont le sens serait : Larthia Lysia, fille d'Jnaéa. Voy. tom. III, p. 65-71 et 227 ; et tom. II, p. 409, 486, avec les notes indiquées pour les Éclaircissements des livres V,sect. II, et VIL Compar., outre le sujet analogue, fig. 337, un troisième miroir étrusque, fig. 443 a, où sont rapprochés Bacehus et Apollon. — Mus: Pio-Clem., IV, B, 1.

432 (CX). Jupiter est assis sur le rocher Colone (colline de l'accouchement) ; il paraît tourmenté par les douleurs de l'enfantement. Bacehus sort de sa cuisse, et étend ses petits bras vers Mercure, qui le reçoit dans une nébride (peau de faon, ou ici de chevreau) : Ilithyie, la main étendue, Proserpine et Cèrès assistent à cette scène. (Ces trois déesses ne seraient-elles pas plutôt des Parques ou des Heures?) Tom. III, p. 66, 70 sq. Compar. le sujet précéd., et pi. LXVI bis et ter, i5opel o, avec Fexplic. p. 125 ci-dessus. — Mus. Pio-Clem.,lV, 19.

433 (CXI). Gœa ou Tellus, couronnée de tours comme Cybële, et dont le corps ne paraît qu'à moitié, l'autre étant enfoncée dans la terre dont elle est le symbole, tient dans ses bras le petit Bacchus, que Jupiter lui avait confié, et que ce dieu, assis sur un siège sans dossier, regarde avec complaisance ; elle va le remettre à une Nymphe qui, par son geste, témoigne qu'il faut redouter la colère de Junon ; une autre Nymphe est appuyée sur un cippe. ( Les têtes de ces deux femmes étant restaurées , il est difficile de

I78 U2SLIGI0NS DE LA GRÈCE ET DE L'iTALlE AVC1KXKES.

déterminer qui elles peuvent tire précisément, quoiqu'elles s'an* noncent comme les nourrices du jeune dieu.) Même tome, p. 65 sqq., 128 sq. — Bas-relief du Musée du Louvre, n° 259. Musée Napol., I, 75.

434 (CXVIII). Jupiter debout, tenant lui-même sur son bras Bacchus enfant, qu'il va remettre aux Nymphes ; près de lui est le chevreau dans lequel il me'tamorpbosa le jeune dieu pour le soustraire à la fureur jalouse de Junon. Même tome, p. 66 sq. (Compar., dans les Nouvelles annales de l'Institut archéologi que, Monum., pi. IX, une peinture de vase où Jupiter lui-même, comme ici , tient dans ses bras le petit Bacchus , qu'il confie à deux Nymphes, dont l'une, assise, le reçoit. Voy., dans le même recueil, tom. I, p. 357 sqq., la dissertation de M. J. de Witte sur ce monument.) — Médaille du Démos (peuple), couronné de laurier à la face, des Laodicéens de Phrygie. Ecrhel, Num. A necdot., XIV, 12.

435(CXII). Hermès ou Mercure, coiffé du pétase, et chaussé des bottines, tient dans un pan de sa chlamyde le petit Bacchus qu'il s'empresse de porter à ses nourrices. Même tome, ibid. Compar. fig. 436-438 ci-après. — Zoêga, Bassirilievi, I, 3.

436 (CIX). Hermès, absolument dans l'attitude du précédent, remet le petit Bacchus, déjà couronné de lierre , à sa nourrice Ino, assise sur un rocher, et qui le reçoit sur une nébride étendue j derrière elle se tiennent debout Athamas , son époux, la tête ceinte d'une couronne de lierre, et s'appuyant sur un thyrse, et ses deux sœurs, Autonoé et Agave , dont l'une tient également un thyrse, l'autre s'appuie contre un tronc d'arbre dépouillé; du côté opposé, on voit derrière Hermès trois personnages bachiques, une Ménade, échevelée et à demi nue, entre deux Satyres, ayant pour tout vêtement une nébride jetée sur l'épaule, l'un jouant de la double flûte, l'autre portant un thyrse, la Bacchante jouant du tambourin et dansant comme eux. Leur attitude animée fait contraste avec la pose calme et digne des précédents. M. Welcker croit reconnaître dans ceux-ci Silène et la Nymphe ou Bacchante Mystis; l'instituteur et l'institutrice du jeune Bacchus, suivis d' Opora, l'Heure ou la saison de l'Automne et de la vendange ; dans la nourrice du dieu, il voit Nrsa

EXPLICATION DES PLANCHÉS. 179

au lieu d'J/w, la seconde au lieu de la première, principalement à cause du rocher qui semble indiquer une grotte. Compar. les deux sujets suivants. — ■ Bas-relief d'un beau et grand style, sculpté autour du cratère de marbre dont il est question t. III , p. 66, n. 2, et que l'inscription annonce être l'œuvre de Salpion l'Athénien. Mus. Borbon., tom. I, tab. XLIX, coll. Welcker, Zeitschriftfuralte Kunst, tom.I,p. 5oosqq., et tab. V, 23, VI, 24. 439 (CXIII). Hermès, qui a jeté son caducée à terre, vient de remettre le petit Bacchus à sa nourrice, debout, qui l'a reçu sur une nébride, et qui paraît placée à l'entrée d'une grotte figurée par un berceau de lierre (M. Welcker y voit, pour cette raison , Nysa plutôt qu'Ino ou Leucothée). L'enfant étend ses bras vers son fidèle gardien dont il ne veut pas se séparer. Même tome, ibid., et p. 128. Compar. les fig. précédente et suivante. — Peinture de vase, dans ïischbein, III, 8.

438 (CXIV). Hermès, en costume de voyageur, est assis sur le rocher de Nysa; il tient sur ses genoux le jeune Dionysos, qui étend ses petits bras vers une Nymphe qualifiée par l'inscription de Mœnas ou Ménade (identique à Baccha), placée devant lui et portant un thyrse à la main ; derrière le dieu est une autre Nymphe, dont le nom mutilé se termine en ous, et qui, dans une altitude pieuse, tient une tige de myrte. Ce sujet est comme la contre-partie du précédent. Même tome, ibid., ibid. — Millin, JPeint.de vas., II, i3, coll. Panofka, Cabinet Pourtalès, p. 91- 94, et pi. XXVII.

439 (CXV). Deux Nymphes {Naïades) vont laver le petit Bacchus, que l'une tient nu sur ses genoux, tandis que l'autre verse de l'eau dans un vase. Un second groupe, à droite, représente l'enfant divin, déjà plus grand, tenu en équilibre par un jeune Satyre et par le vieux Silène, qui le soutient au moyen d'une branche d'arbre, et l'instruit à cet exercice en présence de deux autres Nymphes. Un troisième groupe, à gauche, fait voir le jeune Bacchus monté sur un chevreau, et portant avec peine sur ses épaules la ciste mystique, entre Silène qui l'accompagne enveloppé dans son manteau, une Nymphe qui marche devant le divin pédagogue, et un Satyre, tenant un thyrse, qui entraîne l'animal. Même tome, p. 66 sq., 127-129, i35-i37, i/|0-i 5/j,

ïSo RELIGIONS t)B LA GRECE ET DE LlTALlE ANCIENNES.

passim. — Bas relief de la villa Albani. Winckelmann, ifcfo/m/w. ined., n° 52, coll. Mus. Capitol. IV, 60.

44o (CXVI). Ino-Leucothce , déesse de la mer et nourrice de Dionys us- Bacchus, debout, et portant le petit dieu sur son bras. Sa tête est ceinte d'un bandeau; elle est vêtue d'une ample et longue tunique sans manches, par-dessùs laquelle est jeté un péplus; elle tient d'une main un petit vase, auquel touche Bacchus en même temps qu'il la caresse, et de l'autre fait un signe qui semble lui rappeler sa céleste origine. Même tome, p. 67 sq., 70, etc. — Statue de la villa Albani. Winckelmann, Monum. ined., 54, et Bouillon, II, 5.

44i (CXVI). Silène, couronné de lierre, entièrement nu, et d'un style tout-à-fait idéal, est appuyé sur un tronc autour duquel s'entortille un serpent, et qui est couvert d'une nébride, portant dans ses bras le petit Bacchus, et le regardant avec une tendre sollicitude. (Si l'enfant avait une queue, comme on le croit, il y faudrait voir plutôt un jeune Satyre, et probablement Maron, donné ou comme petit -fils, ou comme fils de Bacchus, ou même comme propre fils de Silène.) Voy. tom. III, p. i45, i54, i56, n. 2, coll. p. i35 sqq., 189. — Statue ou groupe de la villa Borghèse , maintenant au Musée du Louvre , n° 709. Bouillon, II, 2.

442 (CXXIII). Dionysus ou Bacchus Licnitès, le même que lacchus, bercé dans la corbeille ou le van mystique (licnon), d'où s'échappent des pampres et des raisins, par un Satyre vêtu d'une peau de panthère , et par une Ménade couverte à la fois d'une tunique, d'un voile et d'une nébride qui flottent au gré du vent; ils tiennent, l'un un thyrse, l'autre une torche allumée, qu'ils secouent sur le dieu en dansant. Scène symbolique de purification par l'air et par le feu tout ensemble. Même tome, p. 225- 228, 23 1 sqq., coll. pag. 126, 137, etc. — Winckelmann, Monum. ined., 53.

443 (CXVII). Bacchus, ou, selon l'inscription, Dionysos, adolescent, est couché sur les genoux d'une des Nymphes qui l'ont élevé et qu'il embrasse (cette figure à la couronne radiée semble plutôt celle de Sémélé, devenue Thyoné ou Libéra, comme l'indique le sujet suivant); la partie inférieure de son corps est couverte

d'une chlamyde parsemée d'étoiles , ainsi que le péplus d'une seconde Nymphe, placée en face, et qui lui offre une guirlande ( de lierre ( dans une attitude semblable à celle de la figure analogue, 438) ; une troisième Nymphe, à demi couche'e sur un plan inférieur, présente un oiseau (probablement une colombe) à la panthère du dieu. Au revers, on voit Hélios ou le Soleil (etnon pas le même Bacchus, comme le croit M.Creuzer d'après Millin), la tête radiée, le fouet en main, conduisant son char attelé de quatre chevaux, au-dessus de la mer indiquée par des plantes et des animaux marins. Même tome, pag. 33 1 coll. 266, 270, 128 sq. Comparez, entre autres, fig. 555 b, ci-après. — * Millin, Peint, de vas., II, 49.

f43 a (CXXVIII). Bacchus (Phuphluns), dans une attitude pleine de grâce, pressant sa tête contre le sein de Sètnélè {Semld), qu'il a enlevée des enfers, et qui s'incline vers la bouche de son fils avec la tendresse d'une amante encore plus que d'une mère; elle tient dans sa main droite un thyrse, en qualité d'initiée. Apollon (Apulu), comme dieu pythien, vainqueur des te'nèbres infernales et purificateur, assiste à cette scène, portant une branche de laurier ; derrière lui, un petit Satyre joue de la double flûte. Même tome, pag. 72 et 266, coll. pag. 64, 62, etc. Compar. fig. précéd. et 43i. — Miroir étrusque, publié par son possesseur, M. Gerhard, Dionysos und Semele, Berlin, i833. Confér. Monum. inéd. de l'Institut archéol. de Rome , tom. I, pi. 56; et Monum. de l'art antique, par O. Muller et Oesterley, I, pi. LXI, 3o8.

443 b (CXI). Dionysus barbu, enveloppé d'un ample manteau , et soutenu par un jeune Satyre (Ampélus), se présente à la table de l'Athénien Icarus ou Icarius, couché sur un lit, et qui l'accueille avec transport, ayant près de lui sa fille Érigone, assise; un serviteur apporte une coupe, tandis qu'un second Satyre (peut-être Cornus), jeune comme le premier, détache la chaussure de l'hôte divin. Tom. III, p. 234 sq., i56 sq., etc. Compar. le sujet évidemment analogue et beaucoup plus riche, pi. CXXVI, 477, ci-après. — Terre-cuite du Musée britannique. Description, etc., pi. XXV, 47.

■ 44(CXIX). Lycurgue combattant contre Bacchus et vaincu par

l82 RELIGIONS DE LA GRÈCE ET DE L'iTALIE ANCIENNES.

les Monades. Le roi de Thrace, d'un aspect fier et sauvage, occupe le centre de la scène, tenant des deux mains une double hache , arme de son pays. A ses pieds est couchée Ambrosie, l'une des Nymphes qui présidèrent à l'éducation de Bacchus, menacée par le monarque furieux, et implorant la Terre contre laquelle elle s'appuie d'une main, tandis qu'elle élève l'autre vers son ennemi; derrière elle serpente le cep de vigne, dans lequel elle, est métamorphosée, pour mieux le combattre en l'embarrassant de ses branches et de son feuillage (Nonn. Dionysiac., XXII, 7 sqq.). Ainsi empêché, Lycurgue est assailli par deux Ménades ou Bacchantes , semblables à deux Eumènides ou Furies, ayant les cheveux épars et des ailes aux tempes ; l'une, vêtue de la tunique talaire, avec un court manteau noué en ceinture autour de son corps, tient d'une main un glaive et de l'autre frappe le roi Thrace à la tête avec une verge ou un fouet; l'autre, court vêtue à la manière de Diane, l'attaque avec deux torches, ou passe devant lui comme une apparition terrible, ayant la panthère bachique pour auxiliaire (compar. fig. 328). A droite de ce groupe principal, on voit trois des Muses, peut-être par allusion au nombre primitif de ces déesses qui font partie du cortège de Bacchus; elles ont des plumes sur la tête, et il est facile de reconnaître en elles Uranie, Clio et Calliope (fig. 295, 287, 288, 3oi, etc.). M. Welcker les prend pour les trois Mœres ou Parques, figurées en Muses. Du côté opposé , paraît Dionysus ou Bacchus avec sa suite, dans l'attitude du triomphe; sous son bras droit élevé est le vieux Silène qui le regarde et le conseille; à sa gauche, Pan, le danseur, tenant un pédum et une amphore ; il élève un de ses pieds de bouc, audessous duquel, à la place ordinaire de la ciste mystique ( fig. 45 1 a, 474) 47 5, etc.), est Opora ou Pomorie, couchée à terre, et portant dans les plis de son vêtement des grenades et d'autres fruits pareils; le serpent, qui sort ordinairement de la ciste, lui forme un collier ; derrière elle, un Faune ou Panisque, avec le pédum recourbé et la nébride, termine la scène à laquelle il semble applaudir, tout en imitant le geste de Bacchus. D'après Zoêga, en grande partie. Voy. tom. III, p. 71, 109, surtout 123, i3i sq., 137 sq., 157 sqq.; 177, 184 sqq., etc. — Bas-relief d'un

EXPLICATION DES PLANCHES. l83

sarcophage à Rome. Zoëga, Abhandl. éd. Welcker, tab. I,fig.i, coll. 3 et tab. II, 4, 5, 6, où sont rapprochés des monuments analogues.

444 a (CXLIX bis). Vase peint de la Pouille, représentant dans la bande supérieure une scène analogue à la précédente, mais qui n'est qu'esquissée ici. On y distingue Lycurgue, sévissant contre les Ménades , et venant de frapper du coup mortel son épouse qui tombe à ses pieds; à gauche sont deux Bacchantes ; à droite une Erinnys ou Furie ailée, accompagnée de la. panthère, et qui attaque le roi barbare des Édoniens. La bande inférieure offre un monument sépulcral honoré par des offrandes. Même tome, p. 71, 109, etc. — Millin, Descript. des tomb. de Canose, pi. II, 11, coll. pi. XIII.

(45 (CX). Penthée déchiré par les Bacchantes. Sa mère Agave lui arrache un bras près de l'épaule; Ino le saisit par une jambe ; Autonoè et la troupe furieuse l'attaquent de toutes parts ; la panthère de Bacchus prend elle-même part à l'action , et mord une des jambes du malheureux prince. A gauche on voit un Faune qui contemple cette scène avec effroi, et deux Centaures, dont l'un joue de la lyre pour calmer le délire des Bacchantes, l'autre «'tend ses mains au ciel comme pour implorer la grâce de Penthée; du côté opposé est la Nymphe d'une fontaine du Cithèron, qui laisse écouler l'onde de son urne, en détournant la vue, ayant sur ses genoux un gros serpent, symbole bachique. Voy. tom. III, p. 72, 109, 123, 1*7, etc. — Galeria Giustiniani, I, 104, coll. Millingen, Vas. de div. coll., 5, et Raoul Rochette, Monum. inéd. I, iv, 1.

446(CXfo>). Dionysus ou Bacchus entouré de ses fidèles compagnons, les Satyres, qui le délivrent des mains des Tyrrhèniens9 et tirent vengeance de l'attentat de ces pirates. Au centre de cette composition formant une bande circulaire, divisée ici? mais dont il est facile de rétablir l'unité, paraît le jeune et beau Dionysus, assis sur un rocher recouvert de son manteau, et tenant de la main gauche une coupe, à laquelle paraît vouloir se désaltérer un lion, symbole de force et de victoire, qu'il caresse de la droite; deux jeunes Satyres, assis comme lui, et caractérisés par la queue de cheval, sont à ses côtés; deux autres, debout,

î84 RELIGIONS DE LA GRECE ET DE l/lTALIE AKCIEITOES.

et qui se correspondent également, puisent le vin dan* deux cratères; plus loin, à droite, un vieux Satyre emporte une coupe pleine; à gauche, un autre vieux Satyre commence le combat contre les pirates, une torche à la main. Des deux côtés se succèdent maintenant (bande supérieure de droite à gauche, bande inférieure de gauche à droite) deux séries de groupes qui n'en font qu'une, groupes aussi variés que nombreux, où l'on voit les Satyres vieux et jeunes, mais principalement les vieux, vêtus pour la plupart de pardalides ( peaux de panthères), et la tête ceinte d'une bandelette , comme Bacchus lui-même , terrassant les Tyrrhènes avec des massues , des thyrses, des branches d'arbre, les poursuivant avec des torches, les précipitant dans les flots, ou les forçant de s'y jeter à demi changés en dauphins par le pouvoir du dieu-, le serpent bachique ne manque pas plus ici qu'au sujet précédent, et prend part au combat. Voy. tom. II, p. 63a, et tom. III, p. 72, 78, i35-i37, etc. — Bas-relief qui orne la frise du petit monument circulaire érigé à Athènes par Lysicrate, en mémoire d'une victoire choragique, comme en fait foi l'inscription {Lysicrates de Kihyna, fils de Lysitlieides, était chorège; la tribu Acamantide vainquit dans le chœur d'enfants; T néon jouait de lafiûte; Lysiades, Athénien, était l'instructeur du chœur; Évainetos était archonte). Sa date est l'Olympiade CXI, 2. Stuart, Antiquit. of Athens, I, chap. 4? pi- III etsuiv. 447 (CXLVIII). Bacchus barbu, couronné de lierre, vêtu d'une tunique courte, recouverte d'une cuirasse, et, sur son bras gauche dont il tient un cep de vigne, portant une pardalide en guise de bouclier, terrasse avec son thyrse un guerrier armé à la grecque, et qui doit être ou Persée, ou quelque autre roi grec, plutôt que le roi indien Dériadès qu'on y voit d'ordinaire. T. III, p. 123, 33 1 sq., coll. p. 79, 112 sq. — Vase peint. Hirt, Bil- * derb., p. 83.

448(CXIX). Bacchus y vainqueur de l'Inde, faisant grâce à Dériadès. Le héros divin, couronné de pampres, est assis sur un trône, sous lequel se voit la panthère; à ses côtés se tient debout Pan, le général de son armée ; le roi de l'Inde, captif, est prosterné devant lui, accompagné d'une femme et d'un homme de sa nation, ce dernier portant les insignes de son pouvoir; d'autres

EXPLICATION DES PLANCHES. l85

îndîens sont foules aux pieds des chevaux et des Centaures, qui traînent dans deux chars le chef des Satyres, Silène, armé de toutes pièces, et une Bacchante. Même tome, p. 79, i54, 167, etc. — Bas-relief du Musée Chiaramonli, d'après Gerhard, Antihe JBildwerke,\A. CIX, 1. Comparez le beau fragment d'un monument pareil, mais d'une exécution bien supérieure, fig. 458 b, ci-après.

448 a (CXVIII). Marche triomphale de Bacchus dans l'Inde. En avant est un lion, suivi de deux chameaux portant un Indien et une Indienne, symbole des peuples soumis. Vient ensuite, précédé d'un Satyre armé d'un thyrse, le char de triomphe, orné d'un griffon , et traîné par deux éléphants que conduisent des Amours; on y voit Dionysus vainqueur, s'appuyant sur son fidèle Ampélus; au-dessous est le vieux Silène monté sur une panthère et tenant un bouclier. Derrière, sont des guerriers du cortège de Bacchus, à cheval et à pied, suivis d'un vieux Satyre monté sur un âne. Cette pompe parait sortir de la porte d'une ville. Même tome, ibid. — Bas-relief d'un sarcophage. Zoega, Bassiril.,1, 7.

449 (CXVIII). Le grand Cratère dionysiaque, entouré de lierre, et duquel sort un thyrse, est ramené de l'Inde dans un chariot à roues pleines, traîné par deux panthères; sur le devant est un Indien prisonnier et enchaîné, dont une Bacchante, probablement Méthé, tient la chaîne; un Satyre paraît soutenir le cratère; un autre conduit un éléphant, couvert d'un réseau, et qui porte un autre Indien ayant les mains liées derrière le dos. Ibid. — Zoega, Bassiril., I, 8.

450 (CXXX). Triomphe de Bacchus représenté comme celui des empereurs romains. Le dieu est précédé de deux Satyres, dont un joue de la double flûte, et suivi d'une Bacchante tenant un thyrse ; derrière eux des Indiens prisonniers portent avec peine une espèce de brancard, sur lequel est un grand Cratère entouré de quatre statues assises, qui figurent les nations vaincues ; deux chameaux ferment la marche du cortège, qui se dirige vers un autel allumé. Ibid. — Zoega, Bassiril., II, 77.

4$I (CXV). Ici la panthère marche en avant au lieu du lion (448 a), accompagnée d'un jeune Satyre portant un panier de fruits sur

ï86 RELIGIONS DE LA CRÈCE ET DE L'rTALÏE ANCIENNES.

son épaule et un pédum à la main; un autre Satyre, armé d'un thyrse, conduit par la trompe un éléphant que gouverne un, Amour monté sur son cou, tandis que, sur son dos, est lié un Indien prisonnier, qui a la chevelure bouclée et des anaxyrides (larges pantalons); un troisième Satyre mène une femme dont la tête ajustée comme celle de l'Indien annonce sa compagne de captivité; suit un homme à demi nu , les mains liées derrière le dos, et qu'une Bacchante force d'avancer en le menaçant d'un court javelot; derrière, marche une autre Bacchante faisant l'office de canéphore, c'est-à-dire portant une corbeille de fruits, et correspondant ainsi au premier Satyre. lbid% — Mus.Pio-Clem., IV, a3.

45i« (CIX). Triomphe de Bacchus : scène analogue aux précédentes, mais beaucoup plus riche, et où le cortège du dieu est presque au complet. On le voit couché mollement sur un char, orné de sculptures relatives à son culte , et entre autres d'un Faune ou d'un Satyre entraînant un bouc par les cornes; près de lui est Ariadne, qui le tient embrassé ; un Amour portant un drapeau vole au-devant du couple divin abrité d'un parasol ; Dionysus verse le vin à un Faune (ou un personnage rustique), qui reçoit ce présent avec reconnaissance. Deux vieux Centaures traînent le char, l'un pinçant la lyre, l'autre jouant de la double flûte ; devant eux est Pan, qui, d'un coup de son pied de bouc, ouvre la ciste mystique, et, dans ses deux mains élevées, tient un vase avec la syrinx; deux jeunes Bacchants et deux Bacchantesle précèdent, celles-ci portant le thyrse et une grappe de raisin , ceux-là un quartier de chevreuil et le pédum. Plus loin paraît le vieux Silène, ivre, et chancelant sur son âne; un jeune Satyre le soutient, et deux Bacchantes marchent en avant, l'une tenant une grappe de raisin et un pédum, l'autre le tambourin élevé au-dessus de sa tête. Un autre groupe se compose d'un vieux Faune, d'une femme ayant la tête ceinte d'une bandelette, d'un homme portant un enfant sur ses épaules et ayant près de lui un autre enfant avec une grappe de raisin; derrière eux est un éléphant. Un Silène jouant de la double flûte, et un jeune Satyre tenant un pédum recourbé, auquel pend une calebasse, ouvrent la pompe bachique, et doivent peut-être, ainsi

que les personnages du groupe qu'ils précèdent, s'entendre des Tityres, des Lydiens, et des autres rustiques adorateurs de Bacchus. Toni. III, pag. 79, 124 sqq., i3a sqq., i5/f, 157, etc. — Bas-relief de la villa Montalto, passé dans la collection Townley, et de là au Musée britannique. Bartoli, Admiranda Rom.y tab. XLVIII et XLIX.

4^2 (CXX). Bacchus trouve Ariadne endormie dans l'île de Naxos ; Morphée, figuré comme un vieillard avec des ailes à la tête, prolonge son sommeil; Pan a levé le voile qui la couvrait, et un Amour fait voir à Bacchus combien elle est belle. Le dieu s'avance nonchalamment, appuyé sur le jeune Ampélus, qui tient un rhyton; il est environné de Satyres vieux et jeunes, et de Ménades, qui admirent Ariadne. Une de celles-ci porte un petit foyer sur une soucoupe, ce qui a rapport au batillus sur lequel on portait le feu devant les empereurs et les magistrats romains. On voit sur le sol un serpent qui sort du rocher de la grotte de Naxos, un vase à boire, une panthère et une ciste, d'où s'élance un autre serpent. Une Ménade et un Satyre soutiennent un grand flambeau, qu'un autre Satyre va laisser tomber; un troisième Satyre, vêtu d'une pardalide , porte un masque et sur son bras un Satyrisque ; un quatrième, ayant devant lui la ciste mystique, semble purifier par l'eau ou par le feu un autre petit Satyre. Plus loin, on voit sur un cippe orné d'attributs bachiques (un masque et un flambeau), une statue de Bacchus barbu, qui tient un tkyrse et un tambour ; devant cette statue est un petit autel, vers lequel une Ménade, précédée d'un autre personnage, apporte une offrande de fruits, tandis qu'une prétresse (une Thyade?) y sacrifie un poulet que la flamme va consumer. Cette cérémonie et tous ces symboles ont trait aux noces mystiques de Bacchus et à! Ariadne. Voy. tom. III, p. 270 sq., 297, 299, coll. p. i3o, 137, i5o, i56, i58, etc. Compar. les sujets suivants. — Mus.Pio-Clem.,Y,8.

4?>3 (CXXI). Dionysus-Bacchus, ou Liber, et Ariadne, représentée comme Kora ou Libéra, rapprochés sur un lit sacré et célébrant leur union, tous deux couronnés de lierre; celle-ci, vêtue d'un ample manteau qui lui sert de voile, et tenant d'une main une poupe, de l'autre un tambour; celui-là, presque nu, s'appuyant

î 88 EÉtïC-ÏONS DE LÀ GRÈCE ET DE ï/ïTALIE ANCIENNES.

sur un thyrse, et présentant à boire à sa panthère couchée entre eux. Derrière Bacchus est Hermès ou Mercure, debout, avec son caducée, puis une Ménade qui s'appuie sur lui, puis un Satyre; derrière l'épouse divine , un enfant assis sur un rocher et qui souffle dans une conque, puis un Satyre muni d'un pédum et faisant un geste moqueur, puis une Ménade ou Thyade appuyant la main sur un autel orné d'un Bacchus en relief; aux deux extrémités on voit en regard deux prêtres de Bacchus, vêtus d'une tunique longue avec la nébride par-dessus, ayant un thyrse et un tambour dans les mains, et un modius sur la tète. Entre Bacchus et Ariadne, et au-dessus d'eux, est représenté le vieux Silène livrant à des Génies ailés ou Amours , dont l'un tient une palme, un Pan ou Satyre ( espèce de Marsyas ) qu'il a vaincu, pour le châtier. Sur le sol on remarque les principaux symboles bachiques, le van et la ciste mystiques, l'un et l'autre avec le serpent; un panier qui paraît contenir la poussière athlétique (dont on couvrait l'arène) ; un lion, un chevreau. Le champ est tout rempli de pampres avec des raisins. Même tome, p. 270 sq., coll. p. i29sq., 137, i58, 228, etc. — Bas-relief célèbre du sarcophage Casali. Mus. Pio-Clem., V, C. Voy. fig. suiv.

454 (CXXI). Bacchus et Ariadne , couchés en face l'un de l'autre, ont près d'eux un Faune ou un Satyre qui fait résonner un cornet recourbé; derrière Bacchus est une Ménade appuyée, et derrière Ariadne une autre Ménade jouant de la double flûte pendant qu'elle frappe avec le pied un instrument appelé croupezia» qui lui sert à marquer la mesure. Jmpélus, favori de Bacchus, s'avance, d'un côté, sur un char trainé par deux tigres, sur l'un desquels est monté un Amour pinçant la lyre; de l'autre côté, un Pan ivre est relevé par deux Nymphes; plus loin, une femme, Nymphe ou Ménade, soulève mystérieusement le voile qui couvre le van mystique, et une autre femme découvre la ciste d'où s'échappe le serpent dont un Satyre s'éloigne avec effroi. Même tome, ibid. — Bas-relief ornant le couvercle du même sarcophage. Ibid.

455 (CXXII). Pompe nuptiale de Bacchus et à' Ariadne. La troupe des Bacchants et Bacchantes précède les chars des divins époux ; deux jeunes Satyres soutiennent avec peine Silène ivre, dont les

EXPLICATION DES PLANCHES. l8<}

cymbales sont tombées à terre ; ils sont suivis d'un autre Satyre, qui danse en portant un cratère sur ses e'paules; puis, sur un char à deux roues, traîné par deux panthères que guide VAmour éphèbe, accompagné d'une Bacchante qui sonne de la trompette, paraît Ariadne couverte à demi du voile de fiancée, ayant à côté d'elle Hyménèe avec son flambeau , et s'appuyant sur un jeune Satyre, peut-être Ampélus, qui suit le char et fait l'office de paranymphe ; derrière, vient le char à quatre roues de Bacchus, traîné par deux chevaux que dirige son écuyer Maron dans une demi-ivresse; le dieu lui-même, ayant la main droite posée sur la tête en signe de repos, un pédum dans la main gauche, et les cheveux ceints d'une bandelette avec des grappes de raisin qui retombent des deux côtés, semble assoupi sur les genoux d'une déesse voilée comme l'épouse, et qui est la pronuba de ces noces (probablement Vénus conjugale)', un Satyre, portant une pardalide et une outre sur son épaule, ferme la marche. Tom. III, p. 270 sq., 297, 299, coll. 126 sq., i36, i54 sqq., et tom. II, p. 653. — Bas-relief d'un sarcophage. Mus. Pio-Clem., IV, 24.

4^6 (CXXVI). Bacchus et Ariadne se tenant embrassés dans le char du dieu traîné à travers les airs par un jeune Centaure et une Centauresse qui joue de la lyre; au-devant vole un Amour, si ce n'est Hyménée, avec un flambeau nuptial à la main ; derrière est un autre Amour; au bas, on voit, à la surface tranquille des eaux, un groupe formé du vieux Nérée tenant une corne d'abondance, entre deux Néréides dont l'une porte dans sa main une voile repliée et doit être Galéné, en qui se personnifie le calme de la mer. Tom. III, p. 270 sq., 297, coll. tom. II, p. 364 sq., et la note 1 2 dans les Éclaircissements du livre VI. — Camée du Cabinet du roi. Buonarroti, Medagt. ant., p. 43o. 4,^7 (CXXVI). Lectisterne ou banquet nuptial de Bacchus et d'Ariadne , assistés à' Hercule. Les trois divinités sont couchées sur un lit somptueux que domine un berceau de vigne. Bacchus, qui est au milieu, et couronné de lierre, tient dans sa main droite un rhyton et dans la gauche une large coupe ; ses regards sont tournés vers Ariadne. Celle-ci, couronnée de lierre comme son époux, tient dans sa main droite un thyrse orné d'une

ïfjO RELIGIONS DE LA GRÈCE ET DE L'iTALlE ANCIENNES.

bandelette, et dans l'autre un canthare; au-dessus d'elle plane le Génie des mystères. Hercule est assis au bas du Ht, à la place la moins honorable, coiffé et vêtu de la peau de lion, appuyant la main droite sur sa massue et le coude gauche sur le genou de Bacchus. Deux femmes, dont l'une, qui paraît une Bacchante ou une Thyade, porte un thyrse dans sa main droite et une ciste dans la gauche, l'autre, d'un aspect et d'un costume imposants, se tient près du Génie des mystères (peut-être Télété, l'initiation personnifiée), sont à droite et à gauche du groupe. Tom. III , p. 270 sq., 34.2 sq., coll. p. 294, 297, 299, etc.— Millin, Peint, de vas., I, 36.

458 (CVIII bis). Statue idéale de Dionyus ou Bacchus, représentant le dieu dans tout l'éclat de la jeunesse et de la beauté, avec ses formes demi-féminines, son regard nageant dans une douce ivresse, son attitude et ses traits exprimant une langueur voluptueuse. Une bandelette ceint son front"; ses cheveux couronnés de lierre descendent en longues boucles sur ses épaules; il est entièrement nu, et tient de sa main gauche des grappes de raisin, en s'appuyant mollement sur un tronc d'arbre le long duquel serpente un cep de vigne, du bras gauche élevé un thyrse qui devait lui faire un autre appui. "Voy. tom. III, p. 76 sqq., et compar. les fig. suiv. — Musée du Louvre, n<> i54- Musée franc., I, 1 ; Bouillon, I, 3o.

458 « (CVIII bis), Bacchus, dans une pose et avec des caractères analogues au précédent, s'appuyant du bras gauche, dont il tient un canthare, sur un Génie ailé où l'on a cru trouver Ampélos, mais qui n'est autre qu'Éros ou l'Amour, et de sa main droite, élevée au-dessus de sa tête couronnée de pampres, pressant des grappes de raisin. La nébride du dieu est jetée sur le tronc qui supporte sa statue, et le long duquel, avec le cep de vigne, grimpe à replis nombreux le serpent. Même tome, ibid. , et pag. i56 sq., 296 sq., etc. — Groupe du Musée Bourbon, a Naples, d'après Gerhard, Antike Bildiverhe, Cent. I, pi. XIX. Compar. Bacchus et Ampélos dans le Mus. Pio-Clem. I, 42, coll. Mus. Florent., III, 48, et dans le Bntish Mus., III, 11. 458 b (CVIII bis). Bacchus, vainqueur de l'Orient, et le vieux Pan. Çreuzer. (Ce groupe n'est qu'un fragment, remarquable par la

EXPLICATION DES PLANCHES. Kjl

beauté de l'exécution, et par la grâce tout idéale donnée à la figure de Bacchus, d'un bas-relief analogue à celui qui se trouve gravé pi. CXIX, 448. Voy. P« 184 ci-dessus.) Même tome, ibid., et p. 79, 137, 157, etc. — Zoëga, Bassiril., n° 75.

458 c (CVIII bis). Tête idéale de Bacchus jeune, avec des traits qui rappellent ceux d'Apollon ; elle est, du reste, ceinte du bandeau ou diadème appelé mitre, et en outre d'une couronne de lierre. Au revers se \oit\a panthère sacrée du dieu, avec une inscription qui annonce une médaille à! Andros , l'une des Cyclades. Même tome, ibid., et p. 332. Compar., pour la mitre, fig. 43o ci-dessus. — Landon, Numism. d'Anach., II, pi. 72.

459(CXIV). Bacchus couché sur un rocher (peut-être le sommet du Parnasse), ou dans une grotte, la tête ceinte d'une bandelette et couronnée de pampres, a demi enveloppé d'ailleurs dans un ample manteau; la grande coupe qu'il tient à la main est une restauration vraisemblable. Même tome, ibid., et p. 88, 129, 240. Compar. fig. 44°* ci-dessus. — Mus. Pio-Ciem., I, 43.

\6o (CXVI). Statue à'Ariadne : sa tête est couronnée de feuilles de lierre et de grappes de raisin; dans sa main gauche elle tient une coupe ; elle est vêtue d'une longue tunique à plis nombreux, et d'un ample péplus. Tom. III, p. 78, 267, 270 sq. — Mus. Pio- Clcrn., I, 45.

\6o a (CXVII). Tête à'Ariadne , couronnée d'une guirlande de lierre. Ibid. — Médaille d'argent de Sicile, au Cabinet du roi.

461 (CXIII). Nymphe bachique ou Ménadc endormie, caractérisée par le serpent dionysiaque qui s'entortille autour de son bras. (En rapprochant cette statue du Vatican de la prétendue Cleo-

pâtre qui se trouve au même Musée, et qui appartenait au groupe de Bacchus surprenant Ariadne , on est tenté d'y reconnaître une représentation analogue de la fiancée du dieu, plutôt que l'image d'une simple Bacchante, ou d'une Érynnis, ou même de Thétis, plongée dans le sommeil.) Ibid. — Mus. Pio-Ciem., III, 43, coll. II, 44) et Raoul Rochette, Mon. inéd., I, pi. V.

462 (CXXVIII). Bacchus ou Liber avec de petites cornes au front, ayant près de lui Libéra en Cérès, avec le modius sur la tête et la corne d'abondance dans la main, tous deux assis sur une thensa attelée de deux Centaures^ dont l'un joue de la double

I(p RELIGIONS DE LA GRÈCE ET DE L' ITALIE ANCIENNES.

flûte, l'autre porte un Amour sur son dos; une panthère est figurée sur le char que précède un Génie bachique. Tom. III, p. 76, 264 sq., 294 sqq., '^19. Compar. fig. 456, 489, etc. — Médaille des Nicéens. Creuzer, Dionysus, tab. III, a.

462 a (CXXVIII). Buste de Bacchus cornu, ayant les cheveux retenus par un diadème formant voile, appelé credemnon , dont les deux bouts retombent sur la poitrine. La figure se rapproche de celle du Satyre. Même tome, p. 76 et 319. Compar. fig. 485 a. — Hirt, Bilderbuch, X, 3.

463 (CXXVII). Bacchus Tauriforme, avec la tête , la queue et les pieds du taureau, armé d'une massue , symbole de la force du soleil, conduit les Pléiades, qui furent ses nourrices, vers un autel. Les figures forment deux séries, marchant en sens contraire, et qui se rejoignent à l'autel, à cause de la forme circulaire du monument. (Bottiger, Tolken et d'autres voient ici le Minotaure entraînant les jeunes Athéniennes pour les immoler.) Même tome, p. 57 sq., 68-71, 76, 190, 329. Compar. les fig. précéd. et suiv. — Bas-relief d'un vase connu sous le nom de Vase d'Orsay, qui a fait partie du Musée Napoléon. Dupuis, Orîg. des cuit., atlas, nos 14 et i5.

464 (CXXVI). Bacchus Tauriforme , sous la figure d'un taureau à tête humaine barbue , vulgairement nommé Hcbon. ( D'autres, et particulièrement M. Millingen, reconnaissent dans cette figure celle d'un fleuve, et ici du Selinoes, comme porte l'inscription pour Selinoeis.) Au revers, Proserpine résistant aux caresses du serpent dans lequel Jupiter se transforma pour la séduire, et qui donna naissance au dieu- taureau. Même tome, p. 76, 210, 237, 265, 3 19. Compar. fig. suiv. — Médaille de Sélinunte en Sicile. Ecrhel, Doctr. num., I, 4'

465 (CXXVI). Bacchus-Hébon, sous la forme d'un taureau à face humaine, au-dessus duquel plane la Victoire portant une couronne. Même tome, ibid. Compar. fig. précéd. et suiv. — Médaille des Néopvlitains (de Naples), au Cabinet du roi.

465 a (CXXVII). Figure analogue aux deux précédentes, mais représentée seulement à mi-corps et comme protome de Bacchus- Hébon {hâtant le pas de son pied de taureau), à qui une femme offre une guirlande ou une couronne de feuillage. Sur d'autres

EXPLICATION DE» PLANCHES. Iq3

médailles de Gela, au lieu de l'inscription Sosipolis [sauveur de la cité) , écrite ici de droite à gauche au-dessus du dieu-taureau, on trouve celas pour gelas, ce qui, entre autres motifs, a fait rapporter cette figure au fleuve éponyme de la ville. Même tome, ibid., etpag. 57 sq. Compar. fig. 464 ci-dessus, 5a6 b et p. 217 ci-après. — Creuzer, Dionysus, tab. III, 3, et pag. 278, coll. Lanoon, Numism. d'Anach., II, pi. 53.

466 (CXII). Taureau dionysiaque (ou Dionysus lui-même sous la figure complète d'un taureau) : il a le corps entouré d'une branche de lierre, et il marche sur un thyrse orné d'une bandelette. L'inscription gravée au-dessus donne cette belle intaille comme un ouvrage d'Hyllus. Même tome, p. 57 sq., 76, etc. — Bracci, Memor., Iï, 91, coll. Lippert, Dactylioth., I, 23 1.

467 (CXI). Le Taureau dionysiaque, paré de bandelettes comme pour un sacrifice, sur lequel est assise une Thyade ou prêtresse de Bacckus, la tête ornée d'une couronne à pointes, vêtue d'une tunique longue, et relevant son ample péplus de la main gauche : autour d'elle trois personnages mâles, qui paraissent la conduire en pompe, l'un, qui marche en avant, ayant la tête ceinte à peu près comme elle et tenant une lance ; l'autre, qui est en arrière, coiffé d'un piléus, et tenant de la main gauche une lance, de la droite une couronne de feuillage; le troisième assis, coiffé comme le premier, tenant une couronne de feuillage et un bâton. Ibid., et p. i3o, surtout 328 sq., où est rapportée l'explication peu vraisemblable de Millin, adoptée par M. Creuzer. Compar. la fig. suiv. — Millin, Peint, de vas., II, 12.

468 (CXI). Deux Bacchantes ou Thyadcs , prêtresses de Bacchus, emmenant un taureau pour le sacrifice , dans une attitude très animée ; derrière, est un pied de candélabre allumé servant d'autel, et entouré d'une bandelette qu'une de ces femmes tient dans sa main. Ibid., ibid. — Mus. Pio-Clem., V, 9.'

469(CXIV). Bacchus, la tête ceinte d'une couronne radiée, un manteau jeté sur les bras, est monté sur une panthère qui court; une Ménade, couronnée de même, enveloppée d'un ample péplus, et tenant un flambeau dans chaque main (peut-être Télété: 25o r), le précède à grands pas ; un Satyre, la tête ceinte de lierre, ayant une pardalide sur le bras et une queue de cheval, marche

194 RELIGIONS X)E LA GRÈCE ET DE L'iTALlE ANCIENNES.

en arrière, portant un beau cratère de ses deux mains ( peutêire Jcratus). Tom. III, p. Go, i35 sq., 146 sqq., 3oo, etc. — Peinture de vase. Tischbein, II, 43.

47° (CXXIII). Bacchus, couronné de lierre, tenant un thyrse et un rhyton, est nonchalamment assis sur un âne; un Satyre le précède en jouant de la double flûte; il y a dans le champ de la peinture un gâteau sacré et une bandelette. Même tome, p. 288 et 339 sq., coll. itiO-iShpassim, 137 et 35o sq. — Tischbein, II, 42.

47* (CXLIII). Vulcain ramené dans le ciel par Bacchus et sa suite. Marsyas ouvre la marche en jouant de la double flûte; véritable Silène ou vieux Satyre, il est couronné de lierre, vêtu de la pardalide, et il a une longue queue de cheval; il est suivi d'une Ménade agitée par une fureur divine; la tête de celle-ci est également ceinte de lierre ; elle porte dans sa main droite un thyrse, et dans l'autre une grande coupe à deux anses ou un canthare; elle est vêtue de deux tuniques plissées, une longue et une courte; on lit au-dessus d'elle son nom, Comodia. Vient ensuite Dionysos ou Bacchus , dans l'attitude de l'ivresse, portant une longue barbe, le front ceint de la mitre, et ses longs cheveux retombant sur ses épaules ; vêtu d'une tunique courte et plissée, serrée par une ceinture, et d'un péplus rejeté en arrière ; chaussé de bottines de peau de panthère, et tenant aussi un thyrse et un canthare. Héph,estos ou Vulcain ferme la marche, en faisant un geste de concession ; il est barbu et coiffé du piléus ; vêtu d'une tunique courte et sans manches, ornée de broderies, et dans sa main droite il porte un marteau. Voy. tom. III, p. 34o coll. 285 sqq., i35 sq., i56, 257 sq., 33i sq., etc. Compar. les deux fig. suiv., 472 et 473. — Millin, Peint, de vas., I, 10.

472 (CXLII).gSujet analogue au précédent. Bacchus barbu, ses longs cheveux couronnés de lierre, vêtu d'une tunique talaire et d'un péplus, tenant dans ses mains une branche de lierre etun canthare, marche en avant; Vulcain le suit monté sur un âne, la tête ceinte de même, portant une tunique courte, très ornée, avec une riche cuirasse et un manteau rejeté en arrière, par-dessus, tenant dans sa main gauche un marteau ; derrière, est un vieux Satyre, probablement Marsyas , qui tient une lyre et un plectrum , dans

EXPLICATION DÉSPLAKcHÊS. IJJ'j

une attitude animée et grotesque. Tom. III, ibid., et p. 122. — Peinture de vase. Tischbein, IV, 38.

47 3 (CXLV). Scène analogue aux deux précédentes. Le Satyre marche ici en avant, comme dans la première, jouant de la double flûte et portant une lanterne suspendue à une bandelette. Bacchus, qui vient ensuite , rappelle la seconde pour le costume comme pour la pose; il a la tête tournée vers Vulcain; mais, avec le canthare d'où s'échappe le vin, il porte un thyrse , ainsi qu'au n° 471. Vulcain est représenté jeune et sans barbe, et il monte un mulet; son costume est à peu près le même que celui du précédent, mais plus simple; une flamme caractéristique se voit sur sa cuirasse, et il tient un thyrse, au lieu d'un marteau, dans sa main gauche. Même tome, ibid.—- Millin, Peint, de vas., II, 66.

4n/} (CXXIV). Pompe dionysiaque ou Bacchanale , sur un bas-relief. Bacchus est couché sur un lit placé sur un char à quatre roues, traîné par deux jeunes Centaures à physionomie de Satyres, dont l'un joue de la cithare et l'autre sonne du cornet. Le dieu est nu ; sa chlamyde est négligemment jetée; dans sa main •gauche il tient une couronne de fleurs, et dans l'autre qu'il élève au-dessus de sa tête, en signe de repos, il a des raisins. A côté de lui est un personnage de femme, soit Méthé, sa compagne ordinaire, soit Nysa, sa nourrice (il paraît sortir d'une grotte ornée de ceps de vigne, peut-être celle des Nymphes Nyséides)', un petit Génie sans ailes, portant une espèce d'étendard, est monté sur le dos de l'un des Centaures. Le char est précédé du cortège habituel ( Thiasos) de Bacchus. Une Ménade et un Pan frappent chacun un tambourin; ce dernier, d'un coup de son pied de bouc, découvre la ciste mystique, d'où sort le serpent ; une autre Ménade joue des cymbales, ayant à ses pieds une panthère. Devant elle, est un jeune Satyre, qui appuie sa main droite sur un autel rustique, et dans la gauche tient un grand pédum noueux; il est précédé d'un Génie bachique sans ailes, monté sur un lion; à côté est une Canéphore qui porte une corbeille remplie de fruits. Tom. III, p. 68, 76, 124 sqq., i55, i83 sq., 229, 294 sqq., 343. Compar. les fig. suiv. — Mus. Pio-Clem., IV, 47-

t<)6 RELIGIONS DE LA GRECE ET DE L'iTALIE ANCIENNES.

475(CXXV). Pompe dionysiaque analogue à la précédente, mais beaucoup plus riche en personnages et en symboles bachiques. Dionysus est assis sur un char traîné par deux Centaures, près desquels marchent un lion et une panthère, et que dirige un Génie ailé ou un Amour monté sur l'un d'eux; le dieu tient dans sa main droite un canthare, et il appuie l'autre sur son thyrse ; sa chlamyde forme un nimbe autour de sa tête. Méthê, qui porte une nébride, est placée derrière lui. Devant le char marche un jeune Satyre couronné, qui joue de la double flûte, entre deux Ménades dont l'une joue des cymbales; cette dernière est précédée d'un Pan, qui danse en agitant son pédum derrière sa tête ; à ses pieds est la ciste mystique, d'où sort le serpent. En avant est un petit char très bas, traîné par des ânes qui sont tombés, et qu'un Satyre placé devant eux cherche à relever. Un Pan placé sur le devant du char tient les rênes des ânes et un thyrse avec lequel il les dirige; deux Muses sont assises dans ce char, et couronnent de lierre un masque de Silène, symbole assorti aux chœurs comiques tels que celui-ci. Le char est escorté d'un Silène ou vieux Satyre, qui tient une corbeille pleine de fruits, récemment cueillis à un arbre ; d'une Ménade9 qui porte un chevreau sur ses épaules; et d'un jeune Satyre qui porte un faon. Les timons des deux chars se terminent également en tête de bélier. Même tome, p. 124 sqq., i4o sqq., i49sq., i55, i83, 184 sq., 197, coll. 67, 76, etc. — Mus. Pio-Clem.,Y,rj.

476 (CXLIX). Bacchus, comme dieu des Saisons, couronné de fleurs et de pampres, est assis sur une panthère, et il verse du vin de la main droite dans un rhyton, placé dans la main d'un Pan qui gambade et porte une outre sur son épaule ; un Satyre, qui est derrière le dieu, semble le soutenir. Les Génies des quatre Saisons, sous la figure de jeunes gens ailés, environnent Bacchus. On voit d'abord à gauche, le Printemps, couronné de fleurs, tenant d'une main une corne d'abondance remplie de fruits, de l'autre un chevreau; près de lui est Y Été, couronné d'épis, tenant d'autres épis en faisceau et une faucille; plus loin, Y Automne, couronné d'olivier, porte à la main et dans un calathus des figues sèches enfilées; à l'extrémité droite, Y Hiver, couronné de roseaux, tient d'une main des oies sauvages, de l'autre une

EXPLICATION DES PLANCHES. îgj

corne d'abondance avec des productions de la saison. Le bas est rempli de figures accessoires , qui sont des petits Génies bachiques en rapport avec les grands, ou bien jouant avec les animaux sacrés du dieu, eux-mêmes relatifs aux diverses saisons. Des lions ou lionceaux, des boucs dont un sur un autel, un Pan qui semble renversé par la panthère de Bacchus, un oiseau aquatique, un sanglier, s'y remarquent surtout. Même tome, p. 71, 137, i58, 177 sq.. 296 sq.,etc. Compar. fig. 25oj, ci-dessus. — Bas-relief d'un sarcophage qui a fait partie du Musée Napoléon , d'après Bartoli , Admirand. Rom. antiq., tab. 79, comparé avec Vauthier et Lacour, Monum. de sculpt., pi. 56. Voy. le bas-relief analogue, au Louvre, n° 116, et dans Clarac, pi. 146.

476 a (CXLV). Bacchus barbu, en costume lydien ou phrygien, tenant le canthare et le thyrse, debout sur un piédestal dominé par un arbre, aux branches duquel pendent la syrinx ou flûte de Pan et le tympanum ou tambourin; derrière, est une Bacchante couchée, saisissant d'une main ce dernier instrument et ayant un thyrse dans l'autre; devant, un jeune Satyre assis, tenant par les pattes un bouc qu'il doit sacrifier au dieu. Même tome, p. 244-258, passim, coll. p. 67 et 243. Compar. fig. 429 et surtout 429 a, avec l'explicat. — Camée. Mus. Pio-Clem.,11, B, 8.

477(CXXVI). Bacchus barbu et enveloppé d'un ample manteau, soutenu par un jeune Satyre (Àmpélos), est conduit vers un lit où sont couchés un homme et une femme, près desquels est une table ronde à trois pieds ; un autre Satyre détache la chaussure du dieu ; un troisième, plus grand, danse derrière lui, un pédum à la main, au son de la double flûte de Silène [Acratos), qui vient ensuite. En dehors de la draperie, on voit un Bacchant, qui semble porter une outre, et une Bacchante ivre, tenant un panier, que soutient dans ses bras un vieux Satyre, dont la tête est ceinte d'une bandelette, comme celles de la plupart des autres personnages. En arrière, paraît debout sur un autel la statue de Priape. (Compar. cette représentation très probable de l'arrivée de Bacchus, suivi de son cortège, chez lcarius, avec celle que nous avons expliquée plus haut, 443 b, et qui est moins

I98 RELIGIONS BE LA GRÈCE ET DE L'iTALIE ANCIENNES.

complète.) Mus, Pio-Clem., IV, a5. Confér., sur ce monument curieux, dont ce n'est ici qu'une portion, Zoëga, Abhandl, éd. Welcker, p. 76 sqq., et 362 sqq., avec les tab. III et IV, 7, 8, 9, 10.

A78(CXXII). Bacchus ivre revient d'un banquet; il est précédé d'un vieux Satyre barbu, dont les reins sont ceints d'une peau, et qui tient un flambeau des deux mains; le jeune Ampélus soutient le dieu qui chancelle, malgré son thyrse qu'il a dans la main droite. Suit une Centauresse tenant dans sa main droite des crotales, qu'un jeune Satyre qui est monté en croupe cherche à lui arracher; derrière elle est un autre jeune Satyre portant un flambeau, que veut lui enlever un vieux Satyre barbu semblable au premier, mais qui tient un thyrse. Puis viennent deux enfants ou deux Satyrisques , ayant chacun un thyrse dans la main, et portant une soucoupe à trois pieds, sur laquelle est placé un petit autel à parfums. Un vieux Satyre ou un Silène, chaussé de cothurnes, et son manteau roulé autour de la ceinture, les suit avec un flambeau. La marche est fermée par une Centauresse , qui, à l'aide d'un jeune Satyre, qui vient derrière elle, force un autre Satyre, qui a sauté sur sa croupe, d'en des- , cendre. Même tome, p. i35 sqq., i56, etc. — Mus. Pio-Clem., IV, ai.

479 (CXXIV). Procession bachique, sculptée autour d'un cratère de marbre d'un beau style, connu sous le nom de vase Borghèse. La première figure à gauche est Bacchus, négligemment vêtu d'un grand manteau ou péplus; de sa main droite il tient un thyrse orné d'une bandelette, et il appuie son bras gauche sur l'épaule d'une Bacchante vêtue d'une tunique longue et qui joue de la lyre. Un Sfltyre nu, portant une pardalide et un thyrse, danse dans une attitude forcée; à ses pieds est couchée une panthère , qui tient un thyrse dans ses pattes. Plus loin, est Silène ivre et couronné de lierre; il se baisse pour ramasser à terre sa coupe qu'il a laissé tomber, et il est soutenu par un Satyre portant un thyrse, avec une pardalide nouée autour de son cou. Devant lui est une Bacchante qui joue des crotales, vêtue d'une ample tunique, qui flotte ainsi que son péplus. Vient ensuite un Satyre avec la pardalide, jouant de la double flûte; puis une Bacchante

EXPLICATION DBS PLANCHES. IJJO,

portant une lyre, qu'un autre Satyre saisit par son manteau. La dernière figure est une Bacchante , qui relève en dansant son vêtement avec la main gauche, tandis que, de l'autre, elle élève son tambourin au-dessus de sa tête. Même tome, p. 122, 127 sq., 1 54, etc. — Musée du Louvre, n° 711. Bouillon, I, 76.

480 (CXXIII). Deux Bacchantes ou Ménades, vêtues d'une ample et longue tunique et d'une pardalide, tenant, l'une un vase, l'autre un thyrse, et poursuivies par un Satyre ayant une pardalide sur son bras gauche, un thyrse dans sa main droite, et par un autre Satyre absolument nu. Même tome, p. 126 sq., 137. — Peinture de vase. Tischbein, III, 14.

/|8r (CXXVII). Au milieu de ce bas-relief, sculpté sur un sarcophage, est Bacchus. Le dieu est dans un commencement d'ivresse; sa chlamyde flotte en désordre ; il est couronné de lierre et de raisins; dans sa main gauche il tient une coupe; une guirlande de feuilles de laurier pend de son épaule gauche à sa hanche droite; sa marche chancelante est guidée par Ampélus qui le soutient, ceint comme lui d'une guirlande, et il appuie son bras droit sur celui d'une Bacchante qui tient dans sa main gauche un tambourin ; à leurs pieds sont deux panthères , qui jouent avec des têtes de bélier. A gauche de ce groupe principal, on voit d'abord Silène, avec une lyre dans les mains, son manteau sur les épaules, et un masque à ses pieds; puis le dieu Pan, portant un pédum, et, dans une attitude lubrique, regardant une Bacchante placée derrière lui et qui semble tenir dans ses mains les membres d'un chevreau ; un jeune Satyre, qui joue avec une chèvre, assis sur un rocher, est aux pieds de Pan ; derrière la Bacchante sont deux autels, sur l'un desquels brûle la flamme, outre un flambeau renversé qui s'y appuie, sur l'autre est placée l'offrande. Du côté opposé, est un vieux paysan (un Tityre), qui danse, en portant un chevreau sur son bras gauche, et dans sa main droite des serpents bachiques; sa tunique est ceinte de cordons parallèles, auxquels sont suspendues des sonnettes; il est chaussé de brodequins. Près de lui un jeune Satyre joue de la double flûte, la pardalide jetée sur l'épaule gauche. Enlre eux est un autel sur lequel brûle la flamme, et à leurs pieds une panthère couchée qui pose sa patte sur un 'panier ren>

Pi *4

ftOO RELIGIONS DE LA GRECE ET DE L ITALIE ANCIENNES.

pli d'œufs ou de fruils. La dernière figure est une Bacchante qui danse, animée d'une fureur bachique, et tenant dans sa main gauehe son voile flottant au-dessus de sa tête. Même tome , p. . 122, 125 sqq., i32 sqq., i5b, i56, i57 sqq., 181 sq., 299. — Mus. Pio-Clem., IV, 20.

482 (CXX). Les dix grandes figures représentent cinq Saiyr.es et cinq Bacchantes qui dansent la cordax. Trois des Satyres sont absolument nus; les deux autres portent sur leurs bras despardalides ; ils ont tous des cheveux hérissés et couronnés de feuilles de pin, des cornes naissantes et de petites queues. Les Bacchantes sont toutes vêtues d'amples tuniques. En partant de la gauche, le Satyre du premier groupe tient des crotales, et la Bacchante qui danse avec lui joue des cymbales. Le second Satyre a dans sa main droite le pédum et étend l'autre vers sa danseuse , qui d'une main relève son péplus et tient dans l'autre un thyrse ; entre eux est un autel, sur lequel est posé un masque bachique, couronné de lierre, tandis qu'un autre semblable gît aux pieds du Satyre. Le troisième groupe est placé entre deux grandes têtes ou deux masques de lion, au-dessous desquels sont deux Génies bachiques, assis sur des panthères et tenant chacun un vase ; le Satyre a dans sa main droite un thyrse à deux cônes de pin , et dans l'autre un vase ; la Bacchante porte un tambourin d'une main et un thyrse de l'autre ; entre leurs pieds est une panthère dont le dos est ceint d'une guirlande de lierre, et qui pose sa patte sur une tête de bélier, comme celle qui la précède. Le Satyre du quatrième groupe relève sa pardalide de la main droite, et de la gauche tient un thyrse double; la Bacchante tient d'une main son vêtement et porte une pyxis de l'autre. Le dernier Satyre a dans sa main gauche un thyrse , et de l'autre tient une .espèce de cercle (mirhombos)', une panthère est à ses pieds; quant à la dernière Bacchante, elle est dans une attitude de repos , s'appuyant d'une main sur un grand flambeau, et dans l'autre tenant un vase. Même tome, p. 125 sqq., i35 sqq., 149 sq., 227 sq., 343. Compar., entre autres, le sujet précédent. — Mus. Pio-Clem^ IV, 29 et 29*. .og(CXIII). Deux vieux Satyres foulent, en dansant, des raisins dans un grand baquet; ils se tiennent par la main : un troisième,

assis, exprime avec ses doigts le jus d'une grappe dans un vase. Même tome, p. i35-i37. — Olivieri, Marmora Pisaurensia, vignette.

484(CXIII). Un Panisque ou Faune et une Bacchante, celle-ci complètement vêtue et portant une haste, celui-là à demi couvert d'une peau nouée en ceinture, et tenant d'une main le pédum, de l'autre la syrinx dont il joue, dansent, aux sons de cet instrument, sur des outres enfilées. Même tome, p. 125 sqq. et i37 sq. — Buonarroti, Medagl. ant., 252.

484 a (CVIII bis). Un Faune , sous une forme complètement humaine, portant des raisins dans sa nébride et dans sa main droite élevée, dans la gauche un pédum; des cymbales et une syrinx sont, en outre, suspendues au tronc qui sert d'appui à la statue. Même tome, p. 137 sq. Compar. la fig. précéd. — Mus, Pio- Clem.y I, 47.

485 (CXII). Ornement d'un pied de table. Deux griffons assis aux angles forment les principaux supports; deux grands thyrses, ornés de bandelettes, paraissent servir d'étais; au milieu est un vase élégant (un cratère) dans lequel deux jeunes Satyres nus expriment le jus des raisins suspendus à une branche de vigne qui s'étend entre des cymbales et des sonnettes. Même tome, p. 62, m, 137 sq., 343, etc. — Mus. Pio-Clem.,V, 10.

485 a (CVIII bis). Un jeune Satyre, sous une forme complètement humaine, la tête ceinte d'une bandelette, la pardalide jetée sur l'épaule droite et retombant en arrière, une flûte dans la main; il s'appuie nonchalamment sur un tronc d'arbre, dans une attitude qui rappelle celle de Bacchus lui-même. Tom. III, p. 137 sq. — Mus. Pio-Clem., II, 3o.

486 (CXXV). Génies bachiques formant une procession comique, sur un sarcophage. Le premier, en partant de la gauche, a dans une main un tambour suspendu à une bandelette, dans l'autre un flambeau renversé; son pied gauche est posé sur un pédum. Le second tient dans la main gauche une cithare et dans l'autre un plectrum ; une syrinx est à ses pieds. Le groupe qui suit offre un Génie, mal affermi sur ses jambes et représentant évidemment Silène, soutenu par deux autres, aux pieds desquels sont des cymbales. Le sixième, qui paraît représenter Bacchus, porte

202 RELICIOITS flE t,A B&LCB ET DK L ITALIE ANCIENNES.

hne outre sur sou épaule et un tliyrsc dans sa main droite ; à seâ pieds on voit une panthère. Le suivant a un pedum dans sa main gauche, et porte dans la droite un panier ou un seau, sans doute par allusion à la ciste mystique; il fait le rôle de Pan. Des deux derniers, l'un joue des cymbales, et un masque est à ses pieds; l'autre joue de la flûte oblique (pla giaulos). Tous ces Génies sont ailés, vêtus de chlamydes, et ont les cheveux noués en touffe sur le devant au moyen d'une bandelette. Même tome, p. 297 coll. 122, etc. — Mus. Pio-Clem., V, i3.

487 (CCXXXVIII). Vase de sardonyx. On voit sur l'une des faces [a) une table carrée portée sur quatre pieds et placée entre des arbres autour desquels serpentent une vigne et une plante dont la fleur est campanulée; un voile, attaché par ses extrémités à ces arbres, est étendu au-dessus de la table; des masques, un tambour, des sonnettes et une syrinx sont suspendus aux arbres et au voile (espèce à'oscilla ou de balançoire); un chevreau se dresse contre l'arbre à gauche; à côté de lui, par terre, est une espèce de sac [perd] attaché à unpédum ; de l'autre côté, aussi à terre, sont deux masques, dont l'un sous la table. Sur cette table on voit cinq vases, dont l'un est renversé, et au milieu une petite figure d'un Centaure marin sur un piédestal. Une figure vêtue d'une longue robe porte deuxj/ambeaux. La tablette porte deux vases sans anses, dont l'un est entre deux griffons. — L'autre face (b) est à peu près semblable pour les arbres et pour le voile; des masques sont également suspendus aux arbres et posés à terre ; il y en a même un qui est placé sur un piédestal; des oiseaux sont perchés sur la cime des arbres. Les pieds de la table sont deux sphinx; il y a dessus quatre vases et deux cistes mystiques; de l'autre côté, à droite de la table, sort un serpent; sur le coin de cette table est une petite statue de Priape en gaine ; on voit enfin, au pied de la table, un chevreau couché et une panthère qui boit le vin dans un vase renversé. — Ce monument unique pour sa beauté, et remarquable par la réunion qu'il présente des principaux symboles bachiques, est au Cabinet des antiques de la Bibliothèque du roi. Il est figuré , dans Montfaucon, avec son ancienne monture, sur laquelle on lisait cette inscription : hoc vas xpk tiri (oevota) mente dicavit

TERTIUS IN FRANCOS (sUCCEDENs) REGMINE RARLUS, qili nOUS apprend que c'est Charles III qui a donne ce vase à Jésus-Christ : il était autrefois dans l'abbaye de Saint-Denis. < — Montfaucon, Antiq. expliq., I, 167, coll. de Clarac, Mus. deSculpt., pi. ia5.

487 a (CXI). Urne entre deux branches de palmier, gardée par deux sphinx : allusion supposée aux mystères de Bacc/ius.Yoj. tom.III, p. 3 19, coll. p. in, n. 1. — Médaille de la ville phénicienne d'Jradus, frappée sous Domitien. Creuzer, Dionysus, tab. IV, 2, et p. 261.

488 (CXV). Médaille appelée cistophore, parce qu'on y voit la ciste mystique, d'où sortie serpent bachique, dans une couronne de corymbes et de feuilles de lierre. Le revers représente deux serpents dressés et entrelacés par leurs queues; au milieu est un carquois ; à droite un thyrse autour duquel s'entortille un serpent : on lit au-dessus un monogramme qu'on explique Prytane, et ME, initiales du nom de ce magistrat; l'autre monogramme est incertain. Même tome, p. 76, 253, 258, 3i5, etc. — Panel, de Cistophoris, vignette.

7,88 a (CXLIX). Autre médaille de la même classe. La face, non donnée ici, représente également la ciste mystique, d'où sort le serpent. Au revers, l'on voit aussi deux serpents entrelacés par les extrémités, mais avec le taureau à côté, par un rapprochement significatif. Même tome, ibid.f et surtout p. 253 sq., 265. Compar. fig. 464 ci-dessus. — Médaille de Tralles en Lydie. Millingen, Méd. inéd.f tab. IV, 10, et p. 74.

489 (CXLIV). Dionysos-Iacchos et Kora, ou Bacchus et Proserpine, comme enfants de Béméter ou Cérès [Liber et Libéra), et divinités des mystères. Ils sont debout, l'un à côté de l'autre, dans un char de triomphe, et tous deux couronnés de lierre. Le manteau du dieu retombe sur la partie inférieure de son corps, et sa nébride est suspendue en écharpe sur son épaule droite; il tient dans sa main droite élevée un canthare, et dans l'autre un thyrse. La déesse appuie sa main droite sur l'épaule de Bacchus; dans sa gauche, elle tient des épis et des têtes de pavots; elle est vêtue d'une ample tunique retenue par une ceinture, et d'un péplus. Le char est traîné par deux Centaures, qui portent un thyrse, un rhyton, un flambeau, et par deux Cenlauresses, aussi

ao4 hmoicms de ia Grèce et de l'ïtalie anciennes.

couronnées de lierre, qui jouent de la double flûte et du tambourin. Un petit Amour, placé sur le devant du char, anime le monstrueux et divin quadrige, qui s'élance au galop par-dessus la ciste mystique et un cratère renversé, à gauche et à droite. Tom. III, p. 258-271, 332, etc. Compar. fig. 453, 454, 456, 474 ci-dessus. — Grand camée du Vatican. Buonarroti , Mcclagl. ant., 427.

490 (CV). Dionysus ou Bacchus, comme lacchus ou Liber, debout, couronné de lierre, tenant d'une main le thyrse, dans l'autre une corbeille remplie de fruits , devant Déméter ou Cérès , assise, richement couronnée et vêtue, qui paraît de'ployer à ses yeux un rouleau ou volume (si ce n'est un voile renfermant les semences), en qualité de thesmophore ou législatrice, présidant aux lois fondées sur l'agriculture aussi bien qu'aux mystères qui en dérivent. Derrière elle est la ciste sacrée. En haut, l'on aperçoit une fenêtre, d'où sort une tête de femme, probablement celle d'une prêtresse, sans doute pour indiquer le temple de la déesse. Même tome, ibid., et livre VIII, sect. II, chap. II, passim. Compar. fig. 547 et 2^° r- — Peinture de vase, Tischbein, IV, 36.

490 a (CXLVII). lacchus enfant, placé entre Déméter et Kora (Cérès et Proserpine), les deux déesses des thesmophories, enveloppées de longs voiles qui descendent de leurs hautes coiffures, et tenant chacune la patère ou coupe des sacrifices. Même tome, ibid., ibid. — Gerhard, Antike Bilderwerhe, I, tab. II, 1.

490 b (CXLIV). Déméter ou Cérès, le sein droit découvert, tenant sur son bras gauche le petit lacchus, son nourrisson, et s'appuyant du bras droit sur un sceptre. Même tome, ibid., et surtout p. 23i sqq. — Revers d'une médaille de bronze des Athéniens. Combe, Num. Mus. Britann., tab. VII, 7.

4go c (CV). Les deux têtes accolées, en manière d'Hermès, de Bacchus [Liber), barbu, et de Kora (Libéra). Tom. III, p. 258 sqq. Compar. fig. 238 a et 238 b. — Marbre du British Mus., part. II, pi. XVII.

491 (CXLV). Liber et Libéra, assis aux deux côtés d'une éminence qui paraît former une grotte, celui-là tenant un thyrse orné d'une bandelette , celle-ci ramenant sa tunique devant son vi-

EXPLICATION DES PLANCHES. *o5

sage par un geste de pudeur, et se retournant vers son divin époux, tandis qu'un Silène ou vieux Satyre se précipite comme pour l'embrasser, en lui présentant un œuf, emblème de la génération. Un lièvre, symbole analogue d'amour et de volupté, est couché au-devant de la grotte; une bandelette est dans le champ. Sujet relatif aux mystères de Bacchus, dont l'explication développée se trouve au tome III, p. 344 sqq- — * Peinture d'un vase inédit de la collection du comte d'ERBACH , publié d'après M. Creuzer, Jbbildungen, tab. VIII.

491 a (-CXLV). Télèté, la déesse de l'initiation, ailée et debout, relevant d'une main sa tunique talaire, de l'autre tenant une branche de vigne, devant une initiée assise, qui tient un sceptre et une patère(?). Même tome, p. 3oo, coll. 294. — Gerhard, Antike Bildw., I, tab. L.

4916 (CXLV bis). Des deux côtés d'un autel sont assis Dionysus ou Liber, tenant le thyrse et le canthare, et Proserpine ou Lihéra, portant dans sa main droite élevée un instrument qui se rapproche de la forme d'une échelle , et que l'on prend pour un métier à tisser. Un Satyre tenant d'une main un flambeau orné d'une bandelette, de l'autre un seau, s'approche de Libéra. Du côté opposé, s'approche de Liber le Génie des mystères , androgyne et ailé, présentant au couple divin une couronne et des fruits sur un plat. Sous ses pieds est un seau; àr ceux de Proserpine on voit trois pommes, et dans le champ des bandelettes, des gâteaux sacrés, des fleurs, etc. Voy.,. du reste, l'explication de M. Creuzer, tom. III, p. 35l sqq. — Millin, Peint, de vas., tom, II, pi. 16.

491 c (CXLV bis). Un Éphèbe assis sur un rocher et dans l'attitude d'une méditation profonde, se regardant dans un miroir; audessus de lui, est suspendu un gâteau sacré; devant lui devrait se voir une figure de femme, probablement une prêtresse (peutêtre aussi Télété), lui présentant une bandelette, figure omise par accident dans la copie de cette peinture inédite d'un vase du comte d'ERBACH, publiée par M. Creuzer, et que nous reproduisons ici. Scène probable d'initiation, sur laquelle il faut consulter le tome III, p. 35o sq., en rapprochant la fig. 49 l a cidessus, — Creuzer, Abbildung., tab. IX.

aoG KELlGlONS DE LA GRÈCE ET DE L'ITALIE ANCIENNES.

/i9i d (CXLV bis). Un Êphèbe courant vers un temple distyle d'ordre ionique, aux deux côtés duquel sont suspendues de grandes bandelettes. Le jeune homme, outre sa chlamyde jetée sur son bras, porte dans une main une colombe avec ce qu'on croit une cassolette, dans l'autre un seau. Scène de sacrifice , peut-être aussi de purification, que M. Creuzer met en rapport avec les mystères de Liber et de Libéra. Voy. tom. III, p. 363 sqq. — Peinture d'un vase inédit de la collection du comte d'ERBACH. — Creuzer, Abbildung., tab. XI.

492 (CXLVIII). Médaillon d'Hadrien, représentant Bacchus appuyé sur sa main droite, tenant un thyrse dans la gauche? Apollon est à côté de lui et joue de la lyre : ils sont assis sur une thensa attelée d'une panthère et d'une chèvre; sur celle-ci est un Amour. Tom. III, p. 116, 122, coll. 67, 76, etc. Compar. fig. 238 a. — Venuti, Mus. Fat., XIII.

492 a (CXLVIII). A la face, tête laurée d' Apollon; au revers, le vieux Silène portant une outre sur son épaule, et derrière lui une colonne surmontée d'une statue. Même tome, p. i43 sq. — Denier delà famille Marcia. Morell. Thesaur., p. 264.

/193 (LXXXVI). Ptolémée XII, frère de Cléopâtre, est représenté sur cette médaille avec les attributs de Bacchus ; il est couronne de lierre et porte un thyrse sur son épaule : c'est un nouveau Dionysus, titre qu'il affectait. Même tome, p. 74 sq. — Vaillant, Numism. Ptolem., 162.

4 9 li (CXVI). Statue de Silène : il tient d'une main une coupe dans laquelle il exprime le jus d'une grappe de raisin qu'il a dans l'autre; sa tête est ceinte de lierre; son vêtement, qui est une nébride, suspendu sur l'épaule gauche, retombe le long du dos; il est appuyé contre un tronc d'arbre auquel ses cymbales sont attachées par une courroie. Tom. III, p. i36, 139, 140-1 54- — Mus. Pio-Clem., I, 46.

495 (CXII). Silène ivre, soutenu par un Jeune Satyre ; son thyrse lui est échappe et son vêtement est dans un grand désordre ; un autre Satjrisque cherche à le lui remettre avec sa main droite, et de la gauche il lient une outre sur son épaule. Tom. III, ibid. Compar., plus haut, fig. 428 b} Silène soutenu par l'Amour. — Ibid., IV, 28.

496 (CXVII), Silène ou un vieux Satyre , au front chauve, au nez épaté, et portant une queue de cheval, accroupi sur un tertre d'où s'élève un cep de vigne; il tient d'une main une diote ou un vase à deux anses, et de l'autre une branche de pin. Même tome, ibid., et p. 95. — Revers d'une médaille des Naxiens, fig. 43o et p. 176 ci-dessus.

496 a (CXXV). Silène couronné de lierre, barbu et velu, assis sur une outre dont il tient les extrémités des deux mains. Ibid. Ces sortes de statues servaient à la décoration des fontaines, appelées, pour cette raison, Silani, à Rome. — Bronzi d'Ercolano, II, 44 •

497 (CXXIX). Silène, nonchalamment couché sur un âne, tient dans sa main une coupe : sur l'autre face se voit un grand vase fermé, à deux anses, autour duquel on lit le nom de la ville de Mende en Macédoine. Ibid., et p. g5. — Pellerin, Recueil, I, 32.

498 (CXVII). Pan, imberbe et nu, sous une forme complètement humaine, caractérisé seulement par sa chevelure hérissée et par ses attributs, est assis sur un rocher que recouvre son vêtement et qui représente, selon l'inscription, le mont d'Arcadie Olympus; dans sa main droite est le pedum ou bâton pastoral, et à ses pieds la syrinx ou flûte à sept tuyaux. Tom. III, p. 157 sqq., et surtout 179. — Médaille des Ai-cadiens. Hunter, Num. pop. et urb., tab. 7, n° IV.

498 a (CXXIX). Pan, sous des traits et dans une pose à peu près semblables, avec une petite corne au front seulement ; près de lui un lièvre se dressant, symbole de fécondité ; dans le champ, le nom du dieu en lettres grecques. Ibid. et p. 345. — Médaille de Messana en Sicile. Eckhel, Sylloge, I, tab. II, 10.

499 (CXVII). Tête de Pan plus caractérisée, par les cheveux hérissés et la barbe touffue, et par toute l'expression de la figure ; derrière, un pedum, et au bas l'inscription pansa. Ibid. — Monnaie de la famille Vibia. Morell. Thesaur., p. 444.

500 (CX). Prisme de marbre, qui a servi d'ornement à une fontaine à Athènes, et sur les faces duquel on voit les Nymphes ou Naïades, divinités des eaux terrestres; elles sont vêtues de longues tuniques et se tiennent par les mains. Tom. III, p. 127 sq. — Paciaudi, Monum. Peloponn., I, 223.

5oi (CXXXIX). Beau marbre grec trouvé en 1759 dans le stade

208 RELIGIONS DE LA GRÈCE ET DE ï/ïTALIE AffCIEïWESw

d'Athènes : on y voit un éphèbc, couronné de feuillage et la chlamyde rejetée en arrière (Dionysus ou Bacchus), conduisant par la main trois femmes couronnées de même et vêtues d'amples tuniques, qui se suivent en se tenant également par la main (les Nymphes); à gauche est un masque (celui de Silène), et à droite Pan aux cornes et aux pieds de chèvre, accroupi et jouant de la syrinx. Au bas, paraît un homme, vêtu d'une tunique courte et d'une chlamyde, conduisant un cheval, et placé devant un autel, en face de deux femmes, vêtues de tuniques longues et de péplus, l'une assise et coiffée du modius, tenant dans sa main droite un corps rond tel qu'un fruit ou un œuf, l'autre en avant et debout, tenant deux bâtons ou plutôt deux flambeaux [Démêler et Perse'phone, sa fille, c'est-à-dire Cérès et Proserpine). L'inscription qui sépare les deux sujets, évidemment correspondants, se traduit : Les baigneurs suppliants ont dédié cet autel aux Nymphes et à tous les dieux. Zoagoras, fils de Zocyprus : Zocyprus, fils de Zoagoras : Phallus, fils de Lcucius : Socrates, fils de Polfcratcs : Apollophanes,fils d'Euporion : Sosistratus : Mânes : Nyrrines : Ostas : Sosigenes : Midas. Même tome, ibid., et p. 149, i58, 179 sq., etc. — Paciaudi , Monum. Pelop., I,

502 (CXIII). Pan aux formes de bouc , tenant des raisins dans ses mains, et ayant à ses pieds le chien , son attribut comme dieu des bergers. Derrière lui, trois Nymphes, debout, vêtues d'amples et longues tuniques, unies entre elles et tenant des roseaux. Peut-être le côté qui est brisé portait-il l'image à' Hercule, comme au n° 5o3 a. Même tome, ibid. — Monument dédié aux Nymphes Augustes, c'est-à-dire protectrices de la maison de l'empereur. Paciaudi, ibid., 2 3o.

503 (CXXXVIII). Pierre votive représentant trois Nymphes qui président aux eaux, ou Naïades : elles sont à demi vêtues seulement, et leur tunique est nouée autour de la ceinture ; celle du milieu tient une coquille, et les deux autres versent de l'eau sur deux petits autels avec les vases qu'elles tiennent chacune dans une main, tandis qu'elles posent l'autre sur les épaules de leur compagne, de manière à former un groupe. Même tome, ibid. — Autel consacré aux Nymphes saintes ; Epictetus, sur-

veillant des eaux, affranchi de notre empereur Auguste. Gori, Inscript, ant., I, 47.

5o3 a (CXXXIX). On voit sur ce bas-relief les figures de Diane, des Nymphes, de Silvain ou Sylvain et d' Hercule, rapprochées, à titre de divinités protectrices des bois et des eaux (des sources froides et chaudes). Diane porte une main à son carquois et de l'autre tient son arc (fig. 3si, 32i a, etc.). Les Nymphes, portant de longs cheveux épars, et demi vêtues, comme dans le sujet précédent, tiennent chacune une coquille. Silvain a une tunique courte et un manteau agrafé sur le devant; ses jambes sont couvertes de tresses de paille ou de jonc; il tient une branche d'arbre et une serpe. Hercule, nu, et la peau de lion jete'e sur son bras gauche, dont il porte la massue, élève sa main droite au-devant de ses yeux. L'inscription dit : Titus Claudius Asclepiades et Cœcilius Asclepiades ont consacré cet ex-voto aux Nymphes, Même tome, ibicl, coll. tom. II, p. 348, 5o3, etc. Compar. fig. 742 a, 690, 598, 599. — ' Mus. Pio-Clem. ,VII, 10.

504 (CXXX). Poséidon ou Neptune , vêtu d'un ample pe'plus, et marchant ou plutôt glissant d'un pas rapide sur la surface calme de la mer (comme Asphalios). Sa chevelure, roulée en partie autour de sa tête, forme des tresses qui retombent sur son cou ; il porte une longue barbe ; l'expression de sa figure garde quelque chose d'inquiet et de sauvage ; il tient dans sa main droite un long trident d'une forme élégante, et sur la gauche un dauphin. Voy. tom. II, p. 625 sqq., et surtout 627, 629, 634, 637. — Figure en style hiératique, sculptée sur le pied d*un candélabre du Vatican. Compar. pi. LXIV, 25o c. Mus. Pio-Clem., IV, 32.

505 (CXXIX). Poséidon ou Neptune, debout et en repos, et complètement nu, tel à peu près qu'on le voyait, dans une statue colossale d'airain , au centre du port de Kenchrées à Corinthe, tenant de la main droite le dauphin , de la gauche le trident, comme dominateur de la mer. Même tome, ibid. — Mus. Pio- Clem., I, 33. Compar. la médaille de bronze de la nouvelle Corinthe, du temps d'Antonin-le-Pieux , dans Millingen, Méd. inéd.,-pl. 2, n° 19.

5o6(CXXX). Poséidon- Neptune , dans l'ancien style, la chlamyde jetée sur les bras et lui servant de bouclier, marche d'un pas

210 RELIGIONS JDE LA GRECE ET DE L'iTÀLIE ANCIENNES.

rapide et brandit le trident de sa main droite élevée, comme auteur des tremblements de terre. Mme tome, ibid., et surtout 627, 638. — Médaille incuse de Posidonia, la même que Psestum, au Cabinet du roi.

507 (CXIII). Neptune, la chlamyde retombant en arrière, s'appuyant d'une main sur un sceptre, tenant de l'autre un aplustrc, et posant le pied sur un globe, comme souverain de la mer et par elle du monde. Dans le champ, les trois premières lettres de son nom latin. Même tome, ibid., et p. 638. — Médaille d'argent de Titus. Gessner, LX, 1 et 2.

507 a (CXXIX). Tête idéale de Neptune, d'un aspect fier et sévère, les cheveux et la barbe en désordre, et couronnée de plantes marines. Ibid. — Médaille d'argent des Béotiens, comme porte le revers, qui représente le même dieu assis sur un trône, avec le dauphin sur la main droite et le trident dans la gauche. Mionnet, Desciipt. de Mcd., Planches, LXXII, 7. Compar. fig. 222 ci-dessus.

508 (CXXX). Poséidon, le pied posé sur un rocher, et tenant le trident, cherche à séduire Amymone, assise et demi-nue, le bras droit appuyé sur une hydrie ou urne, et de la main gauche relevant son péplus. Aux deux extrémités sont debout Hermès, coiffé du pétase, faisant un geste significatif, et une figure de femme, qu'on prend pour une suivante d' Amymone , mais qui pourrait bien être Aphrodite, comme dans la peinture analogue d'un vase du Cabinet de Vienne (Al. de la Borue, Vases de Lamberg, tom. I , pi. 25), où se voient Poséidon et Amymone qu'il poursuit, entre Aphrodite et Eros, tous quatre avec leurs noms. Voy. tom. II, p. 638, et surtout tom. III, p. 333 sqq., où est expliquée une scène corrélative d'un autre vase peint. — Millin, Peint, de vas., II, 20.

5o8a (CXXIX). Poséidon Petrœos, appuyé sur son trident et posant un pied sur des blocs de rocher, près desquels est une hydrie, en qualité de dieu des sources d'eau vive. Tom. II, p. 626, 629, et surtout la note 12 dans les Éclaircissem. du livre VI. — Pierre gravée. Lippert, Dactyl.^I, 119.

5o8 b (CXXIX). Poséidon, figuré à peu près de même, fait présent à Amymone, voilée et tenant Y hydrie, de la source de Lernc,

Tom. III, iblci. — Pâte antique. Impronlc delV Instit. dlcorr. arch., cent. I, n° 6/i. Compar. Amymone ', debout et demi-nue, s'appuyant sur le trident, comme Neptune lui-même, et tenant Yhydrie, sur une pierre gravée de la Galerie de Florence, dans Wicar, tom. I, pi. 91.

509 (CXXXI). Poséidon, entièrement vêtu, et sous son aspect le plus terrible, renverse le rocher de Nisyros, qu'il vient de déraciner avec son redoutable trident, sur le géant Ephialtes, en costume complet d'hoplite, et déjà terrassé. Le bouclier de ce dernier a pour emblème un cheval, animal consacré à Neptune, avec l'inscription si fréquente kalos. Tom. II, p. 332 sq., 629 sqq., 637. — Millincen, Ane. uned. Monum., Ser. I, pi. 7. Compar., sur un autre vase, pi. CLX, 612, ci-après, Neptune en rapport avec les Gorgones.

5io(CXXXII). Trône de Neptune, sur lequel est étendu un voile, peut-être par allusion à la mystérieuse profondeur de la mer ; au bas est une espèce de griffon marin, variété de V hippocampe, tel qu'on en voit deux autres sur le dossier; à droite, deux Génies du dieu ou deux Amours portant une grande conque; à gauche on n'en voit qu'un, le bas-relief étant fruste, qui soutient sur ses épaules un grand trident. Le portique est supporté par des pilastres cannelés, d'ordre corinthien; la frise est ornée de coquilles, de dauphins et de tridents. Tom. II, p. 625-638, passim, et note 12 dans les Éclaircissem. sur le livre VI. Compar. fig. 241. — Bas-relief de iSaint-Vital à Ravenne, d'après la gravure de La Frerie.

510 ci (CXXIX). Représentation del'isthme de Corinthe, et réunion des principales divinités de la mer qui y étaient adorées. On y voit au centre Poséidon, le pied gauche appuyé sur un rocher battu par les flots, entouré de deux couples de chevaux qui se rendent aux jeux isthmiques célébrés en son honneur. Au-dessus paraît, sur une colonne, une statue à'Éros ou de Y Amour, à qui le vieux Nérée présente Mélicertes ou Palémon, sauvé des eaux, tandis que, de l'autre côté, Aphrodite Euplœa étend une voile en face du nouveau dieu, marin. Dans le champ inférieur, aux pieds de Neptune , on aperçoit encore deux divinités marines, dont l'une, couchée, paraît être Thalassa ou Amphitrite;

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