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l68 RELIGIONS DE LA. GRÈCE ET DE L'iTALIE ANCIENNES.
c'est une acclamation qui se trouve souvent sur les verres peints. lbid. — Buonarroti , Vetri antichi , XXVIII, 3. 407 a (CV bis). Psyché et Y Amour s'embrassant , tous deux adolescents et sans ailes, celui-ci nu comme presque toujours, celle-là drapée depuis la ceinture. Groupe célèbre, d'une composition excellente et d'une grande beauté d'exécution, fréquemment reproduit. — Mus. Capitol., III, 22, coll. Mus. Fr.t I, 4, Bouillon, I, 32.
4o8(XCVIII). Êros ou V Amour et Psyché, tous deux enfants et ailés , ont la tête couverte d'un voile transparent qui tombe jusqu'aux pieds de Psyché; ils tiennent des colombes, symboles de l'amour conjugal ; ils sont attachés avec une bandelette, par laquelle Hyménée avec son flambeau, faisant ici l'office de paranymphe, les conduit vers le lit nuptial ; sur ce lit un des frères ou compagnons à' Êros (peut-être Himéros) étend une couverture, tandis qu'un autre Amour (peut-être Pothos) élève audessus des deux époux une espèce de van rempli de fruits, emblème de fécondité. Tome III, ibid. et p. 395, coll. tom. II, p. 665 sq., et fig. 38o avec l'explicat. p. 161 sq. ci-dessus. L'inscription grecque qui se lit dans le champ signifie : Tryphon jaisait, et nous apprend le nom de l'auteur de cette charmante composition , contemporain d'Alexandre. — Camée souvent copié, appartenant au duc de Marlborough, et gravé dans sa collection, I, 5o.
409 (Cil). Êros et Psyché couchés sur un lit, devant une table à trois pieds, sur laquelle on voit un poisson, animal aphrodisiaque; Êros présente à boire à son épouse qu'il tient embrassée, pendant qu'un petit Amour leur offre une colombe, emblème d'amour, et qu'un autre, près de la table, joue avec un lièvre, symbole de fécondité, en tenant une grappe de raisin. Des suivants à' Êros et de Psyché, faits à leur image , sont aux deux extrémités du lit : à droite, un Amour citharœde , c'est-à-dire s'accompagnant sur la cithare , suivi de deux autres Amours, dont le premier tient des fruits de diverses espèces , le second un lièvre; à gauche , une femme à ailes de papillon , assise et jouant d'un instrument semblable à notre théorbe, ayant derrière elle une autre femme pareille , mais debout, et qui tient
EXPLICATION DES PLANCHES. l6g
dans ses mains un vase à verser le vin et un thyrse; puis un Amour portant une quantité d'œufs, nouvel emblème de la génération et de la vie qu'elle perpétue dans la nature. Deux oiseaux se voient encore au bas, dont l'un semble un paon, l'autre est peut-être une oie, sans doute avec une signification analogue; et deux arbres, chargés de fruits , probablement des pommes, terminent la scène de chaque côté. C'est ici une sorte de banquet nuptial et d'hymen sacré, correspondant à ceux de Liber et de Libéra, de Bacchus et à'Jriadne , mais sous une forme plus récente. Voy. tom. III, ibid., et p. 34 1 sq., 344 sqq., avec les planches indiquées. — Bas-relief aujourd'hui au Musée Britannique , provenant de la collection Townley, d'après un dessin envoyé à Millin.
109 a (CV bis). Deux scènes correspondantes entre elles, sur un cratère de marbre , séparées l'une de l'autre par ses anses. L'une représente Aphrodite ou Vénus blessée , levant d'une main son pied gauche entouré d'une bande, avec une sensation douloureuse, et de l'autre s'appuyant contre une colonne d'ordre ionique , érigée sur le tombeau à' Adonis. De l'autre côté de cette colonne est une figure de femme, la Nymphe de Byblos, présentant à la déesse un baume qui doit la guérir. Derrière elle se voit un Satyre, avec une expression de raillerie, montrant du doigt la petite image de Priape, placée à l'opposite sur un arbre , comme pour faire entendre que ce dieu est la cause de tout le mal. La seconde scène est plus grave; c'est la purification de Psyché. Êros ou V Amour, les yeux baissés , et pénétré d'une douleur profonde qu'exprime toute sa figure , semble déplorer la loi qu'il est forcé d'accomplir. Des deux côtés sont debout Y Espérance, qui nourrit nos désirs , et Némésis, qui les modère. Aux pieds de Y Amour est un flambeau allumé, au-dessus duquel, en se détournant, il tient par les ailes un papillon, symbole de Psyché ou de l'âme, qui, dans la lutte des passions contraires , s'altère et se consume , jusqu'au jour où , purifiée et retrempée par leurs flammes mêmes, elle passe dans le tranquille Elysée, pour jouir de ses délices et aplanir aux hommes les voies salutaires de l'initiation. Creuzer, d'après Zoïîga. Voy. tom. II, p. 42-56, passim ; et tom. III,