RELIGIONS DE LA OHKCE ET DE L ITALIE ANCIENNES
tel qu'on en voit sur les médailles de Byzance. Ibid. — Millin, Pierres gravées inédites, XLIV.
5i8 (CXXXIII). Statue demi-colossale du Nil répandant ses bienfaits. Le dieu du fleuve, sous la figure d'un vieillard nu et portant une longue barbe, est couché sur un socle dont le plan représente ses ondes; il appuie son coude gauche sur un sphinx; dans la main gauche il tient une corne d'abondance d'où sortent des épis, des raisins, des roses sauvages, des fruits du lotus, et de la colocase, et au milieu un enfant ayant les bras croisés ; dans la main droite il tient des épis ; sa tête est ceinte de fruits et de feuilles de lotus. Les seize enfants qui l'accompagnent, échelonnés sur son corps, sont les symboles des seize coudées auxquelles ses eaux devaient s'élever pour rendre l'Egypte fertile ; ceux qui sont à ses pieds entourent un crocodile qu'ils veulent faire battre contre un ichneumon; d'autres vont porter, sur l'onde qui sort de L'urne du dieu, un grand voile, emblème de l'obscurité qui couvre encore sa source. Les deux compartiments inférieurs du socle représentent des plantes et toute sorte d'animaux propres à l'Egypte, tels que des bœufs, des crocodiles, des hippopotames, des ibis et un ichneumon ; on y voit aussi deux bateaux montés par des Tenty rites, hommes d'une très petite taille, qui combattent un hippopotame et un crocodile. Voy. tom. 1er, l'Introd., p. 62, 66, et le livre III, passim, surtout 397 sq., /io3 sqq., avec les notes 6 et i5 dans les Éclaircissements, p. 824 sq. et 945 sqq. Compar. les deux fig. suiv. et 137 a. — Mus. Pio-Clem., I, 3o.
5i9(CXXXIV). Le Nil est couronné de sorgho (jnilium sorgho), espèce de millet; il tient dans une main une tige de cette plante céréale, et dans l'autre une corne, d'où sort un des Génies du 3Sil appelés coudées, montrant du doigt, dans le champ de la médaille, le signe numérique seize; au bas est un crocodile. Tom. Ier, ibid. Compar. la figure précédente et 137 a. — Médaille de Trajan. ZoËga, Num. jEgypt. imp., tab. IV.
52o(CXXXIV). Le Nil, couronné de sorgho, tenant une tige de cette céréale et une corne d'abondance remplie de fruits, s'appuie sur un hippopotame, Même tome, ibid. Compar, les deux
EXPLICATION DES PLANCHES. Îl5
fig. précéd. et i37 a. — Médaille d'Hadrien. Zoëga, Num. JEgypt. ù/ip.f tab. VI.
521 (CX). Anchyrrhoé (sic, \)0\iv Anchirrhoé ; vulg. Anchinoé), fille du Nil, tient un vase à la main ; sa tête est couronnée de la fleur du lotus. Même tome, ib'ul. — Mus. Pio-Clem., III, A, 9.
522 (CXXXIV). Médaillon d'Antinous, frappé à Tarse, représentant le fleuve Cydnus sous la figure d'un homme presque nu, couché, et appuyant le bras gauche sur une urne renversée d'où découle l'eau; dans sa main droite il tient une branche de laurier. — Buonarroti, Medagl. ant., II, 2.
522 a (CXXXIV). La déesse de la ville d'Antioche , statue du Vatican, copiée d'après le célèbre original d'Eutychides de Sicyone. Elle est vêtue d'une longue tunique et d'un ample manteau; un voile descend de la couronne de tours qui surmonte sa tête, en même temps que la Stéphane ceint sa chevelure; dans sa main droite elle tient des épis et elle appuie l'autre sur le rocher du mont Silpius, sur lequel elle est assise ; sous ses pieds, chaussés de sandales, s'élève à mi-corps la figure d'un homme imberbe, qui est le dieu du fleuve Orontes. — Mus. Pio-Clem., III, 46. Compar. la médaille d'Antioche dans Gessner, Num.popuL, X, 19, et d'autres dans O. Muller etOESTERLEY, Monum. de l'art ant. y I, pi. XLIX.
523 (CXXXIII). Statue du Tibre. Le dieu du fleuve est couché sur son vêtement; sa tête est ceinte de laurier ; dans sa main droite il tient une corne d'abondance remplie de raisins, de fleurs, de pampres et de fruits; au milieu est une pomme de pin, derrière laquelle on voit un soc, symbole de l'agriculture; le fleuve appuie cette main sur la louve qui allaite Romulus et Rëmus; dans sa main gauche il tient une rame , emblème de la navigation ; ses eaux se répandent sur la première face de la base, à l'extrémité droite de laquelle on voit des collines et un mur qui indiquent la ville de Rome. Sur la seconde face est représentée l'apparition du Tibre à Énéc; à l'extrémité gauche paraît la truie avec ses trente pourceaux, et la ville à'Albc auprès d'elle, assise sur un rocher; plus loin, deux figures sortent des flots jusqu'à la poitrine entre des roseaux, probablement le dieu même du fleuve, et celui du Numicius ; deux pêcheurs viennent ensuite,
iv, j5
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assis sur des monticules; après eux, un bateau hâlé par trois hommes. Sur la dernière face sont deux autres bateaux, vers le second desquels trois autres hommes apportent des marchandises; puis des arbres dont les rives du fleuve sont plantées, avec les divers animaux qui paissent sur ces rives. Compar., fig. 5i8, le groupe du Nil, auquel celui du Tibre faisait pendant, comme ornements des deux fontaines qui décoraient l'avenue du temple d'Isis et de Sérapis, près de la Via Lata. — Musée du Louvre, n° 249. Pio-Clem., I, 39.
5î4 (CXXXIV). Médaillon de Domitien, représentant Y empereur armé d'une haste pure et d'un parazonium ; il semble fouler à ses pieds le Rhin (Rhenus), sous la figure d'un homme barbu, à demi couché devant lui, appuyant son bras droit sur une urne renversée, et tenant dans la main gauche un roseau. Compar. les fig. précéd. — Oisel, Thesaur. Num. antiq., XXIV, 7.
525 (CXXXIV). Le Danube (Danubius), sous les traits d'un vieillard avec une longue barbe et de longs cheveux, nu, et couché au bas du pont que Trajan avait fait construire, appuie son bras sur une urne renversée d'où s'écoulent ses eaux. Sur le pont, on voit une Victoire imposant la main sur la tête d'un homme à genoux devant elle , dans l'attitude d'un suppliant ; elle tourne ses regards vers un guerrier armé d'une lance. On lit autour : salus reip. Constantin t en faisant frapper ce médaillon , voulut renouveler le souvenir des victoires de Trajan sur les peuples du Danube. Compar., entres autres, fig. 379. — Oisel, Num. sélect., XXIV, 4.
526 (CXXXV). Tête à' un Jleuve avec des oreilles et des cornes de bœuf, ce qui indique que le bruit de ses ondes est semblable au mugissement des taureaux. Millin» (Lesjlcuves, à commencer par VAchéloùs, le fleuve des fleuves pour la Grèce, apparaissent fréquemment, dans l'art ou dans la poésie, soit avec la tête humaine, les cornes et le corps du taureau, forme que l'art préféra ; soit avec la tête de bœuf et le corps humain ; soit même entièrement taureaux. Voy. tom. II, pag. 538 sqq., 544» et la note 12 dans les Éclaircissements du liv.VI. Compar. les deux fig. suiv., et 669, 681, 681 «, avec l'explicat. Quant à la fig. actuelle, en la rapprochant du n° i54 « ci-dessus, pag. 45, on
EXPLICATION DES PtAtfCHES. SI?
est tenté d'y reconnaître plutôt une Isis ou une Astartê ou même une Io9 comme déesse lunaire.) — Millin, Pierres gravées inédites, XLVI.
5a6 a (CXXXV).Le fleuve Achèloùs sous la figure d'un vieillard à longue barbe, ayant des cornes de taureau à la tête, et nu, sauf le court manteau qui retombe par- derrière ; d'une main il s'appuie sur un roseau, de l'autre il tient une patère, symbole des sacrifices qu'on lui offrait; devant lui est un dauphin. L'inscription, en caractères grecs très anciens, signifie : Prix de VAckêloiis, et se rapporte à des jeux célébrés en l'honneur de ce fleuve. Compar. celle des amphores athéniennes, fig. 342. — Médaille d'argent de Métaponte, fondée en partie par des Étoliens, dont l'autre face , outre le commencement rétrograde du nom de cette ville, offre, comme d'ordinaire (fig. 277 a), Y épi et le grillon. Milliwgen, dans les TransacU ofthe royal Soc. of Liter., vol. I,part. I, p. 142.
526 b (CXXXV). VAchéloùs figuré par la protome ou partie antérieure du taureau à la face humaine, avec les cornes et les oreilles de l'animal, ici sans barbe, mais ailleurs barbue, telle qu'on la voit sur les monnaies de la Campanie et de la Sicile , où elle est prise ordinairement pour Bacchus-Hébon. Le nom écrit à côté est celui d'un magistrat. Compar. fig. 465 a, coll. 46*4) 4^5, et pag. 192 sq. ci- dessus. — Médaille d'argent des Acarnaniensy comme porte l'inscription du revers , avec une figure d'Apollon assis sur un trône et tenant son arc. Landon, Numism. d'Anach., I, pi. 33.
527 (CXXXVIII). L'une des Sirènes, filles, non-seulement de Phorcus, ou de la Terre, ou d'une des Muses, mais aussi de Y Achèloùs et de Stéropé (l'éclair), et surnommées, pour cette raison, Ackéloïdes. Elles sont au nombre, soit de deux, soit de trois, et représentées, dans la poésie ou dans l'art, sous la figure de femmes sans ailes ou ailées; ou bien avec la partie supérieure d'une femme et la partie inférieure d'un oiseau , outre les ailes ; ou bien encore comme des oiseaux à tête humaine. Celle-ci est figurée demi-femme et demi-oiseau , portant d'une main , sur sa tête, une hydriey de l'autre unjlanibeau allumé (l'eau et le feu), avec un anneau ou un collier.Yoy. tom. III , p. 194, 195 sq.,
ai 8 RELIGIONS DE LA GRECE ET DE L'iTALIE ANCIENNES.
et surtout la note i5 dans les Eclaircissements du livre VII. Compar. fig. 298, 85o, avec l'explicat., et la suiv. — Millin, Pierres
grav. inéd.
628 (CXLII). Une Sirène, plus complètement métamorphosée, avec la tête, le cou et les bras d'une femme seulement, et tout le reste du corps d'un oiseau; elle vole et porte dans ses mains un miroir et un collier, symboles qui peuvent avoir trait aux mystères. Ibicl. Corapar. les fig. indiquées ci-dessus, et les images analogues, représentant probablement des âmes, sur les monuments égyptiens, pi. XLV et XLVII, 182, 185, avec l'explicat., p. 60 sqq., 78 sq. — Millin, ibid.
5^9 (CXXXVIII). Le vent Borée, figure comme un vieillard avec de grandes ailes au dos et de plus petites aux jambes, poursuit Orithyie, fille d'Érechthée, pour l'enlever; celle-ci fuit, après avoir jeté le vase avec lequel elle était allée puiser de l'eau dans l'Ilissus; une de ses compagnes la précède en témoignant son effroi. Voy. tom. III, livre VIII, sect. II, ch. I, art. II. — Peint, de vase. Tischbein, III, 3 1 .
53o (CXXXV). La tour octogone d'AndronicosRyrrhestes. à Athènes, connue sous le nom de Tour des Vents. Ses huit faces regardent les points de la terre d'où partent les huit vents principaux. Chacune porte la figure d'un de ces Vents, sous les traits d'hommes ailés et planant dans les airs, tous vêtus, et chaussés la plupart d'élégants brodequins; nettement caractérisés, d'après leurs propriétés respectives sous le climat de la Grèce, soit par l'habitude de leurs corps, soit par leurs attributs, et désignés en outre par leurs noms inscrits dans l'entablement. Au centre de la coupole s'élève un chapiteau de colonne, qui était surmonté de la figure mobile d'un Triton, tenant dans sa main droite un sceptre avec lequel il montrait la direction du vent. La frise est ornée de têtes de lions, servant à l'écoulement des eaux pluviales. Voy. tom. I, pag. 64, tom. II, pag. 367, et les huit figures qui suivent. — Stuart, Antiquités d'Athènes, I, ch. 3.
53i (CXXXVI). BOPEA2 (Boréas), Borée, le vent du nord, sous la figure d'un vieillard aux cheveux et à la barbe hérissés, saisissant 4'une main, son, manteau qui s'enfle, et de l'autre tenant une
forte conque, pour indiquer le bruit rauque de son souffle violent. Ibid. — Stuart, ibid.
53a (CXXXVI). KAIKIA2 (Ccecias), le vent du nord-est, également sous la figure d'un vieillard, mais moins hérissé, et à cheveux flottants, portant la grêle dans un disque. Ibid. — Stuart, ibid.
533 (CXXXVI). AriHAIUTHS {Jpéliotés), le vent à' est, imberbe, les cheveux courts, mais agités, portant dans le pan de son manteau des fruits et un rayon de miel. Ibid. — Stuart, ibid.
534 (CXXXVII). EYP02 (Eurus), le vent du sud-est, vieillard à la longue barbe, aux longs cheveux flottants, enveloppé dans un ample manteau, à cause des orages qu'il amène. Ibid. — Stuart, ibid.
535 (CXXXVII). NOTOS (Notos), le vent du sud et des grandes pluies, jeune homme imberbe, portant une urne qu'il vide. Ibid. — Stuart, ibid.
536 (CXXXVI). AVY (Lips), le vent du sud-ouest ou de la Libye, vent chaud et favorable aux vaisseaux qui entraient dans le Pirée; imberbe, déchaussé, et tenant un aplustre. Ibid. — Stuart, ibid.
537 (CXXXVII). ZE$YPOZ (Zéphyrus), Zéphyre, le vent $ ouest, doux et chaud, soufflant principalement au printemps; beau jeune homme, également sans chaussure, portant des fleurs dans son manteau abaissé jusqu'à la ceinture. Ibid. - — Stuart, ibid.
538 (CXXXVII). IKIP&N (Sciron), le vent du nord-ouest, froid et orageux, qui soufflait des roches Scironides ; vieillard aux cheveux et à la barbe en désordre, épanchant un vase travaillé avec art. Ibid. Stuart, ibid.
Nota. Pour la figure des Harpyies, symboles des rafales orageuses et funestes, vaincues par les fils du salutaire Borée, Zélés et Calais ; pour celle d'7m, leur sœur, la rapide messagère des dieux, il faut voir pi. CLXXI bis , 644 <*> CXCI, 67g, CC, 707, CCXLI, 8a3, avec l'explicat., ci-après. 53g (CXL). Statue de Hestia ou Vesta. La déesse est vêtue d'une tunique talaire, serrée par une ceinture, sur laquelle est jeté un ample péplusj un long voile descendant de sa tête retombe sur
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ses épaules; elle appuie sa main gauche sur une haste pure, et dans l'autre elle tient une lampe, symbole du feu éternel. Voy. tom. II, p. 694 sqq., 705 sq. Compar. pi. LXIII, 249, LXVI, 25o,tw, LX'VII, a52,^, avec l'explicat., p. 122, 124 et 127 cidessus. — Galeria Giustiniani, I, 17; Hirt, Bilderb., VIII, 10.
539 a (CXL). Lampe avec une tête d'âne, consacrée à Vesta. Même tome, p. 701 sq. Compar. pi. LXVIII, 252, w, et p. 127 ci-dessus. Hirt, ibid.
540 (CXLI). Tête de Vesta (ou d'une Vestale), voilée, sur un denier de la famille Cassia ; on lit autour : q. cassius vest. Sur le revers on voit un temple rond, orné de télés d'âne , et surmonté de la statue de la déesse ; dans l'intérieur est une chaise curule; à droite une tablette avec les initiales a. c. (absolvo, condemno) ; à gauche l'urne destinée à recevoir les tablettes sur lesquelles une de ces lettres était inscrite, en conformité de la loi tabellaria, portée par le tribun Q. Cassius, l'an de Rome 617. Même tome, p. 699, 702, 705 sq. — Morell. Thesaur.,-p. 76.
54i (CXLI). Médaillon de Lucille, femme de L. Vérus; on y voit un temple rond, soutenu par quatre colonnes, avec la statue de Vesta dans l'intérieur; six Vestales sont autour, entretenant le feu sacré sur l'autel orné d'une guirlande. Même tome, p. 699, 701, 7o5 sq. Rapprochez la fig. 4o5,même planche, avec l'explicat., p. 167 ci-dessus. —Dec \Mvs,Numism. sélect., 41» n° *•
542 (CXL). Plaque de bronze du Cabinet du roi, offrant le portrait d'une Vestale (v. v., c'est-à-dire virgo vestalis), appelée Bel- Vicia Modesta, comme nous l'apprend l'inscription qui la lui consacre. L' infuie, qui cache toute sa chevelure, est ornée de bandelettes, et le pallium, qui couvre son cou, attaché sur sa poitrine par une fibule. Même tome, pag. 701. — Buonarroti, MedagL ant., XXXVI, 1.
542 a (CV). Une autre Vestale, sur un camée du Cabinet du roi , représentée à peu près de même ; on lit au bas : ner vir v (NE- Ratia VIRgo JVestalis). Ibid. Compar. fig. 699 a, ci-après. — Buonarroti, XXXVI, 3.
543 (CX). Héphœstus ou Vulcain, debout et barbu, coiffé du bonnet conique que portent en commun les Cabires et les Dioscures, vêtu de Yexornis des artisans , qui laisse l'épaule et le bras
droit à découvert, tenant de la main droite un marteau, de la gauche des tenailles ; l'une des deux jambes, un peu plus courte, indique le dieu boiteux. Voy. tom. II, p. 288-295, 3o8-3i3, et tom. III, p. 282 sqq. Compar. les fig. suiv. et 199, 236 , 249, LXVII, a52, d, LXVIII, 252, i, 275, 38o, 471, etc. — Statuette de bronze du Musée royal de Berlin. Hirt, Bilderb., VI, 2.
544 (CX). Héphœstus- Vulcain, en style plus ancien ouarchaïstique, debout également et barbu, le bonnet conique posé sur sa chevelure roulée autour de sa tête , vêtu d'une tunique courte, et portant de ses deux mains un lourd marteau. Mêmestomes, ibid.t ibid. — Millin, Pierres gravées, XLVIII.
545(CXLI) Beau buste de Vulcain, représentant le dieu sous son aspect idéal, jeune, quoique barbu, les cheveux frisés autour de la tête, et le bonnet conique posé dessus. — Gerhard , Ant. Bildw., I, tab. LXXXI, 3.
546 (CXLI). Médaillon de Commode, représentant Vulcain assis, barbu, coiffé du bonnet conique, vêtu de Yexomis, et le marteau à la main, devant une colonne ou une enclume de cette forme, sur laquelle est placé un casque; en face de lui est Minerve casquée , la main droite étendue, la gauche appuyée sur son bouclier. On lit autour : Sous le stratège (ou préteur) A. Jphianus; et dans l'exergue : Monnaie des Thyatiréniens. — Morell., Méd. du roi, XV, 14. Compar. le sujet analogue, dans Millin, Pierr. grav., XLIX , et ci-dessus, pi. LXV, 25o, g, h, Vulcain et Minerve également rapprochés , comme ils l'étaient dans le système des dieux de la Grèce; mais Vulcain complètement nu et imberbe, ainsi qu'il se voit encore fig. 336, 337, C°N. 473, ce dernier sujet, fort remarquable à tous égards, montrant le dieu en rapport avec Bacchus^ de même que les nos 471, 473.
547 (CXLIV). Déméter ou Cérès conduit Triptolème dans son char tiré par deux serpents ailés : Triptolème tient dans le pan de sa chlamyde la semence qu'il doit répandre sur la terre, et Cérès, en qualité de thesmophore, le rouleau ou volume qui renferme les lois de la propriété. Voy. tom. III, livre VIII, sect. I, ch. V et VII, et sect. II, ch. I et H, passim. Compar. fig. 490 ci-dessus, et 548, 548 a, 55i, ci-après. — Camée célèbre du Cabinet du roi. Mém. de l'Acad. des Inscript. , I, 276.
aaa religions de la grkce et de l italie anciennes.
54 7 a (LXXXVI). Dêméter, tenant d'une main la corne d'abondance et dans l'autre une patère (prise pour le stylet qui a servi à graver ses lois), est «assise sur un trône supporté par une figure de femme ailée, qui se termine en queues de poisson ou en serpents. On lit dans le champ : Monnaie du roi Démétrius Soter, et les trois lettres de l'exergue marquent l'année i58 de l'ère des Séleucides, qui correspond à i55 avant J.-C. Cette Cérès , dont le nom grec paraît ici faire allusion à celui du roi, peut, du reste, être rapprochée soit de la Cérès -Fortune, soit de la Cérès Cabirique,sur d'autres médailles, iig. 320, 564 #> 74° b. Voy. tom. II, p. 3i5 sq., 5o6 sq.; et tom. III, liv. VIU, sect. I, chap. VI, et sect. II, chap. II. — Visconti, Iconogr. gr., II,
XLVl, 25.
547 b (CXLIX ter). Dêméter ou Cérès, assise sur un trône richement travaillé, avec un marche-pied : elle est représentée sous les traits d'une matrone, vêtue d'une ample tunique et d'un péplus jeté par-dessus; sa tête est couronnée d'épis; elle porte d'autres épis dans sa main gauche, et dans la droite un grand flambeau allumé; des épis remplissent encore un calathus ou panier placé à ses pieds. Tom. III, liv. VIII, sect. I, chap. VII, el passim.
548 (CXLVII). Triptolème (Tri ptolemos), assis sur un char auquel sont adaptées des ailes de cygne, portant dans sa main gauche un sceptre et des épis, s'apprête à recevoir dans une patère qu'il tient de la droite une libation sacrée que va lui verser Cérès (Demeter), debout devant lui; Proserpine ou Perséphone (Perophata, c' est-à-dire Perrophatta pour Persephassa) , qui est derrière, va lui ceindre une bandelette autour de la tête déjà couronnée de myrte. Voy. tom. III, liv. VII, pag. 270; et surtout liv. VIII, sect. I, chap. VII, et sect. II, chap. I et III. Coin par. fig. 547 et 55 1. — Peinture d'un vase de Voici. Inghirami, Pitt. di vasijilt., pi. 35. Confér. le vase de Nola, analogue mais plus riche, dans les Monwn. de l'Inst. de corresp. archéol., tom. I , pi. 4.
548 « (CXLIX ter). Dêméter ou Cérès, à demi nue, assise dans son char tiré par deux serpents ailés, et tenant deux épis dans sa main droite; au revers, une truie pleine, symbole de fécondité,
entourée d'une couronne de myrte. Tom. III, liv. VIII, sect. I, chap.V, et sect. II, cbap. II. Compar. mêmes fig. et 54g. — Médaille à' Eleusis. Haym, Thesaur. Britann., tab. XXI, 7. " 548^» (CXLIV). Démêler assise sur un rocher, nue, entourée d'un serpent, et posant son pied sur un dauphin, ce qui rappelle à plusieurs égards la Cérès noire de Phigalie, en rapport avec Neptune. Voy. tom. II, p. 63o sq.; et tom. III, sect. I, ch. III, sect. II, chap. I. Confér. ces deux divinités rapprochées encore dans les bas-reliefs en style hiératique, pi. LXIV, 25o , c et </, et pag. 123 ci-dessus. — Revers d'une médaille de bronze de Parium. Millingen, Ancient coins, pi. 5 et 10.
549 (CXLV bis). Déméter debout et complètement vêtue , avec le modius sur la tête, les cheveux retombant en tresses sur les épaules et sur le cou, une patère dans la main droite, et dans la gauche un sceptre (brisé). A côté d'elle, debout également, Kora- Perséphone, les cheveux relevés, vêtue d'une tunique longue et enveloppée d'un péplus, tenant dans ses mains un flambeau et des épis. Une famille, composée d'un homme et d'une femme, dans une attitude d'adoration et portant des présents , précédés d'un enfant qui tient une corbeille remplie d'offrandes, amène devant l'autel des deux déesses une truie qui va leur être immolée. Voy. tom. III, liv. VII, p. 259 sq.", et liv. VIII, passirn, surtout sect. II, chap. II. Compar. fig. 548 a ci-dessus, et 490, 490 a, 49° ^> où Cérès, mère et nourrice, est mise en rapport, soit avec sa fille Proserpine, soit avec Iacchus et Dionysus-Bacchus.
550 (CXLVI). L'enlèvement de Kora ou Proserpine. Hadès ou P/wton, au centre de la scène, tient d'un bras, sur son char, la jeune déesse évanouie, et de l'autre main les rênes de ses chevaux ; son manteau flottant indique la rapidité de sa course ; deux Amours planant dans les airs autour du couple divin , et Mercure, avec le caducée et le pétase ailés, conduit les coursiers. Le quadrige emporté semble se précipiter par-dessus la figure de la Terre, sous les traits d'une femme couchée, tenant des épis dans ses mains, ayant près d'elle un calathus et un bœuf; il arrive aux enfers indiqués par Cerbère à la triple tête; mais là Minerve indignée paraît encore vouloir arrêter le ravisseur,
4*4 aELÏGlONS DE LA GRÈCE ET DE t'iTALIE ANCIENNE!*
ayant à ses pieds une Nymphe que l'on prend pour une des compagnes de Proserpine avec son calathus renversé, et qui pourrait bien être la Nymphe d'un des fleuves infernaux appuyant la main sur son urne. Du côté opposé, en arrière du char, on voit d'abord une figure de femme à genoux, qui semble implorer Pluton, et qui a devant elle un vase, derrière elle un lion à tête ailée faisant pendant à Cerbère; elle est prise ordinairement pour Hécate; mais c'est plutôt la Nymphe de la source près de laquelle Proserpine cueillait des fleurs lorsqu'elle fut surprise. A l'extrémité de la scène paraît Cérès irritée, tenant un flambeau d'une main, des épis dans l'autre, et courant sur les traces de sa fille, dans son char traîné par des serpents ailés dont Hécate tient les rênes. Voy. tom. III, liv. VIII, sect. I, chap. V et VII, avec les notes correspondantes dans les Éclaircissements. — Bas-relief d'un sarcophage, fort restauré. Mus. Pio-Clem., V, 5. Compar., entre autres monuments analogues, celui qui se trouve décrit 553 ci-après.
55i (CXLIV bis). Retour de Proserpine dans l'Olympe, auprès de Jupiter, et Triptolème , sur la terre , recevant le blé des mains de Cérès, deux scènes rapprochées sur ce monument célèbre comme dans la pensée du mythe, et qui font suite à la précédente. Le plan supérieur montre Jupiter assis, couronné d'olivier, enveloppé dans son manteau depuis la ceinture; son bras gauche est paré d'un bracelet au milieu duquel est une gemme gravée, la plus ancienne manière de porter le cachet; il tient un sceptre orné de clous d'or et surmonté d'un aigle , et sa main droite élevée témoigne l'étonnement, comme l'expression de sa figure la bienveillance. Proserpine est debout devant lui, vêtue, comme une jeune mariée, d'une longue tunique et d'un ample péplus; elle a des bracelets et un collier de perles; sa tête est ceinte d'un diadème enrichi de gemmes. U Heure ou la Saison du printemps, vêtue à la légère, lui présente une guirlande de fleurs, pour indiquer l'arrêt du Destin, qui ne lui permet de rester auprès de sa mère que pendant la saisou des fleurs. Mercure, qui est de l'autre côté et dans la même pose que Y Heure , et qui a ramené la jeune déesse avec elle, semble rendre compte à Jupiter de sa mission ; il est caractérisé par ses principaux at-
tributs. — Le plan inférieur offre Triptolèrne dans un char ailé conduit par des serpents; le héros est couronné de myrte, symbole d'initiation, et tient à la main un sceptre avec un faisceau d'épis, auxquels il va joindre ceux que lui présente Cérès. Cette déesse est vêtue d'une riche tunique brodée et d'un péplus étoile qui lui forme voile; elle porte sur l'épaule un instrument de labourage (si ce n'est un flambeau ou quelque autre attribut ). Derrière Cérès se tient debout, un flambeau à la main, Hécate, qui a guidé les recherches de la déesse (fig. précéd.), et qui, la première, a salué le retour de sa fille dont elle devient la compagne; de l'autre côté, dans la figure de femme assise, on croit voir Rhéa, mère de Cérès, présentant sur un plat aux serpents attelés les gâteaux de miel dont ils se nourrissent. Près de ce dernier personnage croît le narcisse , cette fleur trompeuse, cette fleur infernale, que Rhéa (ou Gœa, la Terre) avait produite pour séduire Proserpine, dans les champs de Nysa où elle fut enlevée par Pluton. Voy. t. III, liv. VII, p. 269, 370, 385 sq., et liv. VIII, sect. I, chap. VII. Rapprochez , outre les fig. 547 et 548, qui se rapportent à la seconde scène, celles qui se lient à la première, 552-556; et surtout la fig. 55i £ ci-après, qui semble les réunir également, ainsi que le grand bas-relief athénien dans Montfaucon, Antiq. expl., 1. 1, pi. 45, 1 . — Face antérieure du vase peint connu sous le nom de Vase Poniatowski, d'après E. Q. Visconti et Millin, Peint, de vas., II, pi. 32. 55 1 a (CXLIV ter). Dans un distyle d'ordre ionique est debout un Héros, complètement nu, la tête ceinte d'une bandelette, un bâton dans la main droite, et de l'autre paraissant caresser son chien qui le regarde et qui est couché à ses pieds ; en face de lui est suspendu à la paroi du temple la bandelette sacrée (tœnia), symbole des mystères. En dehors, à droite, s'avance un éphèbe, ceint de même et également nu, portant un manteau jeté sur son bras gauche. De l'autre côté, vis-à-vis, s'avance aussi une femme (une prêtresse), vêtue d'une tunique longue, parée d'une couronne à pointes, d un collier, de bracelets, et tenant de la main gauche un miroir. Au-dessus d'elle , un second éphèbe , semblable au précédent, est assis sur son manteau, ayant dans ses mains une couronne et un plat chargé de fruits. En face, et au-
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dessus du premier éphèbe, une secorxàcfemme ou prêtresse, assise également, tient une couronne ou un diadème d'une main, et de l'autre une pyxis ou cassette. — Si l'on rapproche cette scène peinte, au revers du même vase, de la seconde des deux qui sont figurées à la face, l'on peut, avec Visconti, reconnaître ici Jasion, amant de Cérès comme Triptolème, comme lui comblé de ses faveurs, recevant les honneurs décernés aux Héros, bienfaiteurs de l'humanité. M. Creuzer , appliquant celte idée aux mystères, l'a développée en ce sens, et croit découvrir dans le Héros sauveur, tenant le bâton du voyageur et accompagné du chien, une figure du retour de l'âme à la demeure céleste. Voy. tom. III, p. 370 sqq., et confér. fig. 555 a et p. 23o ci-après, avec notre note 23 dans les Éclaircissements sur le livre VIL — Visconti et Millin, ibid.
55 1 b (LXXXIV) Scène d'un bas-relief, en style hiératique, malheureusement mutilé, qui paraît avoir eu beaucoup de rapport avec la double scène figurée à la face du vase Poniatowski, n° 55 1 ; seulement les deux parties connexes, au lieu d'être superposées l'une à l'autre , se suivent ici sur le même plan, et ne se distinguent que par la position des deux principaux personnages. Jupiter, tourné à gauche, faisant un pas en avant, est debout, le sceptre en main, les cheveux relevés par une bandelette, son ample manteau retombant à mi-corps; à ses pieds est V aigle, qui semble attendre ses ordres, la tête et le col tournés vers lui (peut-être le dieu s'avançait-il ainsi à la rencontre de sa fille Proserpiné). De l'autre côté, et en sens contraire, est Cérès couronnée d'épis, vêtue de la tunique talaire et du péplus, debout également et appuyée sur un sceptre, présentant du blé avec des fruits à un personnage dont on ne voit plus que la main qui les reçoit et la partie inférieure du corps ; il portait une tunique courte, et à ses talons sont attachées des ailes. (Il est naturel de soupçonner Triptolème dans ce personnage, chez qui les ailes aux pieds semblent remplacer le char ailé des sujets 547, 548. M. Cretjzer est porté à y reconnaître plutôt Hermès-Trophonius, le Mercure nourricier, assimilé, en qualité de héros, à Jasion et à Triptolème , et le même encore qu' Erichthonius , dont 011 va voir le serpent.) Entre Cérès et le Héros qui reçoit le blé
de ses mains, est une ciste ronde et tressée, pareille à un modius, et sans couvercle, de laquelle sort un serpent qui se dresse vers la déesse. Voy. tom. II, p. 327sqq.,674, 756, 758; et tom. III, liv. VII, pag. 371, et liv. VIII, sect. I, chap. V. — Fragment d'un putéal au palais Colonna, publié pour la première fois par M. Welcker, Zeitschrifty I, tab. II, 8, coll. pag. 96 sqq.
552 (CV). Réunion de Cérès et de Proserpine qu'elle a retrouvée; la mère tient des épis dans sa main droite; la fille tient dans sa main gauche la grenade dont elle a goûté et qui l'empêche de rester dans l'Olympe. On lit autour : Laetitia, allégresse, et cos. un, consul pour la quatrième fois. Tom. III, liv. VII, p. 259 sq., 269. et liv. VIII, sect. I, ch. V. — Médaille d'Antonin-le-Pieux. Bast, Antiq. rom. etgaul., XVII, 12.
553 (CXLVII). Hermès ou Mercure, qui vient chercher Kora ou Proserpine, assise sur un même trône avec Hadès-Pluton, dont elle est devenue l'épouse et près de qui est Cerbère; l'Heure du printemps, portant des fleurs dans le pan de sa double tunique, marque que le moment du retour est venu. Même tome et mêmes livres, ibid. — Ce n'est ici qu'une partie d'un grand bas-relief, couvrant les trois côtés d'un sarcophage du palais Ruspigliosi ( autrefois Mazarini ) , et où se trouvent rapprochées les trois scènes de l'enlèvement de Proserpine par Pluton que poursuit Cérès (compar. fig. 55o ci-dessus), de son rappel dans l'Olympe tel qu'on le voit ici, et , si nous ne nous trompons, de son retour aux enfers indiqués par le fleuve Cocyte, près duquel Cérès se sépare de Proserpine qu'elle a reconduite ( Ceres Catagusa : déjà Praxitèle parait l'avoir rapprochée de la scène du rapt, à en juger par Pline, H. N. XXXIV, 8 ou 19). Comparez encore fig. 55 1, scène d'en haut, et surtout fig. 555, 556, avec l'explicat. — Bellori et Bartoli, Admir. Rom., tab. 53, 5/».
554 (CIV) Pluton et Proserpine, son épouse, siégeant sur un double trône, comme roi et reine des enfers, tous deux couverts d'amples vêtements, et avec une expression sombre et sévère. Le dieu appuie son bras gauche sur un sceptre, et il a Cerbère à la triple tête près de lui; la déesse tient un flambeau dans sa main droite, et de la gauche elle embrasse son époux. Dçs deux côtés du trône sont debout, auprès de Proserpine, Eros ou l'Amour, portant
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son flambeau, et montrant du doigt le couple infernal soumis à son pouvoir; auprès de Pluton, une figure de femme, voilée et complètement vêtue, plaçant l'index de sa main droite sur sa bouche et appuyant sa main gauche sur un vase; on la prend ordinairement pour Psyché, figurant le silence qui règne parmi les âmes, et le vase pour une urne funéraire; Tôlken y voit Némésis avec l'urne de la destinée ; nous sommes tenté d'y reconnaître plutôt Télété faisant le geste expressif des mystères, dont le vase est un autre symbole. Compar. fig. 4^1 et p. 17? cidessus. Voy. tom. III, p. 269,323 sqq., 398 sqq., etc. — Basrôlief du Vatican. Mus. Pio-Clem., II, 10. 5 5/» a (CXLVII). Statue d'Hadès ou Pluton (ordinairement qualifiée de Sérapis), assis sur son trône. Le Jupiter infernal est vêtu d'une ample tunique, par-dessus laquelle est un péplus ; de longs cheveux s'avançant sur le front et une barbe épaisse contribuent à l'aspect sévère de son visage; il porte sur sa tête un modius ou boisseau orné de tiges à! asphodèle, plante funèbre; dans sa main gauche élevée il tient un sceptre, l'autre repose sur son genou; près de lui est Cerbère aux trois têtes , autour de qui s'entortillent des serpents. Voy. tom. II, liv. V, p. 329 sq., liv. VI, p. 543, 549; tom. III, liv. VII, p. 235 sq., 260, liv. VIII, sect. I, chap. II et IV. Compar. fig. 421, 553 , 554, avec 254-257 cidessus. — Mus. Pio-Clem., II, 1.
554 aa (CLI) Statue de Kora-Perséphone , Libéra ou Proserpine , assise. La Junon infernale est coiffée de la Stéphane (souvent du modius, aussi bien que Déméter ou Cérès, sa mère) ; vêtue d'une tunique talaire à manches, et d'un péplus qui enveloppe son bras gauche ; dans sa main droite elle tient une pomme de grenade. Voy. tom. III, liv. VII, p. 259 sqq., et liv. VIII, sect. I, passim, coll. tom. II, p. 608, 611, 614. Compar. fig 490 ai 549» 552, 555, avec 274 et suiv., 355, etc. — Figure en terre cuite, trouvée, avec beaucoup d'autres analogues, dans les fouilles de Pseslum. Gerhard, Ant. Bildw., I, tab. XCVII, coll. XCVIII.
554 & (CXLVIII). Zagreus, le Bacchus de Crète , ou Dionysus- Plulon, fils de Proserpine, déchiré par les Titans; un Curète, distrait, danse à côté, le casque en tête et le bouclier à la main. Tom. III, p. 234-244. — Zokga, Bassirilievi, n° 81.
feXPLlCAflOW DES PlAtfCBES. 2*9
554 c (CXLVIII) Bas-relief mutilé, comme le précédent, qui y fait suite. Dionysus-Zagreus, assimilé à Jupiter enfant, est dans son berceau, protégé par les Curetés ou Corybantes, qui dansent autour de lui, en frappant de leurs épées sur leurs boucliers; à côté sont les deux principaux compagnons de Bacchus, Pan qui, d'un coup de son pied de bouc, entr'ouvre la ciste mystique d'où sort le serpent, et le vieux Silène~Pappos, aux oreilles en pointe, au corps velu, qui se détourne. Même tome, ibid., et p. i35 sqq., i45, i53 sqq., coll. tom. II, pag. 60, etc., avec la fig. 248 ci-dessus. — Gerhard, AnU Bildw., I, tab. CIV, 1.
555(CXLIX6/j). Tableau du royaume d'Hadès ou des enfers. Le palais de Platon , qui en occupe le centre , est figuré par un prostyle d'architecture ionique. Le souverain des morts, Hadès ou Pluton, y est assis sur un trône magnifique, vêtu de sa robe royale et portant le sceptre surmonté de l'aigle, en qualité de Jupiter catachthonius ou souterrain. Perséphone ou Proserpine, véritable Junon stygienne, prend congé de son époux pour retourner au monde sublunaire, tenant un grand flambeau qui doit guider sa marche à travers les ténèbres. En partant de ce centre, on trouve à droite et formant un groupe, les trois juges des enfers, Minos, Éaque et Rhadamanthe ; ce dernier, qui est debout, a le costume asiatique, parce qu'il juge les morts de l'Asie, selon la fiction de Platon. Vis-à-vis, à gauche, on voit Orphée, costumé à la mode thraco-phrygienne, qui chante en s'accompagnant de la cithare pour ravoir son Eurydice. Près de lui et dans le plan supérieur, de gauche à droite, on remarque successivement trois groupes qui représentent, sous divers aspects, les ombres des bienheureux : des époux réunis ( peut-être Protêsilas et Laodamie)', des éphèbes, qui, après leurs exercices gymnastiques, indiqués par le strigille et le flacon à l'huile, vont au bain que marque un jet d'eau sortant d'une gueule de lion sous une colonnade; enfin, à ce qu'il semble, la vertueuse Electre , qui a tiré le glaive pour venger son père, et délibère avec Oreste et Pylade en costume de voyageurs. Dans le plan inférieur, à droite, paraît Tantale, le monarque lydien, épouvanté à la vue de la pierre suspendue sur sa tête; à gauche, Sisyphe, repoussant de toutes ses forces le rocher qui sans cesse retombe, pen-