O RELIGIONS DE LA GRÈCE ET DE L'ITALIE ANCIENNES
dant qu'une Furie le frappe de son fouet ; au milieu Hercule, conduit par Mercure^ entraînant le triple Cerbère, en dépit d'une autre Furie qui lui lance ses torches. Voy. tom. II, p. 54g, 608, Ci 1, etc.; t. IÏI, liv. VII, p. 236, 260-269, et liv. VIII, sect. I, chap. IV, V, VII, sect. II, chap. \\l,passim. — Peinture de la face principale du vase ci-dessous.
555 « (CXLIX bis). Amphore provenant d'un tombeau de Canose (Canusium), dans la Pouille, et dont la face principale offre le tableau expliqué ci-dessus. Ici, avec la forme du vase, est esquissée la peinture du revers. Elle paraît représenter un Héros honore dans un temple sépulcral d'architecture ionique par des offrandes multipliées. Un jeune homme, qui est entré dans le monument, tient une aiguière (prockous) et une coupe ou phiale, pour les libations. Les six personnages, tant mâles que femelles, qui environnent le temple, apportent des dons funèbres, un plat chargé de fruits, des couronnes et des bandeaux, des festons et un éventail , des vases pour verser et boire le vin, un miroir et une cassette, un bouclier et un casque, enfin tout ce qui avait servi au mort durant son existence terrestre et que l'on supposait devoir lui servir encore dans une autre vie. Comparez, pour la scène centrale, le sujet 55 1 a ci-dessus, qui peut bien n'avoir pas d'autre sens. La scène inférieure seule nous donne quelques doutes : en la rapprochant de celle du n° 491 b, elle nous semble plutôt divine qu'humaine, et nous serions tenté d'y voir le couple sacré des mystères , Libéra en Aphrodite , tenant le miroir et la pyxis, avec Liber en Ares ou en Mars, tenant le casque et le bouclier; dans le champ est ici l'espèce d'échelle que là porte dans sa main la déesse. Ce qui nous confirme dans cette idée, c'est que la scène supérieure, figurée sur le col du vase, et développée dans la planche suivante, 555 c, est évidemment aussi une scène divine.
555 ^ (CXLIX ter). Peinture du col du même vase, à la face antérieure, au-dessus du tableau des enfers. Eos ou Y Aurore et Hélios ou le Soleil, tous deux caractérisés par leur rayonnante auréole, sont montés sur deux chars attelés chacun de quatre coursiers au galop, et les dirigent, l'un à la suite de l'autre, dans la carrière du ciel, où ils viennent d'entrer en quittant le sein de
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la mer indiquée par îles poissons. Héosphoros, Phosphoros ou Lucifer, le front ceint d'un bandeau et la tête également entourée de rayons, vole au-devant du quadrige de l'Aurore, tenant d'une main la bandelette sacrée qui l'assimile au Génie des mystères. Compar. fig. 3o4, 335 a, 443, 4^7,491 b, etc. 555 c (CXL1X ter). Peinture du col du même vase, au revers. Le dieu des mystères, Dionysus-Bacchus ou Liber, complètement nu, est assis sur son manteau , le front ceint de la mitre, s'appuyant d'une main sur un thyrse, et de l'autre tenant une phiale ou coupe. Un Génie femelle ailé, Télété ou une autre, le pied posé sur un rocher, lui présente une couronne et une grappe de raisin. Du côté opposé, un autre Génie ou ministre également femelle de son culte, debout et sans ailes, lui offre une grande bandelette. Un Satyre, assis comme Bacchus lui-même, nu aussi et la tête ceinte du bandeau, tient une branche de myrte, et présente au dieu qui se retourne un miroir de forme allongée. Voy. tom. III, p. 258 sqq., 279, 290-301, etc. Compar. fig. 438, 443, 491? 49i #5 ci-dessus. — Millin, Descript. des tomb. de Canose, pi. I-VI, coll. O. Muller , Monum. de l'art antique, I, pi. LVI et p. 3i sq., dont nous avons en grande partie suivi l'explication pour les scènes qui précèdent. M. Creuzer, dans ses Abbildungen , p. 34 sqq., et pi. XLII-XLV, en a proposé une fort développée et généralement très différente, qu'on trouvera annexée au chap. II de la sect. I du livre VIII, dans notre tome III.
556 (CXLV bis). Retour de Proserpine aux enfers. La jeune déesse, qui a déjà pris place à côté de Pluton, son époux, sur le char qui les emporte, tend les bras à Cérès, sa mère, et lui fait de tendres adieux. A la tête des coursiers marche Hécate, portant deux flambeaux pour illuminer les ténèbres de la nuit, indiquée par le croissant de la lune et par des étoiles. Le Génie des mystères ou V Amour, portant une phiale, une guirlande et une bandelette, yole au-devant du couple divin, précédé de la colombe de Vénus qui porte une guirlande. Mercure appuyé contre un arbre,, dans l'attitude du repos, semble attendre les deux époux pour les introduire aux sombres demeures. Voy. t. III, p. 258-27 t, 297-301, coll. tom. II, p. 683 sq.; et livre VIII, iv. iG
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sect. I, chap. V. Confér. fig. 55o-553 , avec l'explication de cette dernière surtout, 555, etc. — Peinture d'un vase de la Grande- Grèce. Millingen, Unedit. Monum., sér. I, pi. 16.
557 (CLI). Le Génie de la Mort (Thanatos), debout, la tète penchée et les bras croisés par-dessus, dans l'attitude d'un profond repos; près de lui, le Génie d'un mort, ailé et tenant un flambeau, qui lui montre le cadavre étendu à ses pieds. Voy. t. II, p. 36o sq., coll. t. III, 28 sq., etc., et fig. 6o3, 676 a, 812 , avec l'explication.Compar. encore le Génie du Sommeil, fig. 324. — Gerhard, Antik. Bildw., tab. XCIII, 3, coll. 1-2.
558(CXLVI). Le vieux Charon, nautonnier des enfers, passe les ombres dans sa barque; il est vêtu d'une tunique ou d'un manteau qui laisse à découvert son bras et tout le côté droit de son corps, et coiffé d'un piléus ou bonnet de marin ; une figure de femme voilée est près de lui, à laquelle il indique le chemin qu'elle doit suivre. Deux autres figures, vêtues de la toge, descendent de la barque à l'aide de l'échelle : l'une des Mœres ou Parques aide la première à descendre. La quenouille encore pleine de lin que tient la Parque montre que la mort de cette ombre a été prématurée; l'autre a la taille d'un enfant. Une déesse infernale vient au-devant d'elles avec un vase dans chaque main, ordinairement prise pour Vénus epitymbia ( sépulcrale), la Libitina des Romains, mais qui est plutôt Léthé.Yoj. tom. I,p. 464, 888, tom. II, p. 48, 443, etc., tom. III,liv.VIII, sect. I, chap. IV. Compar., pour les Parques, fig. 25o /?, 602, 6o3, et pour les âmes, 421, etc. — Bas-relief. Mus, Pio-Clem., IV, 35.
55q(CXLVI). Némésis complètement vêtue, la tête penchée, faisant avec son bras droit, qui ramène sa tunique par le haut, le geste qui indique la mesure, et tenant dans sa main gauche une branche de frêne. Voy. tom. I, p. 70 sq.,tom.II, 36i. Compar» fig. 409 a et suiv. — Mus. Pio-Clem. , II, A, n° 5.
55o, a (CXLIII). Médaillon d'Antonin-le-Pieux : deux Néméses se regardent, faisant toutes deux du bras droit le geste caractéristique qui vient d'être décrit, et l'une des deux tenant un glaive dans sa main gauche ; à côté d'elles est Apollon nu, appuyant son bras gauche sur son arc. On lit autour : Union des Mile-
siens M des Smyrnêcns. Ibid., ibid. — Morell., Médaillons du roi, VIII, n° 8.
559 b (CXLVII). Médaillon de Marc-Aurèle , représentant Jupiter Philaléthès (ami de la vérité), tenant sur une main son aigle, dans l'autre son sceptre, entre deux Néméses semblables à celles qui précèdent; autour et dans l'exergue on lit: Attale, sophiste, à ses deux patries, Sinyrne et Laodicée. Ibid., ibid. — Venuti, Mus. Mb., XXIII, n°i.
5^9 c (CXLIII). Les deux Néméses de Smyrne, couronnées de tours, sur un char traîné par des griffons, du reste pareilles aux précédentes. Ibid., ibid. — Liebe, Gotha numaria, p. 282.
560 (CXL). Némésis Panthée, avec les ailes de la Victoire, et la roue de la Fortune à ses pieds, tient dans ses mains la patère et le serpent, comme V allas et Hygiée. Ibid., ibid. .Compar. fîg. 636, 3 10, 346. — Intaiile du Cabinet du roi. Buonarroti, Medagl. ant., 225.
56i (CXL). Pudicitia, la Pudeur (A idos), assise, complètement vêtue, ramenant son voile au-devant de son visage. Voy. tom. I, p. 71, 'et tom. II, pag. 36 1. — Médaille, d'après Montfaucon, Antiq. expl., tab. XL, 18»
562 (CL). Elpis ou Spes , Y Espérance, coiffée d'une double Stéphane, tient dans une main une fleur, et de l'autre relève sa longue tunique. Elle rappelle à tous égards Vénus dans l'ancien style : voy. Mus. Capitol. IV, 22 , Pio-Clem. IV, 8, et notre figure 382 avec la p. 162 sq. ci-dessus. Sous une forme adoucie, elle est opposée à Némésis, fig. 409 a. — Camée ayant appartenu à M. Maignan. Millin, Voyage au midi de la France.
563 (CL bis). Tyché ou la Fortune, reine du monde, debout sur un globe, la tête nue, parée d'un collier, et vêtue d'une tunique longue , rabattue en diploïdion , qu'elle retrousse de la main droite et pince de la gauche, sans autres attributs. Voy. tom. II, p. 5o6 sq., et tom. III, liv. VIII, sect. I, chap. VI. — Bronzes d'Herculanum, pi. 24, et de Clarac, Mus. de Sculpt., pi. 455, n° 837.
564 (^L bis). Tyché ou la Fortune, assise sur un trône, le polos sur la tête, la corne d'abondance dans la main droite et la rame dans la gauche, vêtue d'une tunique longue et d'un péplus ri-
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chement drapés; une lune se voit à sa droite. Tom. II et III, ibicl. Compar. fig. 3o4 et 320 ci-dessus. — Bartoli et Bellori, Lucern. ,. II, 46.
564 a (CL bis), Fortuna-Ceres, reine de la terre et de la mer, avec le modius ou calathus, la corne d'abondance, une rame et des épis. Tom. II, ibid. et p. 3i5 ; tom. III, ibid, — Médaille de Sardes, de l'époque romaine. Spanheim, in Callimach., II, p. 7-35.
565(CLII). La Fortune de Préncste, tenant deux enfants sur son sein. Tom. II et III, ibid., et surtout note 7* dans les Éclaircissem. du liv. V, sect, II. — Terre-cuite, d'après Montfaucon, Antiq. expl., Supplém., I, 85, 3.
566 (CXLIX). Les Fortunes d'Antium, figurées comme deux femmes à mi-corps, coiffées de la Stéphane, vêtues de la tunique, qui laisse à découvert le sein de l'une d'elles, et tenant chacune un dauphin. (Les dauphins paraissent appartenir au soubassement et sont remplacés par des têtes de bélier: on trouve aussi l'une des deux Fortunes coiffée d'un casque.) Tom. II et III, ibid., et la même note dans les Éclaircissem. — Médaille d'Auguste, sous lequel Q. Rustius était triumvir monétaire. Oisel, LXIV, i. Confér. Morell. Thesaur., fam. Rustia.
567 (CLII). Deux Fortunes armées, debout, le casque en tête et la lance en main, placées entre deux éperons de navire surmontés chacun d'une rame; celle de gauche pose un pied sur la tête d'un animal qui ressemble à un sanglier, et un enfant ailé, pareil à un Amour, vole d'elle à sa compagne. Ibid., ibid. — Monnaie de la famille Egnatia, portant à la face une belle tête, qui paraît être celle delà Fortune d' Anli um, coiffée delà Stéphane, parée d'un collier et de pendants d'oreille, avec l'inscription maxsumus. Morell. Thesaur., p. 161.
568 (CXLIX). La Fortune des dieux, assise , ayant à ses pieds un enfant couché, et environnée de quatre autres Fortunes debout, toutes également coiffées du modius, et portant divers attributs de la déesse. Ibid., ibid. — Médaille de Laodicée. Haym, Thesaur. Britann., II, 45, 10. Compar. la méd. d'Amasie,I, 35, 3.
56q (CXLIX). Le Sort, représenté comme une jeune femme, vue à mi-corps, vêtue d'une tunique et parée d'un collier, avec son nom, qui est féminin, sur la base : sors. Ibid.j ibid. Compar. 566,
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*- Monnaie de la famille Plœtoria. Morell. Tkcsaur. , p. 3a3.
^70 (CV). Bonus Eventus (bon succès), tenant dans une maiu une patère et dans l'autre un faisceau d'épis : on lit son nom autour de celte monnaie de Titus. Ibid., ibid. — Cabinet du roi.
571 (CL bis). Vue femme, vêtue d'une longue tunique, tient dans une main une branche d'olivier, dans l'autre une corne d'abondance, et s'appuie sur un cippe : on lit autour, securitas populi romani. Ibid., ibid. — Médaille de Nerva. Oisel, LIX, 9.
572 (CL bis). Une femme, couronnée de fleurs, tient dans une main un faisceau de pavots et d'épis, et s'appuie de l'autre sur un sphinx : on lit autour EY0HNIA {V Abondance), et dans l'exergue, L B (l'an II). Cette médaille de bronze, frappée sous Anlonin, est relative à la fertilité de l'Egypte- Ibid., et lom. Ier, p. 62. — Zoega, Num. uEgypt. imp., X.
573 (CXL) "Un Jeune homme debout, la tête nue, vêtu à demi, tient une haste et une corne d'abondance; en face de lui, et debout également, unefemme casquée tientune haslc et unparazonium, et pose le pied droit sur un casque : on lit autour leurs noms, honos et virtus (V Honneur et la Vertu guerrière). Ibid. — Médaille de Galba. Oisel, Thés., LXIV, 7 coll. 3.
574 (CL bis). Une femme debout, vêtue d'une longue tunique, serrée avec une ceinture, et d'un ample manteau, la tête coiffée d'un voile, tient dans une main un trophée et dans l'autre une image de la Victoire ; dans le champ est un vase pour les libations. On lit autour : KPATH2I2 (le Courage). Ibid. Confér. fig. précéd., et pi. CCXX, 760, Arèté, la Vertu, dans un sens général, avec plusieurs autres personnifications analogues. — Médaille de Galba. Zoëga, Num. Mgypl., III.
575 (CXL). JJAsie (mineure), sous les traits d'une matrone debout : dans la main droite elle tient un serpent, et dans l'autre le gouvernail d'un vaisseau ; elle pose son pied droit sur une proue de navire. Ibid. — Médaille d'Hadrien. Oisel , Num. Select., XVI, 3.
576 (CL bis). L'Arabie, sous les traits d'une femme vêtue d'une slola, tient dans sa main droite une branche de l'crbre à encens, et dans sa gauche une corne d'antilope; auprès d'elle est
aiG RELIGIONS DE LA GRECE ET DE L'iTALlE ANCIENNES.
un chameau, lbid., ibid. — Oisel, ibid., XVII, 7 coll. 9, où Y autruche remplace le chameau.
577 (CXL). U Afrique, sous la figure d'une femme'couchée, tient dans sa main droite un scorpion, et dans la gauche une corne d'abondance remplie de fleurs et de fruits; sa tête est coiffée de la dépouille d'un éléphant; à ses pieds est un cala th us, duquel sortent des épis. Ibid., et tom. Ier, p. 62. — Médaille d'Hadrien. Oisel, ibid., XXXI, 12 coll. 4, où X Afrique est debout et a près d'elle, le lion.
578 (CL bis). L' 'Egypte, couchée, appuie son bras gauche sur une corbeille remplie de fruits; dans la main droite elle tient un sistre, et Vibis est perché sur son pied. Ibid., et note i5 dans les Éclaircissem. du liv. III, tom. I, p. 946 et 959. Compar. fig. 572. — Oisel, ibid., XXXIII, 10.
579 (CL bis). La ville d'Alexandrie, sous la figure d'une femme assise, qui appuie son bras gauche sur un vase d'où sortent un cep de vigne, des pampres et un raisin; dans sa main droite elle tient des épis, d'autres paraissent croître à son pied. Ibid. Compar., ci-dessus et ci-après, d'autres personnifications de villes, Antioche, fig. 522 a, et Rome, 879-883, 901 ; pour les pays, 17talie, 600, la Germanie, 379, etc.
580 (CLI). Les Pénates de Rome , Troyens d'origine , suivant la tradition, sous la figure de deux jeunes gens nus, assis en face l'un de l'autre , tenant des lances renversées et s'appuyant chacun sur un bouclier. Voy. tom. II, p. [^ii-[\i6. — Patère ou miroir, soutenu par une figure qui paraît celle d'un Apollon, pareil à celui qui porte les Grâces, fig. l^\% a ci-dessus. La Chausse, Mus. Roman. II, tab. 22.
58 1 (CLI). Les mêmes, comme Lares publics , plus rapprochés encore des Dioscures primitifs et des Cabires de Samothrace. Ils sont assis, presque nus, coiffés de casques, chaussés de brodequins, et portent chacun une lance; entre eux est la tête de Fulcain, caractérisée par le bonnet conique et par l'attribut des tenailles; plus bas, le chien, symbole de vigilance, qui accompagne aussi Jupiter Custos (fig. 259). L'inscription lare, rectifiée, paraît être le nom même des Lares. À la face se voit la tête de Fcjovis ou Jupiter jeune qÇ terrible, l'égide sur l'épaule et
tenant le foudre. Même tome, p. 416-42/,, passim, coll. p. 3o3- 3n, et pag. 5oo. Compar. fig. 261, 262. — Monnaie de la famille Cœsia. Morell. Thesaur., ibi Havercamp, p. 59 sqq., coll. Eckhel, Doctr. Num. vet., V, p. i56 sqq.
58i a (CLI). Lar familier , ou domestique, ou privé, sous la figure d'un enfant accroupi, ayant les épaules couvertes d'une peau de chien dont il tient les pattes dans ses mains; près de lui est un panier rempli de provisions. Même tome, p. 420, 4^4* Compar. la fig. suiv. — Caylus, Recueil d'antiq., tom. III, tab. 54, n° 4.
58i b (CLI). Figure analogue à la précédente, coiffée d'une peau de chien dont les oreilles retombent sur ses épaules ; le Lar tient en outre un chien dans ses bras. lbid. — Montfaucon , Antiq.expl., Supplém., tom. I, pi. L XXVIII, 3. Confér. des représentations du même genre, Bronzi d'Ercolano, tom. II, pi. LXXXVIII, p. 353, coll. not. 6, p. 35i ; et dans Grjevius, t. V, p. 924.
58 1 c (CLI). Lares Augusti, les Lares protecteurs de la maison à* Auguste, représentés comme deux jeunes gens couronnés de laurier, vêtus de la tunique courte retroussée à la mode de Gabies (cinctu Gabino), chaussés de brodequins, et de l'une de leurs mains, par un arrangement symétrique, tenant chacun un rhyton élevé, de l'autre une patère ou une situla, en qualité de sacrificateurs. Tom. II, ibid. , surtout p. 419-422, et la note 3* sur le livre V, sect. II , dans les Éclaircissements. — Bas-relief d'un autel dédié aux Lares Augustes et au Génie d'Auguste. Galleria di Firenze, ser. IV, tom. III, tav. i44»
582 (CLI). Un Lar, sons la figure d'un enfant debout, presque nu, avec la bulla suspendue au cou {bullatus), et le chien à ses côtés. Tom. II, p. 420, 421, 4^4» et même note dans les Éclaircissem. — D'AginoOurt, Fragments de sculpt. en terre cuite, pi. XIV, 3, et p. 36 (il y voit simplement un enfant qui vient de recevoir la bulla),
582 a (CLII). Un enfant dans une pose presque semblable à celle du précédent , la bulla également suspendue au cou , mais tenant dans sa main gauche, dont le bras est orné d'un bracelet, un volatile qui est, une oie ou un canard, et avec lequel il semble jouer de l'autre main, Sur sa cuisse et sa jambe droites est gra-
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véc une inscription en caractères étrusques (pincée ici à côte), qui se lit : Velias Phanacnal thuphlthas alpan aenachc clen cecha iuthines tlenacheis , et paraît à O. Muller désigner cette belle statue de bronze, aujourd'hui au Musée de Leyde, comme une offrande d'une femme Velia de la famille Phanacne. L'oie fait penser soit à Priape, soit à JBacchus, soit à Proscrpine, à qui elle était également consacrée, Elle peut appartenir aussi, selon M. Gerhard, de même que le chien, au Génie de Jupiter (Genius Jovialis\ par conséquent aux Pénates, et à Tagès, son fils. Voy. tora. II, p. /ji 5, 458, et la note 3*, déjà indiquée, dans les Éclaircissem. du liv. V. Confér. la fig. suiv. — Lanzi, Saggio di ling.Etrusc, tom. III, tab. XV, n° 6, et tom. II, p. 534, comparé avec Micali, Storia, etc., Ant. Monum., tav. XLIII, et O. Muller, Monum., I, pi. LVIII, 291, et p. 33.
583 (CLII). Un enfant assis, avec la butta au cou, touchant la terre de la main droite, ou s'y appuyant pour se lever ; le bras gauche brisé portait une inscription étrusque mutilée aujourd'hui : suivant les uns, Tagès, espèce d'Hermès-Trophonius dans la religion de l'Etrurie; suivant les autres, un simple ex-voto. Voy. même tome , p. 458-465, et les Éclaircissements, note déjà indiquée.— Bronze célèbre, aujourd'hui au Vatican. Lanzi, même pi., n° 5, et tom. II, pag. 529 sq., comparé avec Micali, XLIV, 1.
584 (CLII). Figure de bronze dont les bras sont brisés, représentant un jeune homme couronné de laurier et enveloppé à demi d'un manteau : suivant quelques-uns, un Lar domestique ; suivant Lanzi, qui croit lire, dans l'inscription tracée sur le manteau, le mot Jupetal entre autres, une simple offrande à Jupiter.\oy. la note indiquée dans les Éclaircissements du livre V, sect. II. — Lanzi, même pi. , n° 4, et tom. II, p. 528.
585 (CLII). Belle statuette en bronze à! Apollon , couronné de laurier, avec un riche collier auquel pend la butta, un bracelet au bras gauche, mutilé par le temps, et d'élégants brodequins aux pieds. L'inscription gravée sur la jambe gauche (ici à côté) se lit en ces termes : Miphleres Epul aphe Aritimi. Phasti Ruphrua turce clen cecha ; elle laisse deviner qu'une femme étrusque, Phastia,dQ la famille Ruphru, a dédié cette idole dans un sanc-
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tuaire d'Apollon (Epul) et d'Artémis (Aritimi). Voy. tom. II, p. 486, et la note indiquée, Éclaircissem. Compar. fig. 43i et 443 #, ci-dessus. — Lanzi, Saggio, même pi., n° 3 , et tom. II, p. 525, d'après Gori, Mus. Etrusc, 1. 1, pi. 32, coll. O. Muller, Monum., pi. LVIII, 290, et p. 33.
585 # (CLII). Bas-relief de bronze représentant deux divinités : Apollon, avec la lyre, le foudre en forme de flamme, une longue chevelure imitant des rayons, et sur sa tête , coiffée du niodius, un disque figurant le soleil (comme Osiris ou plutôt Horus), avec l'inscription apollini; à sa gauche, une déesse réunissant les attributs de Diane et à'Isis , ayant à ses pieds une proue de vaisseau avec la cortine du trépied , sur sa tète une fleur de lotus entre deux cornes qui forment le croissant , autour de son bras droit un serpent et dans sa main droite un instrument pareil à un sistre, dans sa main gauche un sceptre. Audessus de cette figure se lit l'inscription clatRje , où l'on croit retrouver une divinité des Falisques de l'Etrurie ; ce qu'il y a de sûr, c'est que, comme Y Apollon qui lui est associé, cette espèce de Diane rentre dans les Panthées. Quant à l'inscription gravée au-dessous des deux divinités, elle est en langue ombrienne. Voy. tom. I, p. 121 ; tom. II, ibid., et les Éclaircissem., note citée. — Lanzi, même pl.5 n° 7, et tom. II, p. 538 sqq.
586 (CLII). Statuette en bronze d'une déesse, d'un style ancien, d'un caractère roide et grossier, mais dont les détails du costume sont très soignés et même exécutés avec une certaine recherche. Elle est coiffée du bonnet pointu appelé tutulus, et vêtue d'une tunique longue à manches, richement brodée, dont elle relève les plis. nombreux de^sa main gauche, tandis qu'elle tient sa droite élevée et ouverte en signe de bénédiction; des bracelets ornent ses bras, et ses pieds sont chaussés de souliers brodés; le manteau plissé et brodé par les bords, qui couvre sa poitrine, retombe derrière son dos, et l'on y lit en caractères étrusques l'inscription phlexrl, mot qui paraît analogue kphleresy fig. 585. M. Creuzer , comparant cette statue avec l'idole également en bronze et presque semblable que Paciaudi a publiée dans ses Monum. Peloponn., II, p. i3o, et qui porte dans sa main une colombe ( comme notre %. 25o, /-), est disposé à y
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reconnaître une Vénus. Voy. la même note, dans les Éclaircissements du tom. IL — Lanzi, même pi., n° i, et tom. II, pag. 522 sq. Confér. Micali, tav. XXXIII, 1-2, représentant la même déesse d'après l'original qui est au Musée royal de Berlin.
587 (CLII). Statuette de travertin, de deux pieds de haut, figurée en Hermès, avec une inscription étrusque; les cheveux sont relevés en cône ou en pointe : suivant quelques-uns, le dieu Terminus ou un Mercurius tcrminalis , c'est-à-dire destiné à servir de borne. Voy. tom. II, p. 486, 495, surtout 691 sq., et la même note, dans les Éclaircissements. — Lanzi, même pi., n° 8, et tom. II, p. 546 sq.
588 (CLII). Statue en bronze d'un guerrier, ou, comme présume Gori, d'un héros étrusque, pesamment armé, élevant le bras droit comme pour lancer le javelot, et du bras gauche ayant dû tenir le bouclier : son armure se compose d'un casque, d'une cuirasse, à laquelle s'adapte un court tablier militaire, et de cnémides oujambarts; une inscription en caractères toscans est gravée sur sa cuisse. Voy. les Éclaircissements du tome II, note citée. — Lanzi, même pi., n° 2, et tom. II, p. 523, comparé avec Micali, XXXVIII, 1. Il faut rapprocher, entre autres sujets analogues, la figure représentée dans la pi. XXXIX de ce dernier, revêtue d'une armure beaucoup plus riche et travaillée avec un certain art, figure où l'on a cru reconnaître le Mars étrusque.
589 (CLV). L' Aurore en costume étrusque, montée sur son char attelé de quatre chevaux qu'elle dirige , et sortant des flots de la mer où se jouent deux dauphins. Voy. les notes 3* et 6* sur le livre V, sect. II, dans les Éclaircissem. du tome IL Compar. fig. 335 a et 555 b, ci-dessus. — Bas-relief d'une urne cinéraire de Vol terra. Inghirami, Monum. Etrusch., sér. I, part. I, pi. 7.
589 a (CLV). Déesse marine avec de longs cheveux, de petites ailes à la tête et de grandes aux épaules, et des jambes monstrueuses terminées en queue de poisson; de chacun de ses bras étendus elle tient une ancre bidentée : c'est probablement une Amphitrifç étrusque, Voy. les Éclaircissem. du tom. II, ibid. Compar,
fig. 5iocet5/i7tf, ci-dessus. — Bas-relief d'une urne semblable, dans la galerie de Florence. Micali, tav. CX. 589 b (CL VI). Un des boucliers de bronze récemment découverts dans un tombeau à Tarquinii (Corneto). La tète de haut relief, qui est au centre, portant une longue barbe, avec des cornes
(et des oreilles de taureau, rappelle celle de YAchéloùs et d'autres dieux des fleuves en Grèce. Les yeux font des cavités remplies d'un émail blanc et noir. Compar. fig. 526, 5a6 a, 526 b, et voy. pag. ai6 sq. ci-dessus. — Micali, XLI, i.
589 c (CLVI). Plaque de bronze qui servait à l'ornement d'un char, trouvée dans un tombeau près de Perugia, et maintenant à la Glyptothèque de Munich. Du côté gauche on voit une chasse au sanglier, suivie d'un hippocampe ou cheval marin ; à droite et en sens opposé, deux chasseurs armés d'arcs, suivis d'une/îgure de femme pourvue de nageoires , et placée horizontalement. Sujet qui paraît avoir une signification cosmogonique ou astrologique, et se rapprocher singulièrement de la mythologie des Chaldéens, aussi bien que plusieurs des suivants. Compar. fig. 201, 202, 2o3, et voy. les Éclaircissem. du tome II, note 4? sur le livre IV, et notes 1*, 2*, 3% sur le livre V, sect. II, passim. Inghirami, Monum. Etrusch., sér. III, pi. a4, n° a, et pi. 25, coll. Micali, XXVIII, 1,2.
58g d (CLVI). Plaque de bronze appartenant au même char, et qui se voit dans la même collection. Une Gorgone accroupie étouffe deux lions qui se dressent de chaque côté , en leur serrant la gorge -r auprès est un hippocampe, et au-dessous un oiseau qui ressemble à une grue. Compar. fig. 590 c, et voy. les Éclaircissements du tome II, ibid. Inghirami, sér. III, pi. a3, et Micali, XXVIII, 5.
589 e (CLV). Bande sur un vase, composée de figurines légèrement tracées et plus ou moins monstrueuses , parmi lesquelles on remarque deux Centaures sous l'ancienne forme, qui est un amalgame du corps entier de l'homme avec le train de derrière d'un cheval, et une grande Chimère. Éclaircissem. du tom. II, ibid. — Micali, XX, 1.
5yo (CLV). Vase de terre cuite en forme de Canope, et dont le couvercle a la forme d'une tête humaine, les anses celle de bras