‹ Religions de l'antiquité (volume 2)Chapitre 16 sur 18 · MYTHOLOGIE HÉROÏQUE DES GRECS, DES ÉTRUSQUES ET DES ROMAINS · texte numérisé non relu

MYTHOLOGIE HÉROÏQUE DES GRECS, DES ÉTRUSQUES ET DES ROMAINS

Fig. 60 1 (PI. CLVIT bis). Prométhée , assis, forme une figure cV homme placée sur une base; Athéna ou Minerve, debout, assiste l'ouvrier divin, en qualité à'Héphœstoboula. Voy. tom. IJ, p. 370, 765 sqq., et surtout la note 6 dans les Éclaircissements du livre V, sect. I, même tome. Compar. fig. 601 c ci-dessous. — TUrtoli et Belloïu, Lucem.fict.^ I, 1.

601 a (CLVII bis). Prométhée, les cheveux épars, fuit en toute hâte, portant le feu qu'il vient de dérober au char du Soleil. Même tome, pag. 370, et même note, aux Éclaircissements. Compar. la fig. sniv. — Ibid. 1.

601 b (CLVII bis) Prométhée, portant sur son bras gauche une^zgurc d'homme, qu'il regarde avec sollicitude, dans sa main droite la tige de férule, qui contient le feu dont il va l'animer, marche d'un pas rapide; derrière lui la foudre sillonne l'air, symbole du châtiment qui lui est réservé. Même tome, ibid. — Pierre gravée d'un beau travail et d'un style ancien. Brôndstkd, Voyages et Recherches en Grèce, II, xlv, p. 195, coll. p. 3oa sq. 1 c (CLXVIII). Prométhée , assis sur un rocher, forme Y homme de ses mains; Minerve, debout, lui donne la vie en posant sur sa Ictc un papillon, symbole de l'âme; derrière la déesse, s'entortille autour d'un arbre le serpent qui lui est consacré. Voy. tom. II, ibid., tom. III, p. 400, et compar. fig. 601, 409 a, b,

c ci-dessus, 6o3 ci-après. — Médaillon. Vehuti, Mus. Vatic. XXV, 2.

« 602 (CLVI1). Promethes [Prométhée), nu, assis sur un rocher, modèle avec un ébauchoir la première femme (mvlier); le taureau (tavrvs), Vd/ie (asinvs), etle lièvre, qui l'entourent, expriment les qualités de divers animaux, mêlées par le grand artiste au limon dont il forma ses créatures; l'une de celles-ci, qui paraît être une femme, est couchée sans vie; deux autres, qui semblent être des hommes , sont debout et respirent. Le mot servs, deux fois répété entre ces figures et au-dessous, s'y rapporte-t-il? Est-il, comme l'a pensé Visconti, une sorte de traduction latine du nom grec àHEpiméthée , frère de Promélhée et époux de Pandore, la première femme ? Désignerait-il ainsi l'espèce humaine par son autre prototype? Quoi qu'il en soit, le groupe qui est au-dessus de la figure couchée, et dont le rapport avec cette figure ne paraît pas douteux, montre Mercure (mercvrivs), en qualité de Psychopompe, emmenant par la main, sous les traits de Psyché (fig. 406 et suiv.), Ydme de la femme (anima), dont la mort et la naissance sont ainsi rapprochées. Derrière elle on voit les trois Parques, qui fixent sa destinée comme celle de chacuu de nous, Atropos en montrant l'heure fatale marquée par un gnomon, Lachesis en traçant un horoscope sur un globe , Clotho par les volumes qu'elle tient dans ses mains et qui renferment les arrêts du sort. La main qui reste de la figure brisée appartenait peut-être à Némésis, peut-être aussi à Minerve , qui manque rarement dans les scènes de ce genre. Quant à Y aile que l'on voit au bas, c'était sans doute celle de l'aigle déchirant le cœur de Prométhée, dans une contrepartie analogue à celle du sujet suivant qu'il faut comparer. Voy. tom. II, ibid.y et p. 443, 689; tom. III, p. 298, 4oi sq. — Fragment des bas-reliefs d'un sarcophage romain. Mus, Pio- Clem. IV, 34.

, 6o3 (CLVIIi). Le sujet de ce bas-relief, analogue au précédent, mais bien plus complet et bien plus riche, est double, et chacune de ses deux parties se divise à son tour en plusieurs scènes; ou plutôt, il offre l'image de la destinée de l'homme , les mystère* de son origine et de sa fiu dernière, encadrés, pour ainsi

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dire, entre les différents actes de la légende de son créateur, le centre de ce drame plastique et si complexe de la nature humaine, de l'œuvre, de la passion et de la délivrance du Génie qui en est à la fois l'auteur et le prototype (car les deux bandes doivent être réunies de telle sorte que celle d'en bas continue à droite celle d'en haut), c'est Prométhée assis, tenant de la main gauche sur ses genoux une figure d'homme qu'il vient de former, et dans la droite l'ébauchoir dont il va la terminer ; devant lui est une autre figure entièrement finie. Minerve, caractérisée par le casque, l'égide et le hibou, perché sur son bouclier, pose un papillon, symbole de Y âme, sur la tête de la figure que tient Prométhée (fig. 601 c) ; derrière la déesse est une colonne avec un cadran-solaire. Au-dessus de l'artisan divin, Clothoy l'une des Parques, porte la quenouille sur laquelle elle file les jours des hommes; Lachesis, sa sœur, trace leur horoscope sur un globe. La femme couchée derrière Prométhée, et qui tient une grande corne d'abondance, soutenue par deux Génies, est la Terre, mère des hommes , qui fournit les éléments dont leurs corps sont formés; à ses pieds, Amour et Psyché s'embrassent, emblème de l'union du corps et de l'âme (4°7? 4°7 a)\ au-dessus on voit le Soleil, parcourant sur son char attelé d'un quadrige sa carrière lumineuse, suivi de Y Océan , d'où il sort chaque jour, et qui, tenant une rame, est porté par le monstre sur lequel il ira consoler Prométhée enchaîné; un Triton le précède, sonnant d'une conque droile. La scène qui vient ensuite à gauche offre les apprêts du supplice de Prométhée; on aperçoit la caverne où Vulcain forge ses fers, assisté de deux vigoureux Cyclopes; un troisième, à demi caché par le rocher, est occupé aux soufflets. Le couple debout et nu sous un palmier, que présente cette extrémité du monument, rappelle d'une manière frappante Y Adam et Y Eve de la tradition biblique, à moins que l'on n'aime mieux y recounaitre Deucalion et Pyrrha, sauvés seuls des eaux du déluge sur les rochers du Parnasse, et qui perpétuent le genre humain créé par Prométhée. — Mais si l'espèce subsiste, les individus passent; la mort est la condition inévitable de la naissance; toutes deux sont rapprochées ici comme dans le bas-relief précédent, et d'une manière encore

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plus significative. La seconde bande qui, ainsi que nous l'avons dit, continue la première, en offre la contre-partie à tous égards. Un Corps humain est étendu sans vie, devant la troisième des Parques, Jtropos, qui tient ouvert sur ses genoux le livre de la destinée; Amour, avec un flambeau renversé, comme génie de la mort, semble présider à la séparation de V 'âme , qui s'échappe du corps sous la forme d'un papillon (fig. 4°9 a, b, c, e, coll. 324, 557); la grande figure, enveloppée d'un ample manteau, que l'on voit derrière, est sans doute Y ombre du défunt (fig. 773); au-dessus de cette scène funèbre plane la Lune sur son char traîné par deux coursiers, et plus loin Mercure Psychopompe emporte l'âme figurée en Psyché; la Terre, qui recueille les restes de l'homme qu'elle a nourri et contribué à former, assiste à son trépas comme à sa création. Une dernière scène, à droite, représente Prométhée enchaîné sur son rocher!, et sur son sein Yaigle qui lui ronge le foie; mais l'heure delà délivrance approche pour lui comme pour l'âme; Hercule, le héros sauveur, nu, et portant seulement son carquois, s'apprête à percer de sa flèche mortelle l'oiseau dévorant; son bouclier, sa massue et sa peau de lion sont appuyés contre un des rochers du Caucase, sur lequel ce mont personnifié est lui-même assis, sous la figure d'un vieillard aux che\eux hérissés, tenant un des pins dont il est couvert, et accompagné d'un ou même de deux serpents, en tant que génie du lieu. .Si l'on admet, sur ce monument, selon Bôttiger, le mélange des traditions bibliques avec les légendes païennes relatives à la création de l'homme et à l'origine du mal, on pourrait, en rapprochant cette dernière figure du groupe opposé de la bande supérieure, y trouver une sorte de réminiscence du Tentateur. Voy. tom. II, p. 36 1, 36a, 443, 689; tom. III, p. 298, 401 sq.; et surtout les Éclaircissements, note 6 sur le livre V, sect. 1, et note 24 sur le livre VII. Compar., entre les nombreux monuments de ce genre, outre le précédent, Musée du Louvre, nos 433 et 768, De Clarac, pi. 2i5 et 216; Gerhard, Ant. Bildw., 61, et Neapels Ant., p. 52 . — Mus. Capit. IV, 25.

• 6o3 a (CLVIII bis), Prométhée, suivant la tradition antique, attaché à une colonne sur laquelle est posé l'oiseau Slyx ; Yaigle lui dé-

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chire le sein. Vis-à-vis, Atlas, son frère, pliant sous le poids do la voûte céleste, qu'il supporte de s^s mains; derrière lui, tin serpent qui se dresse sur 8a queue en formant de nombreux replis, et qui doit être celui du jardin des Hespérides , dont Atlas est voisin. Les deux patients de l'Orient et de l'Occident sont ici rapprochés l'un de l'autre, comme dans le Prométhée enchaîné d'Eschyle. Voy. tom. II, p. 370, et surtout la note 6 dans les Eclaircissem. du liv. V, sect. I. Compar. principalement fig. 665 b et c, ci-après. — Peinture d'une coupe de style archaïque, au Vatican. Gerhard, Griechische Vasenbilder, Taf. LXXXVI.

; 6o3 b (CLVII bis), Prométhée (Prumathé en vieux caractères grecs rétrogrades), assis sur le Caucase, barbu, couronné de laurier, et ceint d'une simple draperie, est délivré par deux héros, jeunes et nus, l'un désigné par l'épithète de Calanicé, l'autre par le nom de Castur, qui le soulèvent par les bras; au bas du rocher est Yaigle ou le vautour qu'ils ont tué. Le surnom de Calanicé ou Callinicos, aussi bien que la massue placée derrière le premier des deux héros, semblent indiquer Hercule, libérateur ordinaire de Prométhée; mais son air de jeunesse, sa ressemblance et son association avec l'autre, qui est positivement Castor, nous ramènent à Polluxy souvent d'ailleurs confondu avec Hercule; et les deux étoiles qu'on remarque dans l'espèce de cartouche, où est inscrit le nom de Prumathé, achèvent de caractériser les jumeaux, fils de Jupiter et de Léda , c'est-à-dire les Dioscures. Si l'objet rond qu'ils tiennent chacun dans leur main droite levée est percé par le milieu, il y faut voir, non pas Y œuf, mais Y anneau ou la bague symbolique, que porta dans la suite Prométhée en mémoire de sa captivité qui devait être éternelle. Voy. tom. II, p. 3o2 - 3i3 passim, p. 370, et les Éclaircissements de ce tome, surtout la note 6 sur le livre V, sect. I. Confér. fig. 665 c, 738 et suiv. — Miroir étrusque, publié par Micali, Storia, Atlas, tat>. L, 1, coll. De Witte , Vases et bronzes de VEtrurie, n° ao,3, p. i3o sq.

' 6o3 c (CLVIIIiw). . . .NESIAORA (A nesidora pour Pandorà) entre HE* A. .2TOS (Hephœstus ou Vulcain) et A0ENAA (Athena ou Minerve), occupés à la parer après qu'elle a été formée par le dieu, ha première femme est d'une taille bien inférieure à celle

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des deux divinités. Elle se présente de faee et tourne la tête vers la déesse placée à sa gauche; une tunique talaire, de couleur brune, avec des bandes de pourpre, et parsemée de petites étoiles blanches, la couvre entièrement; par-dessus est un ampéchonium de même couleur et également étoile; de ses deux mains elle relève un peu son vêtement. Athéna est coiffée d'une Stéphane, et velue d'une double tunique blanche, que serre une ceinture de pourpre et que couvre l'égide , de couleur brune, hérissée de serpents, avec la tête de la Gorgone peinte en jaune; elle rattache la Stéphane d' Anésidora, de concert avec Héphestus placé de l'autre côté, imberbe, couvert d'une simple chlamyde brune, bordée de pourpre, et tenant son marteau de la main gauche. Cette peinture, si remarquable pour le sujet, unique jusqu'à présent, a cela de particulier, quant à l'exécution, que les chairs des figures, ainsi que la tunique de Minerve, y sont dessinées au simple contour sur fond blanc, les cheveux colorés en noir, et les stéphanés qui les ceignent dorées et relevées en bosse. Voy. tom. II, p. H70, et les Eclaircissements, note indiquée; tom. III, p. 638. Compar. le bas relief du Musée du Louvre, n" 217, De Clarac, pi. 216, unique aussi dans son genre, mais d'une exécution médiocre, où Pandore est représentée sur les genoux d'Héphestus qui vient de la former, et va recevoir les dons de plusieurs divinités qui s'approchent. — Peinture inédite du fond d'une coupe (Cylrx:), de Nola, dont nous devons le dessin à l'obligeance de MM. Lenormant et De Witte* Cf. la Descript. de la coll. de M. de Magnoncour, de ce dernier, n° 9, p. 7 sqq.

6o3 d (CLVIII bis). Pandore tenant d'une main le vase ou la boîte d'où s'échappent tous les maux, de l'autre le couvercle qu'elle vient de lever imprudemment; Ëpiméthée, son époux, placé à côté d'elle, témoigne par toute son attitude l'effroi que lui cause ce spectacle. Il est nu, sauf le manteau qui flotte par-derrière et qu'il retient de ses mains; quant à la femme, elle est vêtue d'une tunique sans manches, fendue sur le côté , et recouverte d'un ampéchonium.Tom. II, et les Éclaircissem. ibid. Compar. Gori, Mm. Florent. II, pi. XXXVIII, 5. — Bas-relief de la 14e métope du côté sud du Parthénon, d'après l'esquisse de Carrey,

dans Brôndsteu, Foy. et Rech. II, pi. XLVII, et p. 2i4 sqq., dont nous adoptons l'explication.

6"o3 e (CL VII bis). Lampadophore, debout, nu, armé pour la course aux flambeaux ( célébrée à Athènes en l'honneur de Prométhée, de Vulcain , de Minerve, etc.), la torche dans la main droite, le bouclier au bras gauche. On lit à côté la forme particulière AAMÏ7AAIAI. Tom. II, ibid. et tom. III, p. 382, etc. — Pâte antique. Brôwdsted, ibid., pi. XXXVI.

604 (CLXIV). Io, changée en génisse, sous la garde à* Argus, représenté comme un vieillard assis à l'ombre d'un arbre et qui s'appuie sur un bâton; près de lui un chien couché. Voy. t. II, p. 6o5 sq., 683, 7-53, tom. III, p. 457. Compar. les fig. suiv. — Améthyste de la Galerie de Florence. Schlichtegroll, Pierres gravées de Stosch, n° 3o.

604 a (CLXIV bis). Hermès assis, jouant de la double flûte, devant Argus, également assis, qui s'endort; entre eux la vache lo. Même tome, ibid., et surtout la note 10 sur le livre VI dans les Eclaircissements du tome II. — Pierre gravée. Panofka, Argos Panoptes, tab. II, 2, dans les Mém. deVAcad. de Berlin, 1837.

604 b (CLXIV bis). Hermès, tenant la harpe d'une main, de l'autre la tête à' Argus endormi, qu'il vient de couper *, le corps semé d'yeux est étendu sans vie. La vache lo, piquée par le taon, s'élance furieuse. Dans le fond est un olivier sur lequel perche un paon, oiseau sacré de Héra ou Junon (fig. 273). Mêmes tomes, ibid. — Winckelmann, Pierr. grav. de Stosch, cl. II, sect. III, n° 161, et Panofka, tab. III, 1. La curieuse peinture de vase, ibid., 2, dans une scène analogue, montre Argus Panoptes sous les mêmes traits.

604 c (CLXIV bis). Jupiter, accompagné de Yaigle, recommandant à Mercure Jo transformée en vache, que celui-ci va emmener ou peut être qu'il ramène. Ibid. — Caruéole du Musée Worsley. Visconti, Opère, éd. Mil. tav. XX, n° 3, et Panofka, tab. I, 7.

604 d (CLXIV bis). Io, sous la figure d'une vierge à demi vêtue, avec deux petites cornes au front qui la caractérisent, est assise sur l'autel de Héra-llithyie , près de l'idole de cette 'divinité, dont elle est la prêtresse, idole de style archaïque, ayant les cheveux épars , le polos sur la tête, le flambeau et l'arc dans les

af)0 MTTHOLOGIF. HEROÏQUE BBS GRECS, KTC.

ju.iins. La jeune fille tient plie guirlande et une casscfte , que vient de lui remettre Jupiter debout devant elle, reconnaissable à sa longue barbe, à sa eouronne de laurier, à son long sceptre terminé par une fleur de lis, et qui cherche à la séduire. Aphrodite-Pitho, la déesse de l'amour et de la persuasion, richement vêtue et parée, seconde son entreprise, de concert avec l'oiseau magique, lynx, qu'elle porte sur son do.igt; derrière elle est un trépied, qui sert à marquer le lieu de la scène. Au-dessus de ces personnages et concourant à l'action, planent en quelque sorte deux figures mystérieuses, Eros ou Y Amour avec de grandes ailes, tenant un cerceau et un bâton, et Pan à demi couvert d'une nébride, ayant dans une main une branche d'arbre, dans l'autre ce qui paraît être une syrinx; en avant de sa tête est une fleur radiée. Du côté opposé et derrière Io, à droite de l'autel et de l'idole, se voit un éphèbe vêtu d'une chlamyde, debout, mais le pied gauche appuyé sur un monceau de pierres, la têle ceinte d'une bandelette, la main droite posée sur une massue, et tenant dans la gauche un diptyque (fig. 649). Derrière lui, et debout aussi, quoique sur un plan plus élevé, est une déesse portant dans la main droite un sceptre pareil à celui de Jupiter, de la gauche faisant un geste de surprise, et dans laquelle on ne saurait méconnaître Héra ou Junon , sous sa figure habituelle de reine et de matrone divine, comme M. Panofka. a fait voir, dans Péphèbe placé entre elle et son idole hiératique, Argus , gardien de son temple et ministre de son culte , sous une forme et avec des attributions qui l'assimilent à Hercule, sacristain de Déméter à Mycalessus. Le faon, à la peau tachetée, que l'on remarque aux pieds et en avant d'Argus, doit lui appartenir et le désigne peutêtre comme Panopies, remplaçant ainsi les innombrables yeux qui font de lui le symbole du ciel étoile, de môme qu'Io est celui de la lune. L'hydrie, aussi bien que les pierres et les arbrisseaux qui parsèment le champ, ne paraissent être que des désignations locales du pays d'Argos. Voy. liv. VI, ch. II, passim, surtout p. 599 sq., 6o5 sq., ch. VI, p. 683, coll. liv. IV, ch. V, p. 176, tom. II, et la note 10 dans les Éclaircissem. du liv. VI, même tome. Compar. le sujet analogue, mais moins riche, dans Millingen, Vases de la Collect. Coghill, pi. XLV1. — Peinture

d'un vase du Musée royal do Berlin. Panofka, ibid., tab. IV, 2, coll. 1.

16o5 (CLXI). Médaille d'argent de la ville d'Argos. On voit, d'un côté, inscrite dans un carré, la lettre A, initiale du nom de cette ville, et au-dessus les lettres IIY, probablement initiales du nom d'un magistrat; au-dessous Yaigle de Jupiter, posé sur la harpe de son fils Perse'e (M. Panofka, au lieu de l'aigle, trouve ici la femelle d'un paon, et une allusion à la mort d' Argus , qui fut changé en cet oiseau). Au revers est la partie antérieure d'un loup qui court, double allusion à Apollon Lycien et au présage qui valut à Danaus le royaume d'Argos.Voy. t. II, p. 107 sqq., iSgsqq., 598, 683, etc. — Hunter, Num.pop. et urb. o5 a (CLXIY £/.?). Réuniondesymbolesqui paraissent se rapporter au pays d'Argos et à ses cultes anciens, et qui offrent un curieux sujet de comparaison avec la médaille ci-dessus. La tête au loup de Danaus ou d'Apollon Lycien et le paon de Junon ou d'Argus y sont en regard, etl'hydrie qui verse l'eau rappelle, soit les Danaïdes, soit le fleuve Inachus. L'œuf et la feuille sont peut-être les emblèmes accessoires de la vie et de la fertilité que répandent de concert l'élément humide et la chaleur du soleil. Voy. tom. II. ibid., et loin. III, pag. 335 sq. — Pâte antique publiée par Panofka, ibid., tab. II, 3.

606 (CL1X). Jeux donnés par Danaus pour les secondes noces de ses filles, qui doivent être le prix des vainqueurs. Le héros, couronné de laurier et un bâton à la main, est assis en juge du combat. Un premier couple, monté sur un quadrige, est près d'atteindre le but, que lui montre une des Danaïdes , qui court en avant, tandis qu'une autre paraît vouloir l'arrêter. A l'autre extrémité, un second couple, également sur un quadrige, semble quitter la carrière, après la victoire; Apollon daphnéphore vient à sa rencontre; un héraut, portant deux javelots, marche en avant. Dans l'intervalle, trois des sœurs paraissent préluder à la lutte prochaine, par la vivacité de leur action; une quatrième, qui s'avance vers elles, regarde avec envie le couple vainqueur. — Nous avons remplacé par ce monument, qui nous paraît mieux correspondre à l'indication du texte, tome III, p. 335, quoique l'explication que nous en présentons soit, à nos pro-

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près yeux, purement conjecturale, celui que M. Creuzer avait en vue, d'après "Winckei/mann, et que nous renvoyons à sa place naturelle, fig. 737 «, où l'on peut en voir l'interpréiation désormais certaine.—- Millingkn, Vases de la coll. Coghill, pi. i.

606 a (CLXI). Statue restaurée en Nymphe ou Dnnaïde. Les bras sont rapportés, ainsi que le vase qu'elle tient dans ses mains, et le tronc d'arbre sur lequel il est posé; la tête a été trouvée près de la statue, dans les fouilles du Forum de Préneste. On a pensé que ce pouvait être une copie d'une des Danaïdes qui, avec les jEgyptiades, décoraient le temple d'Apollon Palatin à Rome, parce que les colonies et les mnnicipes aimaient à imiter les Romains dans la forme et la décoration des édifices publics (O. Muller suppose; de plus, que la statue d' Anchirrhoé (fig. 52 1), plutôt une source de l'Argolide que la fille du Nil, pouvait appartenir au même groupe; et il dépeint sous des traits semblables à ceux de la figure actuelle, une Danaïde du Musée royal de Berlin , provenant des Thermes d'Agrippa : Handb. d. Archœol., § 41/,, 2). Voy. tom. III, p. 335-33o„ et la note 22 dans les Éclaircissem. du livre VII. Compar. fig. 5o3, 5o3«, 742 a. — Mus. Pio-Clem. II, 2.

607 (CLXXII bis). Les Prœtides ou filles de Prœtus , roi d'Argos, assises autour de l'idole antique à'Artémis Lusia, dans son temple, sont purifiées et guéries de la fureur qui les possède, par Mélampus ^ prêtre de Dionysus, assisté d'un Bacchant assis, tenant un thyrse, et d'une prêtresse debout (peut-être Têlété, l'initiation personnifiée), tenant un vase et un rameau ; Mélampus est lui-même debout, un thyrse dans une main, et de l'autre faisant le geste d'exhorter. Voy. tom. III, p. 112 sq., et la note 11 sur le livre VII, dans les Éclaircissements du même tome. — Millingen, Peintures de vases de div. collecta pi. 52.

608 (CLX). Persée ($EP2E) s'apprêtant à combattre Méduse; il attache à son pied l'une des talonnières ou chaussures ailées qui lui sont communes avec Mercure; le pétase ailé pend derrière son cou; sa chlamyde retombe de son épaule; devant lui est la harpe. Voy. tom. II, p. 160, tom. III, p. 448 sq., 646. Compar. les fig. suiv. — Scarabée étrusque. Lanzi, Saggio di ling. £tr., II, pi. IV, 5.

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609 (CLXX). Persée va décapiter Méduse ', qu'il tient par les che*veux , en la regardant dans le bouclier que Minerve lui avait donné, pour éviter d'être pétrifié; la poitrine de la Gorgone est couverte de l'égide écaillée, que porte souvent la déesse (fig. 34*, 346, 347). Voy. t. II, p. 160, 162, 75a-754, et les Éclaircissem., notes indiquées là même. Compar. la fig. suiv. — Pierre gravée trouvée dans les fouilles de la Bâtie- Mont- Saleon. Mil-^ lin, Voyage au Midi de la France, atl., LXXII, 3.

609 a (CLXX). Persée, la chlamyde flottante, les talonnières aux pieds, décapite Méduse, qu'il tient par les cheveux, en la regardant dans le bouclier que lui présente Minerve, qui l'assiste en personne, casquée et armée de la lance. L'inscription se traduit : Sous Lucius Amexalius Antoninus, archonte, monnaie des Sébasténiens (de Sébasté en Galatie). Toni. II, ibid. et p. 808 sq. Compar. la fig. précéd. — Eckhel, Num.Anecd. p. 174.

609 b (CLXXIV). Persée, d'un caractère antique et tout-à-fait idéal, barbu, sa longue chevelure ceinte d'une bandelette, vêtu d'une ample chlamyde, tenant par les cheveux, près des ailes, la tête de Méduse qu'il vient de couper et qu'entourent des serpents. Même tome, ibid. — Fragment de terre cuite, au Musée britannique. Guattani, Monum. arin. ined., ant. 1788, nov., I.

610 (CLXI). Persée (4>EP2E, rétrograde), coiffé du casque de Pluton, vêtu de la chlamyde, tenant de la main droite la harpe, de la gauche la hibisis (espèce de gibecière), se penche pour regarder la tête hideuse de la Gorgone, que Minerve (MENEPFA), complètement armée et vêtue, touche ou perce de sa lance, selon l'explication ordinaire; mais dont, suivant l'interprétation aussi neuve que certaine qui nous est communiquée par M. le duc pe Ltjynes, elle montre l'image au héros, près du lieu nommé pour cette raison Deicterion, après l'avoir tracée avec le fer de son arme sur le sable du rivage de Samos, afin que Persée puisse reconnaître Méduse entre ses sœurs ( Tzetz. ad Lycophron. v. 838). Ainsi ce monument doit prendre place à côté du n° 608, puisque la scène qu'il représente est réellement antérieure à la décapitation de la Gorgone. Tom. II, ibid. et p. 4^8; to,m. III, pag. 448 sq., 646, et nos Éclaircissements. — Miroir étrusque. Dempster, Etruré reg. II, 4-

611 (CLX). Persée (*EP2E), nu, lient d'une main la ha rpé, de l'autre, par les cheveux, la tête de Méduse , avec la Aiùisis suspendue à son bras par une courroie. — Lanzi, Saggio, II, pi. IV, 6.

612 (CLX). Les deux Gorgones, Stheino et Euryale,d'uxi aspeci hideux, courent et volent en même temps à la poursuite de Persée, qui vient de tuer leur sœur Méduse (figures précéd.); Poséidon ou Neptune, attiré par leurs cris, arrive sur le lieu de la scène, le trident en main i suivi probablement A'JmpAitrite. Au-dessous est représenté, selon toute apparence, le retour de Persée à Sériphe. Le héros, singulièrement rapproché d'Hermès par ses traits et son costume, de la main droite tient la harpe, de la "auehe , en se détournant, présente la tête de Méduse à Polydectcs assis, qui semble reculer d'effrbi; derrière le roi, qui porte un long sceptre , est debout Dictys , son frère, enveloppé d'un grand manteau, et s'appuyant sur une béquille; de l'autre côté on voit P allas , appuyée sur sa lance et assistant Persée; sur un rocher, à l'extrémité, et près d'un arbre dépouillé de ses feuilles, est assise Danaé, mère du héros, qui paraît attendre sa délivrance. Voy. tom. II, p. 160, 637, 1^2i 809, tom. III, pag. 448 sq. — Millin, Peintures de vases, II, 34, dont nous avons entièrement réformé l'explication. Une amphore du Musée royal de Berlin , publiée par M. Panofka, vient à l'appui de la nôtre, en ce qui concerne le personnage de Dictys, qu'on y voit accueillant à son retour Persée avec la harpe dentelée et la tête de Méduse dans sa kibise (Veber verlegene Mythen, dans les Mém. de l'Acad. de Berlin, 1839, pi. II).

612 a (CLX1). Tête de Méduse complètement idéalisée, avec des ailes au front et des serpents artistement mêlés dans sa belle chevelure; un air de tristesse mélancolique la caractérise du reste. Compar. la tête encore terrible et d'un caractère plus antique, mais déjà idéale, fig. 609 b ; et le masque de la Gorgone ou le Gorgonium, dans toute son horreur primitive, fig. 34 1 d, coll. 589 d , 612, avec ses adoucissements successifs, 34i, 343, 347, etc. Voy. tom. II, p. 752. — Camée du cabinet de la Bibliothèque royale.

61 3 (CLXI). Persée, avec des ailes à la tête et aux pieds, cache d'une main la tète de la Gorgone sous sa chlamyde, et de l'autre

EXPLICATION DES PLANCHES. o6°t

aide Andromède, qu'il vient de délivrer, à descendre de son rocher ; celle-ci est vêtue d'une tunique longue et d'un ample péplus, et elle regarde son libérateur avec reconnaissance; à ses pieds gît le monstre marin qui allait la dévorer. Voy. t. II, p. 160; t. III,p. 449. — Beau bas-relief tiré du Mus. Cap. IV, 52.

• 61 3 a (CLVIII bis). Persée, avec la seule chlamyde, aide Andromède demi-vêlue à descendre du rocher; aux pieds de celle-ci le monstre gisant. Jbid. — Médaille de Deultum en Thrace. Dumersan, Cabinet Allier de Hauteroche, pi. III, 10.

» Gi3 b (CLVIII bis). Tête àé Persée avec le bonnet ou casque ailé, et in foudre en contremarque derrière; au revers, la face idéalisée de la Gorgone, sous laquelle se voit la harpe couchée, avec la légende SEW. Tom. III, p. 448 sq. — Médaille de Sériphe. Ed. de Cadalvène, Méd. gr., pi. IV, 24 (le n° 22 fait voir le bonnet ailé surmonté d'une tête d'aigle , autre allusion à Jupiter).

> 61 3 c (CLXII). Chrysaor et Pégase s'élançant du cou de Méduse décapitée, qui porte des ailes au dos et aux pieds; près d'elle une de ses sœurs avec la langue pendante, une chevelure hérissée de serpents, et deux de ces reptiles dans les mains. De l'autre côté, Persée s'enfûyant , avec le pétase ailé et les talonnières, tenant d'une main la harpe, de l'autre un bâton fourchu terminé en tètes de serpents (caducée de forme antique), et ayant en outre la kibise, dans laquelle se voit la tête de la Gorgone, suspendue à son bras; Minerve suit en toute hâte, étendant son manteau comme pour préserver le héros qu'elle assiste. Tom. II, p, 160 sq. 365 sq.; t. III, 4/18, 4^5, 632, etc. — Peinture d'une amphore de Nola. Gerhard, Vasenbilder, Taf. LXXXIX, 3, 4. Il faut comparer, pour la naissance de Pégase et de Chrysaor, le bas-relief d'une métope de Sélinunte , dans les Antich. délia .Sïo/,, par le duc de Serradifalco, II, tav. XXVI, et la terrecuite de Mélos, dans Millingen, Unedit. monum.,Ser. II, pi. 2. 614 (CLXXI). Bellérophon dompte Pégase devant la porte de Corinthe. Voy. tom. III, p. 197, 453, et la note 5 dans les Éclaircissem. du liv. VIII. — Denier de la famille Tadia. Morvll. , 61 5 (CLXII). Bellérophon abreuve Pégase à la source nommée Rippocrène , parce qu'il la fit jaillir d'un coup de pied. (Nous voyons plutôt ici Bellérophon, qui trouve Pégase s'abreuvant à

af>4 MYTHOLOGIE HEROÏQUE DES GRECS, ETC.

la source Pirène , au pied de YAcrocorinlhe , et qui va l'eroWie ner, scène antérieure à la précédente.) Même tome, ibid. — Basrelief du palais Spada à Rome. Winckelmann, Storia délie Arti, III,i4.

616 (CLXII). Bellérophon prend congé d'Iobatès, roi de Lycie, en allant combattre la Chimère; Pégase est près du héros. Ibid. — Peinture de vase. Tischbein, III, 38. ' 617 (CLYII). Bellérophon, coiffé de la causia thessalienne, et monté sur Pégase, qui s'élève dans les airs, combat la Chimère; ce monstre est représenté comme un lion , dont la queue se termine en tête de serpent, et du dos duquel sort une tête de chèvre avec le cou déjà percé d'un javelot; le héros va l'achever avec sa lance. Derrière lui est lobatès, vêtu d'une tunique et d'un manteau richement brodés, tenant un long sceptre terminé par une fleur; son attitude annonce l'étonnement. Plus loin Pallas- Athéné ou Minerve, armée du casque et de l'égide avec le Gorgonium, s'appuyant d'une main sur sa lance, de l'autre sur son bouclier, contemple paisiblement le héros qu'elle protège. Tom. III, ibid. et p. 461; tom. II, p. 809. — Peinture de vase. Tischbein, I, 1.

618 (CLXX). Bellérophon, qui a été précipité par Pégase, le tient encore par une portion de la bride ; mais le cheval ailé va lui échapper. Voy. tom. III, pag. 4^4- Compar. la description qu'a donnée M. Lenormant d'un vase peint représentant à l'intérieur un sujet analogue, et sur la face principale Bellérophon combattant lés Soif mes, dans le catalogue du cabinet Durand par

"M. de Witte, n° 249? P- 77 SfI- cou* n° l^lh P- 34 *• — Gravelle, Pierres gravées , II, 5i.

619 (CLXII) Pégase soigné par trois Nymphes qui l'entourent, couronnées de roseaux et puisant l'eau dans des vases, sur les bords de la source Hippocrène où elles le lavent; à l'horizon, la double crête du Parnasse. Tom. III, pag. 197, 453, et la note 5 dans les Éclairciss. du liv. VIII.— Bartoli, Sepolcr. de' Nasonj, XX.

■ 619 a (CLVII). Pégase, d'une forme antique, avec l'initiale Koppa; au revers, carré creux. Ibid. — Statère d'argent de Corinthe, d'un travail ancien. Cousinéry, Monnaies d'argent de la ligue achéenne, médailles de Corinthe, pi. I, 4.

EXPLICATION DFS PLANCHÉS. 265

» 619 b (CLVII). D'un côté la Chimère, avec les lettres initiales 2E, qui paraissent indiquer une monnaie de Sicyon (2exvwv) plutôt que de Sériphe ; de l'autre une colombe volant, entourée d'une branche d'olivier. Ibid. — Mionnet, Méd. ant., Supplém., t. IV, pi. IV, 3.

*' 620 (CLXIV). Europe, la tête parée de fleurs, tient d'une main la couronne dont elle vient d'entrelacer les cornes du taureau sur lequel elle est assise, et en qui s'est transformé Jupiter; de l'autre, elle relève sa longue chevelure. Voy. tom. II, p. 547, avec la note 4 dans les Éclaircissements du liv. VI; tom. III, p. 458. Compar. la fig. suiv. — Schlichtegroll , Pierres gravées de Stosch, XXIX.

• 620 a (CLVIII bis). Europe sur le taureau courant, retenant son

voile que le vent enfle au-dessus de sa tête. Ibid. — Monnaie des Gortyniens. Combe, Num. Mus. Britann., tab. VIII, 12.

621 (CLXXVIIj. Europe, dans une attitude mélancolique, est assise sur le tronc du platane où Jupiter, changé en taureau, la déposa, près du fleuve Léthé; au revers, se voit le taureau divin, retournant la tête. Mêmes tomes, ibid. Compar. la figure suivante. — Médaille des Gortyniens. Combe, Num. Mus. Hunt. XXVIII, 21.

• 621 a (CLVIII bis). La même figure, dans la même situation, mais

avec Y aigle sur son sein, autre symbole de Jupiter, et le taureau également au revers. (M. Panofka, dans une dissertation remarquable , qui fait partie des Mémoires de l'Acad. de Berlin, année i835, voit ici, aussi bien que dans le sujet suivant, l'enlèvement à'Egine, la même que Ganymeda ou Hébé, par Jupiter transformé en aigle.) — Médaille de Gortyne. Mioiïnet, Méd. ant., Supplém. IV, pi. X, 1.

• 621 b (CLXIV bis). Beau groupe, qualifié ordinairement à'Hébé

caressant l'aigle de Jupiter, mais qui paraît devoir être rapproché du sujet précédent , expliqué par Europe ou par Ègine. Voy. la note 4 dans les Éclaircissements du liv. VI, tom. IL — Schlichtegroll, Pierres grav. de Stosch, XXXIII.

622 (CLXXVIIj. Cadmus est debout, nu, sa chlamyde rejetée sur son bras gauche, qui soutient sa lance, une patère, symbole de sacrifice, dans sa main droite; près de lui, la vache qui se couche

et lui montre la place où il doit fonder la ville de Thcbes, dont le. nom est écrit au-dessus de la porte et des murs qui la figurent; le coquillage dans le champ semble indiquer la Phénicie, patrie du héros. Voy. tom. II, p. 259; tom. III, p. /| 57- —Médaille. Pellerin, Mél. I, xxni, /,.

. 6?.3 (CLXIII). Cadmus, vêtu de lachlamyde et coiffé du casque béotien, son épée suspendue à un baudrier, tient de la main gauche l'hydrie pour puiser de l'eau, de la droite lance une pierre au dragon de la fontaine de Duré, qui se dresse terrible contre lui à l'entrée de sa grotte, où croît un laurier ; des deux côtés sont deux femmes debout, richement vêtues et coiffées, dont l'une tient une coupe, l'autre un rameau. Dans le plan supérieur et peintes à mi-corps, se voient les figures à' Hermès ou Mercure, couronné de myrte, et caractérise du reste par le pétase et le caducée; de Vénus -Libéra avec le diadème et le miroir; de Pan aux cornes de bouc, faisant un geste comique; d'un Satyre qui l'accompagne, portant un thyrse orné d'une bandelette et une couronne de lierre, tous personnages en rapport avec les mystères. Le Soleil, dont on aperçoit le disque à demi, éclaire cette scène de ses rayons. llnd., et surtout t. III, p. i57 sqq., 179 sq., 265 sqq., etc. — Peinture de vase. Millin, Monum. ant. inéd. II, 199. Il faut comparer, dans Millingen, Ancient UnediL Mon., Ser. I, part. II, pi. XXVII et p. 69, la peinture analogue d'A22TEA2 (fig. 665), portant les noms de tous les acteurs ou assistants de la scène, par le rapprochement de laquelle le savant éditeur conclut que, des deux femmes représentées sur la peinture actuelle, celle qui est à droite, près de ïa grotte, doit être , ou Thébê ou la Nymphe de la forêt voisine, celle de gauche, la Nymphe de la fontaine tenant la nourriture du dragon (0HBH et KPHNAIH,celle-ciaccompagnée d'iMHNOZ pour I2MHN02, Vis menus, personnage également local (fig. 653J.

* 624 (CLXIV). Noces de Cadmus et d'Harmonie, célébrées en présence de tous les dieux. Le couple héroïque est assis sur un lit supporté par des Télamones; un Amour, qui fait l'office de paranymphe, écarte le voile d' Harmonie, qui tient le collier, présent de Vnlcain, et regarde tendrement Cadmus, coiffé du casque, ceint du glaive, mais dont la cuirasse est à ses pieds. Près de lui

on voit Mars, Vulcain, Mercure, plus loin Apollon, Diane, d'autres dieux ou déesses encore, tous debout, à l'exception de Cy~ bêle, assise sur un trône entre deux lions; du côté opposé, la Terre couchée, avec la corne d'abondance, et au-dessus Jupiter, accompagné de ses iils Hercule et Bacchus. Ce monument, qui a rapport aux mystères de Samothrace, est malheureusement mutilé. Voy. tom. II, liv. V, sect. I, ch. II, passim, surtout art. III, et la note i dans les Éclaire. — Zoëga , Bassirilievi antichi, I, 2.

62 5 (CLXXVI). Jno se précipitant dans la mer avec son fils Mélicerte qu'elle tient dans ses bras; devant elle le Génie du rocher Moluris, et le dauphin qui va recevoir l'enfant (d'après l'explication d'O. Mùller, Archœol.,\ 4oo, 4). Voy. tom. II, p. 63a, 635. — Coinpar. Ino-Leucothée, fig. 436, 44°* 445, 853. Monnaie frappée à Corinthe, sous Lucius Vérus, perm. imp., avec la permission de l'empereur. Cabinet de la Bibliothèque du roi.

626 (CLXXVI). Mélicerie-Palémon , couché sur le dauphin qui lui a sauvé la vie; derrière lui le pin auprès duquel il avait échoué, quand Sisyphe le recueillit, lbid. — Monnaie de cli cor, Colonia Julia Corinthus. lbid.

626 a (CLXXVI). Le même sujet représenté dans le Palœmonium, temple consacré à Palémon et figuré comme un t/iolus formé d'écaillés de poissons, avec des dauphins pour acrotères. lbid. — - Médaille de la même ville avec la même inscription, lbid.

626 b (CLXXVI). li' Acro corinthe ou la citadelle de Corinthe, avec le temple de Vénus, et au bas une grotte, qui ligure peut-être la chapelle souterraine où Palémon passait pour être caché; non loin, et sans doute auprès du Palœmonium (fig. précéd.), se voit le pin près duquel Sisyphe trouva son corps; du côté opposé un autre petit temple ( lig. 626 et 627). lbid. — Médaille de Corinthe, avec l'inscription ci-dessus, lbid,

627 (CLXXVI). Mélicerte-Palémon sur son dauphin; à côté Sisyphe, vainqueur dans les jeux isthmiques, qu'il a institués en son honneur, emportant le vase et la palme, symboles des prix ; entre eux le pin. Cf. fig. 626 et suiv.; de plus, 5io a et p. 211 sq. ci-dessus. — Médaille de la même yiïle.Ibid.

627 a (CLWllbis). Taras, héros fondateur de Ta rente, porlé par un dauphin, et tenant d'une main le trident de Neptune, son père,

2O0 MYTHOT.OGTF HEROÏQtJE DES GRECS, ETC.

de l'autre un bouclier1. Tom. II, p. 630. — Médaille de Tarente, d'après une empreinte en sonfre de M. Mionnet. Compar. H.D. de Luynes, Choix de Méd. grecq., pi. II, 7, 16-18.

628 (CLXXI bis). Tête avec un diadème radie, qui paraît être celle d'Jristée; au revers une étoile, symbole de Sirius, entre les rayons de laquelle les lettres de la légende KOPH2202. Voy. tom. III, p. 677 sqq , 684. Compar. les fig. suit. — Médaille do Coressos dans l'île de Céos. Brôndsted , Voyages en Grèce, I, p. 36, xni, 2.

628 a (CLXXI bis). Tête qui paraît la même, barbue, ceinte d'un diadème; au revers, le chien entouré de rayons, symbole de Sirius, avec la légende K.EI. . . Ibid. — Médaille de Céos. Brondsteb, ibid. pi. XXVII, I, 1.

628 b (CLXXI bis). La même tête, simplement barbue; au revers, Y abeille, et la légende IOYÀIEfl. . Ibid. — Médaille d'Iulis dans l'île de Céos. Brôndsted, ibid., même pi., II, a, 9.

628 c (CLXXI bis). Tête barbue, laurée, de Jupiter- Aristée ; au revers, une chèvre, devant laquelle se dresse un serpent, avec la légende 4>APIftN. Même tom., ibid. et pag. 708. — Médaille de Pharos enlllyrie,de la collect. Allier deHauteroche.BRôNDSTi n, ibid. p. 52, xiv.

628 d (CLXXI bis). Tête de Bacchus jeune, couronné de lierre; au revers une grappe de raisin avec Y étoile , symbole de Sirius, et la légende KAP0A. . . Tom. III, p. 684. — Médaille de Carthaea dans l'île de Céos. Brôndsted, ibid., p. 3, iv, 1.

628 e (CLXXI bis). Tête laurée d'Apollon; au revers Y abeille et les lettres KOPH. . . . Ibid. Médaille de Coressos dans l'île de Céos. Brôndsted, ibid., p. 36, xm, 1.

629 a et b (CLXV-CLXVI). Fable d'Jctéon (fils d'Jristée et d'Antonoé, fille de Cadmus), représentée sur ce beau sarcophage, provenant de la villa Borghèse, en quatre actes successifs, et dans quatre divisions entourées de guirlandes composées de fruits et de branches de laurier portées par trois femmes vêtues de tuniques et de péplus, et par deux griffons placés aux angles de la face postérieure; ces animaux étaient regardés comme les gardiens des tombeaux.

• 629 (CLXV). Actéon vêtu d'une tunique courte et coiffé du casque

de chasseur, avec un de ses compagnons, se prépare à la chasse en donnant à manger à ses chiens; une corbeille est suspendue à un arbre, et sur un piédestal se voit le simulacre de Pau, divinité tutélaire des chasseurs , qui tient dans une main un vase pour recevoir des offrandes, et dans l'autre un pédum; dans le champ sont des arbres. Côté gauche du monument. I 629 a (CLXVI). Sur la face principale, à droite du spectateur, Diane nue pose un genou en terre et soutient de la main gauche ses cheveux flottants; un Génie, placé devant elle, puise dé l'eau dans une coquille, tandis qu'un autre lui en verse sur le dos avec un grand vase. En haut, à gauche, le dieu de la fontaine Gargaphie épanche son urne dont les ondes roulent aux pieds de la déesse ; du côté opposé on voit, parmi les arbres, Actéon qui fait. un geste de surprise joyeuse, quand déjà le bois du cerf pousse, sur son front. Des rochers et des arbres décorent la scène. — Dans le troisième cadre, à gauche du précédent et sur la même face, on aperçoit Actéon dont la tête porte un bois de cerf; il est armé d'un pédum et cherche à se défendre contre quatre de ses chiens qui l'attaquent; à gauche, entre les cyprès, parait un de ses compagnons qui leur lance une pierre; à droite, en haut, le Génie du mont Cithéron, où se passe ce funeste événement, et au-dessous un hermès de Priape, qui achève de caractériser la localité. 629 b (CLXV). Actéon est étendu à terre; Autonoé, qui a les cheveux épars et son voile flottant, se penche sur son fils et soutient de la main son bras gauche ; la vieille nourrice d' Actéon cherche à le soulever de terre par les jambes; au haut de la montagne, se montre un des chiens de l'infortuné chasseur. Côté droit du monument.

Des masques de Satyres, couronnés de pin, et des masques de Tritons, ornent les côtés du couvercle de ce sarcophage; sur la frise de la face principale, on voit la mer couverte de dieux marins, de Tritons et de Néréides, assis sur des monstres marins de différentes formes, et portant divers attributs (fig. 5ri). Voy. tom. III, p. 684. Compar., pour Autonoé et les autres filles de Cadmus, fig. 436, 44<>, 445; pour Sémélé en particulier, 443? 443 a; pour Actéon lui-même, la fig. suiv. — Musée du Louvre, n° 3i5; de Clarac, Musée de sculpt,, pi. 11 3.

27O MYTHOLOGIE HEROÏQUE ftES GRECS, ETC.

^29c (CLXXI ter), Actéon, couvert de la dépouille d'un cerf, qui a trompé ses chiens, se défend contre trois de ces animaux qui l'assaillent; Diane debout, en style archaïque, la tète ceinte de la sléphané, et le carquois sur l'épaule, semble présider ellemême à son châtiment, d'après la tradition suivie par Stésichore (Pausan. IX, 2 ). — Métope d'un temple de iSélinunte. Duc de Serradifalco, Antichita délia Sicilia, vol. II, tab. XVII, A, et XXXII. Confér., sur les monuments relatifs à Actéon, Raoul- Rochette, Annal, de Vlnstit. de corresp. archéol., vol. VI, p. 264 sqq.

629 d (CLXXI). Diane, un genou en terre, portant de la main gauche son are en avant; un chien derrière-'elie, levant la patte. Au revers, la statue du spectre d' Actéon enchaînée sur son rocher (Pausan. IX, 38). — Médaille des Orchoméniens de Béolie. Skstini, Leltere, nouvelle série, tom. IV, pi. I, n° 27, coll. t. II,

"3o (CLXVII)v/fa//e, assise sur le bélier à la toison d'or, l'embrasse avec son bras gauche, tandis que de la main droite elle relève avec grâce son péplus; un dauphin nage sur les vagues. Voy. tom. III, p. 429, 433, et la note 2 dans les Éclaircissem. du livre VIII. — Coupe peinte. Tischbein, III, 2.

"3° a (CLXVIl). Phnxus, monté sur le bélier à la toison d'or, traverse YHellespont, où vient de tomber Hellé, sa sœur, à qui il tend vainement la main; en haut et en bas des dauphins qui natrent à fleur d'eau, lbid. — Pitt. d'Ercol., III, 23.

0 b (CLXXI). Vhrixus monté sur le bélier, et portant le glaive dont il le sacrifia ; à la face, tête de Cérès couronnée d'épis, lbid. — Médaille de Gela. Torremuzza, Siciliœ nurni, tab. XXXIII, 3.

" (CCX). .Statue de Meléagre, fils à'OEnée et vainqueur du sanglier de Calydon; il est dans l'attitude du repos; son bras droit, autour duquel s'entortille sa chlamyde, est appuyé sur la hure du sanglier posée sur un socle; son chien est à côté de lui. Tom. III, p. 333. — Mus. Pio-Clem. II, 39.

"*I a (CLXXIter). Meléagre ou, à ce qu'on croit, JEtulus, son aïeul, au terme de son émigration, debout encore , mais le pied droit posé sur un. rocher, s'appuyant de la main droite sur un long bâton noueux, tenant son épéc sous son bras gauche autour du-

quel sa chlamyde est roulée; le pétasc du voyageur retombe derrière son dos. lbid. — Médaille des Étoliens. Landon, Nuniism. d'Anach. I, p. i33, pi. 34.

632 (CLXXI ter). Mélèagre (Melakre, en vieux caractères grecs rétrogrades) est assis; la colère de Diane et la chasse du sanglier de Calydon l'occupent. Autour de lui sont debout ses compagnons, Pollux (Puluke), nu, qui s'appuie sur sa lance et semble lui adresser la parole; Castor (Castur), vêtu d'une tunique, pardessus laquelle est une chlamyde, et coiffé, ainsi que Mélèagre, d'un casque dont la forme se rapproche de celle du bonnetphrygieti ; enfin Ménêlas (Menée), à titredebeau-frèredes Dioscures, portant la lance et le bouclier. Ibid. et fom. II, pag. 3o2 sqq. Compar. fig. 737 et suiv. — Miroir étrusque. Lanzi. Saggio, II, xi, 6.

633 (CLXVIII). Le sanglier de Calydon se fait jour à travers la troupe des héros qui se sont réunis pour le chasser, et des chiens qu'ils ont lancés contre lui; Télamon a été renversé, et deux oiseaux sont perchés sur l'arbre qui a causé sa chute; Ancèe assène au sanglier un coup de massue; près de lui est Pelée, qui va relever Télamon; à droite de Pelée se voit Atalante, nue jusqu'à la ceinture, portant l'arc et le carquois dont elle vient de décocher une flèche contre le monstre ; Mélèagre, qui est à côté d'elle, semble admirer son adresse. — Sarcophage de Lyon. Millin, Voyage au Midi de la France, atlas, XXVI, n° 1.

633 a (CLXVIII). Premier petit côté du même tombeau. Mélèagre, portant une massue, est entouré de ses compagnons, armés de massues et de lances; ils le félicitent de sa victoire; près d'eux est une Nymphe, protectrice de la contrée de Calydon. Ibid., I,

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