‹ Religions de l'antiquité (volume 2)Chapitre 18 sur 18 · SYMBOLIQUE PAGANO CHRETIENNE · texte numérisé non relu

SYMBOLIQUE PAGANO CHRETIENNE

pour le salut du genre humain. — Schône Geschichtsforschun gen iiber die Kirchlichen Gebràuche und Einrichtungen der Christen, III, Taf. I, eoll. Mùnter, Sinnbilder, etc., I, pag. 90. 94 ! (CCLXI). La crosse d'ivoire de saint Boniface ou de saint Slurmc, premier abbé de Fulde, institué par lui : dans la courbure de cette crosse on voit une licorne s'agenouillant devant une croix, symbole de cette célèbre abbaye fondée dans le désert (la licorne est l'animal du désert), et en même temps de la force dans la pureté. Compar. fig. 118 et p. 26 ci-dessus. — Monument du huitième siècle. Eckhart, Francia Orientalis, I,p. 241, et Mùnter, ibid., p. 41 sqq.

942 (CCLXI). Un agneau en course , accompagné dune espèce de crosse, à laquelle paraît suspendu un vase : représentation probable d'un pasteur chrétien, si ce n'est du Christ lui-même, regagnant sa patrie céleste. Comp. les fig. suiv. — Bas-relief d'une pierre sépulcrale. Bottari, tom. II, tab. LXVIII.

943 (CCLXI). Un agneau, dont le sens est nettement caractérisé par le monogramme du Christ, qui surmonte sa tête : c'est l'agneau de Dieu, aussi bien que le suivant. — Bas-relief. Aringhi , I, p. i85, 2.

944 (CCLXI). \S agneau de Dieu, symbole du Christ ', avec la croix sur la tête, est debout sur un rocher (lu pierre de l'Eglise), d'où coulent quatre sources de vie , qui sont les quatre Évangiles. Compar. la fig. suivante. — Bas-relief. Aringhi, I, pag. i85, 1.

945 (CCLXII). Le Christ tenant une longue croix, comme un sceptre, est debout sur un rocher d'où s'échappent quatre sources, entre les deux princes des apôtres qui reçoivent sa parole, et dont l'un porte les volumes où elle est consignée : ces trois figures sont encadrées dans un portique à voûte surbaissée, dont les deux colonnes portent deux calathus remplis de fruits ou de graines, que becquetent deux colombes, autre allusion à la nourriture céleste, à la parole de vie. Compar. fig. 919 et 944- — Bas-relief d'un sarcophage. Aringhi, I, p. 18 1.

946 (CCLXII). Les quatre évangélistes figurés par les quatre animaux symboliques, adossés deux à deux à une croix, ailés, et accompagnés d'étoiles ; leurs noms sont inscrits autour et dans le champ, h'aigle «?st attribué à saint Matthieu ( au lieu de

Y homme), Y homme à saint Jean (au lieu de Y aigle), le lion à saint Marc, le bœaj à saint Luc. Voy. tom. 111 , liv. IX, et compar. la fig. suiv. — Médaille de bronze du temps des Goths ou de Justinien, et du commencement du sixième siècle. Paciaudi, De cultu S. Johannis Baptistœ, pag. i63. Il faut comparer les mosaïques du cinquième siècle, dans Ciampini, t. I, cap. XXI, tab. 48, et tom. II, cap. IX, tab. 20, ai, 36.

f)47 (CCLIX). Saint Jean V évangéliste , drapé en docteur, avec une tête d'aigle, entourée du nimbe ou de l'auréole, et des ailes d'aigle ; il élève la main droite (ici la gauche, la figure étant retournée), comme pour enseigner, et porte dans la gauche un rouleau sur lequel est inscrit son nom. Ibid. — L'un des quatre tableaux, probablement grecs, qui représentent les quatre évangélistes avec les têtes de leurs animaux symboliques, dans l'église de Saint-Étienne à Bologne. Schône , Gescliichtsforschungen,lll, Taf. II, 17.

048 (CCLXI). Le Vaisseau de V Église voguant sur les flots, soutenu sur le dos d'un gros poisson, où l'on peut voir, avec Munter, le symbole du Christ (compar. fig. 926 et 952); sur le mât et sur la poupe sont perchées deux colombes; un homme est au gouvernail, et deux autres occupés aux cordages ; en dehors, Pierre, essayant de marcher sur les eaux, est secouru par Jésus qui lui tend la main; au-dessus d'eux les noms abrégés IHC et IIET. — Célèbre pierre gravée chrétienne. Mamachi, I, p. 262. Compar. l'anneau de jaspe publié par le cardinal Borgia, au frontispice de son traité De cruce Veliterna.

949 (CCLXII). Tête du Christ, représentée de profil, jeune et imberbe, comme on la voit sur les plus anciens bas-reliefs, ayant autour l'inscription grecque XPICTOY, au-dessous le poisson symbolique (fig. 926 et 927). Voy. tom. III, liv. IX. Compar. les fig. suiv. — Gravée sur la base d'un cône tronqué en calcédoine blanche, qui fut percé de part en part, pour être porté en amulette, et qu'on suppose pouvoir dater du second ou du troisième siècle : l'affectation d'archaïsme est sensible, du reste, dans le style et dans tout le travail. Publié pour la première fois par M. Raoul-Rochette, au frontispice de son Discours sur les types imitatifs qui constituent l'art du christianisme, d'a-

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près l'original qui a fait partie de la collection de M. Lajarij, devenue celle de M. le marquis nrc Fortia d'Urv.an.

9.^0 (CCLXII). Tète ou plutôt buste du Christ, représenté de face, imberbe, mais avec de longs cheveux bouclés, les yeux fermés par la mort, ayant autour le nimbe, et derrière la croix traite'e en manière d'ornement; une tunique serrée couvre la poitrine et monte jusqu'au col. Au revers, Y église de la Résurrection, ANACTACIC, comme dit la légende , ou la première église du Saint-Sépulcre, caractérisée par les deux soldats couchés qui dorment au-devant. ■ — Médaille de bronze du Musée Borgia, qu'on rapporte avec hésitation au siècle de Constantin. Tanini, Supplem. ad Bandurii Numisrn. imperat., tab. V et p. 280, coll. Mûntf.r, Sinnbilder,'!!^ p. 19 sq.

g5i (CCLXII). Tête vue de face du Christ mort, avec la barbe, les cheveux tombants, et, à ce qu'on croit, la couronne d'épines, mais figurée d'une manière qui la rapproche singulièrement de la coiffure symbolique de Sérapis , surtout pour la partie supérieure (fig. 174 b). Il est probable toutefois que c'est l'image du Christ, telle que la représentèrent certaines sectes gnostiques, par exemple les Car pocratiens; elle n'est pas non plus sans rapport avec la précédente, et l'intention de la croix nous paraît s'y trouver, quoique exprimée plus librement encore. — Pierre gravée, rangée parmi lés Abraxas. J. Macarii Abraxas, éd. J. Chiflet., tab. XXVI, n° 1 1 1, coll. Jablonski, OpuscuL, t. III, p. t\Oi sqq., et Munter, Sinnbilder, II, p. 17.

9.52 (CCLXII). Buste du Christ, peint dans une espèce de médaillon [imago clypeata),R\ec un manteau jeté sur l'épaule gauche : la figure est ovale, le nez droit; les cheveux, partagés sur le front, retombent des deux côtés jusque sur les épaules en masses légèrement ondulées ; la barbe est rare et courte ; l'expression des traits est à la fois grave et douce. Voy. tom. III, liv. IX. Compar. la fig. suiv. — Cimetière de Saint-Calixte, aux catacombes de Rome. Aringht, Roma subterranea, I, p. 3 11, coll. Bottarï, Scult. e pitt. sagre,%tom. II, tab. LXX.

o53 (CCLXII). Buste du Christ, d'un caractère analogue, mais plus élevé et plus expressif. Le front est haut, et les cheveux en retombent avec grâce des deux côtés; les sourcils sont arqués, les

yeux très ouverts, le nez droit, la bouche pleine de douceur, le menton fort; la barbe en est rasëe et ne se montre qu'au-dessus delà lèvre supérieure et autour du col, où elle forme moustaches et collier. Le corps est vêtu de la tunique et du pallium; la main droite, ouverte sur la poitrine, fait un geste qui semble accompagner la parole; la gauche tient un livre sur lequel sont tracés les mots : DOIïlinvs IES. -Un nimbe ou une auréole, faite de perles, dans laquelle est inscrite une croix, de perles également, environne la tête. L'ovale de la figure est d'une grande pureté; quelques rides marquées sur le front ajoutent de la gravité sans tristesse au calme ineffable qui règne dans les traits. C'est l'idéal complet, que l'on voit seulement ébauché dans les figures précédentes, et qui se retrouve, non moins achevé, dans une image en mosaïque delà basilique de Saint- Jean-de-Latran, dans une autre de celle du Vatican, dans les miniatures de quelques manuscrits grecs; c'est celui qu'adoptèrent les premiers peintres de la renaissance, Cimabué, Giotto; et le même encore qui inspirait Raphaël et Léonard de Vinci, quand ils transfigurèrent dans leurs chefs-d'œuvre, avec toute la puissance de l'art, cette antique représentation du fils de Dieu descendu sur la terre. — Peinture du cimetière de Saint-Pontian. Aringhi , I, y pag. 228, coll. BoTTARi,tom. I, tab. XLIII.

(CCLXII). Buste de Marie avec celui de l'enfant Jésus devant elle, et le monogramme du Christ de chaque côté. Marie étend ses deux mains, comme dans l'acte de bénir; un long voile descend de sa coiffure et retombe à plis nombreux sur ses bras; un collier orne son col. L'enfant est vêtu d'une tunique, et sa ressemblance avec sa mère est frappante. La figure de celle-ci est d'une régularité douce, qui respire au plus haut degré la bonté; on y reconnaît le type appelé byzantin, transmis des madones du moyen-âge à la renaissance, jusqu'à la création d'un nouvel idéal par Raphaël. Même tome, ibid. — Peinture du cimetière de Sainte-Agnès , aux catacombes de Rome. Bosio, Roma sotterranea,]). 4?i, coll. Bottari, tom. III, tab. CLIII. gjj (cclxII). La Fierge, assise, et enveloppée d'un long voile, avec l'enfant Jésus sur son sein , recevant les offrandes des rois mages. Compar. la fig. précéd. — Partie des bas-reliefs d'un sarcophage

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rapporté au quatrième ou au cinquième siècle. Bosio, ibid., p. 423, coll. Bottari, tom. I, tab. XXXVIII.

Cj (CCLXII). Portraits des deux princes des apôtres, saint Pierre et saint Paul : le premier, qui occupe la droite, dans ses traits plus ramassés, avec son front proéminent, ses cheveux et sa barbe frisés, offre le caractère d'une volonté forte et persévérante; le second, avec son front élevé et chauve, son nez aquilin, sa longue barbe, porte sur sa grande figure l'empreinte du génie et de l'éloquence. Compar. fig. 919 et 945 ci-dessus. — Disque de verre. Boldetti , Osservazioni , etc., pag. 192, coll. Mïinter, Sinnbilder, etc., II, p. 32 sqq., et Raoul-Rochette, Discours cité, où sont indiquées les autres principales repré- ~ sentations des deux apôtres.

1 ; (CCLXI). La croix en forme de $ (et crucis effigie Palamedica porrigitur $. Ausow. Technopœgnion de litteris monosyllabe grœcis et latinis), élevée sur une base pyramidale à trois ou quatre degrés. Voy. tom. III, liv. IX. — Revers d'une médaille eufique du calife ommiade Abdolmalik, fils de Mervan, frappée à Damas, vers l'an 700 de .T. -G., à l'imitation du type byzantin de celles de l'empereur Héraclius Ier Marchant, Mélanges de numismatique et d'histoire, Paris et Metz, 181 8, Lettre ire, pag. Set n° 6.

a et b (CCLXI). Trois formes différentes de-croix ansée, employées a 11 sens chrél ien , la première dans une inscription du Pronaos du temple d'Isis à Philes, converti en une église , les deux autres sur les tombeaux chrétiens des grottes de Béni-Hassan. Compar.lesautresformesdecroix,fig.précéd.et934) 936, etc. — Ij&ïWKTSuyMatériaux pour l'histoire du christianisme en Egypte, en Nubie et en Abyssinie, deuxième mémoire, p. 92 et pi. n° 3, et dans le recueil de Y Académie des lnscript. et Belles- Lettres, nouvelle série, tom. X, p. 199.

^ 9 (CCLXII). Tcte de mort surmontée d'un papillon, symbole de l'âme, et ayant à côté d'elle Vhydrie qui contient l'eau rafraîchissante, conformément aux croyances égyptiennes transplantées en Grèce et communiquées au christianisme par l'intermédiaire des néo-platoniciens. Creuzer. Voy. t. I, liv. III, p. /»o9> et passim, et tom. III, liv. IX. — Pierre gravée, communiquée

à M. Creuzer par M. Mûnter. Abbildungen z. Symbol/h , Ta/. VII, 3.

960 (CCLXII). lao, le dieu panthéistiquedes Gnostiques-Basilidiens, à la tête de coq, au corps se terminant en queues de serpents, tenant un bouclier d'une main, un fouet de l'autre. Voy. t. I, p. 121; tom. III, liv. IX. — Pierre gravée du genre des Abraxas, provenant de la même source que la précédente. Creuzer, Abbildungen, Taf. VII, 4- Confér. Macarii Abraxas, éd. Chiflet., tab. II-IV, VII VIII, XV, XXIIT, 6-16, 3o, 34, 61, 95, 97.

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