‹ Religions de l'antiquité (volume 2)Chapitre 5 sur 18 · I I 4 RELIGIONS DE L'ASIE OCCIDENTALE · texte numérisé non relu

I I 4 RELIGIONS DE L'ASIE OCCIDENTALE

22/} (LVI), Un héros, debout, devant un autel, tenant de la main gauche un arc, de la droite ce qui semble une branche d'arbre, et ayant derrière lui un oiseau (c'est un Apollon avec le corbeau). Au revers, une figure de femme qui parait être une déesse (elle aie caractère général d'une Pallas avec le casque et le bouclier, et elle porte une chouette sur sa main droite). Munter partant de cette supposition, que c'est ici une médaille punique de Sardaigne, et qu'on peut, avec Bellermann, lire l'inscription : Zabes, roi de Sardaigne, voit à la face Iolaùs, le héros sarde, sur le point d'offrir à Hercule le sacrifice d'une caille. Voy. t. II, p. 248 sq., coll. t. I, p. 433 sq. — Médaille do- Cabinet du roi à Paris. Munter, /?<?&#•. d. Karthag., tab. II, 1 1, et p. 1 70. Cf. Mionnet, t. III, p. 472> n° I4IS°t(î') et pi. XXII, fig. i-3, qui la rapporte, d'après le type parlant de la grenade, à SideenPamphylie, aussi bien que Gesenitjs, pag. 286 sq. et tab. 37, qui croit que l'inscription appartient à la plus ancienne écriture des Perses.

224 « (LVI). Sardus, fils d'Hercule et fondateur mythique de la Sardaigne , avec une coiffure de plumes et l'inscription latine Sardus pater, au-devant de la tête : derrière, la massue. Tom. II, ibid. — Médaille du préteur Atius Balbus, beau -frère de Jules César. Morell. Thesaur. éd. Havercamp, p. 37.

225 (LVI). Un guerrier, le casque en tête et tirant l'épée ; au revers, un crabe avec deux caractères phéniciens. Peut-être un héros carthaginois. — Médaille punique, trouvée à Malte, d'après M. de la Marmora, dans les Mém. de ï Acad. de Turin , tom. XXXVIII, p. 144, tab. I n.

226 (LVI). Tête de femme avec une riche coiffure d'un aspect étranger; au-devant, un génie ailé, pareil à une Victoire, mieux caractérisée sur d'autres exemplaires,4lui présentant une couronne. Peut-être une héroïne carthaginoise. Tom. II, ibid. — Face d'une médaille de Cossura, analogue à celle dont le revers est donné fig. 211 ci- dessus ; mais portant le nom punique de l'île au lieu du nom latin. Perez Bayer, del Alfabeto, etc., p. 362. Cf. Gesenius, tab. 3g et p. 298 sqq.

227 (LVII). Statue de Cybèle, assise sur un cube, symbole de l'immobilité de la terre, couronnée de tours, et appuyée sur un tympanwn ou tambour, auquel de petites cymbales sont su$-

EXPLICATION DES PLANCHES. Il5

pendues. Voy. tom. II, p. 56 sqq., 68, 75 sq., et la note 6 sur le livre IV, dans les Éclaircissements. — Mus. Pio- Clément. I,4o.

aa8 (LVII). Cybèle avec la tête voilée et le tambour, portée sur un char traîné par quatre lions. Ibid.9 ibid. — Médaille d'Hadrien. Buonarroti, Medagl. antich. I, 1.

aao. (LVII). Cybèle assise, tenant d'une main un tambour et de l'autre une branche d'arbre, sans doute de pin; deux lions escortent son trône, et les cymbales sont suspendues au-dessus de l'un d'eux. A droite de la déesse paraît Attis debout, coiffé du bonnet phrygien, vêtu d'une chlamyde, et tenant dans une main un pcdum ou bâton pastoral, dans l'autre une syrinx ou flûte à sept tuyaux. Tom. II, p. 58 sqq.— Médaillon de Faustine l'ancienne. Cabinet du roi à Paris.

\0 (LVIII). Cybèle , la tête tourrelée, ayant dans ses mains le tambour et une branche, et portée sur un char attelé de deux lions. A côté un pin, sur lequel est perché un coq et auquel sont suspendues les cymbales. Attis s'appuie au tronc de l'arbre, vêtu à la phrygienne, et tenant également un tambour; près de lui est le pedum. Ce bas-relief, accompagné de l'inscription indiquée tom. II, p. 75, orne la face principale d'un autel de la villa Alb.mi. La face opposée représente, sous un pin dont les branches sont chargées des oiseaux et des instruments ou ustensiles sacrés de Cybèle et d' Attis, un taureau et un bélier, parés l'un et l'autre pour le taurobolium et le criobolium mentionnés dans l'inscription. Les deux flancs de l'autel portent, l'un la flûte droite et la flûte recourbée, en sautoir, outre la syrinx qui semble les unir, l'autre deux flambeaux également en sautoir, auxquels s'adapte une paire de cymbales. Comparez 1Z0 b etc. — Zoêga, Bassirilievi di Roma, tom. I, tab. i3, coll. tab. 14.

a3o a- (CXLI). Archigalle ou grand-prêtre de Cybèle, sur un basrelief. Sa tête est ceinte d'une couronne d'olivier à laquelle sont attachés trois médaillons : celui du milieu représente Jupiter Idéen ; Attis est sur les deux autres. Sur la poitrine est fixé un prosthetidion (pectoral) où se voit encore Attis. La tête du prêtre est couverte d'un voile formé de son ample manteau, et ses Ui eilles sont ornées de perles; un serpent à deux têtes qui tien-

Ïî6 RELIGIONS DE l'aSIE OCCIDENTALE,

nent une pierre précieuse lui fait un collier. Il porte dans sa main droite une branche d'olivier à plusieurs rameaux ; dans la gauche un vase cannelé contenant différents fruits, tels que des pommes, des poires, des cônes de pin et des amandes. Il porte aussi un fouet dont le manche a une tête de vieillard à chaque extrémité, et qui est composé de trois rangées d'osselets enfilés. On voit, de ce côté, suspendus à la muraille, un tambour, une flûte droite et une flûte recourbée en sautoir, et une ciste ou caisse mystique; de l'autre côté, des cymbales. Voy. t. II, p. 60 sqq. — Foggini, Mus. Capit., IV, 6; Winckelmann, Monum. ined., n° 8.

a3o b et c (LVII). Cymbales et pedum, puis flûte droite et flûte recourbée, consacrés à Attis, sur deux des faces de l'autel dont la face principale est représentée, fig. a3i. lbid. — Mus. Capitol. IV, 57.

a3i (LVII). Face principale de l'autel dont il vient d'être fait mention. On y voit la Vestale Claudia Quinta, qui prouve sa vertu en conduisant, avec sa seule ceinture, dans le port du Tibre, le vaisseau qui porte la statue de Cybèle, dont Attale avait fait présent aux Romains, et qu'aucun autre effort n'avait pu faire mouvoir. Tom. II, p. 74. — lbid.

a3aeta33 (LVII). Épée taurobolique et Bucrane, tête de bœuf parée de bandelettes, ayant trait au sacrifice en l'honneur de Cybèle, appelé taurobolium. Tom. II. p. 75. — Autel de la ville de Lyon. Millin, Voyage au Midi de la France, I, 455.

a34 (LIX). Tête de Cybèle, couronnée de tours et voilée; au revers, un Cabire debout, tenant le marteau d'une main, de l'autre un rhyton, coupe à boire, qui se termine en un petit quadrupède, et que l'on a pris mal à propos pour un capricorne. Voy. t. II, p. 3i4, 344 sq.,etcompar. fig. 157 a ou bis, et 216 a, ci-dessus. — Médaille de Thessalonique, dans Beger, Thesaur. Brandenb. I, p. 483, corrigée d'après Choiseul-Gouffier, Voyages en Grèce, etc., tom. II, pi. 16.

a34 ci (LIX). La même tête, à la face; au revers, le Cabire également avec le marteau dans une main, dans l'autre ce qui paraît être une clef, ailleurs une enclume , ou tout autre instrument analogue. lbid<~~ Médaille de la même ville. Brittish Mus. V, 3.

ËXPLICÀTÎOîf DKS Pikttcnti. îî?

a35(LlX). Cybèle couronnée de tours, assise sur un trône et accompagnée du lion, ayant le bras gauche appuyé sur le tambour, et portant sur sa main droite étendue, à titre de grande Mère, les deux Corybantes-Cabires ou anciens Dioscures , armés de piques. Tom. II, ibid. et p. 3o2 sqq., 309, 3n. — Médaillon de Septime Sévère avec l'inscription : Sous le prêteur Claudiut Stratonicusy monnaie des Smyrnéens. Morell., Méd. du roi,

t36(LIX). Tête d' Héphœstus-Vulcain , le Cabire par excellence, coiffé du bonnet qui lui est propre et portant de la barbé (compar. fig. 198-199). Au revers, un grand flambeau ou plutôt un fanal jetant une flamme abondante, accompagné de deux triangles surmontés de deux e'toiles, symboles des Dioscures (pi. CCXXI, 740); le caducée à' Hermès y paraît aussi, et les deux initiales H $ indiquent la ville d'Héphcestia dans l'île de Lemnos, à laquelle appartient cette médaille. Voy. tom. II, p. 291 sqq., 3o3-3i2, passirn, et surtout la note 2 dans les Éclaircissements sur le livre V, sect. I. — Choiseul-Goufpier , Voyages, tom. II, pi. 16, 2.

236 a (LIX). Ce revers d'une médaille d'Amphipolis, dont la face offre une tête d' Apollon, couronnée de laurier et d'une expression sévère, représente, dans un carré creux, un flambeau semblable au précédent , et un épi. Ibid., surtout les Éclaircissements. — La.ndon, Numismatique d'Anacharsis, 1, pi. 20.

a 3 7 (CXXXI). Sujet qui paraît avoir rapport aux mystères de Lemnos, comme les deux médailles précédentes, et particulièrement la première, à la grande fête cabirique du feu perdu et retrouvé. L'initié, qui, selon la conjecture probable de M. "Welcker, représenterait Prométhée, le ravisseur du feu, est enchaîné sur un rocher, le bras droit élevé et peut-être fixé au-dessus de sa tête, le gauche attaché à une pièce de bois transversale, destinée en même temps à maintenir les jambes. Devant lui, un prêtre (ne tiendrait-il pas la place d'Hermès?), debout, portant dans sa main gauche un sceptre, lui impose la droite, sans doute en prononçant une formule sacrée. Le personnage suivant est une femme, peut-être Cabira ou Cabiro , épouse à' Hëphœstus et mère des Càbires^ qui semble porter la rjiain gauche au soufflet

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d'une forge, et, de l'autre, montrer d'une manièie significative le cratère ou vase mystique, placé sur un piédestal de rocher, où viendra se rafraîchir le patient après sa délivrance. Derrière cette femme, un homme, représentant un Cabire , peut-être Héphœstus lui-même, se retire, le marteau à la main, après avoir consommé son œuvre, et jette un dernier regard sur celui qu'il vient de clouer au rocher. Au-dessus de cette scène d'épreuve, commémorative de l'invention du feu et du supplice de Prométhée, sont suspendus des marteaux et des instruments analogues. Voy, tom. II, p. 291 sqq., et surtout les notes 2 et 6 dans les Éclaircissements du livre V. — Peinture d'un vase trouvé en Sicile et publié d'abord par J. Christie; reproduit par M. Welcrer, dans son Mschyl. Trilog., p. 261, et tout récemment dans V Élite des monum. céramograph. de MM. Ch. Lenormant et de Witte, pi. LI.

a38 a, b, c (CXXXI). Hermès à trois faces, représentant les trois Cabires ou grands dieux de Samothrace, fils d'Axieros , auxquels on peut appliquer les noms d! ' Axiokersos , Axiohersa et Cadmilos. Axiokersos est ici conçu comme Dionysos- Hadès , le vieux Bacchus, et a le phallus pour attribut; Axiokersa, comme Perséphone ou Kora , épouse d'Hadès , complètement vêtue ; Cadmilos ou Casmilos, comme Hermès qui les unit et que caractérise aussi le phallus. Sur les trois faces, à la base, se détachent en relief, non plus les Hermès, mais les figures complètement humaines et idéales d' Apollon- Hélios correspondant à Dionysus, à' Aphrodite à Kora, à'Éros à Hermès. Ce sont Phaëthon, Vénus et Pothos, également adorés comme divinités cabiriques à Samothrace. Voy. t. II, p. 293, 3oo, 3i3, et la note 2 sur le livre V, sect. I , dans les Éclaircissements. — Musée du Vatican. Gerhard, Antike Bildwerke, Centurie I, tab. XLI, et son Prodromos, p. 1 1 3.

a39 (LYIII). Mon ou Protogonos, le Temps, le premier-né, qui sans cesse crée, détruit et renouvelle toutes choses, analogue à VHérahlès- Chro nos et au Phanès des Orphiques, et rattaché aux mystères de Mithra. Sa tête de lion, armée de dents terribles, est surmontée de la tête d'un serpent, qui entoure le corps du dieu de ses nombreux replis; c'est la création et la destruction dans

leur perpétuelle alternative. Les ailes qu'il porte aux épaules annoncent la rapidité de sa course, ou plutôt de son vôl, indiqué par les oiseaux. Il tient dans sa main gauche un sceptre, dans sa droite une clef, symboles de son empire sur le monde et de sa domination sur l'année, dont il ouvre et ferme tour à tour la carrière. La foudre est sur sa poitrine, pour marquer son pouvoir à qui rien ne résiste, et une grappe de raisin sous l'un de ses bras, pour témoigner de ses bienfaits. Le coq, le caducée, le marteau et la tenaille que l'on voit à ses pieds, sont des emblèmes de vigilance, d'activité, d'industrie, de force, idées qu'implique également celle du temps. Voy. tom. II, p. 72, et t. III, p. 2o3 sq., 209-21$, avec la note 16 sur le livre VII, dans les Eclaircissements. — Zoêga, Bassirilievi ant. II, 32.

110 RELIGIONS DE lA GKÈCE ET DE l/lTÀllE AÎTCIEÏflCEI.

SECTION CINQUIÈME (livres V-VIII).

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