HO RELIGIONS DE LASIE OCCIDENTALE
tent. La religion de l'Inde nous offre deux objets de comparaison frappante, quoique éloignée, dans les pi. XII, fig. 66, et XVII, 96 bis, avec l'explicat., p. i3 sq. et 19, ci-dessus. — Idem, idem.
21 4 (LVI). Baal-Tharez (le Seigneur de Tarsus, ou le Jupiter de Tarse), comme porte l'inscription mutilée ici, mais ailleurs très lisible (fig. sniv.), de cette médaille de la ville de Tarse, originairement phénicienne, puis colonie grecque, et passée sous la domination des Perses, ainsi que l'atteste le revers de toutes les monnaies semblables de la même ville. La tête de taureau est caractéristique, en tant qu'attribut du dieu-soleil qui féconde la nature et fait mûrir les fruits de la terre. Une grappe de raisin, un épi de blé, indépendamment d'un vase fermé, se voient, en effet, dans le champ. Voy. tom. II, p. 21 et a3i. — Dutens, Explicat. de quelques mèd. gr. etphénic, tab. I, 1. Confér. Gesenius, p. 276 sqq., et tab. 36.
ai4« (LVI). Le même dieu, désigné par la même inscription, et portant un sceptre qui paraît se terminer en fourche ou en croissant.— Amed. Peyron, dans les Mém. de V Acad. des Se. de Turin, tom. XXV, p. 26, tab. 1, 2.
214 & (LYÎbis). Dieu barbu, dont la coiffure se termine par une espèce de trompe qui saisit un serpent ou bien un poisson. Dans l'une de ses mains il tient un sceptre bifurqué, dans l'autre un objet rond tel qu'un fruit ou un œuf. Une ceinture, sur laquelle sont gravés trois caractères probablement phéniciens, coupe obliquement son corps, qui est celui d'une femme et offre des mamelles très prononcées. Est-ce un Baal comme dieu fort et générateur, réunissant les deux sexes ? Voy. t. II, p. 228, 2 3 1 . — Idole de bronze du Musée de Cagliari, d'après le dessin de M. le colonel Della Marmora ; publiée incomplètement par lui dans les Mém. de l'Acad. de Turin, tom. XXXVIII, p. 1 44, tab. I, ni.
214 c (LVI bis). Dieu à trois têtes, dont la ceinture est formée de trois serpents, dont le corps est vêtu de trois tuniques , et qui porte dans la main gauche une énorme fourche. Est-ce une espèce de trinité conçue en Baal ou dans le dieu -soleil? Même tome, p. 228 sq. — Idole de bronze du même Musée, d'après le dessin du même savant.
ai4 d (LVI bis). Figure bizarre, dont la tête est formée d'un triangle surmonté d'un ornement à cinq branches ou d'une fleur à cinq pétales, tenant dans la main droite un sceptre bifurqué, dans la gauche un instrument qui paraît être un glaive dont la lame est creusée dans toute sa longueur. Un serpent est fixé sur "sa poitrine, et son corps porte le signe de la virilité, peut-être même ceux des deux sexes. Les idées de la dualité, de la trinité, de la pentade divines, semblent rénnies dans cette idole de la même origine que les précédentes. — D'après un dessin du même savant.
214 e (LVI bis). Dieu à tête humaine avec de petites cornes et de longues oreilles, revêtu d'une cuirasse, et portant un énorme trident d'une forme particulière. Baal, comme dieu de la mer ou des enfers? — Idem.
21 4 y (LVI bis). Dieu à la face terrible,- ayant des ailes à la tête et à la ceinture, des ailes encore ou des flammes aux genoux, et tenant d'une maiu un large glaive, de l'autre une espèce de gril. Peut-être une idole de Baal-Kronos ou àeMoloch? Voy. t. II, p. 229 sq. — Idem.
21 4 # (LVI bis). Dieu à la tête armée de cornes, et tenant dans la main droite un marteau, dans la gauche un outil du même genre. Est-ce encore un fiaal, un Moloch, dieu du soleil ou du feu ? N'est-ce pas plutôt Sydyk-V ulcain , ou l'un des Cabires, ses ouvriers? Tom. II, p. 2'ii, 242 sq. Compar. fig. 198-199, 216 er> 157 a ou bis. — Idem.
2 1 4 h (LVI bis). Divinité armée de toutes pièces, portant sur la tête un casque qui laisse apercevoir de petites cornes au nombre de trois' (une quatrième est par derrière), sur la poitrine une cuirasse terminée par un masque qui rappelle le Gorgonium, dans la main droite une épée , dans la gauche un bouclier marqué d'un symbole qui se retrouve au revers de la médaille de Malte, fig. 216. Cette divinité, d'un aspect redoutable, et qui paraît mâle, n'a pas moins de quatre jambes, sans doute pour exprimer la rapidité de sa course. Ce doit être un dieu de la guerre, et probablement Melkarth, VHercule phénicien. Voy. tom. II, p. 207 sq. *— Idem.
pi 5 (LV). Astartê-Jimon avec le diadème et le voile; au revers, une tête de bélier, sous laquelle sout gravés trois caractères phénix
1X2 RELIGIONS DB l'àSIE OCCIDENTALE.
ciens qui sont lus diversement. Les uns y voient le titre do Seigneur, ou même de dieu-bélier, et une allusion soit à Melkarth, soit à Jupiter- Ammon ; les autres, avec plus de vraisemblance, y trouvent simplement le nom de l'île à laquelle appartient cette médaille, Malte ou plutôt Gaulos (aujourd'hui Gozzo). Le mélange des cultes phénicien et égyptien n'en est pas moins probable sur les monuments de ces îles, et ici en particulier. Voy. tom. II, p. 236, 240. — Munter, ite#g\ d, Karthag., tab. II, 8, coll. Gesenius, tab. 40 et p. 3oa sqq.
a 16 (LV). Melkarth, V Hercule phénicien, comme dieu du commerce, se rapprochant de V Hermès grec, et caractérisé par le caducée ; au revers, un symbole inclus , qui semble correspondre à celui que nous avons remarqué sur le bouclier de l'idole de Sardaigne, ci-dessus, 214 h. Munter le prend pour une navette. Tom. II, p. 238. — Médaille de Malte ou de Gaulos. Munter, Antiquar, Abhandl., tab. I, 9, et p. 173.
a 16 a (LV). Un Cabire ou Patœque, à figure de nain barbu et ventru, avec trois plumes, cornes ou rayons sur la tête, et tenant d'une main un marteau, de l'autre un serpent. Dans le champ, un caducée? Est-ce encore Melkarth identifié avec Sumes-Hermès? N'est-ce pas plutôt ou Sydyk-Fulcain ou Esmun-Esculape? Voy. tom. II, ibid. et 241 sqq. Compar. fig. 167 a ou bis, où ce qu'on a pris pour un sceptre recourbé n'est sans doute qu'un serpent. — Médaille trouvée à Minorque et que l'on croit de Cossura, à cause de l'inscription ordinaire des nombreuses monnaies de ce type. Della Marmora, dans les Mém. de VAcad. de Turin, tom. XXXVIII, p. 144, tab. I g, les attribuant avec beaucoup de vraisemblance aux îles Baléares. Cf. Gesenius, p. 298 sqq., et tab. 39.
217 (LV). Tête de Melkarth- Hercule, imberbe, coiffée de la dépouille du lion, et avec la massue en arrière. Voy. t. II, p. 24.1 • — Médailles de Gadès. Florez, Medallasde Espaha,\ah XXVI, 1, 4, XXVII, 4, 10.
817 a (LV). La même tête barbue. Ibid- — Médaille d'Agrigente. Torremuzza, Num. Sicil., tab. XII, 1. Cf. la médaille semblable de Gadès, dans Florez, tab. XXVI, 8.
917e (LV). La même, imberbe; au revers, le lion, avec la lettre
EXPLICATION PKS PLANCHES. 1 13
phénicienne M, tournée à rebours, lbid. — Médaille de Mauritanie, publiée par Mïjnter, Relig. d. Karthag., tab. I, 7.
317 c (LV). La même, couronnée de laurier. Au revers, l'aigle, et devant lui la massue, lbid. — Tétradrachme de Tyr, du Cabinet du roi, d'après une empreinte communiquée par M. Mionnet.
318 (LV). L'aigle s'envolant du catafalque ou bûcher pyramidal allumé chaque année en l'honneur de l'Hercule de Tyr, qui paraît ici debout sur un lion et représenté dans son apothéose. Voy. tom. II, p. 239, et tom. III, p. 28. — Médaille de Tarse. Pellerin, Recueil, tom. II, pi. LXXIV, 37.
219 (LVI). Sandacus, l'Hercule cilicien, porté sur un cheval au galop; au revers, un bouc, la patte de devant ployée et la tête tournée en arrière. Voy. tom. II, p. 21 5 sqq. — Médaille de Céienderis, comme en fait foi l'inscription de la face. Mionnet, Descript. de méd., pi. LXII, fig. 3.
aao (LVI). L'Hercule, originairement phénicien, de Thasos, un genou en terre et tendant son arc. Dans le champ, une lyre, et le nom grec du peuple de cette ville. Tom. II, p. 241, coll. 177 et 2o3. — Médaille de Thasos. Mionnet, ibid., pi. LV, 5 et 11.
221 (LVI). Deux figures terminées en cône et placées sur un vaisseau, symboles probables des Cabires ou Dioscures phéniciens, protecteurs de la navigation. Tom. II, p. 244* — Médaille d'As-, calon. Munter, Relig. d. Karthag., tab. II, i3.
322 (LVI). Le dieu de la mer des Phéniciens, plus ou moins assimilé au Poséidon-Neptune des Grecs et des Romains, tenant d'une main le trident, sur l'autre un dauphin , et le pied droit posé sur un rocher. Voy. t. II, p. 245, et compar. la fig. suiv. — Médaille de Carteia. Florez, tab. XV.
222 a (LVI). Le même dieu avec les mêmes attributs, monté sur un quadrige d'hippocampes. A la face, la ville de Béryte personnifiée, lbid. — • Médaille de Béryte. Pellerin, Recueil, II, pi. LXXXI, n° 7.
323 - 223 a (LVI). Navires montés par des guerriers, et ornés, l'un d'une tête de bélier, l'autre d'une tête de cheval à la proue. Audessous, un hippocampe ailé. Tom. II, p. 246.-— Médailles probablement phéniciennes de Cilicie. Eckhel, Catal, Mus. Cœsar, I, tab. IV, fig. 7 et 8,