RFIICIONS DE LA GRECE ET DE L ITALIE ANCIENNES
à laquelle elle préside, songe aux moyens de soustraire à la cruauté de Cronos, son époux , le fils à qui elle va donner la naissance. Voy. tom. II, p. 368. — Face d'un autel quadrilatère dont les autres faces sont figurées, soit sur cette planche, soit sur la suivante. Mus. Capitol. IV, 5.
a47 (LXII). Cronos, assis et voilé (fig. 240), reçoit de Rhéa, son épouse, une pierre emmaillollée, qu'elle lui présente à dévorer au lieu de Jupiter qui vient de naître. Même tome, p. 364» 368. — Seconde face du même autel, lbid. IV, 6.
548 (LXIII). Jupiter enfant est allaité par la chèvre Amalthée ; Rhéa^ ici confondue avec Cybèle (fig. 227 et suiv.), est assise sur une pierre en forme de trône, et tient une partie de son voile comme pour essuyer ses larmes ; deux Curetés, vêtus d'une simple chlamyde et coiffés d'un casque, exécutent la danse armée, en frappant avec des épées sur leurs boucliers, pour empêcher Cronos d'entendre les vagissements du nouveau-né. Tom. II, ibid., et pag. 579, 786 sq. — Troisième face du même autel. Ibid. IV, 7.
a/49 (LXIII). Les dieux rendent hommage à Zeus ou Jupiter, qui prend possession de l'empire du ciel. Il est assis sur un trône sous lequel se voit un globe, symbole delà domination du monde. .Sa tête est ceinte du diadème ou plutôt de la Stéphane. Il a dans une main le sceptre, signe de la royauté, et dans l'autre le foudre, arme caractéristique du monarque céleste. Hâra on Junon, qui est devant lui, porte aussi la Stéphane, à titre de son épouse; les autres déesses n'ont qu'une bandelette ou une mitre simple. Athéna ou Minerve , casquée, est près de son père, et en face d'elle on voit Apollon dont la couronne paraît formée d'une double tresse de ses propres cheveux (si ce n'est pas Ja couronne ordinaire de laurier). Au-dessus du dieu est Hestia ou Vesta, faisant face à Artémis-Diane, dont la tête seule a été conservée, de même qu'on n'aperçoit que les jambes à? Arcs-Mars. De l'autre côté, Aphrodite -Vénus tourne le dos à Minerve; elle est penchée vers Déméter ou Cérès, placée derrière Jupiter, ainsi qu' Hermès-Mercure , coiffé du pétase, vêtu de la chlamyde, et tenant un caducée ailé et une bourse. Au-dessus est Héphœstus- Fuîcaîn, inconnaissable au piléus qui fait sa coiffure, et à sa
longue barbe. La dernière figure, en arrière de Vulcain et de Mercure, pourrait être Hébé, qui doit verser le nectar aux dieux; car Poséidon-Neptune est absent, aussi bien qu' Hadès-Pluton, tous deux ayant obtenu d'autres empires. Tom. II, p. 371, 576, 590, 61 5, etc. — Quatrième face du même autel, lbid. IV, 8. 25o (LXIV-LXVI). Les douze grands dieux de l'Olympe grec, en style ancien ou hiératique, caractérisés par leurs principaux attributs, a, Zeus ou Jupiter, à la forte chevelure, à la longue barbe, vêtu d'un grand manteau ou péplus, qui retombe en plis nombreux et droits, et tenant d'une main le sceptre, de l'autre le foudre, b, Héra ou Junon, coiffée de la Stéphane, vêtue d'une longue tunique talaire, par-dessus laquelle est jeté un péplus formant voile , qui lui couvre une partie de la tête et des bras, et qu'elle écarte de la main droite, comme pour se faire voir à son divin époux, c, Poséidon ou Neptune, la tête ceinte d'une couronne de feuillage (ordinairement de plantes marines), portant une longue barbe, vêtu d'une tunique tombante, avec un péplus roulé autour de son corps et relevé sur l'épaule gauche, qui laisse à nu le bras droit dont il tient son redoutable trident, d, Démëter ou Cérès, également couronnée de feuillage (ordinairement d'épis ou de myrte), coiffée d'un voile, vêtue d'une tunique longue à manches et d'un péplus, et portant dans sa main droite le sceptre, dans la gauche des épis et des pavots, e, Apollon, couronné de laurier, les cheveux retombant en longues tresses (comme à la plupart de ces figures), le corps à peu près nu, son manteau court ou himation étant rejeté en arrière, et tenaht d'une main l'arc, de l'autre une flèche; le dieu est dans tout l'éclat de la jeunesse et de la beauté./, Artêmis ou Diane, sa sœur, coiffée de la Stéphane, richement vêtue et drapée d'une tunique longue et d'un ample péplus, rabattu à plis nombreux sur la poitrine, et qu'elle retrousse de la main gauche , tandis que de la droite elle tient un grand flambeau; elle porte, en outre, sur ses épaules, l'arc et le carquois, g, Héphœstus ou Fulcain, les cheveux relevés derrière la tête, sauf les deux tresses qui tombent, et le corps entièrement nu, portant de ses deux mains un lourd marteau, h, Athéna ou Minerve, la tête nue, mais tenant son casque dans sa main gauche, comme la pique dans sa droite ;
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vêtue de la longue tunique et du péplus, et la poitrine couverte de l'égide, i, Arès-Mars, la tête ceinte d'une bandelette et tenant également son casque d'une main, tandis que de l'autre il porte à la fois la lance et le bouclier; vêtu de la cuirasse, de la tunique militaire et des cnémides, et son court manteau jeté sur le bras droit. £, Aphrodite- Vénus, les cheveux artistement relevés et coiffée d'une Stéphane , le corps enveloppé d'un péplus richement drapé; elle tient sur sa main gauche une colombe. /, Hermès-Mercure ', la tête ceinte d'une bandelette, ayant une longue barbe et un court manteau plissé, qui laisse voir ses membres robustes, le caducée de forme antique à la main, m, Hestia ou Vesta, coiffée de la Stéphane, vêtue de la tunique longue et du péplus, retombant l'un et l'autre en plis nombreux sur la poitrine, et portant le sceptre dans la main gauche. Voy. tom. II, p. 590, et en général le livre VI, avec les notes 1 et suiv. dans les Éclaircissements sur ce livre, passim. — Figures choisies par Millin, soit dans le bas-relief du putéal du Musée Capitolin, IV, pi. 21, 22 (Jupiter, Junon, Vulcain, Mars, Minerve), soit dans celui de l'autel quadrilatère de la villa Àlbani, chez Wincrelmann, Monum. ined., pi. 6, coll. Zoêca, Bassiril. II, 101 (Neptune, Cérès), soit enfin, sans qu'il les désigne, dans ceux de l'autel rond du Capitole, Mus. Cap. IV, pi. 56 , ou du candélabre de la villa Albani, Zoêga, II, 100 (Apollon, Diane, Mercure), et du célèbre autel triangulaire de la villa Bofghèse, au Musée du Louvre (Vénus, et très probablement Vesta, quoique un peu modifiée). C'est en outre d'après ce dernier bas-relief, ai malheureusement mutilé et si maladroitement restauré dans sa bande supérieure, représentant les douze grands dieux groupés par couples dans l'ordre même où ils sont donnés ici, que Millin paraît en avoir déterminé les rapports et toute la suite. La bande inférieure, beaucoup mieux conservée, représente., dans leur connexité originelle avec les grands dieux, principalement avec Jupiter et Junon, les trois Grâces, les trois Heures ou Saisons, et les trois Parques, que nous avons cru, pour cette raison, et comme un complément nécessaire de la grande conception mythologique que l'autel Borghèse offre seul avec cet
EXPLICATION DLS PLANCHES. 12$
ensemble, devoir reproduire dans les dpux planches additionnelles qui suivent.
25o n, o, p (LXVI bis et ter). Les trois Charités ou Grâces ; les trois fleures ou Saisons, et les trois Mœres ou Parques, les unes comme les autres entièrement vêtues, et caractérisées de la manière la plus simple. Les Grâces marchent en se tenant par la main ; des trois Heures, l'une tient des feuilles, J'HU^nne fleur, la troisième des fruits; les Parques s'appuient ;cha,cune de la main droite sur un sceplre, signe de domination, et ont la main gauche ouverte, ce qui les a frit prendre^ pour .de* Mith^s^i\v vorisant la naissance au lieu, de l'empêcher (conf, pl.CLXXV, 653, avec l'explicat,), Vpy. tom. II, p. 554 sqq.,576, 614, etc., et la note 5 sur le livre . VI, dans les Éclaircissements. — Bande inférieure du bas-relief de l'aufeL Borghèse, au Musée du Louvre, sur laquelle ces trqis triades corrélatives de divinités sont placées, en outre, chacune au-dessous de deux des couples des grands dieux, dans l'ordre indiqué ici et dans les planches précédentes, LXIV- LXVI, D'après le Musée de Sculpture de M. le comte de Glaiiac, pi, 173 et 174.
^5p q (LXVI ter). Zeus ou Jupiter et Athéna- Minerve, assis l'un à côté de l'autre, celui-là tenant le foudre, celle-ci la lance; devant eux, deux déesses debout, dont l'une paraît leur offrir une fleur, probablement les Heures ou Saisons primitives ; derrière, Hermès- Mercure, avec la barbe en pointe, le pétase sur la tête, les bottines aux jambes, et un long caducée dans la main droite; puis Dionysus- Bacchus, barbu également, et portant un canthare ou une large coupe dans la gauche. Tom. II, p. 553 sqq.; III, p. 70 sq., et surtout la note 5 sur le livre VI, dans les Éclaircissements.— Peinture, de style très ancien, d'un vase de Voici en Etrurie. Micali, Storia tlegli antichi popoli ltaliani , atlas, Antichi monumenti, \A. 81.
25o/' (LXXXIV). Les trois Heures ou Saisons, caractérisées par les productions qui se succèdent dans le cours de l'année, marchent devant Déméter ou Cérès, tenant un voile dans lequel est la semence qui doit fertiliser la terre; derrière la déesse est Télété, déesse des mystères , portant deux flambeaux. Des Heures, la première tient une couronne de fleurs et des épis ; la seconde?
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un lièvre et un vase rempli de vin ; la troisième, des quadrupèdes et des oiseaux , produits de la chasse. Tom. II, ibid. — Zokga, Bassiril ant., II, 94.
a5o s (LXVII). Les Génies des quatre Saisons. Le Printemps tient une corbeille pleine de fleurs ; Y Été, une faucille et des épis; l' Automne y 'uni panier de fruits et un lièvre; Y Hiver, un lièvre et une branche presque dépouillée. Compar. pi. CXLIX, 476. — Médaillon frappé sous Commode. Morell., Médaill. du roi,
201 (ïîXI). Chars de quatre divinités. Celui à' Apollon, qui ouvre la marche, est traîné par ses griffons, et porte sa lyre, son trépied et un vase, signe des prix donnés dans les combats de musique. Celui de Bacchus, qui suit, traîné par des panthères et conduit par un génie ailé, promène son thyrse, le grand canthare qui lui est consacré, et la ciste mystique d'où sort un serpent. Au char de Diane sont attelées des biches-, on y voit son arc, son carquois, son flambeau et sa statue, peut-être celle qui fut apportée de la Tauride; un génie ailé soutient ces attributs, un autre guide les biches. Le char de Mercure ferme la marche; un génie guide les béliers qui le traînent, un autre y monte portant un flambeau; le pétase ailé du dieu, son caducée, et un vase, symbole des jeux pythiques, s'y remarquent. Compar. fig. 3oi, 3o2, 281, 282, 252 e, 285, 285 a; 449, 471, 478,452 et suiv.; 25o/; 423, etc. — Mus. Capilol.,IY, 3o.
252 (LXVII-LXVIII). Autel rond trouvé à Gabies, sur lequel sont sculptés en relief les bustes des douze grands dieux, la plupart accompagnés de leurs attributs respectifs. Ils répondent, mais dans un ordre différent, aux douze signes du zodiaque , combinés avec d'autres attributs ou symboles de ces dieux, en tant que Génies des douze mois, et distribués autour de l'autel sur une bande circulaire, ici développée en quatre parties selon les quatre saisons de l'année. Nous avons conservé dans nos planches, pour l'une et l'autre série, l'ordre indiqué par Millin, au moyen des lettres de l'alphabet; mais, tout en maintenant ces lettres, nous croyons devoir rétablir ce qui nous paraît l'ordre véritable. Dans la série des dieux présidant collectivement à l'année, Jupiter (/) figure en tête, ayant près de lui son foudre; Mi-
nerve [rn) a le casque et la lance; Apollon [a) a sa belle chevelure ceinte du strophium, et le sceptre; Junon (b), coiffée de la sphendoné, a le sceptre également; Neptune (c) a le trident; Vulcain (d) a le piléus ou bonnet, et le sceptre; Mercure (<?) a le caducée; Cérès (/) et Vesta (g) sont sans attributs détermines; Diane (h) a son carquois sur l'épaule; Mars (i) a son casque sur la tête, et l'Amour semble l'unir à Vénus (k) qui a près d'elle un flambeau. Dans la série des signes et des mois, dans lesquels ces dieux, représentés par leurs symboles , ont respectivement leurs domiciles, le Bélier (d), avril, est accompagné de la colombe de Vénus; le Taureau (e), mai, a près de lui le trépied à' Apollon; les Gémeaux (f), juin , sont suivis de la tortue de Mercure; le Cancer (g), juillet, est uni à l'aigle de Jupiter; le Lion (h), août, au calathus ou panier de Cérès, entouré du serpent comme la ciste mystique; la Vierge (/), septembre, portant deux flambeaux dans ses mains, comme Cérès elle-même, a derrière elle le bonnet de Vulcain ; la Balance [k), octobre, tenue par un enfant, a près d'elle la louve de Mars ; le Scorpion »(/), novembre, a le chien de Diane; le Sagittaire (in), décembre, la lampe à tête d'âne de Vesta; le Capricorne (a), janvier, le paon de Junon; le Verseau {b), février, les dauphins de Neptune; les Poissons (c), mars, le hibou ou la chouette de Minene.Yoy. tom. II, p. 590, 726, etc., et surtout la note iw dans les Éclaircissements du livre VI. — Musée du Louvre. Vïsconti, Monum. Gab., 16 et 17, et de Clarac, Musée de Sculpt., pi. 171. 253 (LXIX). Jupiter, monté sur un quadrige, et tenant d'une main le sceptre, de l'autre le foudre, terrasse deux Géants dont le corps se termine en deux énormes serpents, et dont l'un, probablement Porphyrion, armé d'une branche d'arbre, résiste encore. Voy. tom. II, p. 36g sq. et 575. Compar., pour la guerre des Géants, les fig. 3o2, 328, 329, 338, 356, et surtout 34 1, avec
Pl'explicat. — Célèbre camée, portant le nom du graveur, Athénion. Bracci, Intagliator., I, 3o; Mus. Borbonico, tom. I, tab. 53.
a54 (LXX). Jupiter Olympien, assis sur un trône, portant dans l'une de ses mains la statue de la Victoire, qui lui présente la couronne, et de l'autre tenant le sceptre. Imitation peu exacte du chef-