TOM
(534) pelaient Anactes, mot qui signifie bienfaisant. — Cette épithète était donnée comme une marque de puissance, de supériorité et d'excellence aux dieux, aux rois et aux pères de famille, pag. 225, 4^9- Les cabires portaient le nom d'Anaces. — On célébrait à Athènes les anacea. — Leur temple portait le nom dïAnaceum. — Les anaces étaient les mêmes dieux que les dioscures, pag. 255. Les dioscures étaient adorés sous le nom d'Anactes, à Amphissa, pag. 257.
Anaxagore. A le premier distingué le monde de son auteur,
l'âme, l'intelligence, l'esprit de la matière Sa doctrine.
. — Proscription de ses principes et de leur auteur. Son siècle n'était pas mûr pour des vérités aussi sublimes, et Platon lui-même ne s'éleva pas à cette hauteur, pag. 20, 21, 22.
Anaximandre. Sa doctrine. — L'infini. — Il n'attacha pas à ce mot l'idée que nous en avons. — C'était la cause active, identifiée avec la matière, pag. 24. Explication du système d'Anaximandre, par Plutarque et Eusèbe, pag. 433, 434.
Anaximène. Plaça le principe de toutes choses dans l'air, qui lui parut être l'élément général. — C'était la divinité elle-même, pag. 24, 25.
Antiope. La fable d'Antiope, la même que celle d'Europe, avait passé dans le culte des Béotiens. — Cérémonie remarquable qui s'y pratiquait lorsque le soleil parcourait la constellation du taureau, pag. 369. ( V. Europe. )
Apaturies. Fête célébrée en l'honneur des dieux tribules. ( V. tribules. ) — Cette fête avait pour objet de se réjouir de l'acquisition que l'état faisait de nouveaux citoyens. — Cérémonies observées le second jour, qui était le plus célèbre des trois jours des apaturies. — Le
( 535 ) premier jour, il se donnait un repas nocturne par tribu.
— Le troisième jour appelé cureotisj il se donnait un festin où étaient rassemblés les pères et les parents des enfants qui, ce jour-là, avaient été inscrits dans la tribu, pag. 23o, 23 1,491.
Apollon. Ne fut pas d'abord adoré comme le soleil ; il était seulement le génie qui présidait à la divination, à la musique, à la médecine, à la mort improvisœ. — Origine du nom de Lycéen donné à Apollon ( V. le mot Lycéen. ), pag. 65, 66.
Apomios. Jwpiter-ApomioSj ou chasse-mouches. — Sacrifice annuel qui lui était fait pour être délivré des mouches. — Adoré chez les Romains sous le nom de Muscarius. — Ce dieu est aussi appelé MyagrioSj Myiodes. — Ces insectes étaient très-fâcheux dans les pays chauds. — Furent la troisième et la quatrième plaie d'Egypte. — • Béelzébuth, dieu des Accaronites, avait, comme Jupiter et Hercule, le pouvoir d'écarter ces animaux, pag. 285, 5oi.
Arcadie. Culte de Jupiter en Arcadie. — Légende des Arcadiens sur Jupiter. — Diverses opinions sur l'origine du culte de Jupiter en Arcadie ( V. le mot Lycéen. ), pag. 57 et suiv. Passage de Virgile, pag. 438. Ils érigèrent dans l'enceinte de Jupiter-Lycéen un cippe portant une inscription relative à la mort de leur roi Aristocrate qu'ils lapidèrent après la découverte de sa trahison, pag. 438.
Arcios. ( V. Sfratios.) Jwpiter-Arcios ou guerrier était le dieu des Epirotes. — Cérémonies sacrées, observées en son honneur par les rois d'Epire, en montant sur le trône. — Serment prêté par eux. — Adoré en Elide.
— Son autel à Olympie, pag. 277.
Astres. C'est dans le culte du soleil, des astres et du feu
que consistait l'extérieur de la religion chez les Perses et
les Chaldéens. — Dans leur système, le soleil et les astres
étaient les plus pures émanations de la substance divine.
— Dans le système des mages, ces objets n'étaient pas la simple production du premier être, mais un mélange de sa substance avec la matière qui rendait cette substance divine propre à faire impression sur nos sens. — Les mages, comme les chaldéens, reconnaissaient dans chaque astre une âme ou une intelligence qui lui était unie.
— Les Grecs etlesRomainsadoptèrent cette doctrine religieuse. — C'était le sentiment de tous les Juifs ; et cette question n'a pas été décidée par l'antiquité elle-même.
— De l'opinion que les astres sont animés est née l'astrologie judiciaire, pag. 3g8, 399, 4oo, 401 > 52o.
Athènes. Culte de Jupiter à Athènes ( V. Minerve. ), pag. 119,
Baalim. Divinités tutélaires des Orientaux , ainsi appelées de Baal leur principale divinité, pag. 258, 309.
Baal ou Bélus. Etait la dénomination de l'Être suprême qui était la plus répandue parmi les Orientaux. — Ce nom signifie maître, seigneur. — Principe producteur de toutes choses. — Auteur de l'ordre de l'univers. — Cette épithète était donnée à Saturne, dieu principal des Carthaginois ; à l'Hercule, ou grand dieu des Tyriens ; à l'Hercule indien ; au Zeus, ou Jupiter des Grecs et des Romains. — Jupiter-Bélus était la principale divinité des Assyriens. — Il fut le nom de plusieurs rois d'Assyrie, — C'était, chez ce peuple, le nom du soleil. — Les
Ârgiens nommaient leurs rois Belides. — Les Carthaginois ajoutaient le nom de Bal ou Baal aux noms de leurs chefs ou de leurs grands hommes. — Chez les Chaldéens, Bélus était une épithète commune à leur divinité principale, et au soleil. — Ce nom est entré en Orient dans la composition des noms de diverses divinités : Baahjadj Baal-Benjfe, Beolphegor, etc. — Mars adoré sous le nom de Bélus, en Assyrie, ainsi que le Ciel ou UranoSj et Saturne. — Union de Bélus et Atergatis, la même que Cybtle, chez les Assyriens, pag. 3o5 et suiv. 5o3, 5o4, 5o5.
Bagaios. IN'omde Jupiter adoré comme maître de l'univers, le même que le Jupiter-Phrvgien, Epimedorij pag. 3*8.
Barbe. Chez les Orientaux, la barbe a été le symbole de la majesté, de la paternité et de la force génératrice. — Tète barbue, à laquelle les templiers attribuaient la puissance de faire croître les fleurs et les fruits. — C'était l'image du père éternel des gnostiques, de dieu considéré comme producteur, pag. 3t2.
Bienfaisant. ( V. divinité. ) Le culte du premier être, dieu bienfaisant, était le plus multiplié. — Cause de cette préférence, puisée dans la nature de l'homme. — .C'a été l'origine de l'Apothéose, pag. 187, 188, 189,477? 478, 527, 528.
Boulaios. Temple consacré à Jupiter-BoulaioSj conciliateur, et à Minerve-Boulaia , dans le palais des cinq cents sénateurs à Athènes. — Jupiter-Boulaios était le même que le Jupiter- Arbitrator des Romains, Paroceos des Cretois, pag. 235, 236, 491.
Bratima. Rapports entre Saturne et Brahma, pag. 90,91.
Cabalistes. Leur doctrine, pag. 12. Secte philosophique qui prit naissance à l'époque où les Esséniens adoptèrent les mœurs des Egyptiens et des Syriens, et qui se répandit en Egypte, surtout sous le règne des Ptolémées.
— Différente de l'ancienne cabale des Hébreux qui conserva une doctrine conforme à la loi écrite, pag. 1^, i5. ( V. émanations, )
Capitolin. Le Jupiter-Capitolin des Romains était le même que le Jupiter-Olympien des Grecs. — Son temple à Rome. — A Antioche, à Corinthe, à Jérusalem. — Etait revêtu d'une robe de pourpre que les triomphateurs portaient dans la cérémonie du triomphe, pag. 3oi, 3o2, 3o3. Etait appelé Optimus-Maximusj pag. 3oi, 5o2, 5o3. Etait encore appelé Tarpeius, Coryphée, pag. 3o3, 5o3.
Cakaios. Surnom de Jupiter qui était adoré dans les lieux élevés, pag. 220.
Casius. Les Syriens adoraient Jupiter-Lapis sous le nom de Casius. — Il avait un temple sur le mont Casius situé entre l'Egypte et la Syrie ; et un autre sur le mont CasiuSj proche de Péluse, — La figure ordinaire du mont Casius était une roche ou une montagne escarpée.
— Il était représenté sous cette figure dans son temple de Séleucie. — Dans son temple, à Péluse, il était adoré sous les traits d'un jeune homme étendant les bras et tenant dans ses mains une grenade. — La forme du mont Casius avait beaucoup de rapports avec ce fruit, pag. 201, 255, 494, 495.
Catiiarsios. Jupiler-Catharsiosj ou expiaieur. — Son autel à Olympie. — C'est le Jupiter -Piacularis des
( -M!) ) Romains. — Il était aussi invoqué comme faisant expier aux hommes Leurs tantes, comme dieu protecteur de
L'amitié et de l'hospitalité, pag. 281. (V. expiations. ) CÉais. Cérès et les autres divinités d'Eleusis étaient adorées à Elis et à Lepreum. — Elles avaient des statues et des autels à Olvmpie. — Les prêtresses de Cérès avaient seules le droit d'assister aux jeux olympiques. — La prêtresse de Cérès-Chamyne était placée, pour voir les jeux, sur un autel de marbre blanc, vis-à-vis les juges des jeux. — Cette prêtresse avait plusieurs prérogatives chez lesEléens. — Temple de Cérès-Chamyne à Olympie, pag. 111, /J55.
Chaldéens. ( V. émanations. ) Deux sortes de chaldéens, pag. i3, i4- Doctrine des chaldéens sur les douze dieux, introduite chez les Grecs, passa chez les Romains, pag. 327, 328,329. Les Perses et les Chaldéens furent sabéens, c'est-à-dire adorateurs du soleil et des astres, pag. 397, 398, 401. (V. soleil.) Chêne. Consacré à Jupiter. (V. Dodone. ) Il resta en grand honneur chez les Grecs et les Romains même civilisés.
— Toutes leurs divinités en étaient ornées. — Ils l'employaient dans toutes leurs cérémonies religieuses, pag.
Chrétienne. ( Religion. ) Sublimité, pag. 10. Chronies. Fête politique à Athènes qui tombait en été.
— Ne doit pas être confondue avec les chronies qui furent établies en l'honneur de Saturne, postérieurement à la conquête de la Grèce par les Romains, et qui tombaient en hiver. — Ces dernières étaient les saturnales romaines. — Un des mois de l'année attique avait anciennement porté le nom de Chroniosj pag. 83. ( V. Saturne. )
Ghtonïen. Jupiter, dieu des enfers, le même que Pluton, — Les Latins l'appelaient Jupiter-Stygios. — Sa statue à Corinthe, et son autel à Olympie, pag. 348, 349? ^i i . Cilicie. Jupiter, dieu tutélaire de la Cilicie. — Les peuples de la Cilicie lui avaient bâti un temple en commun à Tarse, où ils tenaient leur assemblée générale, et où ils faisaient leurs sacrifices, pag. 238. Ce Jupiter, selon Eratosthène, était nommé TharshiSj pag. 492- Civilisation. Donnée aux hommes par Jupiter Expression allégorique du bonheur que l'agriculture, la civilisation , l'établissement des cultes et des lois ont donné au genre humain, pag. 194, ig5, 196. Clarios. Nom de Jupiter, comme distributeur de tous les biens. — Son culte chez les'Xégéates. — Il était le père de Thémis, pag. 210.
Colombes. Les sept colombes, nourrices de Jupiter, étaient les sept Pléiades, constellation pluvieuse, principe d'humidité et germe de toute production. — Fiction sur les sept Pléiades, pag. 384, 385.
Cometas. Imper ator et pr inceps. Les Lacédémoniens adoraient Jupiter sous ce nom. — Son temple, pag. 3i5. Cosmos. Dans la doctrine religieuse des païens, ce sont les êtres qui composent l'univers, produit delà jonction du principe producteur avec le principe passif, pag. 45, 4^- Critagène. Jupiter-Critagène était représenté lançant la foudre, et placé entre les hyades, de même que le dieu Tlior des Saxons. — Dans les médailles des Brutiens, Jupiter-Foudroyant a derrière lui le croissant de la lune, et devant lui la corne d'abondance, 343, 5 10. ( V. Ourios. ) En Crète et à Gaza, Jupiter était adoré sous le nom de Critagène et de Marnas, pag. 344, 5 10. Création. Les païens n'ont eu aucune notion de la création,
( ftfl )
Pag- L\ri 48* — Us n'ont eu aucune idée précise de la spiritualité absolue de l'èlre intelligent, et de l'inerlie absolue de la matière à laquelle ils n'ont jamais refuse tout principe intérieur d'action pour l'attribuer à la divinité exclusivement. Aussi ils ne regardaient pas le principe de vie et d'intelligence de lame universelle comme un esprit pur, mais seulement comme une matière pensante, plus déliée que celle des corps- — L'idée d'une substance absolument incorporelle ne fut pas l'idée des anciens ; elle ne fut pas même l'idée des chrétiens dans le principe, pag. 4^2, 42^> 424> 42^'
Crète. ( V. le mot Ammon. ) Partie du mont Lycéen, sur lequel les Arcadiens prétendaient que Jupiter avait été nourri, et non dans l'île de Crète, pag. 58. Culte de Jupiter dans l'île de Crète, pag. 69 et suiv. Légende des Cretois sur Jupiter. — Son tombeau à Gnosse, pag. 74* 75. (V. curetés. ) Passage de l'épître de saint Paul à Tite sur les Cretois et leurs mensonges. — Vers d'Epiménide, où il fulminait l'anathème contre les Cretois, parce qu'ils prétendaient que Jupiter avait été un de leurs anciens rois, né et mort dans leur île, et duquel ils montraient le tombeau, pag. 441*
Ctesios. Jupiter. — Dieu tutélaire des domaines. — Son autel et son temple dans le Pirée, — Son autel àPhlyes. — Son culte chez les Athéniens qui lui offraient des fruits de toute espèce avec de l'huile et du lait. — Comme dieu tutélaire des domaines, il était le dieu de la richesse et du commerce, pag. 264* Jupiter-Plusios ou Locuples ( Ibid. )
Curetés. Civilisèrent les habitants de l'île de Crète. Ils y introduisirent les mystères de la religion, les mêmes que ceux de l'île de Samothrace. Gnosse fut le siège princifoM. j. 08
pal de la triade curétique. — Les curetés portèrent les cultes et les arts de la Crète dans plusieurs contrées de la Grèce. — Ils faisaient partie de cette race nombreuse de prêtres qui, partis de l'Asie mineure, de la Phrygie et de la Thracej, portèrent, dans les contrées où ils s'établirent, le culte des divinités étrangères qu'ils avaient adopté. — Ils célébraient dans l'île de Crète les fêtes de Jupiter, où entrait l'orgie telle qu'on l'employait aux fêtes de la mère des dieux et à celle de Bacchus. Ces ministres de Jupiter étaient des jeunes gens , d'où est venu leur nom de curetés ( kouroi). Ils exécutaient, en dansant tout armés, des mouvements militaires. — A Gnosse, ils élevèrent un temple et consacrèrent un bois à la mère des dieux. — Traditions sur leS curetés qui montrent la liaison qui existait pour le culte entre la Phrygie, la Crète et l'Attique. — Tradition qui semble indiquer que les curetés se rendirent de l'île de Rhodes dans la Crète. — Epoque de ces premiers curetés. — Leurs successeurs, les seconds curetés, furent autochthories Lescurètes, plusieurs siècles après l'établissement du culte de leur déesse, Rhéa, dans l'île de Crète, adoptèrent le culte de Jupiter qui ne fut apporté, dans les îles et le continent de la Grèce, qu'après les troubles des Hycksos en Egypte. — Fixation de cette époque, pag. 94 etsuiv. Pag. 45 1.
Custos. Jupiter était adoré à Rome sous ce nom, comme dieu tutélaire de l'univers dont il est le gardien et le
conservateur. C'est le Jupiter - Soter des Grecs.
Représentation et attributs de Jupiter- Custos, — Son
temple sur le Capitole Culte rendu par les Romains
à Jupiter-Custosj considéré comme gardien des villes ( V. Polieos. ), pag. 217, 218, 219.
Dactyles. Premiers prêtres et premiers instituteurs des peuples dans la ïroade. ( V. Olympie, Saturne, Hercule.) Il n'est plus parlé des dactyles depuis la conquête de l'Elide par Endymion, descendant de Deucalion qui amena les Hellènes à Olympie. — On fixe le commencement des arts au temps de ces dactyles, pour les parties de la Grèce qu'ils parcoururent. — Ils donnèrent aux
Grecs la science de la métallurgie On leur attribue la
découverte du fer et de l'airain. — Ils furent des artisans habiles. — Ils fondèrent les premiers mystères
religieux dans la Grèce Ils apportèrent aux Grecs la
médecine, mêlée d'enchantements et de magie. — Ils apprirent aux Grecs l'usage des instruments de musique. Ils furent ministres de Rhéa, mère des dieux, pag. io/[, io5, 106.
Destin. Les hommes religieux reconnaissent un destin, qui n'est autre chose que la volonté souveraine de Dieu, et les lois éternelles qu'il s'est lui-même prescrites, et qu'il ne saurait révoquer, parce qu'elles ont été dictées par ses propres perfections. — La sage antiquité a toujours combattu l'aveugle fatalité qui détruit la religion, la morale et la société. — La roue, image du destin. — Origine de cette idée. — Autre espèce de destin due à la croyance que Dieu gouverne le monde matériel par le ministère de ses principales intelligences, auxquelles il prescrivit des lois dont elles ne doivent pas s'écarter. Cette sorte de destin ne règne que sur les corps et sur les êtres mortels, — Le destin astrologique fait partie de ce destin. — L'astrologie judiciaire, ou la connaissance des
événements futurs par l'étude des astres,, est une suite du destin astrologique. —- Ancienneté de cette superstition. — Un grand nombre de chrétiens en furent imbus dans les premiers temps du christianisme. — Autre opinion sur le destin qui en faisait une sorte de nécessité, résultant de la matière et de ses imperfections. — Elle était la suite de la croyance que Dieu n'avait pas donné l'être à la matière. — Le destin, qui n'était autre que la divinité, considérée sous le rapport de son action immuable et de son irrévocable volonté, avait des oracles et un culte. — Livre du destin qui contenait l'avenir, et que les dieux seuls pouvaient consulter. — Le Destin tenait sous ses pieds le globe de la terre ; et dans ses mains l'urne qui contient le sort des mortels. — Les Athéniens et les Arcadiens le plaçaient sur une pierre carrée. — Opinions diverses et opposées des philosophes sur le destin. — Philosophes fatalistes ( V. fatalisme. — Philantropos. ), pag. 160 et suiv. 47°j e* suiv. 5og. Diane. Adorée à Dodone et en Thessalie, comme épouse de Jupiter. — A Dodone, on sacrifiait un taureau à Jupiter, et une vache à Dioné. — Dans la cosmogonie phénicienne, Dioné était fille d'Uranos, et femme du Temps, pag. n5, 116.
PicAsroLos. Nom de Jupiter, considéré comme la source de
toute justice, pag. 210.
Dioscures. Les pénates portaient, comme les cabires, le titre de dioscures. ( V. pénates. ) Culte des grands dieux dioscures-cahires dans l'Attique. — Culte des dioscures appliqué à deux héros Spartiates, Castor et Pollux. — Les dioscures étaient les dieux tutélaires de la navigation ; mais c'était comme dieux suprêmes, et en général comme sauveurs des hommes. — Dans la plus grande partie de
( 545 ) la Grèce, on n'adorait sous Le nom de dioscures que les dieux du premier ordre, et chaque navigateur invoquait
chacun des grands dieux, suivant sa dévotion particulière ( V. Ourios. ), pag. 254, 2^y 256, 257.
Di\ inatiox. ( V. Apollon, loup. ) Cet art était en grand honneur chez les anciens, pag. 65, 43g.
D.visit/:. Une. Ses attributs formaient autant de dieux différents, pag. 27, 28, 34- ( V. unité, Jéhovah. ) Les diverses dénominations données à la divinité, chez tous les peuples du monde, présentent, 1 °, les idées d'existence et de production ; 2", celles de puissance; 3°, celles de bonté. — Son culte était compris dans ces trois qualités, d'après lesquelles il est permis à notre faiblesse de le concevoir : i°, l'Etre existant par lui-même et donnant l'existence aux autres; 2°, l'Etre fort, puissant, juste, le maître de l'univers; 3°, l'Etre bienfaisant, pag. i85, 186, 187. (Y, le mot bienfaisant. ) Aucun nom n'a été donné à Dieu qui ne peut être défini, pag. 4?4> 470, 4?6, 4T7* Il n'ya rien de PRIS évident que l'existence de Dieu, rien de si obscur que sa nature. — Diversité de sentiments des philosophes de tous les temps, et des chrétiens eux-mêmes sur la nature divine, pag. 3 90, 5i8,528.
Dodone. Culte de Jupiter apporté de Thèbes en Egypte, à Dodone, à l'époque où il fut transporté en Lybie. Fable des deux colombes qui; parlaient à voix humaine, dont l'une s'envola de Thèbes dans la forêt de Dodone, et l'autre dans la Lybie. Explication de cette fable par Hérodote, pag. 55, 56, 112, 438, 456. L'oracle de Dodone était plus ancien que le culte de Jupiter. — Le chêne et le hêtre étaient les principales divinités de la plupart des nations sauvages au nombre desquelles étaient
(546) les Pelages. — À dater de l'époque où le culte de Jupiter fut transporté àDodone, le chêne fut désigné sous le nom de Jupiter, on adora ce dieu qui l'habitait. C'est le premier culte qui lui a été rendu dans la Grèce. — Dodoneétait commune à toutes les tribus des Pelages qui habitaient cette partie de la Grèce, et n'appartenait, en particulier, à aucune d'elles. — Les chefs de ces tribus s'y rassemblaient, et confirmaient leurs décrets par l'autorité de l'ancien chêne. — La célébrité de l'oracle de Delphes diminua celui de Dodone (V. Dioné. ), pag. 112. n3, n4? n5, 458.
Eau. Ne fut pas chez les Égyptiens seulement un élément, mais le principe humide générateur, père de tous les êtres, et dont toute la masse de ce monde avait été formée. Il était répandu dans toute la nature, mais principalement dans l'espace céleste, pag. 4X9? 42°> ^25. Passage de Cicéron. — Thaïes avait puisé sa doctrine chez les Egyptiens, pag. 4^4-
Égyptiens. Ont civilisé la Grèce Leur temps de barbarie. — Leur culte à cette époque. — Perfectionnement de ce culte, pag. 8, 9. Placèrent la substance divine dans Peau. — Cet élément donnant la fécondité à leur pays, Ibid. pag. 29. La triade mystique des Egyptiens a donné naissance à la doctrine religieuse des Grecs, et de toutes les nations anciennes de l'Asie inférieure, pag. 43, 44? 48> 49. Diverses révolutions du culte en Egypte, pag. 49? 5o.
Eleutherios. Surnom donné à Jupiter par les Grecs, comme leur libérateur, l'auteur de leur liberté. — Elèuthérie des villes grecques. — Eleuthéries, fête célébrée
( 547 ) par 1rs esclaves qui avaient recouvré leur liberté.
— Elcuthcria, fête de la liberté, célébrée à Saraos et à Smyrne. — Eleuthèrc, ville près de Platée, où les Grecs exterminèrent l'année de Mardonius, où ils élevèrent un temple a Jupiter-Libérateur, et où ils instituèrent la léte et les jeux éleuthériens qui se célébraient tous les cinq ans. — Culte de Jupiter-Eleuthère à Athènes et dans les différentes parties de la Grèce, en Carie, à Tarente et à Syracuse, pag. 2i3, 214, 2i5. Bacchus adoré, comme dieu de la liberté, sous le nom d'Eleutherios à Athènes, et de Liber à Rome, pag. 216. ( V. Liber, ) Sous le portique du temple de Jupiter-Eleuthei'ioSj à Athènes, on consacrait les boucliers des guerriers morts en combattant pour la patrie, Cydias, Léocrite, pag. 21 5, 485.
Elion. Nom du dieu suprême chez les Phéniciens. — Sa femme Berouth. — Leurs enfants. — La théogonie de Sanchoniaton est fondée sur les mêmes bases que les théogonies des Egyptiens et des Grecs, pag. 370, 371,
Emanations. (Système des). — Ce système"avait pour base la croyance des païens d'une cause suprême et éternelle, dans laquelle ils ne faisaient aucune séparation de la matière et de l'esprit. — La religion des Perses, des Chaldéens, et des peuples de la haute Asie, était fondée sur ce système, pag. 11, 12. La doctrine des émanations, dénaturée par les cabalistes, est la base du spinosisme, pag. i5. Autre point de vue sous lequel on a présenté le système des émanations. — Il fut adopté par des docteurs chrétiens eux-mêmes qui s'en servirent souvent pour expliquer les mystères. — La doctrine des émanations fut, dans le principe, la base de la théologie indienne.
— Il en fut des Indiens, comme des Perses. Le système
( 548 ) du principe actif et du principe passif s'introduisit parmi eux ( V. logos. ), pag. 429, /po, 43 1, 432- Enfant. Jupiter-Enfant, symbole des productions terrestres. — Son culte parmi les Grecs. — Sa naissance et son éducation avaient donné lieu à une foule de fictions. — Grand nombre de variétés sur ses nourrices qui toutes n'étaient que le symbole de la fécondité et de la reproduction, pag. 377 et suiv. (V. abeilles, Amalthée, ourse, colombes, nymphes. ) Culte de Jupiter-Enfant chez les Egiens. — Grand nombre de monuments représentant Jupiter-Imberbis. — Jupiter-Axur et Vejovis des Romains. — Culte de Jwpiter-Axur chez les Campaniens. — Représentation de Jupiter -Enfant.
— Jupiter-TelesioSj adulte. — Fêtes de Jupiter-Enfant.
— Sa statue d'or à Héliopolis. — Lieu qui lui était consacré près de Préneste. — Son culte était très-répandu chez les Grecs et les Romains, pag, 385, 386, 387, 388, 389, 5i6, 5i7, 5i8.
Engubium. Ville d'Ombrie où furent trouvées les tables
engubines ( V. Tonnant. ), pag. 337, 5o8, 509. Epacrios. Nom de Jupiter adoré sur les montagnes.
— Ancienne coutume des païens d'adorer leurs dieux sur les montagnes. — Les Israélites aimaient à y adorer le vrai dieu. — Festus fait dériver le mot altare de altitudo.
Statue de Jupiter sur le mont Vésuve. — Il était adoré
sur le mont Etna, pag. 221, 222, 223. Du monteuses , adorés à Rome, pag. 487, 4^8.
Ephestios. Les Grecs adoraient Jupiter-Domestique sous ce nom. — Chez lesRomains/il avait le nom de Domesticus, pag. 254,495,[496.
EriBEMios. Sublimis.\ — Jupiter adoré sous ce nom dans niedeSiphnos, pag. 319.
Epibotis. Les Mantincens avaient un temple de Jupiter-' EpibotiSj qui distribue les biens aux mortels , pag.
Epicarpios. Fructuum targitor. —Jupiter était adore sous ce nomcnEubée. — A Gaza, on lui rendait un cultesemblablc sous le ilom à? AldoSjAldemios, du mot aida ine in ., auijere f rue tas. ( V. barbe. ) Jupiter était aussi appelé Almu.s\, et Riujiinus, parce que tout était nourri par lui comme par des mamelles ( Ruina, mamma. ), pag. 372, 5i3.
Epicoinios. Jupiter était adoré sous ce nom à Salamine, pag. 3 19.
Epiphanês. Qui est présent, qui apparaît. Ce nom, commun cà tous les dieux, appartenait particulièrement à Jupiter.
— Les dieux apparaissaient surtout aux fêtes célébrées en leur honneur. — La théurgie était fondée snr cette croyance. — La religion des Juifs admettait cette doctrine*
— Vision de Jacob. — Moïse à Oreb et au mont Sinaï, pag. 32o, 32i.
Epoptès. Jupiter est ainsi nommé, parce qu'il voit et inspecte
tout, pag. 33o, 5o6. Erros ou Errimos. Jupiter Libérateur ou Conservateur
adoré sous ce nom, pag. 216.
Estiacos. Jupiter était adoré sous ce nom, par les Ioniens, comme conservateur de la maison et maître de la famille , pag. 254.
Ether. Le feu éther, le firmament, le ciel empyrée était la divinité suprême d'un grand nombre de nations de l'antiquité. — Elles croyaient que cette voûte immense n'aurait pu subsister si elle n'eût contenu la divinité. — Dans les religions orientales, la substance divine était le feu éther; mais ce feu était intellectuel. — Les astres étaient des êtres mixtes composés de ce feu divin , de cette Tom. 1. %
( 55o ) intelligence et de matière. — Le feu divin est partout; mais, la matière du soleil étant plus raréfiée, le feu divin, qui la remplit avec plus d'abondance, y déploie toute sa force. — Plus ces objets contenaient de ce feu divin, plus ils étaient respectables. — Ainsi les païens mettaient le soleil bien au-dessus des autres planètes. — Cette doctrine était celle des Egyptiens et des Phéniciens. — Conformité de ce système religieux avec la philosophie stoïcienne. — Les Grecs et les Romains appelèrent l'étirer, Jupiter, .pag. 4°2> 4°3> 4°4> 4°^> 4°^? 52i, ^22, 5a3. (V.feu.) Europe. Etait adorée dans l'île de Crète sous le nom d'Hellotie, nom qui présente cette déesse comme une source de lumière. — Cérémonies observées dans sa fête.
— Les habitants de Corinthe célébraient la même fête en l'honneur de Minerve, sous le nom d'helloties. — Europe était une divinité phénicienne , la même qu'Astarté.
— La même que la Lune. — La fable de l'enlèvement d'Europe par Jupiter n'appartenait pas à la Grèce, mais à la Phénicie, pag. 367, 368. ( V. Antiope. ) Cérès surnommée Europe. — Son temple dans le bois sacré de Trophonius, pag. 370.
Expiations. ( V. Catharsios. ) Les expiations des Lydiens semblables à celles de la Grèce. — Expiations décrites par Apollonius de Rhodes. — Expiations publiques.
— Cérémonies du lustre à Rome. — Jour de fête ajouté aux jeux du Cirque. — Sa légende était la même que celles sur lesquelles on fondait l'établissement des jeux séculaires, pag. 281, 282, 283.
Fables. N'appartenaient pas à la religion des anciens.
( 55i ) —Etaient dues à l'imagination des poètes, des artistes, aux rêveries des philosophes, aux fourberies des prêtres, pug. 34, 35, 36, 37. Distinction de diverses espèces de fables par Macrobe qui, comme tous les philosophes, proscrit les fables monstrueuses débitées sur les dieux. — Toutes les fables sur les intrigues amoureuses de Jupiter sont dues aux poètes, et surtout à Homère et à Ovide. — On ne trouve aucune trace de ces fables ridicules dans les monuments religieux de la Grèce, pag. 434-
Fagutalis. ( V. Thessalie. ) Nom- que les Romains donnaient à Jupiter-Hêtre. — Temple qu'ils lui avaient élevé sous ce nom sur la colline ViminaliSj d'où ils appelèrent Jupiter Vimineus. — On ,y célébrait une fête n^eXéefagulaliSj pag. 1 17, 458. Autre autel de Jupiter- Vimineusj qui était proche de Minerva-Medica, dans la même contrée, pag. 4>38.
Fatalisme. ( V. destin. ) La doctrine de la fatalité n'était pas une opinion de secte avant Zenon, fondateur de la philosophie stoïcienne dont elle devint un dogme fondamental, pag. 171. Ce dogme était le principal ressort du théâtre des anciens, pag. 172 et suiv. Les poètes euxmêmes revenaient aux principes religieux, sur le destin, dans les discours de leurs personnages, pag. 176 et suiv. Contradictions des poètes sur ces principes dues aux personnages qu'ils mettent en scène, ou aux sujets qu'ils traitent, pag, 180.
FérÉtkien. Nom donné à Jupiter qui secourait les Romains en défaisant leurs ennemis. — Etymologie de ce nom.
— Temple à quatre colonnes de Jupiter -Férétrien.
— C'est de ce temple que l'on tirait le sceptre sur lequel la paix était jurée, et la- pierre sur laquelle on faisait le traité ( V. Hasta, lance. ), pag. 269, 270, 271, 272.
Fétichisme. Culte commun aux peuples sauvages, pag. 5, 6,7, ii.
Fru. Les Grecs, comme les Orientaux, distinguaient de i'éther ou du feu primitif, le feu qui agit sur nous, qu'ils adoraient comme un des quatre éléments. — Les Perses adoraient le feu matière comme l'image du feu primitif et du feu élémentaire. — Les Orientaux honoraient plus le feu que les trois autres éléments, parce que l'esprit vital, partie de la substance divine y était plus abondant.
— Toutes les nations ont adoré le feu. — Son culte chez les Grecs. — Feu sacré que les Spartiates portaient devant l'armée, et que les prêtres étaient chargés d'entretenir. — Respect que les Grecs avaient pour les foyers.
— Leurs prytanées. — Leur Estia était Y Esta ou Vesta des Perses et des Chaldéens. •**« Son culte chez les Romains, sous le nom de Vesta. — Temple bâti par 3\Tuma pour y placer le feu perpétuel. — Ce culte et ces usages ont été retrouvés au Pérou et dans d'autres parties de l'Amérique. — Moïse conserva la pratique du feu perpétuel dans le lieu saint. — Le même symbole subsiste encore aujourd'hui dans nos temples. — Cet élément était le symbole naturel de la sainteté et de la pureté du premier être. — Les Perses corrompirent ce culte et retendirent jusqu'au feu le plus commun. — Il en fut de même des Grecs qui avilirent la divinité de Vulcain, pag. 407, 408, 409, 410> 411* 412> 4l3>524-
Flamine. Prêtre de Jupiter àRome. —Etait regardé comme une image vivante du dieu, et un autel de refuge pour tous les suppliants. — Ne pouvait exercer aucune magistrature. — Précautions ordonnées pour que les suppliants ^pussent trouver un asyle assuré près de sa personne, pag. 280.
Gaulois. Esus était leur principale divinité. — Les Romains lui substituèrent leur Jupiter. — Pendant quelque temps ces deux divinités furent honorées ensemble dans les Gaules. — La ressemblance des idées qu'on y attachait les fit confondre. — Les Gaulois n'eurent d'abord qu'un chêne brut pour représenter leur principale divinité; ils l'ont adorée ainsi jusqu'à l'entière extinction du paganisme. — En recevant des Romains le culte de Jupiter, ils le représentaient aussi à la manière des R.omains. — Grand nombre de ses statues trouvées de nos jours, pag. 34-1? 342, 343, 5og, 5io.
Géakts. ( "V . titans. ) La fable des géants plus récente a été calquée sur celle des titans, — Proclus et les philosophes éclectiques ont voulu faire regarder cette fable comme une fiction qui exprimait le choc du bon principe contre le mauvais. — Tous les poètes ont mis le combat des titans ou des géants à la tête de leur théogonie ou de leur cosmogonie, comme un des premiers événements du monde. — La plupart de ces fictions ne sont que l'allégorie de l'organisation du monde. — Elles présentent encore les phénomènes et les causes inconnues des révolutions qui arrivent ou qui sont arrivées dans la nature, les maux physiques, le genre du mai et tous les maux moraux qu'il enfante. — Platon voit dans ce combat un emblème sous lequel on a voulu peindre le grand problême du bien et du mal. — D'autres y ont vu une allégorie de|la guerre des passions contre la raison, ceux-ci une punition due à l'orgueil et cà l'impiété. — La notion des géants a existé chez les Juifs. — Cette fable a été re-
( 554 ) gardée par le modernes comme l'allégorie de l'établissement des dieux étrangers dans la Grèce, et des obstacles qu'avaient éprouvés les ministres de ces dieux, pag. 197 etsuiv. Pag. 481, 482, 483, 484.
Genethli i . C'étaient les grands dieux du paganisme présidant à la génération, pag. 253. Jupiter-Genetlilios avait le soin des noces et du mariage. — Alors il était appelé Gamelios. — Jupiter et Junon étaient adorés sous le nom de Teleios, comme présidant aux noces. — Les Romains adoraient ce dieu sous le nom de Jup iter-Inventor. Il avait un autel près de la porte trigémine. — On lui sacrifiait un bœuf adulte. — On faisait des cérémonies sacrées, dans les mariages, en son honneur. —Dieux Génitales des Romains, pag. 257, 268,497,498,
Giiecs. Leur culte dans l'état sauvage, pag. 8. Ont reçu leur civilisation et leur doctrine religieuse des colonies d'Egypte, et de la basse Asie, pag. 33, 4&> 49-
Hercien. Jupiter-Patroos recevait le nom de Hercien, lorsqu'on lui élevait des autels dans l'enceinte d'un palais ou d'une maison. — Il était le gardien , le protecteur de la maison. — Ces autels étaient élevés dans la cour; ils étaient exposés à l'air , et enfermés par un mur ou une balustrade de fer. — Les Romains l'appelaient Penetralis, et les Latins Cortalis et Septitius. — Etait adoré dans la citadelle d'Athènes. —Ancienneté de ce culte dans la Grèce, prg. 228, 229. Virgile, pour rendre Néoptolème plus odieux, lui fait massacrer Priam sur l'autel de Jupitcr-Hercien. — Cette tradition était généralement
( 555 ) adoptée dans la Grèce »— La mère d'Alexandre qui descendait', «lit-on > d'Andromaque et deNéoptolème accorda de grands privilèges aux habitants d'Ilion , el sacrifia sur l'autel de Juniter-Ilercien , aux mânes de Priam pour adoucir sa colère contre les descendants de Néoptolème. Mais Polygnote, dans son tableau de la prise de Troie, représente avec plus de vraisemblance Priam tué devant la porte de son palais, pag. 4^9? 49° •
Hercule. L'aîné des dactyles , adoré à Olympie sous le nom de Parastatês ou assistant. — Son culte, établi par Clvmenus , un de ses descendants , a précédé la guerre d Troie d'environ 260 ans, pag. 10a.
Hermotime de Clazomène. Sépara l'intelligence de la matière , et reconnut à l'âme la faculté de s'élever au-dessus des choses sensibles, pag. 25.
Heterios. Les Grecs adoraient Jupiter-Heterios , dieu tutélaire de ces associations intimes qui ont été si célèbres dans la Grèce , et que Lycurgue avait apprises des Cretois. — Les Lacédémoniens les appelaient Phiditia , et les Cretois Andrœa, nom qu'adoptèrent dans la suite les Lacédémoniens, pag. 237.
Hésiode. Sa théogonie. — Nombreuses explications toutes contradictoires qu'en ont données les modernes , pag. 39.
Hymnes religieux. Différentes sortes d'hymnes qui étaient chantés dans les solemnités : — Durant la cérémonie des sacrifices. — Dans les veillées qui précédaient ces solemnités. — Après les festins consacrés aux dieux. — Dans les processions. — Dans les initiations et les mystères. — Différents des hymnes poétiques. — Il est facile de les distinguer par la matière de ces hymnes et la forme de l'invocation, pag. 71 , 72, 73.
( 556 ) Homère. Toujours poète et jamais théologien. — Ses fictions sur les dieux n'ont d'autre but que d'animer l'action de ses poèmes, et de relever la gloire de ses principaux personnages, pag. 38. Opinion d'Aristarque qui pensait qu'il fallait entendre Homère de la manière la plus simple sans y chercher de sens caché. — Cratès prétendait que toute science et toute sagesse étaient renfermées dans les vers du poète. Ce système est devenu une manie parmi les modernes. — Ce cortège de symboles tant vantés est postérieur à Hésiode de plusieurs siècles, pag. /p4> 4^5 •
Ilus. Nom de la divinité élevée au dessus de tout. — Ce mot signifie le fort \, le puissant, dans la langue des Orientaux qui adoraient l'Etre suprême sous ce nom, pag. 77. Passage du Paradis du Dante où Adam rappelle sous quel nom on invoquait l'Eternel avant la confusion des langues : on nommait Dieu El, pag. 441 •
Indigita. Rituels où l'on indique les noms des dieux et la cause de ces noms, pag. 337 , 5°9*
Itjiome. On y célébrait, en l'honneur de Jupiter, des jeux à peu près semblables à ceux d'Olympie. — On y disputait avec beaucoup d'ardeur des prix de musique et de poésie. — Ces fêtes avaient une grande célébrité dans la Messénie. —Elles s'appelaient Ithômées, et Jupiter Ithômate. — L'enceinte consacrée à Jupiter était sur le mont Ithôme. — Sacrifices qui lui étaient offerts. — L'hécatomphonie, pag. 323 , 324-
JÉ110VA.H. ( V. le mot Zeus. ) Nom donné à Dieu par
( 55*7 ) Moïse dans Y Eu-ode, est celui qui lui convient le mieux, puisqu'il signifie son existence actuelle et l'existence qu'il donne aux créatures. — Il embrasse tous les temps dans son éternité , il est; voilà son attribut. -■«- Les formes du temps ne lui sont pas applicables. — Le nom ineffable de Jéhovah n'était pas prononcé, depuis le retour de la captivité, ailleurs que dans le temple, et en présence d'un petit nombre de disciples choisis qui pouvaient l'entendre. — Lorsque les Juifs le rencontrent dans le texte, ils lisent Adonai. (,V. le mot Adonaï, pag. 184, 1 85. ) L'existence par elle-même est la propriété exclusive de la divinité et une de ses perfections, pag. 186, 475, 477 • Le nom de Jao signifie l'éternel» Les Grecs l'ont bien rendu dans ces termes de leur hymne : Jwpiier est , fut et sera, pag. 395, 5i 9* Junon. L'union du principe actif et du principe passif de la nature était personnifiée, dans la religion des Grecs et des Romains, par le mariage de Jupiter et de Junon. — Fête annuelle dans le temple de Junon à Gnosse où l'on imitait ses noces avec Jupiter. -^ La fête de ces noces , célébrée par les Béotiens , comme la fête du renouvellement de toutes choses. — Les Romains la célébraient aussi au mois de janvier. — Les Grecs avaient tiré de l'Egypte le mariage de Jupiter et de Junon. — Satis, épouse d'Ammon , était le prototype de la Junon des Grecs, pag. 364, 3615? 366. (V. air, terre. )
Katajbatês. Qui descend. —Les anciens ont donné ce surnom à Jupiter, pour marquer qu'il descendait sur la terre où il faisat sentir sa présence , ou par le bruit du tonnerre?
Tom. 1. 7°
( 558 ) ou par de véritables apparitions , ou par des pluies fécondes. — Son autel à Olympie. —La foudre elle-même était appelée Katabatês* --Son autel à l'Académie. — Ses simulacres sur les médailles antiques. — Autres surnoms donnés à Jupiter -Katabatês. — Il était regardé comme incendiant les maisons des ennemis, pag. 333, 334; 335. ( V. tonnant. ) Kneph. Nom que les habitants de la Thébaïde donnaient à Ammon , lorsqu'ils le considéraient sous le rapport de la divinité bienfaisante qui distribue les biens aux hommes. Ce mot signifie bon. — Kneph n'est pas une divinité particulière, il ne doit pas être distingué d'Ammon , comme l'ont fait les Grecs modernes d'Alexandrie. — Dans le principe, les Egyptiens adoraient dans Kneph, le Nil qui était pour eux le type de la bonté et de la bienfaisance divines. — Ils donnaient aussi le nom de Kneph aux taureaux sacrés qui étaient ie symbole du Nil. — Ensuite ils considérèrent le Nil comme une image sensible d'Ammon-Kneph. — Etait regardé comme auteur des inondations du Nil. — C'était le Jupiler-Nilus des Grecs.— Kneph était représenté sous le symbole du serpent avec le surnom à'Jgalho-Demon, bon génie. Kneph portait l'aile royale , signe de la puissance bienfaisante. — Description donnée par Eusèbe de Kneph à tête de bélier qu'adoraient les habitants d'Eléphantine, pag. 189, 190, J91 , 192, 193, 194, 4.79, 48o.
Labiîadeùs. La hache à deux tranchants, qui était l'arme des Saces et des Lydiens, fut le symbole de Jupiter, adoré en Carie sous ie nom de Labradewi. — La statue de Jupi-
( 559 ) ter qui portait cette hache, la même qui était, dit-on, portée par les rois de Lydie, fut élevée par Arsélis, général des Gariens. — Etymologie du mot Labradeus.
— Deux temples de Jupiter : l'un dans la ville de Mvlasa, l'autre à Labranda, pag. 273, 274, 276, 499- [ V. lance, Stratlos. ]
L vm'c. Hasta. Les Choeronenses adoraient un sceptre qu'ils appelaient Hasta. — L'adoration des piques, qui remonte à la plus haute antiquité, est l'origine de ce culte. ( V. sceptre, Labradeus. ) Différentes armes adorées par les peuples guerriers, pag. 272, 273,498.
Lapis. ( V. terminal. ) Les Grecs et les Romains adorèrent d'abord Jupiter-Terminal sous la forme d'une pierre.
— Les Grecs donnaient à Jupiter le surnom de LœtcCj, lapideijtei. — Fable des pierres de Deucalion etPyrrha.
— Statue de Jupiter-Lœtas à Olympie. — Dès les premiers temps de Rome, on avait élevé à Jupiter , dans le Capitole, une pierre qui le représentait. — Le cuite de pierres semblables était répandu dans l'Asie et dans la Grèce. — Son simulacre était une bétyle ( Tz. Orcos. ), pag. 243, 244- ( V. Casius. ) Les bétyles étaient des pierres qu'on croyait animées, et que l'on consultait comme des oracles. — Leur description. — Il y en avait de différentes sortes, pag. 49^-
Lares. Les dieux lares, chez les Romains, étaient les mêmes dieux que les pénates. ( V. pénates. ) Le mot lar, en ancien toscan, signifie chef et maître. — Ils donnaient cette épithète à leurs rois et aux chefs de famille. — C'étaient les grands dieux du paganisme. — Suivant le système du polythéisme, il y avait des dieux lares de différentes espèces, pag. 258, 269, 260. Les lares étaient le plus adorés comme dieux tutélaires des chemins. ~ On les appelait
Violes,, Compilâtes. — Le mois de mai s'ouvrait par la fêle des lares, appelée comp italia. '—> Rites observés dans celte fête ( V. Agyœi. ), pag. 261, 262.
Latial. Jupiter-Latial était la grande divinité d'Albe. — Son temple était révéré de tous les peuples latins. — Fêtes des quinquatres célébrées à Albe comme à Tusculum.
— Albe avait des vestales avant la fondation de Rome.
— Fériés latines célébrées à Férentum au-dessus d'Aibe.
— Latiarj fête solennelle des Latins. — Les Romains offraient des victimes humaines à Jupitei^-Latialis^ pag. 3o4> 3o5, 448; 5oâ. ( V. sacrifices. )
Latium. Etymologie de ce nom, pag. 84.
Lexeatos. Dieu producteur. — Autel de Jupiter-Leœealos en Arcadie. — Lexos se dit du lit nuptial, et par extension des noces, pag» 371, 372.
Liber. Dieu de la liberté chez les Romains. — C'était Bacchus, pag. 216.
Liberalia. Même fête à Rome que les dyonisiaques à Athènes. — Se célébraient le 17 mars. — Les jeunes gens quittaient la robe prétexte pour prendre la robe virile ( V. Eleulherios. ), pag. 216, 486.
Lybie. ( V. Ammon. ) Etablissements égyptiens formés dès les plus anciens temps chez les peuples de cette contrée, pag. 52, 53.
Lycaon. Roi d'Arcadie. — Contemporain de Cécrops.
— Sacrifia des victimes humaines à Jupiter, pag. 60. ( V. lycéens. )
Lycéens. ( Jeux) Les mêmes que les lupercales des Romains. — On y faisait des sacrifices humains. — Leur institution attribuée à Lycaon. — Autel de Jupiter sur le mont Lyeée. — Sacrifices secrets, en son honneur. — Temple de Jupiter-Lycéen à Mégalopolis. — Les jeux lycéens ont
( 56i ) été aussi attribués au culte du dieu Pau. — Sou temple sur le mont Lycée, — Réunion de leur culte comme dieux Lycéens. — Dans la religion des Grecs, les dieux lycéens étaient Jupiter, Apollon, Pan, Mars, Diane ou la Lune.
— Ils étaient considérés comme pères de la lumière, pag< Go, 61, 62, 63.
Jupiter-Lycéen ainsi nommé et adoré comme dieu suprême, père et maître de la lumière. — Les Latins l'appelaient Diespiter. — Il portait ce nom comme dieu producteur, parce qu'il produisait les êtres à la lumière.
— Les Romains adoraient Jupiler-Diespiter comme père du jour et de l'air. — L'air uni à la terre, d'où sortent tous les êtres, étantadoré comme divinité infernale, Jupiter-Lycéen ou Diespiter hit considéré comme dieu des enfers, pag. 66, 67, 68. Passage de Varron, pag. 4^9- Les Saliens, dans leurs chants, donnaient à Jupiter le nom de LucetiuSj à luce, pag. 69, 441,
Lycosure. Ville de l'Aycadie- fondée par Lycaon sur le mont Lycée. — La plus ancienne ville de la Grèce, pag. 60.
Logos. Principe actif de l'âme universelle du monde, qui pénètre toutes les substances, source de la vie et de l'intelligence de tous les êtres. — Cette théorie, admise par toute l'antiquité, a donné naissance à deux systèmes religieux., les seuls qui aient existé avant le christianisme, pag. 9, 10, 11, 19, 3 1, 45. La doctrine de l'âme universelle et des émanations s'est introduite dans l'Indostan, dans les temps modernes, et y a produit l'idéalisme, pag. 4^7. 428.
Lotos. L'herbe nommée Agrostis par les Egyptiens qui la portaient en main, lorsqu'ils allaient au temple, est probablement le lotos. — Dans les anciens temps, en Italie* on portait dans les cérémonies sacrées la verveine et l'herbe sabine, pag. 427«
Loup. Objet de très-grandes superstitions eliez tous les peuples de l'antiquité. — Les Grecs ont attaché, à l'établissement du culte de Jupiter chez les Arcadiens, la légende de la métamorphose en loup du prince fondateur de ce culte. — Mêmes superstitions chez les Égyptiens qui les représentaient comme les ministres des enfers et les génies psychopompes, — Les anciens le considéraient comme un parent d'Orcus et consacré aux ténèbres. — Dans la suite, les Grecs le consacrèrent à la lumière. Ce qui fut dû, en grande partie, à l'équivoque des mots lycos, loup, et lijcêj lumière. — Nombreuses histoires de loups appliquées à Apollon. — Furent sacrés à Delphes. — Jouèrent un grand rôle dans l'art des anciens devins. — Mis sous la tutelle d'Apollon, comme présidant aux devins et à la divination, pag. 63, 64, 65, 66. Grand nombre de variétés sur la légende de la métamorphose de Lycaon, en loup, pag. 438, 439.
Lupercai.es. Cette fête appartient aux enfers. — Elles sont célébrées dans le mois de février qui est consacré à Pluton, pag. 43.9. ( V. lycéens. )
Majus. Nom donné à Jupiter-Tout-Puissant, pour marquer la supériorité sur tous les autres dienx ; on l'honorait sous ce nom à Tusculum, pag. 3i5 , 5o5.
Mars. Dans l'Orient , la planète de Mars était regardée comme principe du feu terrestre. — Les Perses l'appelaient feu de Mars , pour le distinguer du feu universel, pag. 401. Chez les Assyriens, Mars, dieu de la guerre, ésait appelé Baal, pag. 5o5. Les Perses ont nommé la planète de Mars Bchram. Plusieurs rois de Perse de la
dernière dynastie ont porté ce nom en l'honneur du dieu, pag. â-ji .
Megistos. Les habitants de Bulis adoraient Jupiter le plus grand des dieux, sous le nom de Megistos, pag. 3 i 5.
Melichios. Son culte célèbre dans plusieurs villes de la Grèce, surtout à Athènes. — Ancienneté du culte de Jupiler-Mclichios prouvée par les sacrifices où l'on n'ofirait que des fruits, et par le genre de ses statues qui n'étaient que des colonnes. — Les diasies étaient une feie célébrée en son honneur. Il y avait assemblée du peuple et repas public. — Elle tombait le 19 de munychion qui répondait à notre mois d'avril. —C'était une fête du printemps. — Le mot melichios signifie doux. — Le culte de Jupiter-Enaismos à Coronée était le même que celui de jupiter-Melichios. Enahmos signifie doux, suave, bon, bienfaisant, pag. 233 , £34, 235, 491-
Minerve. Communauté du culte de Jupiter et de Minerve à Athènes , à Àrgos et à Sparte, pag. 119, 120, 121. ( Y. Europe. )
Moeragète. Jupiter, conducteur des Parques. Elles furent d'abord considérées comme déesses-mères. — Les anciens considéraient dans les Parques le caractère général de la divinité. — Outre ce caractère général, elles avaient le caractère spécial de déesses des enfers , ministres de la volonté irrévocable de Jupiter. — Elles présidaient à la conception et à l'enfantement pour se rendre les maîtresses de la destinée de l'enfant qui allait naître. — Les B.omains les appelaient les trois Destins. — Elles avaient un temple à Rome. — Leurs statues à l'Acrocorinthe. — Jupiter avait un culte commun avec les Parques , en Arcadie , à Olympie et clans la Phocide, pag. 349? 35o, 35 1 , 352 , 5i 1 , 5i2.
Moloch. Divinité principale des Ammonites. —La même que Baal dont on lui donnait indifféremment le nom.
— Moloch signifie aussi maître, seigneur, possesseur.
— Ressemblance de Moloch et du Saturne des Carthaginois qu'ils appelaient Hamilca, pag. 3og, 5o4*
tf.
Nature. Distinction de la nature en deux parties , Tune active et l'autre passive. — C'est l'un des plus anciens dogmes et un des plus répandus parmi les païens, pag. 2>5, 26. D'après cette division primitive de la nature, en principe actif et en principe passif, les païens avaient divisé toutes leurs divinités en dieux mâles et en dieux femelles, les regardant comme les causes productives et conservatrices de la génération, Ihid. pag. 26, 27, 34. ( V. le mot terre. ) Les mystères présentaient le symbole des principales opérations de la nature, pag. 48. Dans la religion des Chinois Tai-Kié, qui est le Chaos, se divise eii deux forces, l'active et la passive, gpg. 435. Doctrine des pythagoriciens, pag. 435. Passage de Vossius, pag. 436. *
NiW. Rivière d'Arcadie, au mont Cérausius. — On en fait une des trois nymphes., nourrices de Jupiter en Arcadie , pag. 58, 59.
Némétor. Nom de Jupiter, comme distributeur de tous les biens, pag. 210.
NrcHPHORE. Jupiter-Nicéphore, adoré à Antioche. — Simulacre de ce dieu. — Portait une petite Victoire. — jl en recevait son nom. — Sa statue en or et d'un poids immense. — Son temple à Nicéphorium , à Balanéia, pag. 267, 268, 269. (V. Férétrien. ) Le titre de Nicéphore
( ses )
appartenait aux dieux, a été donné à quelques princes , comme aux rois de Syrie , par adulation , pag. 4q8. Nymphes. Nourrices de Jupiter étaient, pour la plupart, des fontaines ou sources d'eau qui tempéraient la sécheresse de l'atmosphère, et faisaient Croître Jupiter-Enfant, emblème des productions terrestres, pag. 383.
OEuf oiivhique. L'Hercule d'Athénagore vomissait de sa bouche l'œuf orphique destiné à représenter le monde. — Cette doctrine appartenait aux philosophes grecs modernes, et a été appliquée par eux à la théologie des Egygtiens, pag. 376, 377, 016.
Olivier (1' ) Consacré à Jupiter , pag. 117.
Olympie. lie culte de Jupiter apporté à Olympie par les dactiles, du mont Ida dans la Troade, pag. 55, io4* (V. dactiles. ) Détails sur le culte de Jupiter à Olympie, pag. 106 et suiv. 4°2> 4^> 4^4> 4^> 4^* Olympie portait le nom de Pise du temps d'Homère : ce nom lui a été donné de nouveau à une époque bien postérieure. — ■ Situation d'Olympie , pag. 109, 112. Les Doriens donnèrent les premiers le nom d'Olympien à Jupiter lorsqu'ils habitaient le mont Olympe , pag. 112. (V. Olympien. ) Le premier jour des fêtes de Jupiter à Olympie tombait au onzième jour du mois hécatombéon, qui commençait à la nouvelle lune après le solstice d'été. — A Gorthyne , Jupiter était adoré sous le nom de Heca^ tombeos , ainsi qu'en Carie et dans l'île de Crète. — Les
qu
Athéniens appelaient Apollon Hecatombeos , et on lui attribuait le mois hécatombéon , pag. 108 , 45 1 , t\5%. Olympien. Son culte. — Son origine. — Solennités établies
ToM. 1. 71
( 566 ) en Elide par Lycurgue etlphitus. — La statue de Jupiter à Olympie représente bien le maître de l'univers, pag. 288 et suiv., 387, 4^4> 5i8. — Son culte à Athènes. Célébrité de son temple. — Son culte à Mégare. — Sa statue avait des rapports remarquables avec celle d'Olympie. — Son temple était un grand monument digne d'admiration. — Temple de Jupiter-Olympien dans différentes villes de la Grèce , pag. 2o5 et suiv. — Jupiter- Olympien tire son origine de l'Orient. — C'était l'ancienne divinité de ïyr , pag. 3o5 , 3o6 , 602. Ombmos ou yetios. Jupitei-Ombrios avait des temples et des autels nombreux dans les différentes parties de la Grèce. — On lui donnait aussi le nom à'Apêmios. ^-Les cérémonies de son culte appelées aquilicia. — Prière des Athéniens à Jupiter-Pluvieux. — Sa représentation sur une médaille d'Antonin-le-Pieux. — Vœu que lui fit l'armée deTrajan. — Sa figure sur la colonne trajane. — Etait adoré non-seulement comme donnant le bienfait de la pluie, mais comme maître de la substance humide, source de toute production. — Le même que Neptune.
— Adoré chez les Rhodiens sous le nom à'Endendros.
— Dans l'île de Céos sous le nom à'Icmaios dont le culte se rattachait à l'histoire d'Aristée. — Temple dédié sous le nom de Jupiter-Neptune à Milon, ville d'Egypte.
— Jupiter appelé Tridentifer , pag. 344? ^4^? 34-6, 347, 416, 4X7 y 5^5.
Omognios. Nom de Jupiter, lorsqu'il était adoré par des frères ou par une même famille, pag. 238.
Omogyriês. Nom donné à Jupiter comme dieu tutélaire de l'assemblée commune d'une nation. — Son temple et son culteàEgium, pag. 238, fai.
Omoloios. Les Béotiens et les Thessaliens adoraient Jupiter*
( tel )
Omohios , concors et pacifiais , et Ccres-Omoloias. — Jupiter Madbachos et Selamenes des Ty riens était le même, ainsi que le Jupiter Perfectus et Pacificus des Latins , pag. 236, 49i, 49a.
Omohios. Jupiter était adoré dans la Grèce sous ce nom , comme dieu des bornes. —IL y avait, près d'Egium , Yomorion , bois consacré à Jupiter , où les Achéens et , avant eux , les Ioniens délibéraient sur les affaires publiques, pag. 2^0. ( V. Terminales, )
Opalia. Fêtes en l'honneur d'Ops ou la Terre, célébrées pendant l'octave des saturnales : une partie était faste , l'autre néfaste, pag. 88.
Oacos ou Orcios. Les Grec appelaient de ce nom Jupiter- Lapis. — C'était le dieu du serment , jusjuranàum deorum maximum. On le représentait armé d'une foudre double, et ayant un aspect terrible. Les Grecs juraient par Jupiter-Orcios , comme les Romains par Jupiter- Lapis. — Mode des serments ainsi prêtés chez les Grecs et chez les Romains. — Serment des Arabes. —Les Carthaginois avaient le même mode de serment que les Grecs et les Romains. — Serment d'Annibal , rapporté par Polybe et Tite-Live. — La théologie des anciens donnait Jupiter Orcos ou Orcios , comme le symbole du serment divin qui conservait toutes choses dans l'état et dans l'ordre où elles avaient été créées, et qui n'est autre chose que l'immutabilité même de Dieu. C'est pourquoi Jupiter-Orcios présidait au serment. — Le serment humain est comme l'image du serment divin , pag. 244 ? 245 , 246 , 247 , 248 , 249, 25o, 493 , 494.
Osiris. Principe universel, dieu bienfaisant, fut le seul
adoré dans toute l'Egypte , comme dieu suprême , pag,
. 49; 5°. Il avait la puissance souveraine dans les enfers.
( 568 ) — Le même que Pluton, pag. 353, 354 « ( ^» Sérapis.) Ourios. Dispensateur et maître des vents favorables et des tempêtes. — C'est sous le nom d'Ourios que les Grecs adoraient Jupiter, dieu tutélaire de la navigation, pag. 256. Trois statues célèbres de Jupiter-Ouriosj pag. 256. A Sparte, il y avait un temple de Jupiter-Evanêmosj qui donne des vents favorables, pag. 353. On a donné au mot œgiocjiosj, surnom de Jupiter, une foule d'étymologies ; la plus vraisemblable est celle qui le fait dériver du mouvement que Jupiter donne aux vents et aux nuages. — Jupiter était appelé Nephelegeretês^ nubium coactor, pag. 343, 344- ( V. Critagène. ) Statue de Jupiter-Ouriosj enlevée par Verres. — Temple de Jupiter-Ourios entre le Bosphore de Thrace et Trapézonte, à 120 stades deByzance, pag. 496, 497- Ourse. Les étoiles de l'ourse avaient nourri Jupiter. — Elles étaient adorées par les Cretois comme déesses-mères. ■— C'est le nom qu'ils leur donnaient. — Leur temple et leurs autels en Crète. — Les Cretois transportèrent leur culte en Sicile. — Le calendrier des fastes marque le coucher héliaque de l'ourse au 7 des ides de juin : alors se célébraient les jeux du Cirque, pag. 383, 384, 5i7-
Païenne. ( Religion ) Réside dans la personnification de l'âme universelle du monde, du sujet sur lequel elle agit, et ensuite de toutes ses applications, c'est-à-dire des forces productrices de la nature appliquées à la partie de la matière qu'elles animent et fertilisent. — Les différents peuples païens ont adoré le principe général des productions dans l'objet dont ils retiraient le plus d'utilité, pag. a8, 2q, 3qo et suiv.
( 56g ) PAMir.i,u':sir.N. Nom donné à Jupiter, comme dieu t titulaire
de toute la Grèce. — Sou temple, commun à toute la Grèce, était bâti sur une montagne de l'île d'Egine, pag. 238, 239, 4^-
Panokbhaios. Nom de Jupiter comme maître véritable des oracles. — Etvmologie de ce nom. — Jupiter-Tonnant, pag. 3 19, 3 20, 5o6. (V. Tonnant. )
Panoptès. Cuncta videns et oculatus. Jupiter adoré sous ce nom en Achaïe, pag. 3 19.
Pasiphaé. Mère d'Ammon, avait un temple à Thalames en Laconie, et un oracle qui était en grande vénération, pag. 54. H y avait dans ce temple deux statues, celle de Pasiphaé et celle du Soleil, et une fontaine sacrée, pag.
Patoeques. Dieux des Syriens et des Phéniciens. — C'étaient Baal, Astarté et leurs grandes divinités. — Ils leur avaient donné une forme orbiculaire. — Ils les représentaient sous de petites figures qu'ils plaçaient sur leurs vaisseaux, comme dieux tutélaires de la navigation. — Ils les plaçaient sur leurs tables, comme auteurs de tous les biens qui sustentent la vie, et qui donnent la joie des festins, pag, 261.
Patroos. Chaque nation grecque donnait ce nom au dieu tutélaire de la patrie, — C'était le dieu dont elle prétendait tirer son origine. — Tous les peuples d'origine dorienne adoraient Jupiter-Patroos comme père d'Hercule. — Les Ioniens donnaient le nom de Patroos à Apollon, père d'Ion. — Culte de Jupiter-Patroos dans différentes parties de la Grèce (Y. Hercien. ), pag* 12.5, 226, 227, 228. Les dieux. pour ii étaient les grands dieux du paganisme, pag. 253. Aucun, monument n'indique qu'il y avait un Jupiter-Patroos à Athènes, comme le prétend le
( 57o ) sclioliaste d'Aristophane, contre l'autorité de Platon, pag. 4go.
Pélories. Fête célébrée en l'honneur de Jupiter par les Thessaliens. —Tradition qui la faisait remonter aux temps les plus reculés, pag. 1 18, 1 19, 458. ( V. saturnales. )
Pénates. Les dieux pénates étaient les grands dieux du paganisme. — On distinguait les pénates publics et les pénates privés. — Il y avait les pénates du ciel, de la terre, des enfers, des villes et des maisons ( V. dioscures. ), pag. 2.52, 253, 254, 495> 49^- ( V* lares. )
Père. Le plus ancien de tous les noms donnés à Jupiter est celui de père ; et le culte qui lui a été rendu sous ce nom a été le plus répandu, pag. 209, 4^4* ^es Scythes et les Bithyniens adoraient Jupiter-PappœuSj pag. 484-
PiiaÉton. Etait un des noms de la planète de Jupiter. — Il était aussi un des noms de Jupiter, surtout chez les Orphiques, pag. 5oi,
PmiiANTHROpos. Ami des hommes. — Les anciens donnaient ce titre à la divinité. — Le dogme de la bonté et de la bienfaisance des dieux était un dogme universel. — La croyance de tous ces attributs de la divinité était la conséquence de la croyance de l'immortalité de l'âme, qui était l'opinion des peuples barbares, comme des nations civilisées dans l'antiquité. —L'esprit d'irréligion qui s'introduisitche? les Grecs et les Romains, lors de leur décadence, détruisit cette doctrine parmi eux, pag. 181,
Piiilios. Les Athéniens adoraient Jupiter, présidant à l'amitié, sous le nom de Philios. — Sa statue àMégalopolis.
— Adoré à Rome et à Antioché, pag. 202. Piiratrios. Les Athéniens adoraient Jupiter - Phratrios.
— Chaque tribu se divisait en trois phratries, et Jupiter-
( 57' ) Pli m trios était le dieu adoré dans la troisième partie de la tribu, particulièrement. — Chaque phratrie avait ses prêtres particuliers, pag. 23o.
Piita. Troisième (orme sous laquelle on représentait l'être suprême dans la Thébaïde. — Ce mot signifie celui q/i fa/fj qui ordonne j qui dirige. —Etait le même qu'Ammon- Kneph. — Il est aussi le symbole de reproduction, et le résultat de l'union d'Ammon-Kneph et de Satis, c'est-àdire du principe actif et du principe passif. — A Memphis, il fut adoré sous ces deux rapports de père et de fils, pag. 3i3, 3i4, 3i5.
Phyxios. Jupiter-Plnjxiosj, dieu tutélaire^ secourait ceux qui se réfugiaient vers lui. — Pausanias, après la mort de Cléonice, se rangea parmi les suppliants de Jupiter- Phyxios. — Ancienneté de son culte en Thessalie. — Son autel à Argos. — Le même dieu portait les noms de IcetêsioSjAphictorjTp&g. 279,499? 5oo. Tradition fabuleuse des Athéniens qui prétendaient que Deucalion avait érigé dans leur ville un temple à Jupiter-PlujxioSj pag. 5oo.
Planète de Jupiter. Les anciens lui donnaient tous les caractères du principe bienfaisant, pag. 284, 5oi. Etait appelée, par les Pharisiens, Coub-Baal. — Les Perses lui donnaient le nom d'Oromaze. — On a conjecturé que l'élévation et la beauté de cet astre le firent regarder comme une dépendance du feu éther, et comme leconfin de l'empire immédiat du premier des dieux, pag. 4*4-
Pluton. Emblème des principes de la génération cachés ou non dévoloppés dans le sein de la terre, pag. 67, 68, 44°« ( V. Chtonien. ) Passages de Lactance, Claudien, Plutarque, Phurnutus, pag. 44° •
Polieos. Culte rendu sous ce nom par les Grecs à Jupiter,
comme gardien des villes. — Sa statue dans la citadelle d'Athènes. — Les diiopolies, fête célébrées en son honneur. — Son culte en Bithynie, pag. 219, 486. ( V. Custos. ) Pf.ovibence. L'idée d'une providence universelle est la première base de tout culte religieux. — Il n'y a point de r ligion sans cette croyance. — Elle est la tradition universelle, même des premiers âges. — Chez les peuples anciens et particulièrement chez les Romains, la religion des particuliers était différente de celle de l'état. — A chacune de ces deux religions présidait une providence particulière. — D'après ce système, chaque ville, chaque empire avait ses dieux, qui, après les avoir soutenus, pouvaient les abandonner et transférer leur empire ailleurs. — Delà les évocations usitées par les ennemis de cette ville et de cet empire. — Fréquence des monuments anciens représentant la divinité, avec cet attribut, sous des formes différentes. — La plupart des législateurs ont eu recours aux inspirations divines pour établir la religion et le dogme de la providence. — Ce dogme servait d'introduction à toutes les législations. — Il était placé en tête de tous les corps de lois. — N'a été rejeté que par certaines sectes philosophiques. — Utilité de ce dogme.
— Fausseté du système de l'amour désintéressé de la divinité, proscrit par l'Eglise catholique elle-même, pag. i3i etsuiv. Pag. 4^4 et SIUV«
Pytuagore. Son école disait que l'homme seul avait une parcelle de la divinité, ce qui paraît en contradiction avec son système de l'âme universelle du monde. — Son système. — La monade ou l'unité, d'où tout dérive.
— Reconnaissait l'unité collective qui est la condition nécessaire de tout ce qui existe, et d'où résulte l'harmo-
( 573 ) nie de l'univers. — La conséquence était une intelligence générai rice. —Les pythagoriciens nés élevèrent pas à cette idée; ils n'affranchirent pas la notion de la divinité de toute idée matérielle. — Ils admirent l'antique tradition de L'âme du monde, et conçurent l'univers comme un être vivant et animé, pag. 20, 22, a3, 24.
Rhéa. Principe passif de la nature , agent de la fécondité , associée à Saturne. — Considérée comme la Terre , mère des effets dont le Ciel est le père , comme le sein qui reçoit l'énergie féconde du dieu qui engendre les siècles, pag. 78. ( V. Saturne. )
Roi. Sacrifices qu'on faisait à Jupiter-Roi, à Lébadie. ~ Son temple dans le bois sacré de ïrophonius près de cette ville. — Portique de Jupiter-Roi, à Athènes. — L'archonte-roi y siégeoit, pag. 3 16, 317. Les anciens faisaient remonter la série des rois jusqu'à Jupiter qui était aussi appelé le roi des dieux, pag. 5o5? 5o6.
Sacrifices. L'usage des sacrifices humains fut, suivant une ancienne tradition , aboli en Italie par Hercule qui substitua aux victimes humaines qu'on immolait à Saturne de petites figures de terre appelées sigillaires, et des flambeaux de cire au bûcher où les corps humains étaient consumés, pag. 87, 449« Ces sacrifices humains se retrouvent dans les compitales, (V. Latial. ) Ces sacrifices ont été abolis par le consul Junius Brutus, pag. ^5o.
Saturnales. Fêtes consacrées chez les Romains à l'être producteur, Saturne , pour la fin des travaux champêtres. Tom. 1. 72
— Les fêtes qui terminaient l'année du laboureur, étaient établies chez tous les peuples de la terre. — Les chronies à Rhodes , les hermées dans l'île de Crète , les pélories tn Thessalie, les sacées dans la Perse et à Babylone. — Les saturnales établies chez les Romains après l'expulsion des rois. — Leur durée à différentes époques. — Rites qui y étaient observés, pag. 85, 86, 87, 448.
Saturne. Causes de l'opinion qui a fait Jupiter fils de Saturne. — Chronos ou Saturne, emblème du temps. — Le culte de Jupiter a succédé à celui de Saturne. — Établissement du culte de Saturne à Olympie par les dactyles venant du mont Ida. — Apporté dans la Grèce par les Phéniciens qui adoraient Saturne comme le dieu suprême.
— Profond respect des Carthaginois pour cette divinité.
— Ce culte, comme tous les autres, présente partout l'établissement des lois et de l'agriculture , surtout en Italie. — Il était adoré comme principe actif de la nature, dieu bienfaisant, auteur de toute fertilité et distributeur de tous les biens. (V. Rhéa. ) Le temps auteur et père de toutes choses, parce que tout naît, tout périt, tout renaît par le cours du temps. — Les anciens s'étaient formé des idées sombres du symbole du temps qu'ils avaient divinisé comme un être métaphysique qui engloutit le passé, le présent et l'avenir. — Allégories tragiques qui remplissent les légendes de Saturne. — Ses fêtes redoutables , ensanglantées par des victimes humaines. — Dieu vengeur et rémunérateur de la fin des temps, roi de la vie future.
— Était mis au nombre des divinités infernales comme auteur de la fin des périodes et des choses. — Il représentait aussi l'auteur de leur renaissance et de leur renouvellement ; il était alors adoré comme une divinité bienfaisante et éclairée. — Sous le premier aspect il
( 575 ) présidoit aux derniers jours de la semaine, du mois, de lancée et à l'hiver. — Sous le second il présidait au renouvellement de l'année et des saisons. — Son ancienne représentation: quatre yeux, quatre ailes, deux ailes à la tête. — Sa statue déliée aux saturnales par les Romains qui la tenaient liée pendant le reste de l'année. — Deux fêtes célébrées en l'honneur de ce dieu qu'ils regardaient comme l'emblème de la nature ; ils croyaient qu'il dormait l'hiver et veillait pendant l'été. — Gomme svmbole du temps, il était représenté sous la forme d'un vieillard armé d'une faulx; il était accompagné du serpent qui se mord la queue. — Les Romains le représentaient avec des yeux par derrière et par devant. — Il lui donnèrent deux visages, et le confondirent avec Janus. — Allégorie des poètes grecs suivant lesquels il dévora son père XJranos et ses enfants. — Les platoniciens, qui plaçaient dans le ciel le siège de l'intelligence divine qui embrasse et contient tout, ont fait Saturne fils d'TJranos^ — Dans la Grèce, la révolution qui introduisit le culte de Jupiter détruisit celui de Saturne. (V.chronies.) Grand respect des Romains pour Saturne. — Son culte apporté en Italie par les Phéniciens. — Dans l'origine, ne fut que le dieu producteur, le dieu de l'agriculture , et sa femme Rhéa la déesse des moissons. — C'est de là que Varron et Festus tirent l'étymologie de son nom. ( V. saturnales, opalia.) Les Romains n'ont connu le culte et les fictions sur Saturne , comme dieu du temps, que par leur commerce avec les colonies helléniques qui commença sous les derniers rois de Rome. (V. Brahma. ) Ressemblance de la théologie des Orientaux avec celle du Chronos des Grecs et du Saturne des Romains. — Idées astronomiques qui sont entrées dans le culte de Saturne. — Rapports nombreux
( 576 ) établis entre ce dieu et la planète qui porte son nom. — Cette planète adorée chez les Cophtes sous le nom de Rempham. — Culte de Saturne porté par les Phéniciens dans les Gaules, pag. 76 et suiv. 441? 442> 44^> 444? 44^- (V, saturnales. )
Sauvages. ( Peuples ) ( V. fétichisme. ) L'état sauvage a été l'état primitif de tous les peuples du monde , pag. 5.
Scotitas. Obscur. Temple de Jupiter-Scotitas dans la Laconie, pag. 362.
Sérapis. Eut, chez les Egyptiens, dans les temps modernes, la souveraine puissance de toutes choses, et la même diversité de formes et d'attributs qu'Osiris. — Inconnu aux Grecs avant les successeurs d'Alexandre. — Chez les Egyptiens il était adoré à Rhacotis et à Memphis. —Le nilomètre était dédié et consacré à Sérapis. — Description de sa belle statue. — Les Grecs reçurent son culte des Ptolémées. — Son temple à Athènes, à Sparte, à Copes, à Patras. — Ses statues à Egire. — Il avait à Rome un collège de péanistes( chantres des hymnes appelés péans. ), pag. 355 et suiv. 5i2, 5i3.
Siva. Dieu de Indiens, réunît les deux caractères opposés de Jupiter, dieu du monde présent et de la vie future ; ce qu'indiquent ses trois yeux., son trident et les cinq têtes qu'il porte quelquefois , pag. 352, 353.
Soleil. Mis au rang des divinités chtoniennes ou infernales lorsqu'il était considéré dans les rapports de son action avec la terre, pag. 68. Le Soleil fut adoré à cause de l'esprit vivifiant qui constitue sa nature. — Jupiter et tous les dieux mâles, dont l'attribut général était la production, ont été
le Soleil Culte de Jupiter-Soleil, célèbre dans l'île de
Zia, une des Cyclades. — Autel commun à Jupiter et au Soleil dans l'île de Chypre, où il était adoré sous sa forme
(577 ) naturelle et son nom propre. — Son eultc , ses /Vîtes et sa statue colossale dans l'île de Rhodes. — Autres monuments de ce culte dans la Grèce. — Universalité de l'opinion qui place une âme intelligente dans le Soleil. — Le Soleil était la divinité de tous les peuples de l'Orient.
— Oracle du Soleil à Héliopolis. — Les noms du Soleil ont varié selon les peuples ; tous ces noms appartiennent au seigneur suprême, au maître du monde (V. Clialdéens. ), pag. 392 et suiv. Pag. 5 18, 5 19, 52o, 523. ( V. astres. )
Sosipolis. Nom de Jupiter, comme gardien des villes. — Son culte et sa statue à Magnésie. — Cérémonies sacrées établies dans cette ville, en son honneur, par Anaxénor, joueur de cithare. — Célébrité du Sosipolis des Eléens.
— Il combattait pour eux, pag. 220, 221 . Sospitator. Nom donné à Jupiter-Sauveur. — Temple
dédié par^Caracalla à Jupiter-Sospitator. — Ses attributs.
— Etymologie du mot sospitator. — Le nom de Sospita donné à Junon. — C'est dans son temple crue les consuls allaient d'abord sacrifier après leur élection , pag. 218, 219,486.
Soter. Sauveur. Le culte de Jupiter-Soterj ainsi nommé, comme père des hommes, leur dieu tutelaire, a été le plus répandu dans la Grèce, pag. 21 1, 212. ( V. Custos. ) Dieux Soteres (Y. anactes. ), pag. 225. ( V. Alexicaci. ) Son temple au Pirée, il y avait des statues d'hommes célèbres. — Autel de Jupiter et statue de Minerve-Soteira,, ouvrages admirables de Céphisodote,, dans la partie de l'enceinte du temple qui était en plein air, [pag. 485. Aristotime, qui s'était emparé du pouvoir suprême dans l'Elide, fut tué par Cylon, à Elis, sur l'autel de Jupiter- Soterj où il s'était réfugié, Ibial.
Spînosisme. Analyse de cette doctrine, fausse, dangereuse et subversive de toute notion religieuse, pag. i5, 16, 17, 18, 19.
Stator. Jupiter. — Le même chez les Romains que le Jupiter-Soter chez les Grecs. — Fut adoré : i°, comme premier être, dieu bienfaisant, qubd stant bénéficia ejus y 20, comme le gardien de la ville et l'auteur de l'affermissement de l'empire romain. — Sa statue colossale tournée vers l'orient, suivant la demande de Cicéron après la conjuration de Gatilina. — Etymologie donnée au nom de Stator par Tite-Live. — Sa fête se célébrait le 27 juin.
— Quelques-uns l'ont regardée comme une fête du soleil qui s'arrête dans sa course au solstice d'été. — Son temple à la descente du mont Palatin , pag. 223, 224, 4^9 •
Sthejsios. Jupiter était adoré à Argos sous le nom de Stheniosy le fort, le puissant. — Jeux sthéniens célébrés en son honneur. — Appelés aussi néméens. — Son temple à Némée et à Argos. — Sa statue, ouvrage de Lysippe.
— Origine et fondation des jeux sthéuiens. — Ils offraient à peu près le même spectacle qu'à Olympie, pag. 32 1, 322, 323. L'autel de Jupiter-SthenioSj sur la route de Trézène à Hermione, fut nommé, clans la suite, pierre de Thésée : sous cette pierre étaient cachées l'épée et la chaussure d'Egée, pag. 5o6, 507.
-Stratios. Jupiter-Stratios ou le guerrier, principale divinité des Mylasiens. — Processions en l'honneur du dieu.
Son temple et sa statue. — Ses prêtres. — Le même
que Jupiter-Labradeos , — Il ne faut pas le confondre avec Jupiter-Carien qui avait à Mylasa un temple commun aux Cariens, aux Lydiens et aux Mysiens. — Culte de Jupiter-Stratios dans le Pont. — Rites et sacrifices en rhonneur de ce dieu. — Son culte à Pasargades, pag.
>- j, 2^5, 276. Los autres surnoms de Jupiter-Guerrier, riaient Tropocos. — Il tenait un sceptre et une Victoire.
— Sa statue au Pirée. — Son temple élevé à Sparte parles Doriens, ayant vaincu lesAchéens et les Âmycléens, pag. 27 1 . Prœdatorj parcequon lui consacrait une partie des dépouilles. — Son temple à Rome. — Martius que les guerriers romains invoquaient au commencement du combat. — Les Grecs l'adoraient sous le nom de Enyalos et sous celui de Arcios. ( V. Arcios.) pag. 274, 27 5, 27 6., 277. Propugnator, son temple sur le mont Palatin.
— Était représenté avec la couronne radiale, tenant de la main droite la foudre et de la gauche une Victoire , pag. 277. (V. Ultor. )
Taureau. Symbole du Démiourgos dans toutes les religions anciennes, pag. 370, 5i3.
Terminalis. Dieu des bornes, que les Grecs adoraient sous le nom à'Omorios et de Dios Orios. — Respect des Romains pour les bornes. — Cérémonies, sacrifices qu'ils leur faisaient, appelés terminalia, — iVrracher une borne était un sacrilège. — Loi de Numa. — L'autel de Jupiter- Terminalis ne le céda pas à Jupiter-Capitolin. — Religion des cippes. — Rites observés en posant des bornes. — Lois de monumentis non violandis. — Le culte du dieu Terme a été antérieur, en Italie, à celui des dieux de la Grèce. — Numa consacra toutes les bornes, tant publiques que particulières, à Jupiter-Terminal. — Dans les terminalia.j, on ne sacrifia d'abord rien qui eût vie, dans la suite on y immola des animaux. — Les paysans s'assemblaient pour célébrer cette fête. — Simulacre du dieu Terme,
— Jupiter Ammon, Terminal. — Les terminales instituées par Numa se célébraient le 20 février ( V. OmorioSj Lapis. ) pag. 240, 241? 242, 243, 49^»
Terre. Le principe actif de la nature, dont les païens firent le premier être, ils l'adorèrent uni à la matière qu'ils présentèrent sous la forme d'une divinité femelle.
— Ils adorèrent d'abord la terre, mère commune de tous les êtres. — Cette divinité fut ensuite considérée comme la partie passive et féminine de la nature, contenant en son sein la faculté de la conception et de l'enfantement.
— Pour réaliser cette faculté, elle était toujours accompagnée du dieu productenr, pag. 45. Système théologique dans lequel Junon était prise pour la Terre, pag. 4i6, 525.
TiiÉisoa. Petite ville d'Arcadie. — On en fait une des nymphes, nourrices de Jupiter, pag. 58, 5c). Contrée de l'Arcadie, au nord du mont Lycée, dont les habitants rendaient un culte à la nymphe Théisoa, pag. 60.
Thessalie. LesThessaliens regardaient Jupiter, comme leur législateur. Il les avait civilisés. — Son culte remonte à la plus haute antiquité. — Le culte du hêtre précéda, en Thessalie, le culte de Jupiter-Hêtre. ( V. Dodone. ) Le hêtre était un^des objets consacrés à Jupiter ( V. fagutalis.)y pag. 116 et suiv. Ville de Thessalie appelée Phegos ( hêtre ), voisine du lieu où était le temple de Jupiter, pag. 458.
Titans. La fable ingénieuse des titans et des géants est purement philosophique, elle est étrangère ausculte religieux des Grecs. — Platon condamne le langage des poètes qui ont chanté les victoires et les défaites des dieux. — Homère est le premier poète qui ait parlé des titans, il en fait des dieux du Tartare. -- Onomocrite emprunta cette
( 56 1 ) feble d'Homère, el L'appliqua au mythe de Bacchus (V. géants. ), pag. 196, 197. Le mol titans signifie enfants de la terre, c'est-à-dire les naturels du pays, ou les partisans de son premier culte. — Ils s'opposaient toujours aux innovations religieuses. — Comme lcscabires, ils «'(aient non-seulement les ministres ou les partisans des dieux des âges précédents, mais ils étaient aussi les anciens dieux eux-mêmes, pag. 204, 2o5. Les titans étaient inconnus aux Egyptiens. — Cette ancienne fable grecque a été appliquée, sous le règne des Ptolémées, à l'ancienne théologie égyptienne, pag. 2o5, 207.
Tonnant. Le Spartiates adoraient Jwpiter-TJranos et Jupiter-Lacedemon. — Les deux sacerdoces étaient exercés par leurs rois. — C'était Jupiter-Tonnant. — Les Romains l'appelaient Coelestinus. — Il était le même que Jupiter- Olvmpien. — La foudre est le symbole de la providence et de lasouveraine puissance. — Noms divers sous lesquels il était adoré. — Il était quelquefois adoré sous la figure de la foudre. — Temple élevé à Jupiter-Tonnant, par Auguste sur le mont Capitolin. — Ses diverses représentations.
— Les Grecs lui érigeaient des autels dans les endroits frappés de la foudre. — Observations faites sur le mont Parnèthe par les Pythaïstes qui étaient des théores envoyés par les Athéniens, à Delphes, pour y faire des sacrifices lorsque le tonnerre grondait sur le mont Parnèthe, dans la partie appelée Harma. — Statue de Jupiter et autel des sacrifices sur la même montagne, et sur le mont Hvmette. — Son temple au sommet des monts Appenins.
— Tables engubines trouvées auprès de ce temple, en i/j.56. — Ce sont des rituels relatifs au culte de Jupiter et à celui de Mars. — Les tables xie et xne ont pour objet les cérémonies qu'on mettait en usage pour attirer
Tom. 1 . 73
( 582 ) la foudre, art connu des prêtres de l'antiquité, et qui exigeait alors de grandes précautions. — Numa était le fondateur de ces cérémonies. — Autel qu'il éleva à Jupiter-ElicioSj sur le mont Aventin. — Les temples de Jupiter-Foudroyant devaient être découverts. — Tharamis, dieu tonnant des anciens Celtes. — Le même que le dieu Thor des Suédois, des Saxons et des Bataves, pag. 33o et suiv. ( V. PanomphaioSj Critagène, Katabatês.), pag. 5o8.
Tribule. Les Athéniens adoraient Jupiter - Tribule. Chaque tribu de l'Attique avait ses dieux tribules, qui n'étaient que les grands dieux du paganisme. — Chaque tribu se plaçait sous le patronage de chacun de ces dieux (V. apaturies. ), pag. 23o. Temple des dieux tribules, à Athènes, appelé Tribule, pag. 491-
Trinité. Les platoniciens ont séparé les attributs du Grand- Etre, et l'ont distingué en trois parties qu'ils ont personnifiées. — Différence de la trinité de Platon, et de celle admise par la doctrine de l'Église. — Le culte public des païens n'a jamais admis que la triade naturelle des Egyptiens, pag. 421? 4'22- Toutes les nations ont admis cette idée de la triplicité dans l'unité suprême. — On la trouve chez les Indiens, pag. 1-29, 4^3-
TuiorHTHALMOs. Nom de Jupiter représenté avec trois yeux, emblème de sa triple puissance au ciel, sur la terre et sur les mers. Sa statue en bois était à Argos, dans le temple de Minerve, pag. 329, 33o, 507, 5o8.
Typhon. Les Égyptiens désignaient sous ce nom la stérilité, la corruption, l'ennemie de la fécondité, le vice radical inhérent à la matière, l'imperfection attachée aux êtres produits. — Ils ne l'adoraient pas comme l'égal du premier être, après quelques sacrifices faits pour /'apaiser,
( 583 ) ils lui faisaient mille insultes s'il ne se rendait pas favorable, — Les mythologues et les poètes grecs ont créé un autre Typhon, dont ils ont raconté la naissance et l'histoire d'une foule de manières différentes, pag. 2o5, 206, 207, 484:
Ultor. Jupiter- Ultor était adoré par les Romains comme dieu de la guerre, vengeur des injures faites à la république, et comme vengeur des crimes particuliers. — Le panthéon dédié à Jupiler-Ultor par Agrippa. — Il est représenté la foudre à la main. — Quelquefois il tient un fouet. — Le fouet des Corcyréens. — Les Grecs adoraient Jupiter-Vengeur sous le nom d'Alasto?^ pag. 278,279,499.
Unité du premier être. Admise dans toutes les religions païennes. — Etait la base de la religion et des mystères. Les théologiens , les philosophes , les poètes eux-mêmes 9 çt tous les écrivains de l'antiquité ont eu cette même doctrine, pag. 122 et suiv. ( V. Adad. ) Pag. 4%, 4^°> 46i.
Yejovis. Jupiter-Vengeur. — Son temple à Rome près du Capitole. — Il était représenté les flèches à la main. — Culte que lui rendaient les dames romaines. — On l'apaisait par le sacrifice d'une chèvre. — On donnait à Pluton le nomde Vejovis,, pag. 36i , 362 , 517.
Victor. Les Romains adoraient le Jupiter-Alexetêrios des Grecs sous le nom de Victor. ( V. Alexicaci. ) Les païens croyaient tenir la victoire de leurs dieux tutélaires.
(584) Rites observ ^ es à Lacédémone avant le départ de l'armée pour une campagne. — Dons et sacrifices offerts aux dieux pour les secours accordés aux guerriers ; étaient appelés cliaristêria. — Jupiter-Charistêrios. -- Diverses épithètes données à Jupiter dans l'intérêt des empereurs romains : tels que Tutator, Con&eroatorj Quietator Spons&r et même Victor j pag. 265, -266, 267, 49&« ( V* Nicéphore, )
Xekios. Jupiter-Xenios ou hospitalier. — Son culte vénéré chez les anciens qui regardaient comme un crime de violer l'hospitalité. — On appelait xenia les présents faits aux hôtes, et ceux faits aux ambassadeurs des autres nations. Statue de Jupiter-Xenios à Lacédémone. — Il était adoré chez les Tibaréniens, pag. 283, 5oi.
YrATos. C'est le Jupiler-Optimus-Maximus des Romains ., On ne lui immolait rien qui eût vie. — On lui faisait seulement des libations. — Son autel devant l'entrée de YErectheum à Athènes. — Son temple sur le mont Ypatos en Béotie, pag. 287, 288, 5o2.
YrsisTos. Jupiter-Très-Haut. —Ses deux autels à Olympie . — Son temple à Thèbes. - Dans la théogonie phénicienne, ce surnom est donné à Eliorij le dieu suprême. Ses rapports avec VEllohim des Hébreux, et X Allah des Arabes. — Jupiter adoré sur le mont Olympe sous le nom diYpsistosj pag. 317, 3 18.
Zeus. Nom que les Grecs ont donné à leur dieu principal. Il n'est le nom d'aucun personnage. — Ils attachaient la même idée que nous attachons au mot dieu. — Ils désignaient par ce nom, celui qui donne la vie à tous les êtres. — Il en est de même du mot Jupiter par lequel les Romains désignaient leur principal dieu. — Les Egyptiens l'ont appelé Dis, mot qui signifie source de la vie, pag. i83. (V. Jéhovah.) Pag. 474.
Zoroastre. ( Oracles de ) Doctrine contenue dans ces oracles. — Ne présentent pas les dogmes religieux des anciens peuples de la haute Asie, pag. 12, i3.