‹ Religions de la GrèceChapitre 20 sur 24 · NT · texte numérisé non relu

NT

Et sur un autre monument, on lit :

Ardoine, Canwloj Jovi, Mercurio, Herculi, TW. 1. H

( 5io )

Voici l'inscription qui était autrefois, dit^-on, au pied de la statue : Decius Terentîus Varro a dédie cet autel à Jupiter très-excellent et très^grandj au ge'nie du lïeUj et à la Fortune qui Va ramené. ( Montfauc. Antiq* expliq. tom. 11,

pag. 4i4, 4i&.)

(229) Pag. 343.

Voir, sur Cette divinité, le passage remarquable de Joannes Magnus, dans le Ier livre de son Histoire des Goths et des Suédois, — Eric Olaûs ( liv. 1, chap. 1 de V Histoire de Suéde. ) donne sept étoiles à Thor, au lieu que J. Magnus lui en donne douze. Du reste le tableau qu'il fait de cette divinité est le même.

(230) Pag. 343.

Dans le musée Farnèse, Jupiter est ceint d'une couronne radiée; il porte la patère et la lance, et il a sept étoiles autour de lui. ( Pedrus. iv, tab. 19, fig. 3, pag. 309,, 3 10. ) — Dans une médaille de Périnthe, il est assis au milieu des douze signes du zodiaque ; il a l'aigle à ses pieds, et il porte la lance et la patère,

(23,) Pag. 344.

Phurnutus dit que Jupiter a été nommé MgiochoSj qubd impetuferatur. V, Orph. et Nicander in Theriacis,

(232) Pag. 344.

Les païens de Gaza attribuèrent à saint Porphyre et aux chrétiens la sécheresse qu'ils éprouvèrent pendant deux mois; ils firent un grand nombre de sacrifices pour obtenir de la pluie de Jupiter-Critagène ou Marnas.

(233) Pag. 347.

Apoll. Rhod. Argon, cant. n, vers. 524. — Voirlegram-

( 5n ) mairien Probus sur le i" livre des Gc'orgiques de Virgile. — Et cultor nemorunij cuipinguia Ceœ, etc.

(.34) Pag. 348.

C'est ce qui a fait dire à Cicéron ( De nut. deor. lib. n. ) : Terrenavis omnis atque natura Dit i pair i dedicata est; et à Lactance : Cùm constet Plutoni terram esse consecratam* dicit oîïinia mernbra resolvi et de terra cuncta procreari.

(^35) Pag. 35o.

Ces principes sont le fondement de la doctrine subtile que Platon développe dans le livre des Lois ( lib. x. ), et de celle non moins subtile de Plutarque, dans son Traite de la face de la lune , et dans celui du Dé?no?i de Socrate.

(236) Pag. 35o.

Parca est vis cœlestiSj vitœ productrix et conservatriXj ad certum usque spatium qubd excedi possit a nemine. (Vossius. De Idolatr. tom. v, pag. 202. )

(237) Pag. 35ov

Elles sont présentes aux couches d'Évadné, pour régler les destinées d'Hyamus qui devait être un jour le chef des hyamides, prêtres du temple de Jupiter à Pise. Elles se trouvent dans la chambre d'Althée pour allumer le tison fatal auquel étaient attachées les destinées de Méléagre. Catulle les fait aussi paraître lors de la naissance d'Achille.

(238) Pag. 35i..

Idem sunt Parca j Fatum , Nécessitas y imb et ISfemesis ac Adrastia. ( Yossius. tom. v, pag. 202. ) L'auteur du livre de Mundo dit : Existimo autem A ecessitatertij non aliud dici quàm hoc ipsum, puta immobilem Naturam. Fatiun autem à connectendo; et procedendo sine impedimentOj pepramenj eb

(512) qubd omnia circumscribatj ac temiinetcuncta; nec aliquid in rerum naturâ termino careat; et Moeram sive Parcam, qubd partita sit; et Nemesin à factâ unicuique distributione ; Adrastianij quia causa sit immutabilis\, secundùm naturam; J&san denique, quia sit semper.

(23g) Pag. 35 1.

On lit dans Procope : Habet autem inforo templunij propè curiam, pauliim si supergressus sis illud trium Fatorum : sic Ro?na?ii Parcas soient appellare.

(240) Pag. 355.

C'est pourquoi, dans Ovide, Janus plaisante lui-même sur les noms divers qu'il porte :

Alterno voluit rudis illa vetustas Nomine diversas sicjnificare vices.

( Ovid. Fast. lib. 1, vers 129. )

(241) Pag. 357.

Ruffin. Hist. eccles. lib. 11, cap. xxx. — Serapis est qui,, tempore oestivOj facit ut Nilus excrescat; idem tempestates coortas revocat. Aristides. In Serapid. — Socrat. Hist. eccles. lib. 1, cap, xviii.

(242) Pag. 359.

Les Grecs appelaient cette mesure pêxin, c'est-à-dire cubitum vel ulnani. — Calatho notatur copia rerum , quant iSerapis mortalibus suppeditat. — Serapidem interpretantur Nilunij eb qubd in capite modium gestet vel calathum et cubitum j, sive mensuram Nili ascendentis. ( Suidas. Voc. Serapis. ) — Ruffin présente la même idée ( Hist. eccles. lib. 11,

cap. xxm. ) : Serapidiscapilimodius superpositus quiïi

indicet vitam mortalibus frugum largitate prœbcri : idée qui est également applicable au Nil et à Jupiter ou Serapis.

5 '3 ) — Ruflin dans Le même livre : Alii Serapim putant virtufan A/// Jluminis cujus tâyyptus opiùus ut foecunditate

paseatiir.

(4'3) Pag. 3Go.

On trouve, dans les anciens, plusieurs exemples de ces cures. (JElian. ) — Voir, sur letempledeSérapisàGanobc, Jablonski. Panth. ce<ji/pt. lib. v, cap. rv, § m, vin, îx, x

On peut voir le ive chapitre de la section Ie de mon ouvrage sur le Culte de BacchuSj tom. 1, pag. i3~, que j'ai consacré à faire connaître le culte du pouvoir générateur, adoré, sous l'emblème du taureau, dans les différentes religions du paganisme.

(45) Pag. 372,

Tristan. Coin. hist. tom. 1, pag. 192. — Suivant saint Augustin ( De civ. Deij lib. vu. ) Jupiter était surnommé Almus et Ruminus. Ces deux mots indiquaient que toutes choses étaient allaitées et nourries par lui comme par des mamelles. ( Ruina mamma) là indicatum capiebantj omnes ab eo res9 tanquàm ah ubefibus ali et nutriri.

(46) Pag. 3-4.

Proclus ( In Tint. Plat. ) reconnaît une correspondance établie, par les piètres de l'Egypte, entre l'animal consacré à Ammon, les formes de la statue d'Eléphantine, et le bélier chef des constellations. — On trouve dans le Planisphère de Kircker ( OEdip. cegijpt. tom. n? pag. 1. ), une figure à peu près semblable à la statue d'Eléphantine décrite par Eusèbe. L'on sait que cette statue représentait la Néôniénié équinoxiale, et les phénomènes naturels de l'Egypte au printemps. Dans Kircker, elle est debout; elle est casée dans la division du bélier qu'il appelle station d'Ammon.

( 5*4 ) (^47) Pas« 374-

'A ries zodiac iprincipatùm tenetj skjnum inasculifiunij equinocliahj tropicum^, vernum; ascendit autem apudsEgyptios , in climateper Alexandriam. ( Paulus Alexandrinus. Apotehsmata in doctrinam de Prœdic. nataliliis. )

(48) Pag. 375.

On trouve dans ce sens l'explication de la fable sacerdotale, rapportée par Hérodote ( lib. n, § xl.ii. ), suivant laquelle Hercule désira voir Ammon qui avait été jusqu'alors caché et invisible, et qui lui apparut sous la forme du bélier. Cette tradition est confirmée par une cérémonie qui se pratiquait tous les ans à Thèbes le jour de la fête de Jupiter- Âramon. C'était le seul jour où les Thébéens sacrifiaient un bélier; on le dépouillait, on revêtait de sa peau la statue du Dieu de la même manière dont Jupiter s'était revêtu luimême, disaient-ils, pour apparaître à Hercule. On approchait la statue d'Hercule de celle de Jupiter qui était censé le recevoir sous ce déguisement. Cette singulière cérémonie, cette union des deux statues symboliques d'Ammon et d'Hercule est bien certainement une fable astronomique qui a été très-ingénieusement expliquée par Dupuis. ( De l'origine des Cidtes., tom. i, pag, 356. ) Il en est de même de la fable du bélier de Bacchus, dont j'ai parlé dans mon ouvrage (toni. m, pag. 76, 77. ), et qui présente plus particulièrement la relation qui existe entre Ammon, dieu de la nouvelle vie, et celle du bélier, le premier signe du zodiaque. Jablonski applique l'histoire grecque du bélier de Bacchus, et de la fontaine d'Ammon, à l'ancienne théologie des habitants de Thèbes sur Ammon qu'il présente comme étant la source de cette fable, source qui, dit-il, a été corrompue par les Grecs. Aïgyplii insuper j qui incrementa Nili suij solis

lunùequG virtuti in acceptis firebant ', initia Ulorum , postverix auspiciaj id est à solis in arietem transita j expectabant et numerarequodam modo incipiehunt. Arias itaque TEgyptiis

fontes aquarum uberrinws non promittebat modo , verum etiam aliquo modo aperiebat» ( Jablonski. lib. n, cap. n, § vu. ) Jablonski rapporte ( Ibid. § vin. ) une autre fable créée par les arabes, cjui a la même source que celle rapportée par Hérodote. Cette fable sacerdotale d'Hérodote est consignée et très-bien éclaircie dans la table isiacpie. Eudoxe, cité par Plutarque ( Delsid. et Osir. ), nous a donné une autre fable sacrée qui a un très-grand rapport avec celle donnée par Hérodote, et qui présente la même allégorie.

(249) Pag.376.

Quidquid immortale est stare nescitj et œternitas sempitei-no se motu servat. 'vMamert. Gent. cap. ni. ) Platon a dit dans le Phèdre : Natui'a alœ quœ gravia sursinn evehitj eorum maxime est particepSj quœ sunt circa corpus dei. ( Plut. Quœst. Plat. cap. v. ) Les ailes étaient en Egypte tellement le signe de la puissance, qu'elles étaient un des insignes de la royauté; aujourd'hui même, chez les Turcs, ceux qui affichent le plus de dévotion portent des plumes sur la tête, comme s'étant entièrement dévoués à la méditation des choses célestes, et participant aux secrets de la providence.

(250) Pag. 376.

Dans les tables hiéroglyphiques desEgyptiens données par Pignoriuset Herwart, la plupart des dieux sont peints avec des ailes à la tête et à la queue.

(25 1) Pag. 376.

S'il en faut croire plusieurs savants, la colonne d'Antonin, à Rome, représente Jupiter-Pluvieux avec des ailes. Apollo-

(5,6 ) dore ( lib. i, cap. vi, § ult. ) et Lucien ( Vw. h/s/, lib. if § xvm. ) parlent des chevaux ailés de Jupiter. On voit Jupiter ailé sur une pierre gravée du cabinet de Stosch; on voit un Jupiter figuré de même sur une pierre étrusque du même cabinet. ( Stosch. cl. ij\ sect. .ni, § n. — Explication des monuments de F Antiquité \,num. 1, 2. )

(252) Pag. 377.

lia fable et la doctrine de l'œuf orphique sont évidemment calquées sur ces. paroles de la Genèse ( 1 , 2. ) : Et sjjiri/us Dei incubabat super faciem aquarum. De savants critiques disent que le mot hébreu, qu'on traduit par incubaba/j représente l'agitation des colombes dans leur incubation pour mettre leurs petits hors de ïeurs oeufs : Ion sait avec quelle ardeur les philosophes, qui combattaient les chrétiens, imitaient leurs principes et leurs écrits pour les mieux combattre. On peut consulter Burnet ( Theoria telluris sacra, lib. 11, cap. x. ) sur l'œuf dont les théologiens disaient que tout avait été produit par les vertus de l'Esprit divin ineuhantis. On peut voir aussi sur l'œuf orphique Eschenbaeh. ( hiEpigene Orphico. )

(253) Pag. 38o.

Mercure fut également enveloppé dans des langes d'or à sa naissance. ( Aratus. Phœnom. vers. 268. ) Bacchuslacchus portait le nom de Lichnite par la même raison, de Lichnosj langes d'enfant, mot qu'un ancien glossaire rend encore par col ni de cunabuhnn.

(25/,) Pag. 38 1.

Ovide a dit ( Fast. lib. ni. ) :

Stat quoque copra simul, vumphœ pavisseferuntur Cretiàes : infant Hat dédit il/a Jovi.

(255) Pag. 384.

Apul. Mêlant, lib. n. — Dupais. Origine des Cultes, tom. [, pag. 65, 529. — Les Grecs et surtout les Àrcadiens avaient un grand nombre defables sur ces deuxconstellations «[ne l'ont peut voir dans H .y gin, lib. 11, cap. 11. — Eratosthon. cap. 1. — Théo. 1 10, 11 1. — Ovid. Metam. lib. n, vers. 425.

(256) Pag. 386.

Dans vêtus et vehemenSj dit Macrobe ( Saturn. lib. vi, cap. vin. ), elle ajoute à la signification, et marque excès d'âge pour le premier mot, et excès d'énergie pour le second. Dans vecors et vesanus, elle est privative et annonce privation de courage et de santé.

Virgile fait mention de Jupiter- Anxur dans le vme livre de Y Enéide :

Circumquejugum^ quem Jupiter- Anxurus arvis Prœsideté

Servi us, sur ce passage, a dit4: Circà tractum Campaniœ colebatur puer Jupiter j qui Anxurus dicebatur^ quasi ant zurouj id est sine novaculâ j quia barbam nunquàm

rasisseté

(258) Pag. 387.

Montfaucon . Antiq* expliq. tom. 1, pag. 4o, pl.xn.

Jupiter est juvenis j juvéniles adspice vultus, Adspicej deinde manu fulmina nulla tenet* Fulmina post ausos coelum affectare gigantes Sumpta Jovij primo tempo re inermis erat. (Ovid.F0.tf. lib. m. )

Tom. 1. 65

(209) Pag. 387.

C'est le Jupiter d'Homère ( Iliad. A. vers. 529 ) et celuj de Phidias. Ovide a dit aussi ( Metam. 1, vers. 179. ) : Terrificam capitis concussit terque quaterque Ccesariem^ cum qnâ terrant j mare, sidéra , movit.

(260) Pag. 387.

Claud. num. 8, pag. 100, vers. 197, 2o3. Le texte porte que les immortels étaient soumis à ses lois, naturâ tradente. — Callimaqne ( Hymn. à Jupiter,, vers. 66. ) exprime la même idée, parce que Jupiter eut l'empire du ciel non par le sort, comme le dit la fable, mais par la supériorité et l'excellence de sa nature, naturâ tradente.

On en voit aussi sur plusieurs médailles romaines, etparticulièremet au revers d'une médaille du jeune Saloninus Valerianus, filsdeGallien.

(262) Pag. 3go.

L' Écriture elle-même ne s'explique pas sur ce sujet. Deus quomodb inielligi debeat inquirendum. An secundum aliquem deformatus? an alterius naturœ quàm corpora su?it? Qubd utique in prœdicatione nostrâ manifeste non designatur. ( Origen. In proemio ad lib. de Princip. — Petav. Dogm, theo. lib. 11, tit. 1.

(263) Pag. 392.

On connaît les médailles qui ont pour type le soleil sur un quadrige, avec ces mots : Deo, Invicto. — On voit, sur plusieurs médailles de Commode, Jupiter debout, et tenant d'une main un grand cercle où sont représentées les quatre Saisons, sous l'emblème de quatre jeunes filles.

( 5>9 ) (»64) Pag. 394.

A l'occasion du fragment qui nous a été conservé de la Médee d'Ennuis, son commentateur remarque que cet ancren poète ne lait, dans ce morceau, qu'une seule divinité de Jupiter et du Soleil, à l'imitation des Grecs :

Jupiter j iuque adeb summe Sol, Ouei res omneis inspicis, Quelque tuo lumine Marej terram ac coelum Confines j inspice hoc facinuSj Priùsquàmjiatj prohibe scelus.

(266) Pag. 3g5.

Le nom de Jao signifie l'Eternel ; et les Grecs l'ont assez bien rendu dans ces termes de leur hymne : Jupiter est^ fut et. sera. Aussi les Grecs ont appelé Ammon, Jupiter, à cause de l'affinité et de la ressemblance qui existait entre ces deux

divinités.

(266) Pag. 396.

Voir Jablonski, lib. 11, cap. 11, §111, vu, vu i,x, sur la connexité de cette fable avec celle rapportée par Hérodote ( lib. 11, cap. xlii ), celle rapportée par Servius ( Mneià. lib. iv, 196. ), et celle rapportée par Murtadi.

(267) Pag. 396.

A Héliopolis d'Egypte, dit Macrobe, la statue de Jupiter annonçait qu'il était le même que le Soleil. Il était sans barbe, tenant delà main droite élevée un fouet, comme un cocher ; et de la gauche des foudres et des épis, symboles réunis delà puissance de Jupiter et du Soleil. ( Saturn. lib. 1, cap. xxiii. )

(268) Pag. 396.

Les Egyptiens, du mot primitif rhe' qui signifie voir, pouvoir, et en d'autres dialectes, conduire, gouverner, firent le nom du Soleil ; ils l'appelèrent Rhe, et avec l'article pi., Pirhe'j comme nous dirions : L'oeil^ le conducteur , le chef. Les Egyptiens prononcèrent pA au lieu de pi, et dirent p lire. Ce mot rhe désignant le soleil est un des mots étrangers connus des Grecs, que Lycophron a fait entrer dans son poème intitulé Cassandre. Il subsiste encore comme nom du soleil dans l'île de Ceylan (a),

(269) Pag. 4°°*

Du temps d'Eusèbe, l'opinion, qui donne une âme aux astres, était très-commune parmi les catholiques; et saint Thomas n'a pas regardé cette question comme résolue, maigré la décision de l'empereur Justinien, dans ses anathèmes contre Origène, décision qu'il fit adopter par le pape Vigile et par le cinquième concile; et il ajoute, avec Pamphile : quelque parti que l'on prenne, la foi n'y est pas intéressée (b). Saint Augustin, saint Jérôme, saint Isidore de Péluse partagaient cette opinion. Mais parmi les saints pères, les uns ont dit que ces âmes animaient véritablement les astres ; les autres que les astres étaient gouvernés par ces âmes, à peu près comme un chariot est conduit par un cocher (c). Cette opinion a été celle d'un grand nombre de modernes, et particulièrement de Bodin ( In Theat. nat. ), de Riccius ( De anïm% coeli. ), de Tychobrahé, de Kepler, etc,

(a) Reland. Voc. Orient. — Court de Gébelin. Hist. duCalend. pag. 42.

(b) Paraphil. Apologet. pro Origen. pag. 128.

(c) D. Calmet. tom. 1, pag. 8, 9.

(270) Pag. /\o\.

Les Perdes nommaient la planète de mars Behram. Plusieurs rois de Perse de la dernière dynastie ont porté ee nom en l'honneur du dieu. Il est assez difficile d'imaginer le fondement de cette opinion; la couleur de la planète qui tire sur le rouge en était peut-être le prétexte ( Acad. des Inscript, tom. xxix, pag. i32. )

(271) Pag. 402.

Grotius cite un ancien vers grec qui porte que Dieu paraît quelquefois sous la forme du feu.

(272) Pag. 402.

On lit dans le Zend Aoesta : « De toutes les créatures, la lumière est celle qui porte le plus l'empreinte de la grandeur d'Orsmud. — J'adresse ma prière à Orsmud, éclatant de gloire et de lumière.)) Le nom d'Oromase, que les mages donnaient au bon principe, ne signifiait autre chose en chaldéen, suivant les interprètes, qu'un feu ou qu'une lumière ardente : cette métaphore est consacrée dans nos livres saints. Suivant l'auteur du traité attribué à Origène ( Philosoph. pag. 5g. ), les Indiens croyaient que Dieu était une lumière qui n'était pas de la même nature que celle du soleil, et qui différait de la lumière du feu que nous voyons.

Moïse dit, dans le Deutèronome ( iv, 24. ), que Dieu est un feu dévorant. Sur le mont Horeb, il lui apparut dans une flamme de feu qui sortait du buisson. ( Exod. cap. ni, vers. 2. ) Il paraît à tout Israël sur le mont Sinaï, comme un grand feu. ( Exod. cap. xxiv, vers. 17. ) Le psalmiste dit que le feu marche devant le Seigneur. ( xevi, 3 . )

(274) pag- 4°4- Voici le passage rapporté par Wolff : JElher erat primum atque aer^ duo Mochiprincipiaj ex quibus gignitur Vloinus* deus intelligibilis.

(275) Pag. 404.

Euseb. Prœp. evang. lib. 1, cap. x. — Voici ce passage : Deindè scribit Sanchoniaton Pkœnix, ex Kolpia vento, atque uxore ejus Baaiij qubd interpretantur noctenij Uerùm vel alondj, ac primo genitum^mortales utrumque procreatos. Les mots kolpia et baau qui se trouvent dans ce fragment sont hébreux, et signifient, selon d'habiles gens ( Grotius. In nolis ad veritatem Religionis cliristianœ , pag. 23g. Ed. Par. — Bochart. Geogr. sacr. part. 11, lib. 11, cap. 11. ), l'un, vox oris Dei ; l'autre, inane. Ainsi Sanchoniaton a appelé vox oris Deij ce que, dans la Genèse \, Moïse appelle spiritus Dei; etMochus l'appelle l'éther. De Kolpia et deBaaUj naît aiôrij oevum; et selon Mochus, l'éther et l'air produisent VlomuSj dans lequel, dit Jablonski ( lib. 1, cap. 11. ), on reconnaît YAion des Hébreux.

(276) Pag. 4°5-

Plin. lib. 11, cap. 1. « Il est raisonnable de croire, dit Pline, que le monde et ce qu'on appelle autrement le ciel qui embrasse et règle toutes les choses, est Dieu éternel, mmensc, et qu'il ne périra point.

(277) Pag. 4o5.

Tum Pater omnipolensfoecundis imbribus œther Confugis in grœmium late descendit ', et omnes Magnus alitinagno commistus corpore foetus.

( Virgil. Georg. lib. 11. ) Le commentateur d'Ennius ( pag. 18 1. ) dit que ce mor"

ceau a été pris, par Virgile, d'un ancien poète quis'exprim

ainsi :

Ut Pat?* lotis crearet vernis annum nubibus, In sinum maritus imberjluxit almœ conjugis : Ut foetus immistus omnes aleret magnocorpore.

On trouve la même doctrine dans Lucrèce :

Postremo pereunl imbres, ubi eos pater œther Ingremium matris terra; prœcipitavit.

Eschyle , dans un fragment des Danaïdes ( tragédie perdue. ), présente les mêmes idées d'une manière plus élevée. (Excerpta Grotiij pag. 44- )

(278) Pag. 407.

Empédocle a très-bien établi cette distinction, lorsqu'il dit que la première substance, qui se dégagea du chaos, fut l'éther, et ensuite le feu qui se plaça au-dessous. ( Plutarch. De Placit. philosoph. lib. 11, cap. vi. )

(279) Pag. 408.

Les anciens dérivent le mot éther de aiihêthai. Platon le tire de aeitheoj d'où est venu le mot theoij coureurs éternels, dieux. Aristote a adopté la même étymologie.

(280) Pag. 410.

Sapor 11 répond aux chrétiens qui lui disaient qu'ils n'adoraient qu'un seul dieu : ce Eh ! qui est meilleur que Hormisdas? Néanmoins quiconque a du sens, comprend fort bien qu'il doit adorer le soleil. ( Act. martyr, pag. 227. ) » Sapor reconnaissait donc un premier être supérieur au soleil, et dans le soleil une divinité qui lui était inférieure ? C'est dans le même esprit que le roi Varanès appelait le soleil , la lune, le feu et l'eau , l'illustre race de Dieu. ( ClaramDeisobolem. ) Ibid. pag. 245.

(281) Pag. 410.

Persœ ignem coîunt veluti imaginent Dei. ( Max. Tyr. DisserL xxxViii. ) — Magi Persarum sacrificant sub dio, sola deorum simulaclira ignem et aquantfutantes. ( S. Clem. Alex. Admon> adgefttesj pag. 43. )

(282) Pag. 412«

Nous nous contenterons de citer ce passage d'Hérodote ( lib. m, cap. xvi. ) : ce Les Perses croient que le feu est un dieu, et il n'est pas permis par leur loi de brûler les morts, parce que, disaient-ils, un dieu ne peut se repaître du cadavre d'un homme. »

(283) Pag. 412.

L'on peut dire néanmoins que la religion des Perses consistait en un culte extrêmement simple de la nature, de son principe actif, des éléments et des astres. Les idées qui y dominaient sont celles de la lumière, du feu, de l'eau primitifs, dont les symboles étaient le feu et l'eau matériels, et nullement des dieux imaginés et représentés sur le mode de l'homme. Aussi ce peuple n'élevait ni statues, ni temples, ni autels ; ce ne fut pas seulement par haine contre les Grecs . mais encore par zèle pour sa religion, que Xercès livra aux flammes tous les temples de la Grèce. Les partisans de cette religion avaient en horreur la représentation de la divinité par des images. Cicéron ( De legib. lib. 11. ) nous apprend que les temples de la Grèce furent brûlés à l'instigation de l'archimage et des mages qui avaient accompagné Xercès dans son expédition.

(284) Pag. 4i3.

Voir, sur le feu, principe de toutes choses, et sur le système

dlIcraclUCj Bacon, tom. xv, pag. 258, 264, delà traduction de ses œuvres.

(285) Pag. 416.

C'est ce qui a fait dire à Vairon : Qubd Jovis Juno conjux et is coelum, hœc terra j quœ eadem tellus : etca dicta qubd unà cum Jove juvat Juno, et regina qubd hœc omnia terrestria regat. ( De linguâ latinâj lib. iv. )

(28G) Pag. 417.

Aussi Arnobe remarque-t-il (lib. v. ) sur un passage de Platon : Itàque quidicit^ cum sud concubuit Jupiter matre^ non incestas significatj autpropudiosas veneris complexioneSj sed Jovempro pluviâ^pro tellure Cererem nominat»

(287) Pag. 417.

Isteic is Jupiter , quein dico, Grœci vocant aéra» ( Ennius. ) Tous les poètes de l'antiquité ont représenté l'air comme Jupiter, fertilisant la terre par ses influences et par ses pluies : Eschyle dans les DanaïdeSj Lucrèce ( lib. 11, lib. v.), Lucain ( lib. îx. ), Stace. Horace. ( od. 1, m, lib. v. — od. xvi, lib. 1. — od. 1, v, vers. 25. ) Horace dit même que Jupiter signifie l'air. ( lib. 111, od. x, vers* 7, 8, epod. xi 11, vers. 2. )Virgil. Georg, lib. 1, vers. 418. — lib. 11, vers. 4i9« — eclog. 7.

(288) Pag. 420.

Une des opinions les plus anciennement reçues était celle d'un fluide immense répandu dans tout l'univers. Le système solaire fut comparé à un vaisseau, plein de lumière, conduit par sept matelots, frères et semblables. ( Martian. Capel. Salyr. lib. 11.) Pausanias nous apprend qu'Hercule passa en Sicile dans la coupe ou le vaisseau que le soleil lui avait prêté. ( Pausan. lib. 111, cap. xvi. ) Apollodore nous Tom. 1 . 66

( 526 ) représente aussi Hercule arrivant aux extrémités du monde dans cette même coupe. Cette opinion prit naissance en Egypte. Les Egyptiens plaçaient tous les dieux en général sur des vaisseaux. (Porphyr. De antro ?iy?)ipha?*u?nJ,c&'p. x. ) Cet usage religieux a une origine simple. Le temps de l'inondation du Nil était un temps de repos forcé pour toute la nation ; c'est alors qu'elle se livrait à une joie générale, et qu'avaient lieu des fêtes dans toutes les parties du grand espace du pays qu'occupait l'inondation du fleuve ; c'est alors qu'on promenait les divinités sur des barques. Elles se rendaient des visites réciproques qui entretenaient quelque différence de culte entre les différents pays de l'Egypte, lors même qu'ils n'adorèrent plus que les mêmes divinités. De là les barques qui accompagnèrent presque toutes les divinités en Egypte. Cette chose simple fut ensuite appliquée à des idées métaphysiques. Saint Athanase dit, du soleil, que c'est un vaisseau admirable. Les Egyptiens, dit Porphyre, représentent quelquefois le soleil comme un homme monté sur un vaisseau. ( Euseb. Prœp. evang. lib. 1 i i , cap. 1 1 1 . ) Les barques d'Isis et d'Osiris étaient très-célèbres chez les Egyptiens. Plutarque dit qu'ils représentaient le soleil et la lune sous l'emblème de ces deux divinités; et qu'ils remplissaient leur cours dans des barques, parce que c'était des vapeurs de la mer qu'ils tiraient leur aliment. (Plut. De Isid. et Osir. ) Porphyre nous dit que c'était sur des barques qu'ils faisaient faire le trajet du ciel en terre aux âmes qui venaient habiter le corps des hommes. ( De antro nymphar. pag. 112.) On faisait en Egypte des processions où l'on portait solennellement jCes[ barques. Un bronze représente les sept planètes personnifiées et placées dans un même vaisseau. ( Montfaucon. Antiq. expl. suppl. tom. 1 1, pag. i56.) Sur un vase d'airain, trouvé en Egypte, on voit deux vais-

( 5a7 ) seaux, au milieu de l'un desquels cstOshis et un globe dans l'autre, avec tous les dieux du rite égyptien. ( Martin. ExpL de diras monuments singuliers ^t)^. i44- ) Des monuments trouvés dans la Thébaïde ( Pocock. Descript. de FÉgyptej pi. xlii. ) représentent la grande barque des dieux portée par plusieurs personnes, que l'on a prise mal à propos pour une commémoration du déluge. (Bryant. ) Un héliotrope et un jaspe vert, du cabinet de Stosch, représentent Harpocrate assis dans une barque de papyrus : sur l'un, entre le soleil et la lune ; sur l'autre, entre Osiris ou l'épervier et Anubis. (prem. classe, num. g7, 98.) Sur un lapis lazuli de la même collection, on voit Sérapis sur son trône, dans une barque de papyrus, sur la proue et la poupe de laquelle il y a un buste d'Isis ; d'un côté du trône un éperyier mitre ; et de l'autre un Harpocrate. ( deux, classe, num. 64. ) Sur une pâte de verre, du même cabinet, Sérapis .est assis dans une barque : derrière lui est la Fortune qui a aussi le boisseau sur la tête ; et devant un canope est Isis, debout, qui gouverne un vaisseau ( deux, classe, num. 65. ); car c'était là sa fonction, dit Lucien. (DiaL des dieux , 3. ) Son gouvernail était représenté sur les monuments ( Murator. tom. 1, pag. 35. ), et Apulée fait la description de son vaisseau. On fêtait sa navigation. Les anciennes monnaies romaines représentaient le vaisseau de Saturne; et c'est de là qu'avait pris naissance le jeu des enfants : An cqputj, an navim. ( Maeroh. Salurn. lib. 1 . )

Cur navalis in cere Altéra signata estj altéra forma biceps. ( Ovid. Fast. lib. 1. )

(289) Pag. 421.

Ces philosophes appellent la première cause le bien, parce

( 5a8 ) que nous concevons Dieu sur la pure idée du bien et du bon, avant que de le concevoir comme intelligence, verbe, ouvrier, termes synonimes dans Platon. Il appelle le bien, le père du verbe; et par là il justifie la prééminence qu'il accorde au bien sur l'intelligence,

(290) Pag. 424.

S. Augustin a dit de Tertullien : Timens ?ie Deus nihil cssetj si 'corpus non esset. (S. August. De gent.adliler, lib. x, ult. ) Tertullien était persuadé que tout ce qui n'est pas corps est un pur néant. ( Tert. Advers. pax, cap. vu. ) — S. Augustin a distingué une matière corporelle de laquelle sont composés les êtres visibles qui sont au-dessous du firmament, et une matière incorporelle qui compose les êtres célestes et invisibles. ( De GentiU contra manich. lib. 1 y 11. ) Il imagina une matière spirituelle de laquelle Dieu forme les âmes. (Degent* adliter. lib. vi. )

S. Gregor.Naz. OraL xxxiv, pag. 543, 545. Quels sont les dieux, dit Cicéron? on est partagé là dessus, mais sur leur existence il n'y a qu'un avis. ( Gicer. De nat. deorum. ) C'est donc pour nous faire entendre que la toute-puissance divine ne peut être que difficilement comprise, et ne tombe jamais dans nos sens, qu'il désigne tout ce que nous voyons le temple de celui que l'entendement seul peut concevoir. ( Macrob. Insomn, Scip. lib. i, cap. xiv. )

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