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Reliques de Jehanne d'Arc

Ajouter quelque eJiose de nouveau a tout ce que Fou a écrit sur Jehanne d' Arc semble impossible ; et cependant, rien de complet n a par il sur ses lettres, aucune étîide ne les a présentées au public.

M. Anatole France est peut-être F auteur qui leur a consacré la note la plus étendue. La laisser sans réponse pourrait faire croire que ses assertions ne sont pas douteuses. — Or, l'intérêt que suscitent les lettres de Jehanne dArc est évident, n'en Jugerait-on que par les discussions que soulève cette question : Savait -elle écrire } ...

CoiJibien de fois n ai -je pas été pressé de réunir tous les ]■ enseignement s qui se l'appoi-tent à ces lettres/... L/ intérêt devient encore plus grand aujourd'hui oîl F Eglise proclame Jehanne d' Arc Bienheureuse ; aussi, ci'oyons-nous répondre a un

désir général en faisant connaître ses autographes et en les suivant dans leur histoire.

Le premier fac-similé en tête de ce volume est une lettre non signée du S août 142^ adressée aux habitants de Reijus (1).

La seconde lettre est avec la signature de <L Jehanne », elle se trouve aux archives de Riom et porte la date du, ç novembre 142g .

La troisième, du 16 mars 1430, est encore adressée aux habitants de Reims (2), elle porte la signature de fehanne et nous la uwttons près de celle de Riom puisque ce sont les deux signatures que M. Anatole France a comparées.

Le quatrième fac-similé représente la suscription de la lettre précédente, suscription qui offre un vij intérêt pour divers détails qu^ou lira plus loin.

La cinqtiièuw rep/'oduction est îluc lettre également adressée aux habitants de Reims 28 mars 1430 (3). Nous y trouvons la signature de fehanne . Pour la première fois ce document est présenté en fac-similé aux admirateurs de la Puce lie.

(i) Archives de AI. le M'^ de Maleissye.

(2) Archives de M. le M^' de Maleissye.

(3) Archives de M. le M'^ de Maleissye.

Le si.xicnic autogi'apJic est une lettre adi'essée ait. Duc de Bourgogne, le jour du sacre, te jj juillet 142^, et qui se trouve au.x ai'chives de Lille . Cette lettre est d'une calligraphie ad/niraàle, un modèle d'écriture du xv*" siècle.

Il est évident que pour écrire à un si grand personnage, Je ha nne d'Arc a requis un secrétaire plus expérimenté et n'a pas voulu y metti'e son inhabile signature.

Les deux lettres non signées ne peuvent pas être considérées comme des reliques . Nous les mettons à la première et a la dernière page de ce petit volume.

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