DES PLANTES
La Société nationale ot centrale d'Horticulture de France a ouvert, en l'année 1883, un concours « pour la rédaction des meilleurs travaux sur les noms patois ou vulgaires des plantes, principalement de celles cultivées, mis en regard avec les noms réels ou scientifiques ». Trentesix mémoires ont été envoyés de diverses régions de la France, preuve de l'intérêt général qu'avait excité la question proposée.
Partant do ce principe qu'il ne fallait admettre et classer que les mémoires donnant les noms de plantes recueillis sur place, de la bouche même des paysans, et que les œuvres de compilation faites à l'aide de dictionnaires, quels qu'en pussent être du reste l'intérêt et la valeur, devaient être mis hors rang, la Commission du Concours ' en a éliminé dès l'abord une dizaine. Des vingt-six qui restaient, une série d'éliminations successives, motivées par la nullité ou la médiocrité des travaux, n'a bientôt plus laissé en présence que les six mémoires désignés par les devises suivantes :
' Le Jury inslilué par la Société était composé de MM. Prillieux, Chalin, Verlot, Robert Lavallée, Henry de Vilmorin, Plauchon (Je Montpellier), Herincq, Poisson, Carrière, auxquels furent adjoints, sur la demande de la Commission, par M. le Ministre de rinslruction publique, MM. d'Arbois de Jubainville, professeur au Collège de France, membre de l'Institut, Bureau, professeur au Muséum d'Histoire naturelle, et Arsène Darmesteter, professeur à la Faculté des Lettres de Paris. — M. d'Arbois de Jubainville a été élu Présideui, M. Prillieux Secrétaire.