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QU'ON RENCONTRE DANS LES TEXTES TALMUDIQUES

Les notes qui suivent ont pour objet l'étude de plusieurs mots latins qui se trouvent dans le Talmud et les Midrascbim. Ces livres, écrits en hébreu ou en araméen, contiennent, comme on le sait, un très grand nombre de mots étrangers à la famille sémitique, surtout des mots grecs, quelquefois des mots latins. Ces derniers ont du subir certaines altérations pour pénétrer dans la langue des Juifs et recevoir la forme et la couleur sémitiques. Nous ne voulons pas ici rechercher les causes et déterminer les lois de ces transformations ; dans cette petite étude, nous nous plaçons à un autre point de vue. La plupart de ces vocables appartiennent à la langue populaire ; le grec était la langue générale de tout l'Orient romain ; quant au latin, il a dû s'introduire chez les Juifs grâce aux garnisons romaines qui occupaient la Judée. On peut donc trouver naturelle l'espérance de rencontrer, dans quelques-uns des mots latins sémitisés, des formes du latin vulgaire, et de retrouver ainsi à une époque relativement ancienne des traces des phénomènes dont nous voyons le dernier développement dans les langues romanes. C'est en ce sens que nous avons dirigé les recherches dont nous consignons les résultats dans les notes suivantes.

Pluriels neutres latins considérés comme féminins singuliers.

1" Dans la Mischna, traité Kélim, XI, 4, on lit ces mots : klostra Icméa « la serrure (est) impure » ; Iclostra est, comme l'indiquent le sens et la forme, le latin claustrum au pluriel. Mais ce pluriel est pris

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