‹ Reliques scientifiques recueillies par son frèreChapitre 6 sur 48 · IV -II · texte numérisé non relu

IV -II

AltfraDzœsische Bibliothek, bcrausgcgeben , yon D^ Wendelin FoBRSTER, Heilbronn, HenniDger, 1883-1884, t. II, deuxième édilion ; t. VI et l. VIII. Trois volumes in-12.

Nous avons parlé ici même Tan dernier *, do la collection d*anciens textes français publiés en Allemagne sous la direction de M. Wendelin Foerster, le successeur de Diez dans la cbaire de pbilologie romane à Bonn. Nous avons donné le compte-rendu des cinq premiers volumes. La collection s'est enrichie depuis de trois volumes nouveaux, ou, plus exactement, de deux volumes et d'une seconde édition d'un des tomes précédents, le tome deuxième.

I. Voyage de Charlemagne à Jérusalem et à Comtantinople, publié par Eduard Koscbwilz, deuxième édilion complëlomont remaniée et augmenlde, un Tol. in-12 de 10, de li et de 117 pages. {Karls des Grossen Jieise nach Jenualem und Constant inopel, ein altfranzosische Heidengedicht, herausgegeben von Eduard Koschmtz ; zweUe, vollstàndig umgearbeitete und vermehrte Auflage.)

Nous avons montré, dans Tarticle auquel nous renvoyons le lecteur, par quelle longue série de recherches M. Koschwitz s'était préparé à rédition de ce texte curieux à tant d'égards, conservé dans un mauvais manuscrit anglo-normand du xiii«-xiv« siècle et dans des imitations ou reproductions indirectes et plus ou moins iniidèles que donnent des traductions Scandinaves et galloises, et un roman français en prose du XV® siècle [Oalien h Réthoré), De là était sortie cette édition de 1879 dont M. Koschwitz disait qu'elle n'avait nullement « la prétention d*étre définitive».

Cette édition, fort bien accueillie par la critique, avait inspirée aux maîtres les plus autorisés de la philologie romane, MM. Paris, Tobler,

t JBetuê critique à^ 1883, n» 21 [rarlicle précédeot pp. 54-60].

Mussaôa, etc., des observations de détail ou d^ensemble dont réditeor fit son profit, en même temps que ses recherches personnelles lui permettaient d'aller plus loin et de creuser plus avant les nombreuses questions de critique et de langue que soulève le Voyage.

Laissant toujours son travail sur le métier, il le reprit sur nouveaux frais ; et c'est ainsi (^ue trois ans après avoir publié sa première édition, — rapidement épuisée, — il nous donne cette seconde édition qu'il peut ajuste titre considérer comme un nouvel ouvrage.

Comme la première, elle comprend une introduction, le ieiie^ des notes critiques et un glossaire, mais ces diverses parties ont subi des refontes générales.

La nouvelle introduction supprime tout ce qui de la première est devenu inutile ; elle résume brièvement les points acquis par de longues recherches qu'exposait Tancienno ; elle s'arrête, au contraire, sur les points obscurs sur lesquels, depuis 1879, Ja lumière a été appelée.

Pour le texte, M. Koschwitz, au lieu de donner le texte critique reconstitué selon les règles, avec les leçons du manuscrit au bas des pages, donne cette fois le texte du manuscrit, reproduit diplomatiquement avec toute l'exactitude possible *, et, en regard, le texte reconstitué : cette disposition est fort commode pour le lecteur qui peut, sans effort, remonter des corrections do l'auteur à Toriginal ; elle permet, en outre, à l'éditeur de placer au bas des pages, sous le texte diplomati(iue, les divergences de lecture que présente Tédition princeps de Fr. Michel ou les co[ûes ou collations manuscrites prises par divers savants ; et sous le texte critique, les renvois permanents aux traductions Scandinaves et galloise et au Galien,

Les notes et observations critiques ont plus que doublé en étendue. Quant au lexique, qui n'était primitivement qu'un simple recueil de mots difficiles, il est devenu le recueil complet de tous les mots du texte.

Cette fccconde édition, on le voit, est un travail tout nouveau, travail qui fait le plus grand honneur à M. Koschwitz. On ne peut que le féliciter de s'être ainsi exclusivement attaché à une œuvre — une œuvre capitale, tant sont diverses les questions que soulève ce poème du XI" siècle, — pour la faire profiter de tous les progrès de la science contemporaine, et lamencr, si possible, au degré de perfection dont une édition est susceptible dans l'état actuel de nos connaissances de l'ancien français.

On peut considérer cette publication comme nous représentant assez exactement cet état de nos connaissances, et elle est bien faite pour montrer les progrès opérés par la philologie romane dans ces dernières

> Depuis quatre aDDcos, le manuscrit a disparu du British Muséum. On ne possède plus que l'édition priuceps de Fr. Michel (1836;, pleiue de fautes de lecture, et des copies ou collations mauuscrilcs faites par plusieurs savants.

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années et la précision et la sûreté de la méthode ([ui lui est propre . Nous donnons ici en note un certain nombre Je menues observatîoDS que noua suggère une lecture rapide du Dielionnaire '.

11. L'ancitmu: eknuton fi-aii';aiie de Roland, TexU de Ckdleaurous el de Venise, VU, publi<!e pur Wcmleliu Focrslùr, Iluilbronn, 1883. {Dat aUfraïaSsUcke Jtolandalied, Text non Chaleauroux und Venedig, VII, brggbii von Wendclin Foerslur) ; lomc VI du V AUfran^titcht BMiolhek, un vol. in-12 do XXII cl 401 pages.

On sait que le poème primitif du x[< siècle, connu sous le nom de Chanson tfe Roland, noua a été conservé dans deux copies d'inégale voleur, l'une assez bonne, rédigée en Angleterre danj le dernier Ults du xii" siècle; c'est le célèbre manuscrit d'Oxford; l'autre, d'ongino italienne, abominablement corrompue (elle est écrite en un français ita-

■ U. KosïliwiU douas pour cbique mot l'élj'tno1o(>i« enlre paccnlbèsi^s \ il rcnionlo pretqne toujours à ta l'oraie IsLine Ou il la forme du laliji populaire IftSaéiit d'uue * «{UBud *ll« est Uypotliélique] qui expliijiie plioDél^ucment le mot français {il ne Tait fiutra d'ticcplion que pour les mois d'oii;; lue f^ermaniijue). Cette méibude s le (;raiid avaiiti);a do la coaciEÎaa, ruais « psut-eiie le ton de douner parrois une fausse idée de la (açau dool le mal til formé ; elle fait ou parait Taire remonter è IVpoijue rumine «u latine des dériTatiuos ou des composiliuna qui «mil cntiiTtment (i'i;ie posléfiBur. Peut-un dir«, par eiciiiple, que entrt-baïuer sailinlir-haaare, que ateeciir soit, em-ia ttUiare ; le premier est formé d'éléincats purameut frantaij inlre et laïsUr; lo second •erail tsieltier etltcitf s'il veusit du dérivé verbal ; il est formi à l'âpoi^ue française de Ucce lêJeci qui est, lui. le dérivé direct de laelilia. Admettre uue éiymoloriis direcle pour ces moia de dérivation postérieure iDtneraît lum, A ce l'omple, dimfaagtiiuiit •erail * da-tt-miHiiim-alic-ameHIum l L'étymolo^iie doit tenir un compte plus sévËre do diieloppcment liistorique et de !■ vie propre des mots.

U. Kosehwili donne »ux mots latins [donnés comme élymoIuRies) la furme du nomiaelif : c'est souvent inexact pour les noms masculins; aiusi ïuefa'eu, pus bot, mais Ioha; «0 l'ett loujoura

j. î Ce:

is délacbées

Voici tnaimenanl quelques re

• aeoillir fad-'calligî-'tj ■ -, colligîre ne peut eipliqi , .

donné coljii; <vugîr, — . Afmlloa ('ûtutalia do amaila) • \ il coniiiodraii de marquer du signs de la longue lo premier n de atùtula. — i AisUat (*aeiiaiUiitvm) • ; liaei atulmlsM. — • Ains (de atlt) > U fsudreil préciser | aim tient ûe anteit, iotiao du lalin populaire qui a remplacé aHUit. — ■ Aleinc (haltna) ■ ; kaiena n'est pas latiui mellre au moins 'Kalrna et indiquer lo rapport du ma\a\ea aakelire. -~ % Anceit

(anU-ipaiM ou aulinl i} • ; ni l'un ni l'eulre, ils auraient doniié aaltia, aalbii.

. Snultr (per-'tttlalTeJ .. ajouLor au moins un i aprts Ceptr-utlulare loil problâmaliqua. — ■ Cliaiére (xafltîpa) • ; pourquoi donner l'elymolu^ie precquo, puisque le lalin populaitû a ait talÀidra; à ca compta, autant douner ànorrto),*;, xoî.nçô; comma é*ymolugiES A'apSIre, map ; de même xii|iiji«. comme origioc de tkambi-t / romci-a est una impurtsiioo Utma du grec plus audenne que apostolua, culaput ou eatktdra ; maïs la date plus ou nains récente ou plus ou moins reculée de l'imporlation n'em- |iêiilie nuUemeul le mol roman de remonter ici ù une ori(;iue latine r même observalion pour eaU, du lat. populaire empota qui Tient du greo ip^uTK.

. Doleat fdoUHlui; • ; lire doUalii ; de même pour toutes les formes du participe présent; la comparaison avec le» autres lauguas romanes moiilre que le laiiu populaire a Tait passer la terminaiEon tut cnlem, atu anitm, a inlia taltm, aalU anieui. — ■ Do» (isrtuii'j • -, plus cxatiameul 'daiiam. — , Si (do 'alam pour «/[(Jifrf ■ ; il

Ijanisé tout â fait barbapo), et conservée dans le manuscrit de la bibliotlièque de Saint-Marc à Venise, fonda français, n" IV.

De plus, vers la fin du xii" ou au commencement du xiii" siôcle, un poèlc remania le texte ancien du Rolmitf, en lui faisant subir dei modiflcaliona, quelquefois très iirofondes, qui altérèrent couiplètement la pbj'sionoraîe de l'original.

Le Romiiii de Roiuevavx (te! est le nom eous lequel on désigne babituellement ce reinauiement) a été conservé dans une demi-douzaine de manuscrits dont on ne possédait jusqu'ici que dej cojiies imparfaites ou incomplètes. Or la restitution critique du Roman de Ronttfaux est d'une importance capitale pour la reconstitution du texte primitif de la duitisoii de Roland, de ce texte d'où sont sorti* les manuscrila d'Oxford et de Venise, et sur lequel a travaillé l'auteur du Rcman.

Pour la Chanson de Roland, on possède une édition photograplilée et une édition diplomatique du manuscrit d'Oxford, que l'on doit à M. E. Stengel, le laborieux professeur de philologie romane à l'Uuiversité de Marburg ; on possède également une reproduction diplomatique du manuscrit do Venise IV, due aux soins de M. Ed. KojchwitE. Le Roman de Roncevaux a<;mblait oublié, et pourtant si un teito avait besoin des secours de la critique, c'était bien celui-là.

vient plutôt defl(«ameBé par l'anBlojtieiie /«/», ynii/s. — ■ Bielarcîi- [àe ei-rlaraeirt] •: le c, dans les vsrbes tels que fclei'-eir. olurwrii', neircif, «le, O; peul feprÉBeolw que Ib syllabe ■(•■- qu'on relrouvo i-i TrAquem meut dans la dérivation Uumirala, esrhrrir eit donc 'M-elariiirt. — i Xtlortir (' iloptit) > ; qu'cBt-ce que cette iotxat tlopertf l'éloile qui la précàde i (gauche si^tnilia qu'elle appartient ail lalin populaire; tur quelle «utoiité »'»ppaio M. Sostliwiu pour la lui auribuer ? — Marne observaiioa pour tMiTti-are, tilrntr et pour • nefa, roclie ; sal quoi s'eppuieul ce» formes et qnrile rn Mt U raloor? — i Ualtr»» (de Tirl. jal •; le mot est tïi-bwton : gwalm. — GaarJer, gaarir, gwarnir, gutrpin il serait mile de remunler exactement aux tvpes jiormiuique* en A», Ô» pour Ira verbes fradjais lO er, aux typM irermaniquc* tajSn, Jân pour 1e( verlios français en ir(J~sprËs une observaiioa laite depuis lonj^empa par M. O. Parir). — ■ Gviona^t (DC guianagiuiÊi) • ; comme la lurme donute par Du CaoKO n'est que le moi Iraoçals traduit eu lius-ialin, elle ne noua apprend rien et ne a«rt irien. — • lIonlt{iuc, ail. ■A«nÎM' t ; ssn'i doiiie M. Koscliiviii, cbinfccaul ii*i la valeur de l'élulie, suppose ainsi une Torme kSiiUii, parce que la l'orme la p ui aneienaa connue est («i nous ne nous Irompons) kànidt Mais kâsida suppose r^guabrement iSnillia, qui ett la (orme gutliique, et pic EUite la forino primitive. Or, daos I»* molt fiermaniquca qui ont passé au ffançai», c'ost Une rèpla que l'aapir^a dentale fi «e cliBnBeeo(.-cf.lesni)in8inéroriii[,'iensen Th«a~ = TW — • Zaïainiii ['AiJiji'danM) •; pluiOl " loayiVaam, — . Mol [mullinal] . Poiir-puo: ce pflini d'interro((atiouî Je ne tache pai qu'on puiiae (uj'e dis objecliona â celle ét;nmla)(io, maliiré le ehanfcemeat de H en D. — • Olîtier [o/if'nrt'iH) ■ ; mieux Mtarîim. — • Plfpif (praeitrt) ., mettre un î aprù« fraihtrt i quoique celle *lj-iiiol"(iie soit très vraisemblable (el.a a l'avantaKe d'expliquer ^rtjrf ca mtine tempa que fl^r,- le chaiigemml de f en r Tait (eul difBcult*); c»|)en'lanl elle n'rst que probable. — . Pi-fteiitf (pratHcur) .; fr^ta doDné pr^tiier et noD prftckitr. — < l'uia [piit\ ■ ; corrigei ea poil : iijtaoil anlcitipoêlta a daonipauea-ê.pottiM

d'où le poitsft lie la Fanioit til et le provençal poiaas puiùi pciltit, poitiii, d'uii pnii ; cf. CBTi-(« ^iiie — etc., vlr.

t/ il •

ALTFRANZŒSISCHE BÏBLIOTIIEK 05

Les six manuscrits qui contiennent lo Roman se divisent, en effet, en deux familles, Tune comprenant un manuscrit conservé à Châteauroux et un autre conservé à Venise dans la bibliothèque de Saint-Marc, fonds français, n® VII ' ; Tautre comprenant un manuscrit conservé à l'ari*, un second à Lyon, un troisième à Cambridge, sans parler d*un court fragment écrit en dialecte lorrain.

Or, de ces manuscrits, on n'a jusqu'ici publié complètement (je ne parle pas de courts morceaux publiés dans des chrestomathies), que le ms. de Châtcauroux et le ms. de Pari 5. Le m 3. de Paris a été publié en 1869, par M. Fr. Michel, avec la légèreté qui caractérise la plupart de ses éditions. Pour ne donner qu'un exemple, le compte des vers du poème est grossi indûment de 6,000 vers : à la page 238, le nombre 3,913 est changé par mégarde en 9,913, et cette erreur, 122 fois répétée, se poursuit sur les 122 pages suivantes jusqu'à la fin du poème qui compte ainsi 13,108 vers au lieu de 7.108! Quant au ms de Châteauroux, il a été publié d'une fi\çon tout à fait extraordinaire par un de ses anciens propriétaires, Jean-Louis Bourdillon (en 1840-41).

Bourdillon, convaincu que son manuscrit était le plus précieux de tous ceux qui conservent le texte du Roland^ le prit pour base dans son essai de reconstitution de ce texte. Il Tapprit à peu près par cœur, puis, fermant le livre et s'abandonnant à son imagination, il essaya do retrouver par inspiration le texte original. Il écrivit ainsi sous la myslêrieuse dictée d'un instinct supérieur, qui, dédaignant la marche pénible et vulgaire de la méthode expérimentale, de la critique a posfer/ori, lui faisait retrouver a priori, par intuition, l'original à jamais perdu ! De là est sorti ce Roncivals mis en himUre^ texte do fantaisie écrit dans une langue baroque, mélange d'ancien français et de français moderne habillé à Tancienne, que Littré a eu la malheureuse idée do faire entrer à peu près tout entier dans Vhistorique de son dictionnaire comme texte do langue pour le xiio siècle !

Le fragment lorrain (do 600 vers environ) avait été publié par M. Génin dans son édition de la Chanson de Roland.

Voilà où en était encore l'année dernie^re, la publication du Roman de Ronavaux, M. Foerster, poursuivant, en rivalité avec l'école de Marburg la publication des documents relatifs au Roland qui doivent aboutir à une édition critique et vraiment scientifique du texte du xt° siècle, a abordé t'ésolument la publication du Roman de Roncevaux, Il prépare une édition critique des mss. de Paris, Lyon, Cambridge

1 zViosi le n» iv et le n" vu du fonds français de celte bibliolhèque nous oiTrcnt les deux traditions du Èoland^ le n« iv celle du poème primilit' du si* siècle, le u^ vu celle du rajeunissement.

T. li. B

et du fragment lorrain, et nous offre aujourd'hui le texte diplomatique dei deux mss. de Cluiteauroux et de Yeriailles.

Dans la préface, M. Foeritjr donne une description étendue du ms. de Chàteauroux ou ms. Bourdillon dont il fait Tliistoire, et du ms. VII de Venise, et publie une intéressante notice sur Bourdillon, obtenue pour lui d'un habitant du pajs, M. Pùturot, par M. Pauplin Mayct, bibliothécaire de la ville de ChAteauroux. Cette description modifie en quelques points Topinion généralement reçue sur Tun au moins do ces manuscrits.

Pour le ms. de Chàteauroux, contrairement à l'opinion de MM. Meyer et Gauthier qui le placent au xiv^ siècle, il l'assigne à la seconde moitié et au plus tard à la fin du xiii* siècle. Il refuse également d'y reconnaître, comme le font les deux éminents paléographes, une écriture italienne dont il na trouve pas la plus petite trace * .

Le ms. VII de Venise a été sûrement écrit en Italie, comme le prouvent Técriture et les nombreux italianismes qui émaillent le texte. Tout le monde est d'accord à le placer à la fin du xiii<» siècle ou au commencement du xiv°. Il serait donc, suivant M. Foerster, un peu postérieur au ms. de Bourdillon.

Comme les deux textes concordent presque partout, M. Foerster se contente de donner en interligne, en petits caractères, sous les vers correspondants du texte de Chàteauroux, les vers du texte do Venise qui s'en écarte ..t. Los lacunes du nu. de Venise ou du ms. de Chàteauroux sont indiquées par le signe C + ou le signe V +* placé devant les vers

^ TuuUTuis, on voudrait voir M. Fœrsler CDDcilicr ceUe conclusion avec le fait quo ce mF. contient çà et la des italianisincs, et quM vient dUtahc, puisqu'il faisait autrefois parlic de la Bibliothèque des Gonza<^ujs. Vuir le n« 52 du catalogue des mss. IV. des Gonzagucs dans la Homania^ 1880, p. 513.

2 M. Foerster désigne ici par V le ms. de Venise el par C le ms. de Chàteauroux ; CCS désignations sont nouvelles et faites pour dérouter les liibiluies reçues. 11 propose dans une note de Pinlroduclion un nouveau système de notation, qui ne nous paraît guère heureux, pour désigner Tensemble des textes rdandicns :

1. Firançais) : O — ms. d'Oxford ; V = ras. do Venise IV ; 13 s= ms. de Bourdilloa ou Chàicuuroux ; M =^ manuscrit de Venise Vil, cVsl-à-dirc de \a Marciana ; V =^ ms. de Paris ; C -- ms. de Cambridge ; L = ms. de l.yoo ; F = fragment lorrain.

'2. D^cutschc texte ; textes allcmand.'ij : r = le Ruotlandes lict ou traduction allemande du lîolant par le curé Conrad ; k ^ le Karlmeinet ; s &= le Slrickcr.

3. N[orois): d = la traduction Noroise dite Karlamagnus Saga ; n «rs cbruniqu^ Danoise.

/i. ll(ol!audais) : 1 — fragment de Looz ; b *^ fr. de DruxcUes; h ^^ fr, de La Ilajc^ r -: fr. de Hijssel ; v -- le vlacmisches vuiUsbuch.

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