HYDRATES DE CARBONE
ÉVALUÉS EN GLUCOSE
Pour 100 gr.
de matière sèche
Pour 100 gr.
d’hydrate de carbone
Feuilles Feuilles normales attaquées
Feuilles Feuilles normales attaquées
Total des hydrates de carbone. 32,30
Sucres solubles dans l’alcool.
Dextrines
Amidon et celluloses facilement hydrolysables...
Ce que je viens de dire des substances azotées paraît d’ailleurs s’appliquer également aux substances hydrocarbonées; j’ai dosé ces dernières dans le cas des galles du Juncus lamprocarpus. On extrayait tout d’abord l’ensemble des substances sucrées (sucres réducteurs, non réducteurs, et glucosides) par l’alcool à 95°; on hydrolysait ensuite à 120° pendant une heure par de l’acide sulfurique à 4 p. 100 et on dosait tous les sucres réducteurs obtenus en les évaluant en glucose ; les corps solubles dans l’eau, du groupe des dextrines, étaient extraits de la matière qui restait après le premier épuisement et dosés après hydrolyse opérée dans les mêmes conditions que précédemment; enfin on traitait deux fois le résidu par de l’acide chlorhydrique à 10 p. 100 pendant une heure à 115° et on évaluait en glucose les
B. DE LESDAIN.
NOTES LICIIÉNOLOGIQUES.
substances réductrices provenant de cette dernière hydrolyse qui portait sur les matières amylacées et les celluloses facilement transformables.
J’ai obtenu de la sorte les nombres ci-dessus.
On observe encore ici une augmentation des substances solubles dans le suc cellulaire, coïncidant comme dans beaucoup d’autres cas avec la production d’anthocyane. Ces résultats peuvent encore s’expliquer par l’intervention de diastasessécrétées par les parasites dans les cellules en voie de développement.
Je ne prétends pas que les faits sur lesquels j’attire l’attention ne puissent recevoir d’autre explication, ni que l’hypothèse par laquelle je propose de les relier soit indemne de toute objection; cette hypothèse conduit du moins à l’institution d’expériences qu’il est facile d’imaginer et que je me propose de tenter, dans l’espoir d’apporter quelque contribution à la question biologique si captivante du déterminisme des galles.
M. Lulz lit les deux communications ci-après :
Notes Lichénologiques