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Du vomer el du cartilage sus-vomérien.
Dans la plupart des cétacés le cartilage sus-vomérien qui continue, en avant, les sphénoïdes soudés entre eux et avec l'ethmoiïde,
la partie axile du crâne ne s’ossifie pas, etsa disparition dans les crânes
4. On trouve les dimensions suivantes pour nos trois crânes de Balænoptera musculus :
Balénoptère de lile Sainte-Marguerile : longueur du crâne, 4,90; largeur entre les orbites, 2"; longueur de la grande surface formée par l'occipital supérieur mesurée au-dessus du trou rachidien, 0,95.
Balénoptère d'Abbeville : largeur de la mème surface entre les deux temporaux, 4,30 ; longueur du crâne, 2*,70 largeur entre les orbites, 4,34; longueur de la surface occipitale, 0®,68; largeur de la même surface, 0,94,
Balénoptère de Bayonne : longueur totale, 2,70; largeur entre les orbites, 4,44; longueur de la surface occipitale, 0,71 ; largeur de la même surface, 0,88.
Les mêmes parties mesurées dans le Balænoptera rostrata de Berghen donnent : longueur totale, 4",42; largeur entre les orbites, 0,82; longueur de la surface occipitale, 0,41 ; largeur de la même surface, 0",60.
Chez le Wegaptera Lalandii, on trouve les chiffres suivants : longueur totale, 2,53 ; largeur entre les orbites, 4",60; longueur de la surface occipitale, 0,55 ; largeur de la même surface, 4,10.
< ANATOMIE DES CÉTACGES. 109 qui ont macéré, laisse un vide entre les os incisifs et les maxillaires au-dessous de la longue gouttière formée par le vomer; mais, par une particularité remarquable, le même cartilage s'ossifie dans certains Ziphioïdes et par la densité du plasma solide empâtant les ostéoplates qui s'y développent alors, il prend une densité remarquable. De plus, en se soudant aux autres os de la face, tels que les intermaxillaires, les maxillaires et le vomer, il fournit les éléments du rostre comme pétrifié qui a fait donner par de Blainville le nom de Delphinus devrirostris à la plus anciennement connue des espèces chez lesquelles cette disposition s’observe. C'est ainsi que le rostre des Ziphioïdes est constitué soit dans le Dioplodon seychellensis ‘, espèce très-peu différente du Delphinus densirostris et qui ne doit peut-être pas être séparée de ce dernier. Il en est de même chez le Dioplodon de la Manche (Dicplodon europæus*) ainsi que chez les fossiles analogues qu’on a décrits sous les noms de Chonéziphius et de Bélemnoziphius. Chez les Ziphius proprement dits, dont on possède maintenant des exemplaires rapportés de parages très-différents les uns des autres, le cartilage sus-vomérien peut s’ossifier comme dans les animaux des genres précédents où conserver au contraire sa consistance primitive et par conséquent rester plus où moins cartilagineux. Dans ce dernier cas il disparait à peu près complétement par la macération, comme chez les autres célacés, et l’on voit à sa place la gouttière évidée ordinaire aux crânes des ces animaux que possèdent nos musées.
On a quelquefois confondu le cartilage sus-vomérien ossifié avec le vomer lui-même, et on l’a pris pour une portion de cet os. C’est en acceptant celte interprétation que Cuvier dit dans sa description du Ziphius cavirostre que lon voit entre les intermaxillaires du crâne de Fos « un vomer d’une singulière épaisseur ». M. Owen n'a