Comptes rendus, t. LIL, p. 621, 891 et
des espèces encore vivantes, mais dans ce cas leur enfouissement remonte à une date plus récente, et certains d’entre eux ont évidemment été laissés par l’homme lui-même dans les lieux où nous les retrouvons. Toutefois M. Van Beneden regarde comme appartenant à une espèce éteinte un arrière-crâne de la collection du Muséum, qui a été envoyé de Villiers, près Bayeux, à de Blainville, par feu M. de Roissy; c’est pour lui un reste de Plesiocetus Hupschii, et l'espèce à laquelle il le rapporte est également fossile dans le crag d’Anvers.
Ainsi que je l'ai déjà dit, je ne m'occupe dans ce mémoire que des Balénidés, au sujet desquels j'ai pu réunir un certain nombre d'observations nouvelles, malgré les travaux importants que leur ont consacrés, depuis Cuvier, MM. Eschricht, Reinhardt, Lilljeborg, Flower, Gray, Cope, Van Beneden, etc.
On remarquera, parmiles figures composant les planches qui Faccompagnent:
1° Celles qui reproduisent la coupe médio-longitudinale du crâne chez cinq des six espèces que nous possédons, savoir : la Baleine franche, la Baleine australe adulte et jeune, le Mégaptère Poeskop ou Rorqual du Cap, le Rorqual de Bayonne, qui appartient au Balænoplera musculus, et le Balénoptère rostré;
2° Celles qui établissent les rapports du vomer avec le long cartilage placé en avant du présphénoïde, lequel cartilage s'étend dans toute la cavité formée par la face supérieure du vomer entre cet os, les maxillaires supérieurs et les intermaxillaires";
3° Celles qui sont destinées à faire ressortir les différences caractéristiques offertes par les os palatins, envisagés dans la série des espèces représentées au Muséum ;
1. Chez certains Ziphioïdes, le cartilage dont il s’agit s’ossifie et prend une consistance
remarquable. Comme il est alors soudé avec le vomer, on l’a souvent considéré comme une partie de ce dernier, mais M. R. Owen a montré que c’était là une erreur.
h° Celles qui reproduisent le sternum de nos différents squelettes.
Le bassin de la Baleine franche ! est également figuré sur ces planches d’après l'exemplaire de notre collection, et j'ai placé en regard les pièces par lesquelles on avait simulé celui de la Baleine australe, sur l’exemplaire décrit par Cuvier”. Elles sont au nombre de trois : une médiane qui est évidemment faite au moyen de la partie supérieure d’une côte de grand Cétacé, et deux latérales que M. Van Beneden et moi croyons être les lacrymaux ou os unguis du sujet lui-même. Cette erreur, ou plutôt cet artifice, car il est probable que les véritables os du bassin de la Baleine du Cap auront été perdus avant le montage définitif du squelette et qu'on aura d’abord voulu les imiter, paraît avoir été suscité par une indication alors mal comprise de Delalande, qui avait dit à Cuvier que le bassin de la Baleine du Cap est formé de trois pièces, sans doute parce qu'il y avait observé trois os de chaque côté, comme c’est le cas pour la Baleine du Groënland, lesquels trois os sont l'os iliaque et les deux pièces regardées comme étant l’une un fémur et l’autre comme un tibia rudimentaires. Malheureusement cette substitution a bientôt donné le change, et les pièces dont il s’agit furent décrites comme étant le bassin dans l’ouvrage même de Cuvier.
En regard des trois os qui représentaient le bassin sur notre squelette de Baleine du Cap, j'ai fait dessiner, pour servir de terme de comparaison dans cette discussion, l’os lacrymal du jeune sujet de cette espèce et celui de la Baleine adulte du Groënland.
Je donne aussi la figure de l'os iliaque d’un Rorqual pris en 41870 sur les côtes de l'Hérault.
D’autres planches et une partie correspondante du texte ont pour objet les formes cérébrales propres aux Balénidés, sujet nouveau dont
les anatomistes ne se sont point encore occupés.