‹ Remarques sur la vaccination [microforme]Chapitre 3 sur 5 · Les effets de la vaccination sont-ils permanents · texte numérisé non relu

Les effets de la vaccination sont-ils permanents

En règle générale, on peut répondre: oui, Mais les exceptions sont si nombreuses que je dois ad nettre qu'une partie de ce que certains écrivains ont proclamé est vrai, c’est-à-dire “que la protection de la vaccination contre la petite vérole n'a qu’une durée limitée. Pendant combien de temps peut-on jouir d'une immunité absolue ? Cela varie suivant les individus, et la manière dont la vaccination a été donnée, d’abord, a beaucoup d'influence sur le degré de durée de cette immunité. Bien qu’on prétende que la moyenne de cette durée est de dix à douze ans, la vaccination bien appliquée et bien réussie procure une protection bien plus prolongée. Dans un grand nombres et même dans un trop grand nombre de cas, malheureusement, la vaccination n'est pas pratiquée avec tous les soins consciencieux oui seraient nécessaires, Sur un grand nombre de revaccinations faites récemmeut dans la ville, mes confrères et moi-même, n'avons pas toujours découvert les .narques des vraies pustules de Jenner. Jusqu'à l’âge de puberté, un enfant convenablement vacciné peut être considéré comme à l’abri des atteintes de la variole, Mais il en est tant parmi ceux qui ont été vaccinés, dont les cicatrices sont irrégulières en nombre et en caractère, que la re-vaccination devient nécessaire 1à ou l'on est exposé aux atteintes de la petite vérole. Mais s’il peut exister certains doutes sur la protection illimitée offerte par une première vaccination. ii ne peut plus y en avoir au sujet d’une re-vaccination faite convenablement. La re-vaccination quand elle réussit bien, offre en effet une entière immunité, et pour appuyer mon assertion je citerai quelques cas entre mille : Il a été établi pour règle rigoureuse depuis quarante cinq ans à l'Hôpital des variolés de londres, que toutes les gardes-malades et autres personnes au service de l'Hôpital doivent, en entrant, être vaccinées. Dans la généralité des cas, c’est une re-vac cination que l’on pratique, et on ne la renouvelle plus jamais. Ces gardes-malades vivent enfermées jour et nuit, soignant les patients, et les autres sujets au service de l'Hôpital sont constamment exposés aux atteintes de la maladie ; et cependant pendant ces quarante-cinq années, on n’a pas eu à signaler un seul sas de petite vérole parmi le personnel de l'Hôpital :

Je vais citer quelques chiffres officiels prouvant l'efficacité de la re-vaccination, lesquels concernent les armées de plusieurs contrées continentales de l’Europe. Dans l’espace de cinq ans, dit Seaton, sur

14,384 solduts de l'armée du Wurtemberg re-vaccinés, on n'a eu à Cunstater qu'un seul cas de petite vérole; et parmi 30,000 re-vaccinés dans la population civile, on n’a eu que deux cas de variole, quoique dans ces cinq ans, la petite vérole ait sévi dans 344 localités produisant 1,674 cas de petite vérole modifiée ou non modifiée parmi une population de 363,298 âmes non re-vaccinées et en partie non vaccinées, Dans l’armée prussienne, depuis l'introduction systématique de la re-vaccination, en 1834, les cas relevés comme “varioloid ” et plus encore les cas appelés ‘ variola ” se sont produits presque tons parm cette partie des recrues dont le terme pour la re-vaccination n'était pas encore venu, ou dont la revaccination n'avait pas réussi, ou bien encore qui couvaient la petite vérole quand ils ont été vaccinés, Pendant les vingt ans qui suivirent immédiatement l'adoption de ce système, il n’y a eu en tout que quarante décés causés par la petite vérole dans une armée aussi considérable (ce qui fait une moyenne de deux décès par an) et il a été constaté que sur les quarante, il n’y en avait eu que quatre parmi les hommes qui avaient été vaccinés avec succès. On peut en dire autant de l'armée bavaroise dans laquelle la revaccination compuisoire a été introduite en 1843; depuis cette époque, jusqu’à la date d'un rapport du ministre de la guerre fait en 1855, on a eu à constater qu’un simple cas de petite vérole non modifiée, et seulement quelques cas modifiés, sans aucun décès. C’est pourquoi, si je réponds par la négative à la seconde question, relativement à la permanence invariable d'une première vaccination, d’un autre côté, d’après les statistiques tirées de sources officielles, appuyées par le témoignage universel des praticiens, je puis affirmer qu'après une seconde vaccination réussie, on rencontre rarement des cas de variole, même les plus bénins; et que néanmoins si des cas graves se présentent parfois, ils doivent être attribués au mauque de soins qui a présidé à la première vaccination. D'après ce qui précède, une question de la plus haute importance pour les adultes se présente d’elle-même : c'est que ceux qui n’ont été vaccinés qu’une fois courent le risque de contracter la maladie; et comme il est prouvé que la revaccination renouvelle ou complète la protection contre la petite vérole, la prudence la plus élémentaire conseillera la revaccination à ceux qui veulent se préserver contre cette maladie, et surtout en temps d’épidémie,

de. Y'a-t-1l danger que la vaccination provoque une action inflam matoire locale ?

Quand nous considérons la disposition, le tempéramment, la con-

\ dition de santé de ceux qui ont été vacciné», et In période de la vie à laquelle la vaccination est habituellement pratiquée et la saison de

l’année où elle a lieu, on peut être surpris qu'une irritation lccale ou

une action érysipélateuse ne se produise pus plus fréquemment. A cer.

taines saisons, dans certaines années, toute lésion de la peau, même la

plus légère, même sans le concours du vaccin peut causer l'érysipèle

inflammatoire, Quel est l’homme de la profession qui n'a quelquefois

vu un érysipèle partir d’une légère lésion, d'une égratignure faite avec

une aiguille ou d’une déchirure? J'ai vu mourrir un enfant dans des

convulsions pour avoir avalé un pépin de pomme ; le tétunos provenant

d'une écorchure insiunifiante en apparence; la paralysie pour avoir

ë mangé des crêpes. Les accidents de cette vspèce comme suite de la vaccination sont relativement peu nombreux, et surtout bien moins nombreux que ceux qui suivent l'extraction d’une dent, Kt cependant, qui s’imaginera jamais de consciller de laisser une mauvaise dent à sa place parce qu’il est arrivé une fois, quelque part à une personne quelconque que l'extraction d’une dent a causé une hémorrhagie? Tout cela est tout à fait accidentel et tellement rare qu’il serait oiscux de le faire entrer dans des calculs généraux, Je suis si bien convaincu de l'efficacité de la vaccination, que je u’hésite pas à dire qu'un vaccinateur qui connait sa profession pourrait vacciner un millier d'enfants avec aussi peu de résultats facheux, qu’un habile dentiste qui extrai rait le mêm: nombre de dents. Il y a sans doute des précautions à preudre, comme il y a des précautions de sens commun à prendre pour manger, boire ou voyager; mais les accidents seront rares, sans aucun , doute, si le vaccinateur agit avec soin et jugement dans le choix du vaccin (qui doit être pur, levé en temps convenable et sans mélange en

aucune façon avec les débris de sang vâté ou de pus) et dans le choix

Ù de ses sujets (qui ne doivent pas être trop affaiblis ou trop maladifs) et avec un voisinage sain; consultez avec soin les instructions aux vacci-

nateurs avec ces précautions, les cas graves d’inflammation locale seront

certainement rares. Mais ce n’est pas à dire qu’il ne se produira pas un

certain degré d’irritation. Au contraire, les enfants vaccinés avec le

plus pur vaccin manifesteront, pendant les quelques jours que les pus-

tules seront à leur plus grand développement, une certaine perturbation

fièvreuse du système général, et alors la température du corps atteindra

quelquefois 104° F. Mais dans certaines constitutions, dans certains

états de l’atmosphère, et surtout quand la croûte s'émiette, et qu'avec

cela, il arrive que le vaccin pris, soit par manque de soins ou par igno®

rance, est de l’écaille ou du pus séché, ou tous les deux, ou même le

ES

plus pur vaccin levé avee un instrument mal-propre, le dérangoment constitutionnel dont il est parlé plus haute qui ressemblait encore la sunté, prend un caractère morbide, et il en résulte un trouble générul ou local plus où m ns prononcé, [Il est inutile de nier que nous ayons eu quelques uns de ces facheux accidents danxrstte ville, et c'est ce qui a le plus concouru à créer l'antipathie qui, malheureusement, existe aujourd'hui contre la vaccination, C’est pourquoi on peut répondre à la troisième question comme ceci : une inflammation locale modérée peut parfois se produire, mais en règle générale, les accident, plus graves ont pour cause (æ) le manque de soin dans le choix du vaccin ; (6) le manque d'attention concernant l’âge du sujet; (ec) le manque de soin dans l'emploi de l'instrument , (4) les influences atmosphériques ; (é) un voisinage malsain ; (f) ou toutes ces causes combinées,

4e Y'a-t ul danger, en vaccmant, d'inoculer les scrofuls ou autres maladis héréditaires ?

Si mes réponses aux questions précédentes sont nécessairement qualifiées, celle que je donue à la quatrième ne l'est pas, et je réponds solennellement : on. Ce serait une perte de temps inutile que de discuter de nouveau ce qui a déjà été expliqué à la satisfaction de tous ceux qui ont l'esprit libre de préjugés, Que la vaccination commuuique les serofules ou toute autre nouvelle maladie, voilà une véritable absurdité, malgré les contes étonnants de Verde de Liste allant à dire que la vaccination a causé la dégénérescence morale et physique de la race humaine, en diminuant la stature de l'homme, et le rendant incapable de supporter las fatigues du service militaire, on même les exerices de là dance, Un mot sur la taille : suivant le professeur J D. Forbes, les homnes les plus grands, les plus forts, les plus fermes de l’Europe sont les Trlandais, et cependant, l’Lrlande est une des contrées où la vaccination est le plus répandue.

Au lieu de communiquer des tendances aux scrofules ou autres maladies, on prétend que li vaccination diminue ces tendances. M, Babbage, dans son ouvrage des Assurances sur la Vie, dit: ‘‘il a été démontré par M. Duvillard, écrivain français, que l'introduction de la vaccination à accru la durée moyenne d : la vie de l’homme de trois ans et demi environ.” Et le taux des primes en subit la conséquence. Sur la fin du dix-huitième siècle, la mortalité à Londres était de un sur trente; cinquante ans plus turd, elle était de un sur quarante-un | PU ant cette période de cinquante ans, la vaccination avait été introduite et sa pratique était devenue générale. Ce qui fortifie grandement, dit Thomus, not.e argument en faveur de la vaccination, c’est

de trouver que la ‘mortalité générale, en comparaison avec la diminution .essuvée pur lu petite vérole, a elle-même énrouvé uue décroissance notable proportionnellement à la population existante,

50, Peur-on, par la vaccination, inocuier la syphilis ou autres maladies acquises !

Les cas supposés d’inoeulatiou de la syphilis avec la vaceine ne sont pas nombreux, et une anulyse les ramène à quelques uns, et plus turd ces quelques uns sont encore diminués par le fait que ln plus grossière ignorance et l'inconduite «ont, dans quelques circonstances du moins, attribuées aux vaccinateurs, Les quelques cas qui ont été publiés depuis sept ans, principalement de sourcex continentales, sont insignifiants en nombre et en importance, et nous portent à poser la même question que M, Simon : ‘Si notre vaccination ordinaire propage le syphilis, où est le syphilis qu'elle propage ? Qui l'a vue? L'expérience du département est en blune à ce sujet. Pendant les dix dernières années, nous avons été en communications incessantes et intimes avec les différentes parties de l'Angleterre, sur les détails de la vaccination publique, et pendant ces dix :unées, chacun des 350 districts de vaccination, qui se divisent l'Angeterre, a été visité trois ou quatre fois par un inspecteur spécial chargé de faire des investigations minutieuses sur la pratique locale de la vaccination ; de ces recherches systématiques et détuillées de tout ce qui pouvait être dit au sujet de la vaceination en Angleterre, il n'est pas un inspecteur qui ait rapporté la moindre accusation locale ou le soupçon qu’un vaccinateur eût communiqué la syphilis. Pour nous, notre système uational de vaccination est en force depuis plus de 60 ans, vaccinant dans ses propres stations, des milliers de persounes, et transmettant aux autres stations le vaccin avec lequel, chaque année, des milliers d’autres vaccinations (50 à 60 mille par an aujourd’hui) sont faites, et qui, à leur tour, deviennent une source de vaccin pour d’autres stations ; mais, autant que je puis l’affirmer, cette vaste expérimentation n’a pas révélé un seul cus que l'on puisse citer dans lequel la syphilis aurait été communiquée par le vaccin. Est-il convenable qu’en présence de ces expériences négatives, on puisse alléguer que le vaccin venu d'enfants portant une syphilis latente héréditaire soit un danger appréciable pour la salubrité publique ? Il y à trente ans, en ma qualité d’officier du serv :ce sanitaire, je fus chargé de faire l'enquête la plus minutieuse dans un grand nombre de départements et d'institutions publiques, de même qu’auprès de centaines de personnes pratiquant la vaccination, et en cette occasion, je portai tout naturellement mon attention sur la questioa qui était sou-

ne me +

levée, Voici une des quatre questions que je posais :— ‘ Avez-vous quelque raison de croire que le vaccin provenant de la .u -ule de Jenner ait jamais été un véhicule pour la transmission des maladies syphilitiques, scrofuleuses, ou autres affections constitutionnelles pour aucune personne vaccinée, ou que quelque autre maladie ait été inoculée inintentionnellement au lieu du but que se proposait la vaccination, appliquée par un médecin dûment qualifié ?” La réponse invariable que je reçus de 542 confrères en médecine fuë aussi courte que con cluante et uniforme: “ Non.”

Les cas d’inoculations qui s'étaient produits suivant les allégations étaient rejetés dans l'insignifianee par leur témoignage. Des hommes de la plus ancienne et de la plus grande expérience dans le Royaume- Uni; des hommesqui sont connus pour avoir observé toutes les variétés de maladies et d'accidents auxquels cst sujet le corps humain ; nos savants maîtres qui ont enseigné la médecine et la chi urgie à cette masse d'hommes de profession ; les médecins et les chirurgiens de nos plus grands hôpitaux métropolitains et provinciaux, en Angleterre, en Ecosse, en [rlande ; les médecins qui ont étudié spécialement les maladies qui affeetent les j: nnes enfants ; les chirurgiens qui ont fait des recherches spéciales sur l’inoculation des maladies ; les pathologistes les plus en vue et les plus savants—cette foule d'hommes distingués, dans le cours de ses expériences multipliées, “ n’avait aucune raison de croire ou de suspecter qu’en aucun cas, ma question ne fût résolue négativement”?

Dans la liste, on peut voir les noms les plus éminents qui soient passés à la célébrité en Angleterre depuis trente ans, certifiant une telle dénégation ; à Paris, négatives ont aussi été les expériences des Chcmnel et des Moreau, des Rayer et des Ricord, des Rostau, et des Velpeau ; même négation à Vienne, par Hébra, par Oppolzer et par Sigmud. Et ici, m'en rapportant à cette abondance remarquable de témoignages, je puis répéter les obsérvations que mon premier examen m'a suggérés: ‘ Evidemment, une au moins des deux conclusions est inévitable, ou il y a une négligence inqualifiable pour choisir le vaccin, la vaccination en tant qu’en puisse lui appliquer ce nom, ne pouvant être le moyen de communiquer une seconde maladie quelconqne ; ou bien c’est le cas que dans le monde des vaccinateurs, tous les soins sont presque inutilement pris pour exclure la possibilité du danger.

Peut-être, pour le public, il importe que ces conclusions soient démontrées. J'ai toutes raisons de croire que le présent recensement

des expériences personnelles dans cette contrée donnera les mêmes résultats pratiques que ceux qai sint ressortis de la première enquête, Pendant la dernière période de onze ans, le département médical âe l’armée a relevé un montant de 151,316 (adultes) vaccinations et revaccinations pratiquées sur les soldats et sur les recrues au service de Sa Majesté, dans lequel d'aprés la nature du cas, les sujets sont des personnes qui, dans la suite demeurent d’une manière permanente soumises à l'observation médicale, et chez lesquelles par conséquent, aucune atteinte syphilitique provenant du vaccin n'aurait pu échapper à l'observation ; là, cependant les chances de rencentrer des sujets couvant une affection syphilistique latente et provenant du vaccin peuvent être à peu près les mêmes que dans notre population civile, Mais dans cette vaste expérience critique, autant que connu du Dr. Balfour (l'éminent et actif rapporteur sur les maladies affectant l’armée de la Reinc), # n'existe pas un seul cas clléqué dans lequel une affection syphilistique ait été la conséquence de la vaccination. Voici deux assertions indiscutables que chacun peut vérifier luimême. D’abcrd, il se pratique chaque année en Europe des millions de vaccinations, et c’est à peine si l’on entend dire par ci par là qu’une affection syphilicique en ait été la conséquence. En second lieu, les médecins et les chirurgiens, qui ne pourraient manquer d’observer de tels cas s’il s’en produisait en abondance, coucourent avec une unanimité absolue, et par centaines ensemble à la fois, àdéclarer qu’ils n’ont jamais observé, dans l’exercice de leurs devoirs, même un seul cas de cette espèce. Sans doute, dansla pratique, des assertions semblables peuvent nous servir de guides, et en présence de pareilles assertions, il serait de la pire pédantcrie d’insister sur des incertitudes spéeulatives infinitissimales.

C’est peut être une grande satisfaction pour les savants et laborieux écrivains que j'ai cités-plus haut, d'apprendre que leurs vues ront pleinement partagées par presque tous les principaux médecins de Montrèal. Vendredi dernier, j'ai soumis les questions suivantes aux membre: de la société de médecine et de Chirurgie de cette ville. Les savants Docteurs diffèrent peut être dans‘leurs appréciations, mais il est digne de noter que leurs vues sur les points suivants sont unani: mes. L'assemblée était plus nombreuse que d'ordinaire, et le secrétaire, le Dr. Bell, a eu la bonté de me communiquer l'extrait suivant des minutes, avec l’autorisation de la société de les publier.

Assemblée de la Société de Médecine et de Chirurgie de Montréal,

Proposé per le Dr: Hinasron, secondé par le Dr. R. P. Howarp—1. Que la vaccination confère un certain degré d’immunité contre la petite vérole, soit en prévenant ou en modifiant la maladie.

2. Que cette immunité n'est pas toujours permanente, mais peut être rendue permanente par la revaccination.

3. Que la vaccination peut produire dans quelques circonstances, un certain degré d'inflammation qui peut être modifié, augmenté ou diminué par l’âge, la constitution ou la condition du patient, ou par l'état de l'atmosphère.

4. Que la vaccinat‘on, en ancun cas ne produit les affections scrofuleuses et autres maladies héréditaires.

5. Que ni l'évidence fournie jusqu'ici, ni l'expérience des membres de cette société ne conduisent à la conclusion que les affections syphilitiques peuvent être inoculées par le vaccin. Adapté à l'unanimité.

Mais toutes ces conclusions ne peuvent avoir qu’un seul intérêt purement scientifique en ce moment à Montreal (18851, puisque le vaccin employé actuellement n’a jamais passé par le corps humain ; ce vaccin est pris directement de la génisse, et les contradicteurs les plus acharnés de la vaccination n’ont pas encore accusé la génisse d’être un propagateur de maladies. |

Les avantages de l'emploi du vaccin provenant de la vache soat : (1) il assure un développement plus parfait et plus typique de la vaccine, et par suite, une plus grande protection contre la petite vérole ; (2) avec le vaccin de la va he et une lancette bien propre et avec de la propreté tout autour, on ne peut avoir à redouter le danger d’une inoculation étrangère ; (3) pour la vaccination, il est infiniment plus efficace que le vaccin levé sur les pustules humaines; (4) une plus grande précaution peut être prise dans la propagation du vaccin de la vache ; (5) on peut s’en procurer du frais en tout temps; (6) toujours, mais surtout en temps de danger urgent de petite vérole, le peuple a une meilleure garantie qu’il est vacciné avec du vaccin pur et

originel,

Messieurs, je vous ai retenus plus longtemps que je n’en avais l’intention ; je vous remercie ainsi que mes nombreux amis de la pro fession médicale, de m'avoir nonoré Ge votre présence cette après-midi, de l’attention patiente que vous avez bien voulu me prêter.

Depuis que ce qui précède a été dit, beaucoup de mes amis de la profession, dont quelques uns ne sont pas membres de la société, et

d’autres n'ayant pu assister à l'assemblée en question, ont exprimé le désir de trouver l'occasion de manifester leur opinion sur les questions qui ontété soumises et qui ont été adoptées à l’uuanimité par la société dans la séance du 13 Octobre dernier, Je me suis redu volontiers à leur demande ct on m'a remis la liste suivante, qui est loin d’être complète, de messieurs les médecins pratiquant dans la cité, qui approuvent les résolutions. Leurs noms sont publiés in extenso, attendu qu'on à fait circuler le bruit que le corps médical n'était pas partisan de la vaccination ici. Le lecteur comprendra la portée de l’unanimité’remarquable d'opinion exprimée par un très grand nombre, sur un sujet d’une importance vitale, et il reconnaîtra parmi ce nombre, les noms de nos médecins les plus distingués, Français et Anglais; presque tons les médecins de nos hôpitaux et de nos dispen saires ; presque tous les professeurs de nos écoles et colléges de médecine; presque tous nos praticiens privés les plus anciens et les plus renommés par une longue vie d’expérience ; presque tous nos docteurs d'âge moyen engagés dans une pratique étendue et lucrative ; presque tous nos jeunes docteurs fraichement sortis des études et familiers avec les idées les plus avancées du vieux monde—quelques uns récemment arrivés d'Europe où ils ont ea l'o:casion d'étudier sous la direction des grands maîtres dans notre art, dont ils viennent nous apporter les idées de trois mille milies. Je remercie mes amis de la médecine pour leur empressement à exprimer leur opinion sur une question aussimpo:tante. Il est douteux qu'aucun point de controverse en médei cine, en chirurgie ou en pathologie puisse réunir, dans notre ville, une telle unanimité d'opinion dans le corps médical, En matière de loi, les juges peuvent différer d’opioion, mais la décision de la majorité est après tout la décision de la Cour, ct les parties en litige doivent s’ineli. ner devant cette décision, Respect à la majorité, si pien prononcée, de juges médicaux compétents. En cette occasion, je l’espère, cette décision de la majorité, conduira à la cessatian des oppositions inopportunes faites pour entraver les efforts génereux dont le but est de controler une maladie affreuse par le seul moyen que la science nous ait fourni jusqu'ici.

{'ronuncamento des Médecins de Montréal, en faveur de le vaccination.

G. M. Abbott, T. J, Alloway,

P A. Allard,

G. Archambault, Geo. Armstrong.

H. Archambault.

A. T. Brosseau,

P. Beaubien,

J. Bell,

F. Barnes,

D. Baynes,

G. A. Baynes,

J. E. Berthelot, J. G. Bibaud,

A. Bondy,

R. Brodeur,

F. Buller,

G., O. Beaudry, W. E. Bessey, A. A. Browne, G. A. S. Brunelle, E. J. Bourque, W. H. Burland, W. B. Burland, C,N, Barry.

A. D. Blackader.

G. W. Campbell, F. W. Campbell, P. F. Casgrain, J. C. Cameron, R. Craik,

A. Chamberland,

J, H. Fulton.

R. T, Godfrey, G. P. Girdwood, J. Gagnon,

W. Gardner.

F, L. Génand, R. F. Godfrey, F. H. Girard, Jas. J. Guerin John J. Gardner, H. Gadbois.

Thos. E. Hayes, R. P. Howard, T. Hughes,

W. H. Hingston, H. Howard,

E. H. Hurtubise,

Jas. À. Hutchison,

G. Jacques.

R. Kennedy, W.J, Kearney, M. M. Kannon, A. W. Kollmyer, A. B. Larocque, J. A. Laramée, A. Latour,

H. T. Latour,

N. Loverin,

P. E. Lachapelle, S. Lachapelle,

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