‹ Remarques sur le traitement de la Dacryocystite congénitaleChapitre 14 sur 14 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

La dacrvocystite congénitale est une affection relativement fréquente (un pour cent des nouveau-nés environ). Sa pathogénie toute spéciale s’explique par lévolu- -tion embryogénique du canal lacrymo-nasal dont lextrémité. inférieure demeure obturée après la naissance par un opercule membraneux. :

Nous devons ici attirer l’attention des accoucheurs et des sages-femmes sur l'intérêt que présente le diagnostic précoce d’un larmoiement congénital aisément curable dans les premiers mois de la vie mais dont les symptômes souvent très discrets doivent être recherchés attentivement.

Si la guérison spontanée, ou par simples massages. relativement rare, ne :se produit pas dès les premiers mois, il convient de recourir au cathétérisme lacrymal qui demeure le traitement de choix de la dacryocystite corgténitalè. Il est, presque toujours, suivi du plus heureux effet à condition d’être pratiqué en temps opportun, c’est-àdire vers le quatrième ou le sixième mois.

Dès avant l’âge de quatre ans, un rétrécissement cicatriciel définitif se substitue à l’obstruction congénitale et les sondes ne parviennent plus à lever l'obstacle,

Il est souhaitable, alofs, d'éviter l’ablation du sac lacrymal en raison de l’épiphora définitif qui en serait

SD

la conséquence et d'attendre quelques années afin de pratiquer une dacryostomie : seul moyen qui puisse mettre un terme à la dacryosystite et au larmoiement par une restauration physiologique du cours des larmes. Ce résultat idéal pouvant être obtenu dès la dixième année, il convient d'attendre cette époque pour intervenir, tout en prévenant les risques de poussée aigüe par des soins médicaux.

Parmi les observations que nous avons pu recueillir, nous n’avons pas eu à noter d'échec, mais les cas observés étant assez rares il n’est pas possible d'établir. une statistique des résultats qui devrait se baser sur un nombre beaucoup plus important de malades.

Vu : Nas Le Président de Thèse, Le Doyen, CALMETTES. J. CALVET.

| Vu:et permis d'imprimer :

Toulouse, le 24 mai 1947.

Le Recteur, Président du Conseil de l’Université,

DorTIN.

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