INTRODUCTION
Au cours de notre spécialisation médicale, notre attention a été particulièrement attirée par quatre jeunes -maälades, âgés de dix à quinze ans, qui se présentérent porteurs d'une dacryocystite congénitale et chez lesquels le traitement habituel de cette affection, pratiqué tardivement, n'avait pas été suivi d'effet.
Devant cet échec, il fut décidé de pratiquer une “intervention conservatrice qui, par le rétablissement de la perméabilité des voies lacrymales, amena tout à la fois la suppression de la dacryocystite et du larmotement.
Ces quatre succès opératoires chez les jeunes nous ont amené à envisager, dans les pages qui vont suivre, l’intérêét de la DACRYOCYSTORHINOSTOMIE (1) dans le traitement tardif de la dacryocystite congénitale : intérvention dont le résultat éminemment physiologique est bien préférable, surtout chez le jeune, à l’extirpation mutilante du sac lacrymal.
. Dans ce travail, nous nous proposons de si&vre le plan suivant : ; & Ke
. de rappeler, tout d'abord, les quelques notions anatomiques et embryologiques des voies lacrymales indispen-
(1) Pour abréger, nous dirons « Dacryostomie », terme qui tend à prévaloir,
Ar
sables à la connaissance de l'étiologie de la dacryocystite congénitale :
d'envisager, ensuite, la pathogénie toute spéciale de celle affection ;
de décrire les notions cliniques utiles à connaitre pour son diagnostic et son traitement ;
de démontrer que, si ce traitement n’est pas précoce, il est rarement efficace et qu’alors la dacryostomie donne chez de tout jeunes sujets de très heureux résultats ;
d'apporter, enfin, à l'appui de cette opinion douze observations dont quatre nous sont personnelles,