RAPPEL ANATOMIQUE
Les larmes, après avoir lubréfié la cornée et la conjonctive, sont drainées, depuis les points lacrymaux, dans les fosses nasales par un conduit ininterrompu qui se divise en trois portions distinctes |
— les canalicules lacrymaux, .— le sac lacrymal, — le canal lacrymo-nasal.
Les points lacrymaux creusent le sommet de deux petites élevures coniques situées sur le bord libre de chaque paupière : les tubercules lacrymaux.
Ces points représentent l’orifice supérieur des canalicules’lacrymaux qui cheminent dans le segment interne du bord de chaque paupière jusqu’au sac lacrymal, dans lequel ils se jettent, soit isolément, soit, le plus souvent, par l'intermédiaire d’un canal d'union (ostium du sac).
Les canalicules comprennent deux. portions : l’une verticale et très courte (deux millimètres environ) se dirige perpendiculairement au bord libre de la paupière ; l’autre, qui lui fait suite, mesure environ cinq à huit millimètres et sa direction varie selon le canal considéré oblique en bas et en dedans pour le supérieur, elle est presque horizontale pour l’inférieur. |
Ces deux canalicules, marchant obliquement à la ren-
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contre l’un de l’autre, se réunissent, à quatre millimètres en dedans de la commissure interne, en un canal commun qui s’abouche à la face externe du ‘sac lacrymal. Dans une disposition anatomique plus rare, les deux canalicules s'ouvrent dans le sac lacrymal par deux orifices distincts.
Le sac lacrymal est un réservoir muco-membraneux situé à la partie inféro-interne de l’orbite, dont l'extrémité : supérieure est en forme de dôme et l'extrémité inférieure s'ouvre largement dans le canal lacrymo-nasal. Son grand axe sc dirige un peu obliquement de haut en bas, de dedans en dehors et d'avant en arrière. IL est situé dans une loge ostéo-fibreuse formée en dedans par la fossette lacrymale de l'orbite, en dehors par les tendons direct et réfléchi de Porbiculaire,
La fossette lacrymale est une dépression osseuse, à grand axe vertical, contituée par la branche montante du maxillaire supérieur en avant, l'unguis en arrière, et limitée de part et d’autre par les crêtes lacrymales antérieure et postérieure. La paroi interne du sac adhère fortement au périoste de cette région, dont elle est cependant aisément séparée au cours des interventions.
Les tendons direct et réfléchi de l’orbiculaire, en s’écartant l’un de l’autre, brident la face externe du sac et vont s’insérer respectivement sur les crêtes lacrymales antérieure et postérieure, L'insertion du tendon direct constitue un repère anatomique très important pour la découverte du sac ; d'autant plus que le paquet des vaisseaux angulaires repose au voisinage de cette insertion, l’artère étant placée plus interne par rapport à la veine et qu’en abordant lé sac par cette voie, il est plus aisé de ménager la section de ces organes vasculaires d’un calibre non négligeable. à
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Le canal lacrymo-nasal est un conduit ostée-muqueux - qui fait suite au sac lacrymal et vient s'ouvrir, d'autre part, dans le méat inférieur des fosses nasales.
Sa longueur est de douze à quatorze millimètres ; sou calibre mesuré en moyenne trois raillimètres ; sa direction est légèrement oblique en bas, en arrière et en dcdans.
À sa constitution prennent part : en dehors le maxillaire supérieur, en dedans l’apophyse descendante «le l’unguis et, plus bas, l’apophyse montante du cornet infé-. rieur. :
À son orifice inférieur se trouve un repli muqueux d’ailleurs inconstant : c’est la valvule de Hasner.