‹ Remarques sur les découvertes géographiques faites dans l'Afrique Centrale, et le degré de civilisation des peuples qui l'habitent. Extraites de l'introduction d'un mémoire ayant pour titre Notions des anciens sur l'Afrique Centrale, comparées aux découvertes récentesChapitre 2 sur 2 · NOTES · texte numérisé non relu

NOTES

(a) Comramii<|uéà l'Académie des Inscriptions et Helles-Lettres, en 1826. (x) Deux heures ayant de mourir d’épuisement, Walteb OcDVKYs’est fait attacher sur son chameau, afin de continuer l’exploration quotidienne, et «le se porter en avapt.

(2) Voyez note ( 3 a).

( 3 ) Cette route est décrite dans un itinéraire de 81 journées, tracé presque jour par jour , dont nous devons la connaissance à un de nos compatriotes, M. Delaporte, aujourd’hui consul à Tanger.

( 4 ) Il est manifeste que le prince absolu, mais avide de lumières et curieux de nos arts, qui commande sur les bo.rds du Nil, ne fait que développer les germes de civilisation que l'armée francise a déposés en Kgypte, au commen<æinent du siècle.

( 5 ) Si l'on parlait des voyageurs vivants, on citerait surtout M. Fbkoébic Cailliald, qui a porté ses pas le plus loin vers le ! sud , sur la ligne qu

sépare celle de BaucB de celle de Baowmt, ainsi que M. En. RuppRixet quelques autres. .< c'-i

(6) Au terme de leur course, iis n'étaient plus qu'à une centaine de lieues de Calabar, et ils se trouvaient à égale distance eu< ligne droite, du cap Vert et du cap Guardafui; •>

(y) Le docteur Ouonby a trouvé de ce côté des ruines romaines et des inscription^ en caractères qu’on ne lit plus. Cette même écriture est gravée sur des rochers. Les bas reliefs un peu barbares du monument de Ghirza sont très curieux, en ce qu’ils représentent des chameaux conduisant un char. > • '

(8) Voyez note (3a).

(g) Au premier rang sont MM. W a lck.es a er en France; Rittbb , Maxvert, Berghacs, Reich ard, etc.: en Allemagne. .. ,1 r cf ■».

(to) La méchanceté sauvage des gens du Wa-day sera un obstacle aux découvertes à faire du côté de l’Est. ’•

(n) Kano a quinze milles de tour et a quinze portes couvertes en fer , mais les maisons sont à un quart de raille de l’enceinte ; on y remarque un quartier pour les aveugles, et même, dit-on, un pour les boiteux- .

(ia) Les Touariks parlent un langage particulier; leur dialecte renferme beaucoup de mots berbers, comme les divers dialectes de :l’Atlas ; tous paraissent dérivés d’une très ancienne langue, propre à la Libye ; dont les débris se retrouvent dans toute la longueur de l’Afrique septentrionale ; soit qu'ils y aient été transportés par la dispersion d’un même. peuple, soit que cette langue ait été diversement altérée par le mélange des peuples dù ;

Soudan ylfaWMfon des Arabes et des Maures , et d’autres- événéments phiS»

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(13) Les courtisans se font , à Uornou , un ventre postiche, et se grossis-

sent le corps, à l’aide de douze chemises ; il est curieux de voir ces épaisses masses portées sur des jambes grêles. Le visage de ces gens est comme étouffé et caché par d'amples étoffes. Une autre singularité, c'est qu’il est d’usage de tourner le dos* a» souverain. Ge serait une impolitesse de se tenir en face de lui. •: \1

(1 4) Les sultans choisissent leurs eunuques parmi, les «captifs; celui de

Bégharmi en a, dit-on, six cents; qui sont occupés à garder ses mille femmes. ' ■ * 1 - ‘ ' ■

(1 5 ) Ce sont les Bégharmis qui sont ordinairement vainqueurs dans ces jeux sanglants.

(16) L’histoire du bourreau actuel de Sakkatou fait voir combien, dans oes pays , le sang humain coûte peu à verser. Son frère exerçait cette charge, et lui, en sollicitait une semblable; comme on l'accusait de maladressé, il offrit au sultan régnant de donner une preuve de sa dextérité. En conséquence , il saisit un moment où son frère n était pas sur ses gardes, il lui trancha la tète d’un seul coup, et il obtint sa place.

(17) Cependant le major Dexhxm paie un tribut d’éloges au caractère des Africains, qui ont en général, dit-il, des sentiments honnêtes et généreux.

(18) L’épée de Malte, qui est en usage parmi les gens de Kano , y est

apportée par la voie de Tripoli. Un des ornements de leurs boucliers et de leurs cabanes est la croix de Malte. Ces croix et d'autres ornements semblables se trouvent encore à Bornou, et même chez les Tibbous et les Touariks. Le Honga-Monga , arme que les soldats de Bornou lancent sur leurs ennemis , a beaucoup de rapports avec l’arme en forme de faucille, que les Egyptiens ont représentée sur leurs monuments. La sandale est la chaussure ordinaire des habitants du Soudan . . . ■

(19) Dans le Bornou, la moisson se fait deux mois après les semailles; le pain y est presque inconnu ; les femmes sont occupées aux travaux de la terre.

(20) Selon la relation du Tak-rour par le sultan Bello, le peuple de Ghoubir, province belliqueuse du Haoussa , doit son origine à des Coptes d'Égypte.: 11 en est de même du grand pays de Mali, à l'ouest, dont les hommes sont issus des Coptes. Il compte parmi scs habitans des Juifs et des chrétiens.

(ai) Les bêtes féroces infestent aussi les routes qui conduisent à Sakkatou.

(aa) A Bornou est une prétendue cour de justice, où l’on juge les contestations civiles c'est une ombre des tribunaux musulmans.

(a 3 ) Le sultan donne ses audiences , enfermé dans une sorte de cage.

(a 4 ) La monnaie, à Kernok, est en fer.

(a 5 ) L’indigo, préparé avec l'antimoine, leur fournit une couleur brillante et solide.

( 26 ) La graisse est l'aliment des lampes: elle entre dans la fabrication du savon.

( 37 ) Cependant, si l'on s’en rapportait à la relation «lu Tak-rour par le sultan Bello, tout le monde y parlerait la môme langue,

(a8) Voyez aussi un chant improvisé, que le capitaine Clappehton a recueilli dans le Bornou, et qu'il a entendu exécuter avec chœur.

(ay) 11 n’est pas rare de voir vendre de jeunes lions dans les marchés. Le roi de Bornou fit ainsi présent d'un lion aux voyageurs anglais, comme il les aurait gratifiés d’un cheval. Le inajor Dkxhàm parle d’éléphants hauts de 16 pieds, s'il n’y. a pas eu erreur d'impression. Les léopards, dans le Mandant, ont 8 pieds; les hippopotames, dans le Bornou, paraissent sensibles à b musique. Les animaux les plus à redouter ne sont pas les lions, les hyènes, les éléphants : les serpents ni les crocodiles; mais ce sont les innombrables moustiques, parce qu’on ne peut leur échapper comme aux autres; la douleur que causent les morsures de ces inse«nes dévorants avides du sang humain, rend l’existence insupportable; ils ont hâté la mort du jeune Tooi.e, compagnon de voyage du major Denham.

(3o) Le Yeou et le Schary sont les rivières principales qu'on ait vues jusqu a présent; la première a depuis t5o jusqu'à 45o pieds de large, et trois milles et demi de vitesse à l'heure. La deuxième a io5o pieds et plus : celle-ci , dit-on , a un bras qui se porte à l'est entre des montagnes. 11 en est de même du Quolla (ou Quarra); on prétend que celui-ci est le même que le Dioliba, qui va de Ségo à Tombouctou, et qu’il passe à Youri. Un fait important, c’est quV/ existe une rivière communiquant de la Quarra à l’Yevu. Au reste la source ni le cours de ce dernier ne sont pas encore bien connus , attendu que les Anglais l’ont abandonné plusieurs fois.

Il n'y a point de rivière à l'est du lac Tchad; autrefois, selon quelquesuns, il s’écoulait dans le Bahr-el-Ghazal, qui aujourd'hui est à sec. L’eau en est douce, excepté vers la rive septentrionale , où se trouvent des étangs salés.

Le sol est primitif au sud du Mandara; les pics ont a5oo pieds; entre eux sont des lacs ; plus au sud sont des montagnes que l’on croit avoir trois ou quatre mille pieds de haut; la chaîne se prolonge à un mois ou deux de chemin. Le terrain granitique s’étend du Mandara à l’ouest de Kano, et paraît s'abaisser de plus en plus. Là est un point départagé; les

eaux versent d’un côté à l’ouest, de l’autre à l'est. Le Haoussa renferme du plomb, du cuivre, de l'or, de l’alun, du sel, de l'antimoine.

(3t) Il faut lire dans la relation du voyage des trois Anglais le récit vraiment dramatique de l'action ; la présence d'esprit du major est plus merveilleuse encore que sa bravoure.

(3a) Ces nouvelles sont parvenues au bureau des colonies à Londres en avril 1827. On sait que le major Gobdo.x-Laing a déjà fait scs preuves comme voyageur savant, babile et courageux ,. dans son voyage chez les Timannis, les Kourankos et les Souliinanas.

C'est une reine qui exerce aujourd’hui le pouvoir souverain dans la ville de Tombouctou.

Il y a de fortes raisons de penser que Tombouctou est beaucoup plus près «lu Sénégal qu’on ne l’a pensé jusqu’à présent, et que sa position s’éloigne peu du i'5* degré de latitude, et du 5 r deg.long. ouest. Il est moins sûr, mais il est probable que le sol de Tombouctou est peu élevé au-dessus du niveau du Sénégal Supérieur : dans ce cas , comment le fleuve qui y passe pourrait-il francltir les hautes montagnes qui sont au midi de Racka P M. Clappertom, qui vient de les visiter, estime leur élévation à plus de 3o0o pieds; or, le major Laixg n'a trouvé que 1600 pieds anglais à la source du Dioliba.

La’ difficulté serait la même si l’on supposait que les eaux du Dioliba finissent par tomber dans le Nil d’Egypte, soit par le Tchad, soit par une dérivation du Schary. Il reste toujours la conjecture du major Renneli., la plus probable de foutes selon nous , et nous apprenons avec plaisir que cet illustre géographe y persévère; il n’a pas été ébranlé par les idées divergentes qui ont cours aujourd’hui , et il persiste à croire que c’est le lac intérieur qui est l'issue du Dioliba. C’est également notre opinion. Voir un mémoire sur la communication du Nil des Noirs ou Niger avec le Nil d'Egypte , lu à l’Académie des Sciences en t8a5.

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