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X. L'oiseau de Lamanon, c’est à dire celui qui avait appartenu à Darcet, peut être, quoique les pieds n'aient pas été conservés, regardé comme d’une dixième espèce, car ses ailes et son bec étaient plus courts que dans les deux squelettes dont il vient d'être question, et les pieds de ces squelettes étant les plus petits de tous, il est bien clair, dit Cuvier, que cet oiseau était encore d’une espèce différente de toutes les autres. Il croit qu’un petit humérus (pl. 74, fig. à) lui appartient aussi.
XI. Une autre espèce est indiquée par un métacarpe (pl. 75, fig. 5) semblable à celui du Balbuzard, et plus grand que celui du Buzard, auquel on peut au contraire comparer le médius type du n° I.
Cuvier ne donne pas de numéros aux espèces suivantes, qu’il indique néanmoins :
Deux rPÉLICANS, l’un d’après une omoplate (pl. 73, fig. 12), l'autre d'après un fémur (pl. 75, fig. 13) qui vient d'’ure espèce bien plus grande que celle qui a fourni l’omoplate, plus grande même que le Cormoran (Pelecunus carbo), mais inférieure au Pélican proprement dit (P. onocrotalus).
Un srrix, d’après un métacarpe (pl. 75, fig. 4) à peu près de même longueur que celui de la Chouette; d’après l’humérus de la pl. 75, {g. 7, et d’après un humérus incomplet (pl. 75, fig. 7).
Une 181, d’après un fémur (pl. 75, fig. 14).
D’autres os sont encore signalés et figurés par Cuvier, mais dans le seul but de confirmer la présence d'oiseaux fossiles dans le gypse.
Le nombre des espèces admises dans les gyps:s en 1825 peut donc être porte à quinze; mais il n’y en a que neuf
PT M dont.on ait indiqué le genre d’une manière définitive, savoir :
5 Oiseaux de proie des genres Haliætus, Buteo et Strix ;
1 Gallinacé du sous-genre Coturnix ;
5 Echassiers des genres Zbis, Scolopax et Pelidna ;
2 Palmipèdes du genre Pelecanus.
Depuis cette époque les collections du Muséum se sont enrichies de diverses pièces importantes; celle de la collection de M. de Bournon leur ont été réunies, et quelques particuliers s’en sont aussi procuré de nouvelles (à):
Nous n'avons rien à ajouter au peu de choses que Cuvier a dites sur les Oiseaux de proie, si ce n’est que le Striæ est jusqu’à présent la plus douteuse des trois espèces dont il admet la démonstration, et que les variations de la longueur du tarse dans les genres diurnes, comme dans presque toute la classe des oiseaux, permettent difficilement d'établir la proportion respective des autres parties du corps.
G. Cuvier termine ainsi son mémoire :
« Àu moment où l’on achève l’impression de cette feuille, je reçois encore de Montmartre un ornitholithe où la tête, le cou, l'aile, la cuisse, et, ce qui est plus extraordinaire, Ja trachée artère, sont en place et bien conservés; on y distingue jusqu'aux osselets qui renforcent la sclérotique, et jusqu’à l'empreinte du cerveau. »
Des pièces nourelles qu’on voit dans les galeries du Muséum permettent d'étendre sous quelques rapports les résultats obtenus par Cuvier. Elles indiquent des Passereaux de plusieurs espèces, un Vumentus voisin du Courlis (probablement l’Jbis de Cuvier), un Pelidna, un Tringa, etc.
(1) M. Duval possède un pied qui paraît être de la septième sorte. On conserve dans les collections du Collége de France un Ornitholithe dont je dois la communicalien à M. Elie de Beaumont; c’est un de ceux dont Cuvier a parlé. De lamétherie en avait cité d’autres en 1802, dans le Journal de Physique F9, p. 59.
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