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Ornitholithes des terrains d’ Auvergne.
Une des premières indications de la présence d’ossements d'oiseaux dans les formations tertiaires de l’Auvergne est due à Cuvier, qui rapporte, en 1825, avoir reçu de ces ossements par l'entremise du comte de Chabrol Volvic (1).
Faujas de Saint-Fond avait possédé'un tarse de grand Echassier, trouvé en 1812 par le docteur Boirot, dans la marne du MontLibre, auprès de Ganat. Ce morceau fossile est actuellement au Muséum.
Depuis une quinzaine d'années, les recherches actives de MM. de Laizer, Croizet, Bravard, et de quelques autres paléontologistes du même pays, leur ont procuré un très grand nombre de débris de la classe des oiseaux, et le Muséum en possède actuellement une suite considérable provenant de l’abbé Croizet; d’autres font partie d'un énvoi que M. E. Geoffroy avait recu de Chaptuzat, d’après les ordres de madame la princesse Adélaïde, et quelques autres
() C’est un humérus entier des calcaires sableux et pétris de Cypris de Chaptuzat. L'éliquette porte qn'il a été recueilli par AJ. Legay.
ont été acquis en différentes occasions. M. le professeur Jourdan en à aussi recueilli pour le musée de Lyon, et il a bien voulu nous les communiquer.
Voici à quels genres les auteurs ont rapporté ceux qu'ils ont publiés :
a. Un CatuarTues, d’après M. Jourdan. J’en trouve la citation dans le Lethæa de M. Bronn et dans la Paléontologie de M. Pictet; mais je n’en connais pas le type, non plus que la description.
b. Des débris, et parmi eux des becs longs et à pointes aiguës, analogues à ceux des Caevazters. Îls sont indiqués par M. Demey (1), qui les a trouvés au nord de Gergovie. Le même auteur signale aussi des Gralles et des Palmipèdes au sud du même plateau, au dessus du village de Merdogne, et à la page 217 du même volume, M. Croizet reproduit … son assertion, mais sans y ajouter de nombreux détails.
En 1828, M. de Laizer (2) avait indiqué plusieurs localités à osteornis, et il avait aussi fait connaître la découverte intéressante d'œufs observés en plusieurs endroits. « Ces œufs, dit-il, sont en général brisés, mais il en est qui sont entièrement conservés, et dont la coquille est sans fracture ni fente, et qui cependant sont remplis de la même matière qui les enveloppe. » L'auteur de cette notice en a rencontré en 1524 près du village d’Autza, dans le banc qui règne de la Sauvetas à Neschers, et aussi à côté de Perrier. M. Croizet en a possèdé plusieurs, actuellement à la collection, qui viennent de Cournon, d’Aurillac, de Gergovie et de Pont-de-Château. M. Jourdan m'en a communiqué un qu’il a recueilli à Ronzon. Ces œufs, qui sont bien cer-
(4) Bull. soc. géol., 1855-56, p. 105 et 106. (2) Ann. sc. nat. T.XV, p, 419.
D tainement d'oiseaux, paraissent être ceux de quelque espèce palustre; peut-être sont-ils du Flammant, dont nous parlerons plus loin.
Nous ajouterons à ce qui précède les indications suivantes :
La collection doit à M. Croizet un tarse d'Oiseau de proie, une tête de Flammant, des os d’Échassiers cultrirostres, vo‘sins des Hérons, deux fragments de têtes indéterminées, etc. M. Jourdan m’a prêté une partie postérieure d'oiseau que je crois de Harle, et M. Bravard, deux os, l’un recueilli par lui à Ardé; c’est une portion de tarse de Gallinacé avec son éperon; l’autre, déterré à Coude, et qui est un tarse de quelque espèce de Perdrix. J'e dois dire aussi que M. Croizet a envoyé au Muséum, avec sa collection, deux portions de plumes bien reconnaissables, et que M. Poortmann, préparateur au Muséum, a recueilli avec M. Jourdan une autre plume fossile auprès de Neschers.
Le dessus de sacrum altéré, avec les os des iles, et:des restes de vertèbres lombaires et dorsales provenant de Ronzon, indiquent un oiseau plongeur, et que l'allongement des os des iles nous fait regarder comme un :l4rce de la taille du H. huppé (Mergus serrator). Comme nous l’avons déjà dit, il a été découvert par M. Jourdan, et appartient au Musée de Lyon.
Le fragment de tarse d’Arde qui fait partie de la collection de M. Bravard est du côté droit, et n’est que la partie la plus voisine de l’éperon, qui est long de 0,022 (quoique son sommet ait été cassé) et haut de 0,013 à sa base. Cet éperon est assez comprimé, creusé d'une gouttière, près de sa base, à la face postérieure, pour le passage des tendons. A cet endroit, la face externe du tarse a 0,015, et elle diminue brusquement à 5 millimètres au dessous de la base de