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M. Raoul-Rochette observe, p. 6a : ,,le culte d'Hercule florissoit dans le Bosphore , ainsi que l’attestent les monnoies de Chersonèse , ville bâtie par les lléracléotes du Pont , et qui conserva toujours , avec le nom de sa métropole , les symboles propres à son fondateur, (.est ce qu'indiquent, d’une manière encore plus positive les mon-
noies de Panticapée et de Phanàgorie.“ J'ai plusieurs re» marques à faire sur ce passage :
1) les médailles de la ville de Chersonèse ne portent que très-rarement la tête d'Hercule , ou quelques uns de ses attributs. Ainsi ni les médailles de cette ville, ni les anciens historiens, ne prouvent pas que ce dieu ait été eu haute vénération à Chersoncse, où Diane et Apollon éloient les divinités principales;
a) mais quand il seroit vrai que le culte d’Hercule ou de quelqu’autre divinité eut prévalu dans la ville de Chersonèse, on ne pourroit pas en conclure, comme le fait M. RR. que le même culte Jlorissoit au Bosphore. Car Chersonèse ne s'étoit soumise à Mitliradate que long-tems après Leucon;
3 ) je doute que la ville de Chersonèse conserva toujours , comme le dit M. RR. le nom de sa métropole. Car si un ou deux auteurs anciens ajoutent & son nom celui de Héracléa , ce n’étoit que pour la distinguer des autres villes qui portoient, comme elle, le nom de Chersonesus. Ni sur ses inscriptions , ni sur ses médailles, on ne trouve le nom de Héracléa. Bref, la ville de Chersonèse ne s’est jamais servie du nom de Héracléa et , par cette raison, n’a pas pu le conserver, comme le prétend